CAN 2019 : Maroc-Côte d’Ivoire et Algérie-Sénégal… des duels et un « groupe de la mort »

Soccer Football - Africa Cup of Nations Draw - The Great Pyramids, Giza, on the outskirts of Cairo, Egypt - April 12, 2019 General view of the screen and trophy at the end of the draw REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Intéressantes retrouvailles et frissons garantis pour le premier tour de la CAN 2 019 (21 juin-19 juillet) tiré au sort au Caire ce vendredi 12 avril.

La Confédération Africaine avait vu les choses en grand pour le tirage au sort du premier tour de sa compétition phare. Les pyramides de Gizeh ont servi de décor à ce moment clé de la Coupe d’Afrique des Nations qui se jouera pour la première fois de son histoire à vingt-quatre. Les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les seizièmes de finale. En attendant, le suspens est garanti.

GROUPE A : Egypte, RD Congo, Ouganda, Zimbabwe

L’Egypte, présentée comme le favori de la compétition, surtout parce qu’elle jouera chez elle, ouvrira le bal le 21 juin prochain au Caire face à des Zimbabwéens réputés difficiles. A priori, les Pharaons, avec comme leader Mohamed Salah, ont largement les moyens de sortir indemnes de ce groupe, où la RD Congo, bien qu’en difficulté lors des qualifications, semble assez bien outillée pour prolonger son séjour en Egypte. Même si cette équipe est considérée comme un simple outsider, le nouveau ministre des Sports a fixé à Florent Ibenge, le sélectionneur, l’objectif de gagner la CAN. Faute de quoi le technicien, en fin de contrat au mois de juillet, sera prié d’aller exercer ses talents ailleurs.

GROUPE B : Nigeria, Guinée, Madagascar, Burundi

La dernière rencontre Nigeria-Guinée, en octobre 2011, avait coûté au premier la qualification pour la CAN 2 012 (2-2, 0-1 à l’aller). Depuis la première confrontation entre les deux sélections, en 1960, le bilan est parfaitement équilibré : cinq victoires de chaque côté, et sept matches nuls. Nigérians et guinéens ont les deux meilleurs profils pour s’extraire de ce groupe B. Les premiers sont réputés pour leurs qualités athlétiques, les seconds pour disposer dans de quelques très bons joueurs, Naby Keita en tête. Les deux équipes ont terminé chacune en tête de leur poule de qualification, mais elles auraient tort de négliger le Burundi et Madagascar, novices à ce niveau. L’histoire des compétitions internationales est truffée d’exemples où les gros ont dévissé face à des sans-grade.

GROUPE C : Sénégal, Algérie, Kenya, Tanzanie

Il y a deux ans, au Gabon, le Sénégal et l’Algérie s’étaient croisés au premier tour (2-2) et seuls les Lions de la Teranga avaient poussé leur parcours jusqu’en quart de finale. Depuis, Aliou Cissé n’a pas bougé de son banc de touche, alors que l’Algérie a lessivé plusieurs sélectionneurs, laissant à Djamel Belmadi, nommé en juillet dernier, la mission de redresser une équipe talentueuse mais irrégulière. Il a déjà réussi à qualifier son équipe pour la phase finale, mais ces quatre dernières années, le Sénégal a clairement pris un temps d’avance sur son rival maghrébin. Les deux équipes partent avec la faveur des pronostics dans un groupe qui verra s’affronter le Kenya, absent depuis 2004, et son vieil ennemi tanzanien, de retour sur la scène continentale après une éclipse de trente-neuf ans.

GROUPE D : Maroc, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie

Baptisé « groupe de la mort », ce groupe D comporte une des meilleures sélections africaines du moment, le Maroc, entraîné par Hervé Renard, champion d’Afrique en 2012 avec la Zambie et en 2015 avec la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire s’appuie sur une nouvelle génération, capable, sans doute, d’aller un peu plus loin que le premier tour.

GROUPE E : Tunisie, Mali, Mauritanie, Angola

La Tunisie et le Mali, vieux routiers des phases finales, ont chacun leur style. Technique pour les Aigles de Carthage, athlétique pour les Aigles. Les deux sélections présentent les meilleurs arguments en termes d’effectifs pour franchir le premier tour, même si la Mauritanie et l’Angola, qui étaient déjà dans le même groupe lors des qualifications, sont réputés tenaces. Alain Giresse, qui s’est engagé avec la Tunisie, sera le seul des quatre sélectionneurs à avoir déjà participé à une phase finale de CAN et l’expérience de l’ancien milieu de terrain de l’Equipe de France sera forcément un atout pour sa nouvelle équipe.

GROUPE F : Cameroun, Ghana, Bénin, Guinée-Bissau

Pour son retour en phase finale, le Bénin n’a pas été très bien servi, avec comme principaux adversaires le Cameroun, tenant du titre, désormais entraîné par le binôme néerlandais Clarence Seedorf-Patrick Kluivert, et le Ghana, quatrième en 2017. Ce duo composé des Lions Indomptables et des Black Stars est clairement au-dessus du groupe. Même si, depuis deux ans, les deux équipes, absentes en Russie en 2018, laissent leurs supporters sur leur faim, elles semblent à l’abri d’une élimination au premier tour, qui serait vécue, à Yaoundé ou Accra, comme une catastrophe nationale…

Alexis Billebault

Source: www.lemonde.fr

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