Les Etats-Unis ont réactivé mardi, pour un an, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord qui permet à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane.
Un soulagement pour l’économie de nombreux pays africains. Les Etats-Unis ont accepté de relancer jusqu’au 31 décembre 2026 «avec effet rétroactif au 30 septembre 2025» l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).
Cette loi du Congrès américain adoptée en mai 2000 et signée par Bill Clinton, avait expiré le 30 septembre dernier, comme l’a rappelé le représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR), Jamieson Greer, dans un communiqué.
L’AGOA, CLÉ DE VOÛTE DES RELATIONS ENTRE ETATS-UNIS ET AFRIQUE
L’extension de l’accord est incluse dans le texte promulgué mardi par Donald Trump, qui met fin à plus de trois jours de paralysie d’une partie de l’administration fédérale américaine. En janvier, la Chambre des représentants avait voté pour reconduire l’AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont finalement ramené la durée à un an.
L’AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les États-Unis et les pays africains. Il permet à ces derniers d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane, s’ils respectent une série de conditions comme le pluralisme politique, le respect des droits humains, la lutte contre la corruption, etc …
Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l’accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l’habillement à l’igname en passant par les voitures.
Parmi les nations bénéficiant de ce texte, on trouve le Bénin, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Kenya, Madagascar, la Tanzanie ou encore le Nigeria. A l’inverse, les pays d’Afrique du nord, le Cameroun, le Mali ou encore le Soudan ne font pas partie des pays concernés par cette loi.
Source: www.cnews.fr
