La célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes 2026 a connu une forte mobilisation de la communauté burkinabè de France et des ressortissants de l’espace AES, le samedi 28 mars 2026 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris.
À l’initiative de l’Union des Associations Burkinabè de France (UABF) et placée sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles au vivre-ensemble ? », cette rencontre visait à promouvoir la réflexion, le dialogue et l’engagement autour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso dans le contexte sécuritaire au Sahel.
La cérémonie s’est tenue en présence de personnalités de marque, notamment la réalisatrice et marraine Éléonore Yaméogo, l’athlète Marthe Koala, la militante associative Assita Sodré, ainsi que plusieurs figures engagées de la diaspora. Elle a été présidée par le chargé d’affaires par intérim, M. Karim Kiemdé, qui a souligné la nouvelle orientation donnée à cette journée : privilégier des actions concrètes à fort impact économique et social en faveur des femmes.
Les activités ont débuté par une conférence animée par Mme Isabelle Ki sur le rôle de la diaspora dans la transformation de la solidarité en actions durables pour la paix. À travers son expérience associative, elle a mis en avant l’engagement des « leaders invisibles », ces femmes actrices de changement œuvrant pour l’autonomisation et la cohésion sociale, tout en insistant sur l’importance de leur participation aux instances de décision et sur le rôle de la culture comme vecteur de paix.
La projection de documentaires consacrés à des figures féminines engagées (Léonie Dabiré et Aïcha Dabré) a illustré concrètement le courage et l’impact des femmes dans la promotion du vivre-ensemble.
L’après-midi a été marqué par une table ronde réunissant des participantes du Burkina Faso (Ouédraogo Olga), du Mali (Koité Assétou) et du Niger (Harouna Rainatou), mettant en lumière la contribution essentielle des femmes, y compris celles de la diaspora, à la construction de la paix grâce à leur double regard et à leur engagement en faveur de l’éducation, de la citoyenneté et du leadership des femmes et des filles.
Un appel à transformer les réflexions de la journée en actions concrètes a été lancé, notamment pour un soutien aux femmes vulnérables et une plus grande contribution de la diaspora au Fonds de Soutien Patriotique.
Le Consul général du Burkina Faso à Paris, M. Éric Zoungrana et Mme Haoua Zon du Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger, ont par ailleurs fait le point des contributions au titre de l’année 2025, de la communauté burkinabè de France, au Fonds de soutien patriotique. Le montant de la cagnotte, qui a été clôturée le 31 mars 2026, s’élève à 14 156 euros, soit 9. 285 727 francs CFA.
Précédant la remise d’attestations de reconnaissance à des personnes dont l’engagement au profit de leurs communautés force l’admiration, un hommage appuyé a été rendu à la doyenne de la communauté burkinabè de France, Mme Laurentine Kafando pour sa résilience et son parcours exemplaire.
Les rythmes endiablés de l’artiste musicienne burkinabè Korariss, ont égayé la journée somme toute réussie.
Apollinaire Baghnyan
Services Relations publiques/Presse
Ambassade du Burkina Faso à Paris





















