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Lionel Jospin, figure emblématique de la gauche, est décédé à l’âge de 88 ans

L’ancien Premier ministre et figure majeure de la gauche Lionel Jospin est décédé des suites d’une longue maladie ce dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans.

Le 18e arrondissement de Paris, le premier fief électoral de Lionel Jospin(Nouvelle fenêtre). Ici, qu’ils aient ou non l’âge de l’avoir connu, les habitants du 18e se souviennent d’une figure de la gauche. « On sentait un homme de conviction. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui », estime un habitant du 18e arrondissement de Paris. Grande conscience pour sa famille politique, mais aussi donc mauvaise conscience pour de nombreux électeurs de gauche qui n’avaient pas voté pour lui le 21 avril 2002. « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique« , déclarait Lionel Jospin le 21 avril 2002.

Éliminé au premier tour de la présidentielle, derrière Jean-Marie Le Pen, ce fut un séisme, un vrai, dans la vie politique. Il était né en 1937 dans une famille engagée à gauche et avait toujours milité, dans la mouvance trotskiste, puis au Parti socialiste. Lionel Jospin séduit François Mitterrand qui le promeut et l’envoie sur les plateaux, ferraillant avec la star de l’époque, le communiste Georges Marchais.

Propulsé premier secrétaire du PS


Mitterrand élu, le voilà propulsé premier secrétaire du PS, un rôle ingrat, puisqu’il doit vendre la politique des gouvernements de gauche et leur douloureuse conversion à la rigueur. Une rigueur que certains dénotent aussi dans son style, plutôt austère.

Si Lionel Jospin casse les codes en reprenant les feuilles mortes dans une émission de variété en politique, il fait du classique. Bataille d’appareils avec Laurent Fabius au congrès du PS, il est entre-temps devenu ministre de l’Éducation nationale. Éléphant, comme on disait alors parmi les autres éléphants. Tout change en 1995 : le voilà candidat du parti à la présidentielle et le voilà déjà loin.

L’apothéose pour Lionel Jospin survient en 1997 grâce à une dissolution décidée par Jacques Chirac que la gauche remporte les élections et une nomination au poste de Premier ministre.

L’homme de la gauche plurielle

Commence alors l’expérience de la gauche plurielle où tout semble sourire au nouveau Premier ministre. Socialistes, communistes, écologistes, ils gouvernent ensemble et sans accrocs. Les réformes s’enchaînent, 35 heures, PACS, mais aussi une vague de privatisations inédite sous un gouvernement de gauche. La cohabitation avec Jacques Chirac est rude. Elle préfigure le combat à venir pour la présidentielle de 2002, une compétition que Lionel Jospin entame avec une profession de foi qui en déroute beaucoup.


Et puis une petite phrase va bouleverser la campagne. Il s’en prend à Jacques Chirac, le jugeant vieilli, usé, fatigué. Lionel Jospin a beau regretter ses propos sur l’âge du capitaine, le mal est fait, et le voilà qui commet un lapsus quelques jours plus tard. Quatre jours seulement avant ce terrible 21 avril, il ne peut pourtant pas imaginer le scénario du pire que lui soumet un journaliste. « Imaginez que vous ne soyez pas au second tour », questionne le journaliste. « J’ai une imagination normale, mais tempérée par la raison, quand même. Ça me paraît assez peu vraisemblable« , lui avait répondu Lionel Jospin.


C’est pourtant bien ce qui arrivera. Lionel Jospin, battu, meurtri, mais qui finalement ne sort pas complètement de la vie publique. Jusqu’au bout, il donnera son avis de sage de la gauche. Il gardera l’image d’un homme d’une scrupuleuse intégrité, inspirant le respect, y compris à ses adversaires.

Source: www.franceinfo.fr/politique

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