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Séisme au Maroc : le bilan monte à près de 2 500 morts

Le ministère marocain de l’Intérieur a indiqué lundi que 2 497 personnes ont perdu la vie dans le violent tremblement de terre qui a frappé le pays.

Le bilan humain s’alourdit. Le Maroc compte encore ses morts après le violent séisme qui a frappé vendredi 8 septembre une région au sud-ouest de la cité touristique de Marrakech. Le dernier bilan provisoire de ce terrible tremblement de terre est grimpé à 2 497 morts, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur. Un précédent bilan fourni dimanche faisait état de 2 122 morts. Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a également annoncé un nouveau bilan de 2 476 blessés.

Les secouristes marocains, appuyés par des équipes étrangères, redoublent d’efforts lundi pour retrouver d’éventuels survivants et fournir l’assistance à des centaines de sans-abri, plus de 48 heures après le séisme qui a dévasté des villages entiers. Dimanche soir, le Maroc a annoncé avoir accepté les offres de quatre pays d’envoyer des équipes de recherche et sauvetage : l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Émirats arabes unis. Selon des correspondants de l’AFP, des secouristes espagnols étaient présents dans deux localités frappées par le séisme au sud de Marrakech, Talat Nyaqoub et Amizmiz.

À Talat Nyaqoub, douze ambulances, plusieurs dizaines de 4×4 de l’armée et de la gendarmerie étaient déployés. Une centaine de secouristes marocains sont briefés par leurs supérieurs avant de commencer les opérations de recherches dans le village. Non loin, une équipe de 30 pompiers espagnols, un médecin, une infirmière et deux techniciens se coordonne avec les autorités marocaines pour commencer les fouilles. Un hélicoptère survole le village.

Un tremblement de terre sans précédent

« La grande difficulté réside dans les zones éloignées et difficiles d’accès comme ici, mais les blessés sont héliportés », a déclaré à l’AFP la cheffe de l’équipe, Annika Coll. « C’est difficile de dire si les chances de trouver des survivants s’amoindrissent car, par exemple, en Turquie (frappée d’un très violent séisme en février) nous avons réussi à trouver une femme vivante après six jours et demi. Il y a toujours de l’espoir », a-t-elle ajouté. « Il est aussi important de retrouver les corps sans vie car les familles doivent savoir et faire le deuil. »

À 70 km plus au nord, une autre équipe de 48 hommes de l’Unité militaire d’urgence espagnole (UME) a établi un camp à l’entrée de petite ville d’Amizmiz depuis dimanche soir. « Nous attendons une réunion avec la protection civile marocaine pour déterminer exactement où nous pouvons nous déployer », a dit à l’AFP Albert Vasquez, chargé de communication de l’UME. « Il est très difficile de trouver des gens en vie après trois jours, mais en Turquie nous en avons trouvé après sept jours donc il y a toujours de l’espoir », a-t-il ajouté.

L’équipe est accompagnée de quatre chiens et munie de microcaméras pour s’introduire dans les petits interstices dans les gravats, et d’appareils pour détecter toute présence humaine. Lahcen et Habiba Barouj attendent en plein soleil des nouvelles de leur père de 81 ans qui vient d’être emmené par ambulance dans le petit hôpital local. Leur mère, morte dans le séisme, a été enterrée la veille. « Il a une fracture à la jambe. Notre maison a été engloutie. On n’a vu aucun secours. On a dû sortir notre père nous-mêmes des décombres, dans une couverture et on l’a porté pendant des kilomètres. On dort depuis dans un champ. On est détruits à l’intérieur », dit Habiba, les traits tirés.

Dans plusieurs localités, des membres des forces de sécurité continuent d’aider à creuser des tombes pour les victimes, alors que d’autres installent des tentes jaunes pour les sinistrés qui ont perdu leur logement.

À Marrakech, sur l’avenue Mohammed VI, des dizaines de personnes ont encore passé la nuit à l’extérieur, allongées sur le terre-plein central ou au pied de leurs voitures stationnées sur des parkings. Dans la région sinistrée, des secouristes, volontaires et membres des forces armées s’activent de leur côté pour retrouver des survivants et extraire des corps des décombres, notamment dans des villages de la province d’Al-Haouz, épicentre du séisme. Le séisme a suscité un élan de solidarité mondial et plusieurs pays ont proposé leur aide, mais « une absence de coordination pourrait être contre-productive », a déclaré Rabat dimanche.

« La vie est finie ici »

« Le Maroc est un pays souverain et c’est à lui d’organiser les secours », a réagi la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna après que le royaume n’a pas donné suite à ce stade à son offre d’assistance. Elle a annoncé une aide de 5 millions d’euros aux ONG actuellement « sur place » au Maroc.

À Tikht, un petit village dévasté par la secousse, un minaret et une poignée de maisons en argile non peintes tiennent debout au milieu d’un paysage apocalyptique. « La vie est finie ici », déplore Mohssin Aksum, 33 ans, un habitant. « Le village est mort. »

Source: www.lepoint.fr

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