vendredi, mai 1, 2026

Proverbe: Eduquer une femme, c'est éduquer un village.

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La série: »Diasporas » de l’Association France Fraternités

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Merci à l’Association France Fraternités qui lutte contre les discriminations (au travail, envers les migrants…etc)

Ensemble nous irons toujours plus loin!

Veuillez suivre les liens sur La série: »Diasporas » de l »Association France Fraternités

Site web: https//france-fraternités.org

Les Émirats arabes unis annoncent se retirer de l’Opep à partir de mai

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Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi leur retrait surprise de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au nom de leur «intérêt national», marquant un revers pour l’alliance déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Le pays du Golfe, qui figure parmi les plus grands producteurs au monde, quittera le groupe mené par Ryad et l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a indiqué l’agence de presse officielle Wam. «Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Émirats arabes unis ainsi que l’évolution de leur profil énergétique, notamment l’accélération des investissements dans la production d’énergie nationale», a indiqué l’agence de presse officielle Wam.

Les Émirats, qui ont rejoint le cartel en 1967, ont «apporté des contributions importantes et consenti des sacrifices encore plus grands dans l’intérêt de tous. Mais le moment est venu de concentrer nos efforts sur ce que dicte notre intérêt national», a-t-elle ajouté. Fondée en 1960, l’Opep, qui réunit désormais 12 membres sous la houlette de Ryad, a noué en 2016 une alliance avec dix autres pays, dont Moscou, sous la forme d’un accord appelé Opep+, dans l’optique de limiter l’offre et de soutenir les cours face aux défis posés par la concurrence américaine.Passer la publicité

«Affaiblissement» de l’Opep

Après le départ du Qatar en 2019, puis de l’Équateur et de l’Angola, l’annonce d’Abou Dhabi crée la surprise même si le pays, désireux de produire plus, avait fait entendre une voix dissonante au sein du groupe ces dernières années. Il avait d’ailleurs reçu un traitement de faveur pour augmenter ses quotas de production davantage que les autres. Les Émirats figurent parmi les pays plus touchés par les attaques menées par l’Iran en représailles à l’offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre la République islamique.

Le conflit a provoqué une quasi fermeture du détroit d’Ormuz par lequel transite d’ordinaire un cinquième du brut mondial, faisant flamber les cours. Compte tenu de la situation actuelle dans le détroit, les Émirats arabes unis ne souhaitent pas être soumis à des quotas une fois qu’elle sera revenue à la normale, selon une source proche du ministère de l’Énergie.

Pour Jorge Leon, analyste chez Rystad Énergie, ce retrait signe un tournant majeur pour l’Opep. «Avec l’Arabie saoudite, c’est l’un des rares membres à disposer d’une capacité de réserve significative – le mécanisme par lequel le groupe exerce son influence sur le marché», dit-il à l’AFP. Si les effets risquent d’être limités à court terme, compte tenu des perturbations actuelles liées à la guerre, «cela se traduira à plus long terme par un affaiblissement structurel de l’Opep», estime-t-il.

Selon lui, les Émirats pourraient ainsi être tentés d’augmenter leur production, ce qui soulèverait «des questions quant à la pérennité du rôle de l’Arabie saoudite» – laissant entrevoir un marché pétrolier potentiellement plus volatil ». Avant le conflit au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis figuraient au quatrième rang des 22 producteurs de l’Opep+, derrière l’Arabie saoudite, la Russie et l’Irak, avec environ 3,5 millions de barils par jour.

Source: www.lefigaro.fr

FORTE MOBILISATION DE LA DIASPORA BURKINABÈ ET DES AMIS DU BURKINA FASO A PARIS POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DES DROITS DES FEMMES 2026

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La célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes 2026 a connu une forte mobilisation de la communauté burkinabè de France et des ressortissants de l’espace AES, le samedi 28 mars 2026 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris.

À l’initiative de l’Union des Associations Burkinabè de France (UABF) et placée sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles au vivre-ensemble ? », cette rencontre visait à promouvoir la réflexion, le dialogue et l’engagement autour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso dans le contexte sécuritaire au Sahel.

La cérémonie s’est tenue en présence de personnalités de marque, notamment la réalisatrice et marraine Éléonore Yaméogo, l’athlète Marthe Koala, la militante associative Assita Sodré, ainsi que plusieurs figures engagées de la diaspora. Elle a été présidée par le chargé d’affaires par intérim, M. Karim Kiemdé, qui a souligné la nouvelle orientation donnée à cette journée : privilégier des actions concrètes à fort impact économique et social en faveur des femmes.

Les activités ont débuté par une conférence animée par Mme Isabelle Ki sur le rôle de la diaspora dans la transformation de la solidarité en actions durables pour la paix. À travers son expérience associative, elle a mis en avant l’engagement des « leaders invisibles », ces femmes actrices de changement œuvrant pour l’autonomisation et la cohésion sociale, tout en insistant sur l’importance de leur participation aux instances de décision et sur le rôle de la culture comme vecteur de paix.

La projection de documentaires consacrés à des figures féminines engagées (Léonie Dabiré et Aïcha Dabré) a illustré concrètement le courage et l’impact des femmes dans la promotion du vivre-ensemble.

L’après-midi a été marqué par une table ronde réunissant des participantes du Burkina Faso (Ouédraogo Olga), du Mali (Koité Assétou) et du Niger (Harouna Rainatou), mettant en lumière la contribution essentielle des femmes, y compris celles de la diaspora, à la construction de la paix grâce à leur double regard et à leur engagement en faveur de l’éducation, de la citoyenneté et du leadership des femmes et des filles.

Un appel à transformer les réflexions de la journée en actions concrètes a été lancé, notamment pour un soutien aux femmes vulnérables et une plus grande contribution de la diaspora au Fonds de Soutien Patriotique.

Le Consul général du Burkina Faso à Paris, M. Éric Zoungrana et Mme Haoua Zon du Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger, ont par ailleurs fait le point des contributions au titre de l’année 2025, de la communauté burkinabè de France, au Fonds de soutien patriotique. Le montant de la cagnotte, qui a été clôturée le 31 mars 2026, s’élève à 14 156 euros, soit 9. 285 727 francs CFA.

Précédant la remise d’attestations de reconnaissance à des personnes dont l’engagement au profit de leurs communautés force l’admiration, un hommage appuyé a été rendu à la doyenne de la communauté burkinabè de France, Mme Laurentine Kafando pour sa résilience et son parcours exemplaire.

Les rythmes endiablés de l’artiste musicienne burkinabè Korariss, ont égayé la journée somme toute réussie.

Apollinaire Baghnyan

Services Relations publiques/Presse

Ambassade du Burkina Faso à Paris

Le Mali confirme le décès du ministre de la Défense lors d’une attaque à Kati

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Au Mali, les autorités ont confirmé la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, tué dans un attentat suicide.

Le pays a été confronté à un week-end noir marqué par des attaques coordonnés menées ce week-end à l’échelle nationale par des combattants djihadistes et des rebelles séparatistes. Les rebelles ont aussi pris le contrôle d’une ville clé dans le nord du pays.

Pour l’heure, aucune déclaration n’a été faite par le chef de la junte, le général Assimi Goïta, qui n’a pas été vu depuis le début des attaques, samedi à l’aube.

L’offensive, synchronisée par les rebelles touaregs de la coalition du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le groupe djihadiste Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a visé plusieurs zones du Mali.

Les combats se poursuivaient dimanche dans plusieurs zones, notamment à Kati, dans les villes du nord de Kidal et Gao, ainsi qu’à Sévaré, dans le centre du Mali.

Les troupes gouvernementales combattaient toujours dans certaines parties du pays, mais la perte du ministre de la Défense, Sadio Camara, samedi, a porté un coup dur à l’administration.

Sadio Camara, sa deuxième épouse et deux de ses petits-enfants ont trouvé la mort après un attentat à la voiture piégée contre son domicile à Kati, bastion de la junte situé à la périphérie de Bamako, ont indiqué sa famille et un responsable.

Un communiqué du gouvernement publié dimanche a indiqué que Camara était mort en combattant ses assaillants, « il a réussi à neutraliser certains »Le général est décédé à l’hôpital, des suites de ses blessures. Il aura droit à des funérailles nationales, a ajouté le communiqué.

Le pays a aussi décrété deux jours de deuil.

Des mesures annoncées sur la chaîne publique ORTM par le porte-parole du gouvernement, le général Issa Ousmane Coulibaly, qui a déclaré que les drapeaux seraient mis en berne dans tout le pays.

Les rebelles revendiquent la prise de Kidal

Des rebelles touaregs ont déclaré à l’AFP avoir conclu un accord permettant aux forces de l’Africa Corps (anciennement connue sous le nom de Wagner, groupe de mercenaires russes), qui soutiennent l’armée malienne, de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du pays, qu’ils affirment contrôler « totalement », désormais.

« Nous avons vu un convoi militaire partir, mais nous ne connaissons pas les détails de ce qui se passe. Les combattants des mouvements armés ont désormais pris le contrôle des rues », a déclaré un habitant.

L’armée malienne avait repris Kidal, bastion touareg, en novembre 2023 avec l’aide du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par les rebelles.

Le FLA, composé principalement de groupes touaregs qui réclament l’indépendance de l’Azawad, un territoire du nord du Mali, a également déclaré avoir pris des positions dans la région de Gao, au nord du pays.

Le Mali est ravagé depuis plus d’une décennie par les conflits et la violence djihadiste, mais les attaques de samedi ont été les plus graves depuis 2020, date à laquelle la junte a pris le pouvoir.

La situation à Sévaré, dans le centre du Mali, où des coups de feu étaient encore audibles, restait « confuse », a déclaré un responsable local.

Alors qu’aucune information n’a filtré et que le chef de la junte, Assimi Goïta, n’a pas encore été aperçu, une source malienne proche des services de sécurité a déclaré à l’AFP qu’il se trouvait en lieu sûr.

Des habitants à bout

Dimanche, l’aéroport international, situé juste à la périphérie de la capitale Bamako, avait repris ses activités, après de violents combats samedi dans le quartier périphérique de Senou.

« J’entends encore les détonations résonner dans mes oreilles. C’est traumatisant », a déclaré un habitant.

À Bamako, les troupes avaient bloqué l’accès aux installations militaires à l’aide de barrières et de pneus placés sur les routes, a indiqué un journaliste de l’AFP.

La Coalition des forces pour la République (CFR), l’opposition, a déclaré dans un communiqué que le Mali était « en danger ».

La junte avait « promis aux Maliens la sécurité, la stabilité et le retour de l’État », a-t-elle déclaré. Après l’offensive du week-end, personne ne pouvait sérieusement prétendre que le Mali était pacifié ou en sécurité, a-t-elle ajouté.

Des réactions venues du monde entier

L’Alliance des États du Sahel (AES) a dénoncé ces attaques dans un communiqué, les qualifiant de « complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel ». L’AES regroupe les trois États d’Afrique de l’Ouest dirigés par la junte : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné les « actes de violence » au Mali, a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

« Le Secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace croissante de l’extrémisme violent et du terrorisme au Sahel et pour répondre aux besoins humanitaires urgents », a ajouté le porte-parole Stéphane Dujarric.

Dimanche, l’Union européenne a condamné les « attaques terroristes » au Mali.

Un pays qui dispose d’importantes ressources naturelles

Le Mali dispose de ressources, notamment de l’or et d’autres minerais précieux.

Les dirigeants maliens, à l’instar de leurs homologues militaires du Niger et du Burkina Faso voisins, ont rompu leurs liens avec l’ancienne puissance coloniale, la France, et plusieurs pays occidentaux, se rapprochant ainsi de la Russie.

L’Africa Corps, sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense, a pris le relais du groupe mercenaire Wagner pour aider les forces maliennes à combattre les djihadistes.

Source: fr.africanews.com

Compte rendu du Conseil des ministres du 24 avril 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Bobo-Dioulasso, le vendredi 24 avril 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 44 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant organisation de la réserve militaire au Burkina Faso.
Notre pays est engagé dans la lutte contre le terrorisme qui nécessite une mobilisation accrue de toutes les forces de la Nation. Cette situation impose une adaptation permanente des dispositifs de défense et de sécurité au regard du contexte international, sous-régional et national marqué par des mutations profondes de l’environnement sécuritaire et géopolitique.

Dans la continuité des efforts déjà engagés, notamment avec l’institution des Volontaires pour la défense de la Patrie, il apparaît nécessaire de structurer un dispositif complémentaire, organisé et pérenne.

Ce projet de loi vise la mise en place d’un cadre juridique, instituant une réserve militaire adaptée aux réalités nationales et articulée autour de deux composantes :
 une réserve de premier ordre, constituée de personnels disposant d’une expérience militaire, immédiatement mobilisable ;
 une réserve de second ordre, composée de citoyens appelés à être formés en vue de renforcer progressivement les capacités de défense.

Le projet de loi permettra de doter notre pays d’un instrument stratégique de défense, en cohérence avec les orientations de la Révolution progressiste populaire et adapté à l’environnement sécuritaire contemporain.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029.

Conformément aux dispositions de l’article 54 de la Loi organique n°073-2015/CNT du 6 novembre 2015 relative aux lois de finances, le projet de Loi de finances de l’année est élaboré en référence à un Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans.

Le DPBEP a pour objectif de renforcer la discipline macro-budgétaire en définissant une trajectoire des finances publiques en lien avec les indicateurs macroéconomiques et financiers.

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2027-2029 est élaboré en référence à trois (03) scénarii à savoir le scénario optimiste, le scénario pessimiste et le scénario de base.
Le scénario de base a été bâti sous l’hypothèse du maintien d’une bonne dynamique de la reconquête du territoire et d’une campagne agricole favorable. Ainsi, l’activité économique connaîtrait une croissance projetée à 6,1% en 2027, à 5,5% en 2028 et à 5,3% en 2029.

Les recettes budgétaires totales seraient de 3 924,3 milliards F CFA en 2027, de 4 328,8 milliards F CFA en 2028 et de 4 686,4 milliards F CFA en 2029, soit un accroissement annuel moyen de 9,3%.

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Les dépenses budgétaires totales se chiffreraient à 4 543,3 milliards F CFA en 2027, à 4 992,2 milliards F CFA en 2028 et à 5 403,6 milliards F CFA en 2029, soit un taux annuel moyen de progression de 9,1%.

Quant à l’épargne budgétaire, elle se chiffrerait à 892,0 milliards F CFA en 2027, correspondant à une amélioration de 222,2 milliards F CFA par rapport à 2026. En 2028 et 2029, elle ressortirait respectivement à 1 154,6 milliards FCFA et à 1 355,8 milliards F CFA.

En ce qui concerne le déficit budgétaire, il ressortirait à 619,0 milliards F CFA en 2027, à 663,4 milliards F CFA en 2028 et à 717,2 milliards F CFA en 2029. Rapporté au Produit intérieur brut, le déficit représenterait 2,8% en 2027 et 2028 et 2,9% en 2029.

La réalisation des ambitions ainsi définies nécessite une discipline accrue tant dans la programmation que dans l’exécution budgétaires, de même qu’un choix judicieux et une gestion efficace des investissements structurants.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier projet de loi porte autorisation de ratification de l’accord entre le Gouvernement du Burkina Faso, le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République du Niger, relatif à la création de la Radio confédérale dénommée « Daandé Liptako » en langue fulfuldé qui signifie « La Voix du Liptako », signé le 26 novembre 2025 à Ouagadougou.

Conscient que la communication constitue un levier essentiel d’accompagnement des politiques confédérales, les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé le 26 novembre 2025 à Ouagadougou, l’accord portant création de la Radio confédérale dénommée « Daandé Liptako ». Ce média de service public à vocation confédérale constitue un outil de communication stratégique et de rapprochement entre les populations de l’espace AES.

Sa création vise d’une part, à renforcer la diffusion des informations relatives aux politiques, programmes et actions menés par les Etats membres de la Confédération, et d’autre part à promouvoir une information crédible et responsable dans un contexte marqué par la désinformation.

La ratification de l’accord relatif à la création de la radio permettra à notre pays de participer pleinement à la mise en œuvre de ce projet stratégique et de contribuer à la consolidation de la coopération entre les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

Le second projet de loi porte autorisation de ratification de l’accord entre le Gouvernement du Burkina Faso, le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République du Niger, relatif à la création de la Télévision de la Confédération des Etats du Sahel dénommée « Tafouk TV » qui signifie « Soleil » en langue Tamashek, signé le 21 décembre 2025 à Bamako.

Cette télévision contribuera à la promotion des cultures, des langues et des valeurs communes aux peuples du Sahel, tout en favorisant le dialogue entre les communautés et la cohésion sociale dans l’espace confédéral. Elle servira également de vecteur de sensibilisation des populations sur des questions d’intérêt commun telles que la paix, la sécurité, la solidarité entre les peuples et le développement socio-économique.

La ratification de l’accord relatif à la création de la Télévision « Tafouk TV » permettra à notre pays de participer pleinement à la mise en œuvre de cet outil stratégique de communication.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2024-857/PRES/PM/MDICAPME/MFPTPS/MEFP du 25 juillet 2024 portant modalités de fixation des rémunérations des personnels des Sociétés d’Etat, des Etablissements publics de prévoyances sociales (EPPS) et des Sociétés d’économie mixte à participation majoritaire de l’Etat.

La modification de ce décret vise entre autres à harmoniser les rémunérations et résorber les disparités salariales et avantages catégoriels des personnels des Sociétés d’Etat, des Etablissements publics de prévoyances sociales et des Sociétés d’économie mixte à participation majoritaire de l’Etat.

Les innovations majeures du décret sont :
 la consécration des emplois de la catégorie V échelle B aux emplois d’exécution sans aucune qualification mais nécessitant une adaptation professionnelle ;
 la création d’une sixième catégorie consacrée au personnel relevant des emplois d’exécution, notamment le personnel de fouilles, de terrassement, de nettoiement et de débroussaillage ;
 la prise en compte du personnel spécifique dans les grilles salariales et indemnitaires.

Ce décret détermine également un référentiel unique permettant le reversement dans les grilles salariales et indemnitaires, de l’ensemble des personnels des entreprises publiques dans les limites d’une masse salariale soutenable pour ces structures.

L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un dispositif de prise en charge salariale harmonisée de l’ensemble des personnels des Sociétés d’Etat, des Etablissements publics de prévoyances sociales et des Sociétés d’économie mixte à participation majoritaire de l’Etat.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02) communications :
 la première communication fait l’état de mise en œuvre du Fonds de soutien patriotique (FSP) sur la période 2023-2025, ainsi que de sa situation d’exécution au premier trimestre 2026.

Sur la période 2023-2025, les encaissements cumulés s’élèvent à 496 966 246 105 F CFA, pour une prévision globale de 400 milliards F CFA, soit un taux de réalisation de 124,24%. Cette performance repose principalement sur les prélèvements fiscaux et parafiscaux (plus de 54% des ressources), confirmant la solidité et la sécurisation des mécanismes de collecte. Les performances annuelles illustrent une progression continue avec des taux de mobilisation de 99,33% en 2023, de 117,12% en 2024 et de 148,16% en 2025.

Au titre de l’exercice 2025, les encaissements s’établissent à 222 242 126 293 F CFA, en progression de 26,50% par rapport à l’année 2024. Les engagements de dépenses sont d’un montant de 276 087 509 961 F CFA pour des prévisions de 277 957 141 633 F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 99,33%.

Au premier trimestre 2026, la dynamique demeure soutenue avec des encaissements de 45 298 610 827 F CFA, soit 22,65% de l’objectif annuel, en hausse de 28,79% en glissement annuel.
En matière de charges, les dépenses engagées au premier trimestre 2026 s’élèvent à 36 988 705 186 F CFA, soit 85,37% des prévisions. A la même date, le montant total des paiements effectués s’élève à 26 305 475 563 F CFA, correspondant à un taux de paiement de 71,12% des dépenses engagées.

Après trois années de mise en œuvre, le FSP s’affirme comme un instrument structurant de financement endogène de notre sécurité collective, avec des résultats significatifs.

La seconde communication est relative aux résultats des travaux de rapprochement du fichier de paie avec les registres de personnel des ministères et institutions.

Le rapprochement avec le fichier de paie du personnel de novembre 2025 qui faisait ressortir 207 903 agents rémunérés a permis d’identifier trois (03) catégories de situations :
 34 901 agents figurant dans les registres administratifs mais non présents dans le fichier de paie, ce qui pourrait renvoyer notamment à des cas de retraite, de disponibilité, de détachement ou d’agents en attente de mandatement ;
 193 423 agents retrouvés de manière concordante dans les deux bases ;
 14 480 agents payés dans le Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l’Etat (SIGASPE) alors qu’ils n’apparaissent pas dans les registres transmis.

L’analyse approfondie de la situation des 14 480 agents et de la position administrative des 193 423 agents retrouvés dans les deux bases a permis de mettre en évidence des irrégularités dans la situation de paie de 1 488 agents. Ainsi, 1 488 salaires ont été suspendus pour des cas liés notamment à des cessations d’activité, des décès, des retraites, des abandons de poste ou des situations administratives non conformes.

En outre, 2 346 agents en position de stage ont été identifiés comme percevant indûment des indemnités de terrain, en lieu et place de la seule indemnité d’astreinte stage prévue par les textes.

Sur le plan financier, les mesures prises permettent de faire des économies substantielles. En effet, les suspensions opérées dégagent une économie annuelle estimée à 2,43 milliards F CFA. En incluant l’ajustement des indemnités servies indûment aux agents en position de stage, l’impact potentiel global pourrait atteindre annuellement 5,66 milliards F CFA. Par ailleurs, les paiements indus identifiés devant faire l’objet de recouvrement sont évalués à 919 132 374 F CFA.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

 Monsieur Wendbénédo Hypolite OUEDRAOGO, Officier, est nommé Directeur de l’Analyse et de la prospection de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM).

B. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

 Monsieur Issoufou OUEDRAOGO, Mle 111 091 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Trésorier, près l’Ambassade du Burkina Faso au Caire (Egypte) ;
 Monsieur Bolo BAZIE, Mle 245 207 Y, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier, près l’Ambassade du Burkina Faso à Addis-Abeba (Ethiopie) ;
 Monsieur Mohamadou SOUGUE, Mle 58 455 U, Inspecteur du trésor, 2e classe, 6e échelon, est nommé Trésorier, près l’Ambassade du Burkina Faso à Genève (Suisse) ;
 Monsieur Hodou DAO, Mle 91 635 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier, près l’Ambassade du Burkina Faso à Brasilia (Brésil) ;
 Monsieur Wendpougbnoma Victor BONKOUNGOU, Mle 225 059 Z, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier, près la Mission Permanente du Burkina Faso à New York (USA).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE}– Monsieur Souewole Gilchrist DJESSANA, Mle 108 598 P, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Pèlga KABORE, Mle 109 086 X, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Jean-Bertrand BAOUAR, Mle 237 915 Z, Conseiller en promotion du genre, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Oscar DEMBELE, Mle 85 579 U, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 2e classe, 6e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Madame Aminata VALIA/KINNORE, Mle 205 437 W, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Chargé d’études.D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE– Monsieur Emile Fidèle Conatie DALA, Mle 130 430 U, Magistrat, catégorie P, 1er grade, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONTRUCTION DE LA PATRIE– Monsieur Moctar SAWADOGO, Mle 205 533 Y, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur général de l’Architecture, de l’habitat et de la construction ;
– Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général des Infrastructures de transport ;
– Monsieur Mamadou YOUGBARE, Mle 248 620 X, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur général de la Normalisation et des études techniques ;– Monsieur Solimane Hamed OUATTARA, Mle 215 173 W, Planificateur-aménageur foncier, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général de l’Urbanisme, de la viabilisation et de la topographie ;
– Monsieur Salfo PACERE, Mle 92 726 L, Ingénieur en génie civil,1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur général de l’entretien des infrastructures et du patrimoine bâti.F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES– Madame Catherine OUATTARA/TRAORE, Mle 43 997 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 2e classe, 10e échelon, est nommée Chargé de mission ;
– Monsieur Fidèle BILGHO, Mle 50 347 S, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur des activités sportives, culturelles et de loisirs de l’enseignement de base.G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION– Monsieur Gilbert NIADA, Mle 324 170 A, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) Bângr Baoobo ;
– Monsieur Bali Ange Carlos NEBIE, Mle 324 492 M, Administrateur civil, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S).III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATIONLe Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;– du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) et de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
– de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) au titre du ministère de la Sécurité.A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUESLe Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ousséni TRAORE, Mle 324 709 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du Peuple au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Emmanuel NIGNAN.B. MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCESLe Conseil a adopté deux (02) décrets.Le premier décret nomme Monsieur Jean Abel TRAORE, Mle 333 983 R, Maître assistant, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Présidence du Faso au Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) pour un premier mandat de trois (03) ans.Le second décret nomme Monsieur Ali SAWADOGO, Mle 97 434 W, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.C. MINISTERE DE LA SECURITELe Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 248 494 X, Inspecteur de l’environnement, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Nongbila Eugène BALMA.

Le Porte-parole du Gouvernement,Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 16 avril 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 avril 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

PATRIMOINE : LA RESTITUTION DE BIENS COLONIAUX BIENTÔT FACILITÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

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L’Assemblée nationale examine ce lundi en première lecture un projet de loi visant la sortie de biens coloniaux des collections des musées. Une promesse d’Emmanuel Macron «attendue dans le monde entier» selon le ministère de la Culture. 

Un texte à la portée historique insoupçonnée. Ce lundi, l’Assemblée nationale se penche sur un projet de loi visant faciliter les restitutions coloniales. Concrètement, le texte, promis par Emmanuel Macron en 2017 depuis Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, entend encadrer et simplifier le processus complexe de restitution de biens acquis par la France de manière «illicite», souvent durant la période coloniale. Il a été adopté par le Sénat à l’unanimité fin janvier. 

Le texte «fixe des critères objectifs comme autant de garanties pour protéger le caractère inaliénable des collections publiques et définir précisément les exceptions qui peuvent y déroger, sous le contrôle du Conseil d’Etat», a rappelé la ministre de la Culture Catherine Pégard face aux députés. 

«SE RÉAPPROPRIER DES ÉLÉMENTS FONDAMENTAUX» 

Le projet de loi vise «à permettre à des Etats et des peuples de se réapproprier des éléments fondamentaux de leur patrimoine culturel et historique». 

En raison du principe d’inaliénabilité des collections publiques, le retour d’objets culturels dans leur pays d’origine ne pouvait jusque-là se faire qu’au compte-gouttes via des lois spécifiques. 

Source:www.cnews.fr

Visite du pape en Afrique: entre catholiques et évangéliques, une concurrence qui redessine le paysage chrétien

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Le pape Léon XIV est en pleine tournée majeure en Afrique, avec des étapes prévues au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Le continent, où les catholiques progressent le plus vite au monde avec plus de 280 millions de fidèles sur 1,4 milliard globalement, reste un bastion pour l’Église catholique. Mais la concurrence des évangéliques, qui rassemblent près de 200 millions de fidèles, s’intensifie. Dès lors, l’un des enjeux de la visite du Pape Léon XIV, c’est aussi affirmer l’importance accordée à l’Afrique par le Vatican dans un contexte de concurrence avec les églises évangéliques.

Sur le continent africain, les deux courants chrétiens coexistent et se concurrencent. L’Afrique est l’un des principaux terrains de croissance du christianisme mondial. Selon les chiffres officiels du Vatican, le nombre de catholiques africains a augmenté de plus de 8 millions entre 2023 et 2024. Une progression portée aussi par la forte croissance démographique du continent, puisque tout bébé baptisé est d’office considéré comme chrétien.

En parallèle de cette progression, les églises évangéliques ne sont pas en reste : l’Afrique abrite aujourd’hui près de 30% des évangéliques de la planète. Plusieurs dirigeants africains se réclament d’ailleurs de ce courant, comme Abiy Ahmed en Éthiopie, Félix Tshisekedi en République démocratique du Congo (RDC) ou William Ruto au Kenya.

Les Églises de réveil, plus proches des réalités africaines

Pour plusieurs spécialistes, ces Églises évangéliques apparaissent souvent plus proches des réalités vécues par les fidèles. Dans des sociétés marquées par la pauvreté, les fragilités de l’État et les tensions politiques, Pierre Diarra, docteur en théologie et en histoire des religions et anthropologie religieuse, explique que « les églises du réveil ou d’autres églises plus ou moins dites indépendantes proposent souvent des solutions qui parfois semblent être plus pertinents que l’église catholique ».

Le chercheur en relations internationales François Mabille souligne notamment la plasticité des évangélistes, capables de porter des thèmes perçus comme plus audibles en Afrique. Il cite par exemple la théologie de la prospérité et la place accordée à la réussite matérielle, qui peuvent trouver un écho dans des contextes où la précarité domine. À l’inverse, insiste-t-il, le discours catholique centré sur la pauvreté peut sembler plus difficile à recevoir dans des environnements où la pauvreté est déjà une réalité quotidienne. En résumé, dit le chercheur, « quand vous dites « bien heureux les pauvres » à des gens qui sont déjà pauvres, il y a peut-être là une difficulté supplémentaire ».

La question des cultures locales

La concurrence entre catholicisme et évangélisme se joue aussi sur le terrain culturel. Selon Jean-Paul Mountapmbeme, professeur à l’université de Dschang au Cameroun, l’Église catholique est « parfois restée dans une certaine orthodoxie », moins ouverte à l’intégration des cultures africaines. C’est ce qui, selon lui, pousse certains fidèles à rejoindre les Églises de réveil, dans lesquelles ils trouvent une manière de vivre leur foi davantage en accord avec leur culture.

Cette question du rapport aux traditions locales est devenue centrale, notamment en lien avec l’héritage coloniale de l’Église catholique. Elle renvoie à la manière dont les Églises chrétiennes africaines articulent foi, identité et héritages culturels. Pour beaucoup de croyants, la religion ne répond pas seulement à une quête spirituelle : elle doit aussi permettre de concilier l’expérience chrétienne avec des références culturelles et symboliques africaines.

L’inculturation, réponse du Vatican

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Face à cette évolution, l’Église catholique réfléchit depuis plusieurs années à l’inculturation, c’est-à-dire à la manière de faire dialoguer le rituel catholique avec les cultures locales. Cette démarche n’est pas nouvelle, mais elle prend aujourd’hui une importance particulière sur un continent où le catholicisme doit composer avec des Églises concurrentes de plus en plus influentes.

Des catholiques à Pâques, à Goma, dans l'est de la RDC, le 3 avril 2026.
Des catholiques à Pâques, à Goma, dans l’est de la RDC, le 3 avril 2026. AFP – JOSPIN MWISHA

Le rite zaïrois en est un exemple emblématique. Cette adaptation congolaise du rite liturgique romain a été approuvée par le Saint-Siège en 1988. Lors de ses visites en République démocratique du Congo, le pape François avait lui-même célébré la messe selon ce rite, signe d’une volonté d’ouverture de l’Église catholique à des formes liturgiques plus enracinées localement.

Une Afrique chrétienne en recomposition

Au-delà des chiffres, c’est donc toute la carte du christianisme africain qui se transforme. Le catholicisme y reste puissant, mais il n’y a plus de monopole de l’influence religieuse. Les Églises évangéliques, elles, s’imposent comme des acteurs majeurs, à la fois spirituels, sociaux et politiques.

Dans ce contexte, le pape Léon XIV et le Vatican doivent répondre à une double exigence : perpétuer le message universel du christianisme tout en tenant compte de la diversité des expressions de la foi sur le continent africain.

Source:

PRIX MARC-VIVIEN FOÉ

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Herve KOFFI of Angers celebrates during the Ligue 1 McDonald's match between Angers and Monaco at Stade Raymond Kopa on October 18, 2025 in Angers, France. (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

Pierre-Emerick Aubameyang, attaquant (Gabon, Olympique de Marseille)

Déjà sacré en 2013 puis en 2024, Pierre-Emerick Aubameyang poursuit son incroyable longévité au plus haut niveau. À 36 ans, le Gabonais est toujours en jambes : buteur et passeur, il reste indispensable sur le front de l’attaque olympienne. En course pour un triplé inédit, il se bonifie au fil des ans et demeure le leader offensif de l’OM, par son expérience, son sens du but et son influence dans le vestiaire.

Lamine Camara, milieu (Sénégal, Monaco)

Lamine Camara a encore pris une dimension supplémentaire cette saison au sein du riche effectif monégasque. Plus régulier, enfin épargné par les blessures, l’international sénégalais de 22 ans est devenu un pion essentiel de l’entrejeu de l’ASM. Son nom circule déjà dans les petits papiers de plusieurs grosses écuries anglaises. Sur le terrain, il a souvent la responsabilité des coups de pied arrêtés, symbole de la confiance que lui accorde son club.

Bamba Dieng, attaquant (Sénégal, Lorient)

En pleine confiance, l’attaquant sénégalais confirme son importance dans l’animation offensive du FC Lorient depuis le début de saison. À 26 ans, le natif de Pikine, dans la banlieue de Dakar, a retrouvé la plénitude de ses moyens et son sens du but après un exercice 2024-2025 compliqué. Après les doutes et les blessures, Bamba Dieng est reparti de l’avant.

Guela Doué, défenseur (Côte d’Ivoire, RC Strasbourg)

À 23 ans, Guela Doué est déjà l’un des cadres de l’équipe de Strasbourg. Titulaire indiscutable, il s’est imposé comme l’un des meilleurs arrières droits de Ligue 1 cette saison. Habib Diarra confiait il y a un an que l’Ivoirien était le « plus gros bosseur de l’équipe ». Frère aîné du Parisien Désiré, Guela Doué s’illustre par son sérieux, son volume de jeu et sa constance au plus haut niveau.

Martial Godo, ailier (Côte d’Ivoire, Strasbourg)

Né à Londres, Martial Godo découvre la Ligue 1 cette saison après avoir commencé sa carrière dans le club anglais de Margate Town, en 2021. L’international ivoirien s’est très vite imposé comme un des titulaires dans l’effectif strasbourgeois. Arrivé discrètement l’été dernier en provenance de Fulham, il s’est rapidement adapté au style offensif strasbourgeois et s’est montré percutant dans son couloir gauche et décisif devant le but. À 22 ans, sa technique et son explosivité ont souvent fait mal aux défenses adverses.

Ilan Kebbal, milieu (Algérie, Paris FC)

Ilan Kebbal est l’un des principaux acteurs de la montée historique en Ligue 1 du Paris FC. Et le milieu offensif du Paris FC électrise la Ligue 1 cette saison. Celui qui était considéré comme trop petit et trop frêle a trouvé sa place dans l’élite du football français. Moteur du promu cette saison, Ilan Kebbal a même été élu, fin août 2025, meilleur joueur du mois. À 27 ans, le natif de Marseille se révèle aux yeux du grand public.

Hervé Koffi, gardien (Burkina Faso, Angers)

Depuis le sacre du Nigérian Vincent Enyeama en 2014, le Prix Marc-Vivien Foé n’est plus tombé dans les gants d’un gardien. Le Burkinabè Hervé Koffi va-t-il réussir cet exploit ? Après une saison en demi-teinte à Lens, l’Étalon a repris du poil de la bête à Angers où il s’est imposé comme premier rempart. Précieux sur sa ligne, auteur de gros matches, déjà cadre au sein de l’effectif angevin, Koffi s’illustre par son caractère, son leadership et sa capacité à tenir son équipe dans les moments chauds.

Arsène Kouassi, défenseur (Burkina Faso, Lorient)

À 21 ans, Arsène Kouassi s’impose comme l’une des belles promesses défensives de Ligue 1. Natif de Côte d’Ivoire, l’Étalon s’épanouit dans son rôle de piston gauche à Lorient, où il « nage comme un Merlu dans l’eau ». Plusieurs fois passeur décisif, il découvre la Ligue 1 à la vitesse de ses foulées dans son couloir. Ses belles courses et son activité incessante sont pour beaucoup dans la saison de son club.

Aïssa Mandi, défenseur (Algérie, Lille)

Révélé en Ligue 1, sacré avec l’Algérie à la CAN 2019, Aïssa Mandi est un des cadres de Lille. À 34 ans, le Fennec, qui a découvert le Championnat français en 2009 avec Reims, a déjà fait partie de la liste des prétendants au prix. Malgré les années qui passent, Aïssa Mandi continue à prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Ses prestations sont souvent jugées sérieuses dans les rangs lillois.

Moussa Niakhaté, défenseur (Sénégal, Lyon)

Moussa Niakhaté est le patron de la défense lyonnaise. Titulaire dans l’axe des Lions du Sénégal, l’un des joueurs les plus utilisés à l’OL, ce gaucher de 30 ans vit la meilleure période de sa carrière en club comme en sélection. Formé dans le Nord, à Lille puis à Valenciennes, il s’est imposé par sa solidité : souverain dans les duels, précieux dans la relance, il apporte sérénité et stabilité à l’arrière-garde lyonnaise.

Mamadou Sangaré, milieu (Mali, Lens)

Mamadou Sangaré est la grosse révélation de la saison en Ligue 1. Dans le sillage du RC Lens – à moins que ce ne soit lui qui entraîne le club –, le milieu malien impressionne pour sa première saison dans l’élite. International malien de 23 ans, natif de Bamako, il s’inscrit dans la grande lignée des milieux maliens (Djila Diarra, Seydou Keita, Momo Sissoko). Formé au Yeelen Olympique, puis transféré au RB Salzbourg en 2020, il s’est imposé comme un élément clé du milieu lensois. Son objectif est clair : devenir le premier Malien à inscrire son nom au palmarès du Prix Marc-Vivien Foé.

Source: www.rfi.fr/fr/afrique-foot

𝗧𝗼𝘂𝗿 𝗙𝗲́𝗺𝗶𝗻𝗶𝗻 𝘆𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝗴𝗮 : 𝗹𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗣𝗜𝗞𝗕𝗢𝗨𝗚𝗢𝗨𝗠 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗺𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱𝘂 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘂𝘅 𝗘𝘁𝗮𝗹𝗼𝗻𝘀 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀

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‎Le Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Madame Annick PIKBOUGOUM/ZINGUE OUATTARA, a rencontré ce lundi 13 avril 2026, l’équipe nationale féminine de cyclisme à la veille du lancement de la première édition du Tour Féminin Yennenga du Burkina Faso.

‎Madame le Ministre a salué la tenue de cet événement historique, symbole de l’engagement des plus hautes autorités à promouvoir le sport féminin. Elle a exhorté les athlètes à faire preuve de détermination, soulignant que cette compétition constitue une opportunité majeure de révéler leur potentiel et de positionner durablement le Burkina Faso sur la scène du cyclisme féminin en Afrique.Transmettant les encouragements du Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, elle a invité les cyclistes à défendre avec honneur les couleurs nationales et à viser les meilleures performances, notamment le maillot jaune.

‎Pour sa part, le Directeur technique national, Martin SAWADOGO, a rassuré quant à l’état de préparation de l’équipe, entamée depuis plusieurs mois à travers des stages et des compétitions de mise en jambes. Il a également présenté la composition de l’équipe nationale, encadrée par un staff technique expérimenté, avec à sa tête des techniciens aguerris et un dispositif d’accompagnement comprenant notamment des entraîneurs, un mécanicien et du personnel d’appui.

‎Cette première édition du Tour Cycliste Féminin s’annonce ainsi comme une étape décisive dans la promotion du cyclisme féminin au Burkina Faso et un tremplin pour les talents nationaux.

Source: Service communication du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi

Présidentielle au Bénin : Romuald Wadagni élu président avec 94,05 % des voix

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Ministre de l’Économie et des Finances, candidat de la majorité et grand favori du scrutin, Romuald Wadagni a été élu à la tête du pays avec 94,05 % des voix, selon des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Cena) dans la nuit de lundi à mardi.

Romuald Wadagni a obtenu 94,05 % des suffrages, selon les résultats provisoires proclamés dans la nuit de lundi à mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Cena), sur 90 % des bulletins dépouillés. Son unique rival, l’opposant modéré Paul Hounkpè qui avait reconnu sa défaite dès lundi après-midi et adressé ses « félicitations républicaines » au vainqueur, obtient 5,95 %. La participation s’élève à 58,75 % selon la Cena.

Romuald Wadagni succède à Patrice Talon, qui tire sa révérence après deux quinquennats, conformément à la Constitution, pendant lesquels le Bénin a connu un boom économique mais aussi une augmentation des violences jihadistes dans le nord et un tour de vis sur les libertés publiques. Dimanche, au moment de voter, Patrice Talon a promis qu’il ne chercherait pas « à influencer » son successeur et qu’il souhaitait, à 67 ans, partir à la « retraite ».

Un scrutin joué d’avance

Les résultats définitifs seront proclamés par la Cour constitutionnelle. « L’issue du scrutin est mathématiquement irréversible », a déclaré Sacca Lafia, le président de la Cena lors de l’annonce des résultats. « Le droit de vote a pu s’exercer en toute sérénité sur chaque centimètre carré de notre territoire », a-t-il ajouté au sujet du scrutin qui s’est tenu dimanche.

Le taux de participation a vraisemblablement été plus important en zone rurale que dans les deux principales villes du pays, Cotonou et Porto-Novo, où la plupart des bureaux connaissaient une faible affluence.

La plupart des observateurs estimaient que le scrutin était joué d’avance, tant Paul Hounkpè apparaissait comme un opposant de faible envergure face au rouleau compresseur Wadagni, adoubé par le chef de l’État sortant et soutenu par les deux partis de la majorité. Paul Hounkpè avait par ailleurs eu besoin des parrainages d’élus de la majorité pour participer au scrutin. Et le principal parti d’opposition, Les Démocrates, était absent de l’élection, faute d’un nombre suffisant de parrainages.

La mission électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) déployée au Bénin a salué « un climat de paix » et une « bonne organisation du scrutin », dans un communiqué. Si la Cena se félicitait d’un vote dans le calme, la plateforme de surveillance électorale mise en place par la société civile rapportait dimanche des incidents avec des bureaux de vote ayant ouvert en avance et des urnes parfois déjà remplies avant l’ouverture.

Un technocrate qui apprécie peu les caméras

Romuald Wadagni a construit sa légitimité dans les chiffres avant de l’obtenir dans les urnes : après 10 ans au ministère de l’Économie et des Finances où il a été l’architecte des profondes réformes économiques de son pays, Romuald Wadagni va devenir le nouveau président du Bénin.

Du hall d’accueil de l’aéroport aux ronds-points de Cotonou, la plus grande ville du pays, il était impossible ces dernières semaines de rater le visage souriant cerné de lunettes rondes de Romuald Wadagni, campagne électorale oblige. Pendant celle-ci, il a sillonné tout le Bénin, multipliant les meetings éclairs − jusqu’à six par jour − et mettant en avant sa proximité avec les populations, lui le technocrate discret rare dans les médias et qui apprécie peu les caméras.

Dans un style décontracté, tel un conférencier, sans cravate ni costume, il a enchaîné les discours sans note, balayant tous les sujets comme pour sortir de l’image de l’économiste pur jus qui lui colle à la peau. « Pendant cette campagne, il a montré son vrai visage, il a une personnalité proche des gens, c’est sa vraie nature », assure un membre de son entourage.

Artisan de l’assainissement des finances publiques

Issu d’une famille d’intellectuels − son père Nestor était un important économiste béninois et sa mère entrepreneure − « RoW », comme le surnomment ses partisans, est né le 20 juin 1976 à Lokossa, dans le sud-ouest, près du Togo voisin. Il assure être resté proche de son terroir et aime rappeler qu’il possède une exploitation agricole qu’il n’a jamais perdue de vue.

Sa première vie se passe toutefois loin du Bénin: après des études en finance à l’École supérieure de commerce de Grenoble, il suit une formation à Harvard et rejoint ensuite le prestigieux cabinet Deloitte où il deviendra associé et s’occupe notamment des opérations africaines. En avril 2016, à quelques mois de ses 40 ans, le président Patrice Talon qui vient d’être élu lui confie les rênes du ministère de l’Économie et des Finances pour mettre en place un ambitieux programme de réformes économiques.

Sous sa houlette, le Bénin assainit ses finances avec un déficit divisé par trois et ramené à 3 % du PIB, se lance dans de grands chantiers d’infrastructure et modernise son économie. En 2021, lorsque Patrice Talon est réélu, celui-ci lui maintient sa confiance et le promeut même ministre d’État.

La croissance est au rendez-vous, au-delà de 6 % en moyenne sur la décennie et les investisseurs internationaux plébiscitent ce bon élève de l’Afrique de l’Ouest. En tant que président « il va s’inscrire dans la continuité de ce qui a été fait », estime l’analyste politique Franck Kinninvo.

Face aux défis sécuritaires et diplomatiques

Romuald Wadagni devra également affronter les violences jihadistes qui frappent durement l’armée dans le nord du pays. Son entourage est formel : le président Talon l’a associé à toutes les décisions sécuritaires prises ces dernières années et l’a adoubé pour lui succéder.

Pour la campagne, il a obtenu le soutien des deux principaux partis de la majorité et même le ralliement de certains opposants. « C’est un rassembleur », assure un proche. « Certains lui reprochent une relative discrétion politique, mais cela peut aussi être une force dans un contexte où la sobriété et l’efficacité sont recherchées. Pour nous, Wadagni représente une nouvelle génération de leadership, moins dans le discours et plus dans l’impact », estime Lucien Fayomi, un militant qui le soutient.

Sur le plan diplomatique, il devrait là aussi jouer la carte de la continuité. S’il ne cache pas sa proximité avec la France, dans une Afrique de l’Ouest où l’ancienne puissance coloniale est de plus en plus impopulaire, il pense pouvoir reprendre le dialogue avec le Niger voisin où la junte souverainiste au pouvoir est ouvertement hostile au Bénin.

Maintiendra-t-il le tour de vis donné aux libertés publiques, après dix années de verrouillage du pays durant lesquelles des opposants ont été condamnés à de lourdes peines pour divers crimes ? Élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois, Romuald Wadagni pourrait théoriquement rester au pouvoir jusqu’en 2040.

Source: www.jeuneafrique.com