vendredi, mai 1, 2026

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Fenêtre FIFA : les Étalons élisent domicile à l’hôtel SOFITEL de Casablanca au Maroc

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En prélude de la fenêtre FIFA du mois de novembre, les Étalons du Burkina Faso séjournent depuis ce mardi 11 novembre 2025 au Maroc pour disputer deux (2) matchs amicaux internationaux contre le Niger et le Bénin respectivement le 14 et le 18 novembre.

A l’occasion, les Étalons ont effectués une séance de décrassage cet après midi du 11 novembre 2025 au Stade Lanouria de Casablanca. Cette séance a pour objectif de drainer les déchets métaboliques, d’activer la circulation sanguine et d’aider le corps à récupérer de la fatigue du voyage.

C’est dans une très bonne ambiance que les 16 joueurs présents se sont entraînés sous la houlette du staff technique conduit par Brama TRAORE. Le reste des joueurs est attendu ce soir et le mercredi 12 novembre.

Pour le coah Brama TRAORE, ces 2 matchs à l’avant veille de la CAN, constituent une opportunité pour les Étalons de solidifier les liens et aborder la journée FIFA avec détermination.

Présents à Casablanca au Maroc pour les matchs de barrage de la Coupe du Monde, le lion indomptable, Vincent Aboubacar est venu encourager les Étalons et suivre la séance d’entrainement.

DCRP/MSJE

Coupe du Monde U17 Qatar 2025 : le Burkina Faso sera face à l’Allemagne en 16e de finale

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Coupe du Monde U17 Qatar 2025 : le Burkina Faso sera face à l’Allemagne en 16e de finale

DCRP/MSJE

Ouverture de la COP30 à Belém: quels sont les enjeux pour l’Afrique?

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La conférence des Nations unies pour le climat, la COP 30, débute ce lundi 10 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie brésilienne. Et pour le continent africain, les enjeux sont considérables. Alors que l’Afrique pèse moins de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, c’est elle qui en paie le prix le plus élevé. Chaque année, les catastrophes climatiques amputent entre 2% et 5% du PIB de nombreux pays africains. Conséquences, l’argent qui devait financer l’enseignement ou la santé et faire croître l’économie est réorienté vers la gestion des dégâts. Une véritable injustice pour les États africains qui réclament une transition juste et équitable.

Lors du sommet des chefs d’États qui se tenait à Belém, en amont de l’ouverture de la COP 30, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a planté le décor : « La crise climatique n’est pas seulement une crise environnementale, c’est également une crise de justice et d’équité. Ceux qui ont le moins contribué au dérèglement climatique paient aujourd’hui le prix le plus lourd. Nos populations sont frappées par les inondations, les sécheresses extrêmes, l’érosion et l’insécurité alimentaire. Pendant ce temps, les financements demeurent insuffisants, fragmentés et trop souvent mal ciblés »; Un constat partagé par son homologue Denis Sassou Nguesso : « Dix ans après l’accord de Paris de 2015, force est de relever le fossé béant entre les ambitions proclamées et la grande insuffisance des efforts réalisés ». Le président du Congo-Brazzaville a donc interpellé les États occidentaux : « J’exhorte les nations nanties à accompagner financièrement les pays en développement dans leurs missions d’atténuation, d’adaptation et de prévention ».

Lors de la dernière COP à Bakou en Azerbaïdjan, les États s’étaient engagés à financer l’adaptation des pays du Sud à hauteur de 300 milliards de dollars par an. Une somme jugée dérisoire par ces mêmes nations qui réclamaient a minima, 1 300 milliards de dollars par an pour financer leur adaptation à un changement climatique dont ils sont victimes sans en être responsables. Pour les pays du sud, il s’agit de réparation au nom de la justice, et non de charité. Un avis partagé par Greenpeace Africa qui rappelle dans un communiqué que « ceux qui ont causé la pollution doivent payer la réparation » au nom du principe de pollueur payeur. Dans la ligne de mire de l’ONG, les entreprises fossiles qui engrangent des profits considérables depuis plusieurs années, sans être taxées pour financer la transition écologique. Autre source de mécontentement et d’injustice pour les États du sud, le financement du fonds pertes et préjudices adopté lors de la COP 28 à Dubaï qui demeure pour l’instant théorique, alors que les dégâts provoqués par les événements climatiques extrêmes ont explosé dans tous les pays à faible et moyen revenu.

Sauver les forêts tropicales

En choisissant Belém, petite ville aux portes de l’Amazonie, pour accueillir cette conférence mondiale, le président brésilien a symboliquement marqué les esprits. En associant climat et nature, et en faisant une priorité de la protection des forêts et des peuples autochtones qui l’habitent, Lula a voulu remettre en avant la place de l’homme au cœur d’une biodiversité dont il dépend pour sa survie.

Le serment du long pouvoir : Paul Biya, huitième investiture sous les projecteurs

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Le Cabinet civil de la Présidence de la République a rendu public le programme officiel de la cérémonie de prestation de serment du président Paul Biya, réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. L’événement se déroulera ce jeudi 6 novembre au Palais de l’Assemblée nationale, à Yaoundé.

La journée débutera à 8 heures avec la mise en place des populations, des militants et des groupes d’animation dans l’enceinte et aux abords du Palais de l’Assemblée nationale. Le chef de l’État, Paul Biya, est attendu à 12 heures au siège de la Chambre basse du Parlement, où il sera accueilli par le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale.

La cérémonie se poursuivra par la prestation de serment proprement dite, conformément à la Constitution. Le président Paul Biya renouvellera alors son engagement à servir la Nation avec loyauté et fidélité, sous le regard des représentants des pouvoirs publics, du corps diplomatique et des invités spéciaux.

Cette cérémonie marque le début du huitième mandat présidentiel de Paul Biya, au terme du scrutin du 12 octobre.

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 06 novembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 06 novembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 31 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant composition des dossiers de déclaration d’association nationale et de syndicat, d’autorisation d’exercer d’association étrangère et de reconnaissance d’utilité publique.
Ce décret vise l’application de la loi n°11-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Cette loi prévoit un certain nombre de formalités auxquelles toute association doit se conformer en fournissant les dossiers nécessaires.

Le décret précise les documents entrant dans le cadre de la composition des dossiers d’association. Ce sont entre autres :
 la déclaration d’existence d’association nationale et de syndicat ;
 le renouvellement portant sur la composition de l’organe dirigeant, la modification des textes constitutifs et/ou le changement de champ d’action à la déclaration d’existence d’association nationale et de syndicat ;
 l’autorisation d’exercer et le renouvellement de l’autorisation d’association étrangère ;
 le changement de représentant, de responsable financier et la modification des textes d’association étrangère ;

 la déclaration d’existence de l’union ou de la fusion d’associations ;
 la reconnaissance d’utilité publique.
L’obtention de chacun des éléments des dossiers comporte également des pièces à fournir par l’association et le syndicat.
L’adoption de ce décret permet l’opérationnalisation de la loi portant liberté d’association au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret fixe les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
En 2012, le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a adopté la loi uniforme relative au contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA.

Dans le cadre de l’insertion de cette loi uniforme dans l’ordonnancement juridique national, le Burkina Faso a adopté le 03 mai 2016, la loi n°15-2016/AN portant contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
Le présent décret vise l’application de ladite loi et fixe les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infractions à la réglementation des relations financières extérieures commises par des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif règlementaire du Burkina Faso en matière de transactions liées aux infractions à la règlementation des relations financières extérieures.
Le deuxième décret porte composition, attributions, fonctionnement et conditions de saisine de la Commission du contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures.
Dans le cadre de l’uniformisation des législations en matière de contentieux des infractions à la règlementation des relations financières dans ses Etats membres, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a adopté la loi relative au contentieux en 2012.

Le Burkina Faso a transposé ce cadre communautaire en adoptant la loi n°15-2016/AN du 03 mai 2016. Le présent décret vise l’application de cette loi en vue de déterminer les membres, les attributions et le fonctionnement de la Commission du contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures

L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un organe consultatif chargé d’étudier les requêtes portant sur les transactions liées aux infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
Le troisième décret porte déclaration d’utilité publique urgente, le projet de travaux militaires sur un terrain situé dans la région des Koulsé.

Ce terrain situé dans la région des Koulsé fait l’objet de conflit foncier récurrent entre le village de Yilou et un hameau de culture (Zaonna) relevant du village de Saorzi. Ce conflit vieux de plus de 70 ans a connu une résurgence les 31 octobre et 1er novembre 2025 ayant occasionné de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels. Au regard de cette situation dommageable et de son incidence sur la cohésion et la paix sociale, l’Etat a décidé de l’expropriation dudit terrain litigieux en vue de la réalisation de travaux militaires.
Ce décret vise la libération du site litigieux par les éventuels titulaires de droits réels immobiliers ou les occupants en vue de la résolution définitive de ce conflit foncier pour la mise en œuvre du projet de travaux militaires.

Le terrain concerné est situé au côté ouest de la route nationale n°22 Ouagadougou-Kongoussi et couvre une superficie de 57,6 ha.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de travaux militaires sur ledit terrain situé dans la région des Koulsé.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte règlementation des documents de voyage du Burkina Faso.
Le Burkina Faso a entrepris de reformer et de moderniser son dispositif de délivrance des documents de voyage. Cette initiative répond à la nécessité d’assurer la conformité des passeports et titres de voyage aux normes communautaires et standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Ce décret vise à renforcer la sécurité des documents officiels de voyage en vue de prévenir les fraudes de documents d’identification.
L’adoption de ce décret permet d’harmoniser le système burkinabè de délivrance des documents de voyage avec les exigences techniques du e-Passeport AES, de renforcer la sécurité des titres délivrés et d’améliorer la reconnaissance internationale des documents de voyage du Burkina Faso.
Le second décret porte institution d’une Carte nationale d’identité dénommée Carte d’identité biométrique AES (CIB-AES).

L’institution de la Carte d’identité biométrique de la Confédération des Etats du Sahel (AES) répond à la nécessité de disposer d’un document d’identité fiable, sécurisé et conforme aux normes confédérales AES et aux standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Elle constitue le document national d’identité de référence. La durée de validité de la Carte d’identité biométrique AES est de dix (10) ans à compter de sa date de délivrance.
Les Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) déjà délivrées restent valables pour une durée transitoire de cinq (05) ans à compter de la date de mise en circulation de la Carte d’identité biométrique AES.
L’adoption de ce décret permet d’instituer la Carte d’identité biométrique AES.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord portant création de l’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), signé le 23 novembre 2012 à Prétoria, en Afrique du Sud.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques est une institution spécialisée créée par l’Union africaine. Elle a pour objectif d’aider les Etats membres à réduire le risque de pertes et de dommages causés par des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles qui affectent les populations africaines en fournissant des réponses ciblées aux désastres plus rapidement et de manière financièrement avantageuse, objective et transparente.

La ratification de l’Accord par le Burkina Faso permettra entre autres :
 la réduction de la dépendance à l’aide humanitaire extérieure, grâce à un mécanisme africain autonome ;
 la possibilité de souscription à une police d’assurance agricole, pastorale ou tout autre produit futur de l’Institution de l’ARC ;

 l’accès rapide à un financement d’urgence en cas de catastrophe, réduisant le temps de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de la réponse et les impacts négatifs associés ;
 le renforcement de la résilience nationale face aux aléas climatiques, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la sécurité alimentaire.
La Mutuelle panafricaine de gestion des risques permet de combler un vide juridique institutionnel et opérationnel en matière de gestion souveraine des risques climatiques sur le continent africain.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un rapport portant autorisation de recrutement par concours directs sans formation, d’ingénieurs informaticiens au titre de l’année 2025.
Le recrutement concerne 50 ingénieurs de conception et 50 ingénieurs des travaux informatiques. Il va permettre la constitution d’une unité d’élite et de veille stratégique spécialisée en analyse de données et en cybersécurité. L’ambition du Burkina Faso à terme est de garantir sa souveraineté dans le cyberespace.
Les candidats définitivement admis seront directement intégrés dans la Fonction publique et soumis à un renforcement des capacités en Intelligence artificielle et en cybersécurité sur une durée de 09 mois ainsi qu’à une formation militaire d’une durée de 03 mois.
Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement dudit personnel sur concours directs.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition-phase II (PRSS-ASN II)

Le PRSS-ASN II a pour objectif d’améliorer durablement la disponibilité, l’accessibilité et la qualité des soins de santé primaires et spécialisés sur l’ensemble du territoire. Sa mise en œuvre vise à renforcer considérablement la couverture et la performance du système de santé burkinabè. Elle permettra, entre autres :
 une extension de l’offre de soins à travers 20 centres médicaux communaux ;
 la construction et l’équipement de six (06) centres d’hémodialyse ;
 une présence médicale mobile et adaptable grâce à six (06) cliniques modernes de campagne ;
 une amélioration notable de la gestion des urgences par la mise en place de neuf (09) antennes régionales du SAMU ;
 un système transfusionnel renforcé couvrant sept (07) régions et garantissant la disponibilité et la sécurité de produits sanguins labile.

Le Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition-phase II sera exécuté sur une période de 05 ans (2026-2031) pour un coût estimé à 170 296 724 591 F CFA. Le financement sera assuré conjointement par le budget de l’Etat, un prêt de la Banque islamique de développement (BID) et un don du Life and Livelihoods Fund.
L’adoption de ce rapport permet d’entamer le processus de négociation et de mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du Projet.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la Rencontre nationale Gouvernement/Secteur Privé (RGSP) 2025 du Cadre de Concertation Public-Privé (CC-PP).
Placée sous le thème central « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagements patriotiques pour une économie durable », cette 22ᵉ édition se tiendra les 10 et 11 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso.
L’organisation de la RGSP 2025 fait suite à la tenue des deux premières instances du Cadre de Concertation, à savoir les Concertations régionales et les Concertations sectorielles Public-Privé. Elle vise à examiner les préoccupations restées sans réponses satisfaisantes lors des concertations sectorielles, tout en offrant au secteur privé l’occasion de soulever de nouvelles préoccupations et de formuler des recommandations.

II.2. Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre d’un « Programme de reconversion de diplômes du système universitaire ».
L’objectif général de ce programme est de favoriser l’insertion socio-professionnelle des diplômés du système universitaire à travers l’apprentissage de métiers. De façon concrète, il s’agit d’offrir une seconde chance aux diplômés en fin de cycle qui se trouvent dans une impasse quant à leur insertion professionnelle.
Sur le plan opérationnel, le programme, d’une durée de trois (3) mois, a démarré le 20 octobre 2025. Il est mis en œuvre à travers six (6) packs de métiers intégrés, comportant chacun plusieurs modules, dont un module commun consacré au civisme et au patriotisme.

Les différents packs de métiers sont les suivants :
 aviculteur polyvalent ;
 pisciculteur polyvalent ;
 maintenancier des terminaux TIC et sécurité électronique ;
 entrepreneur en communication digitale ;
 entrepreneur en arts culinaires ;
 référent digital.
Pour la phase pilote les principales villes universitaires concernées sont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Karim SANOU, Mle 119 352 H, Inspecteur des impôts, 2e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller Fiscal à La Poste Burkina Faso ;
 Monsieur Kassoum BIKIENGA, Mle 104 650 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la coopération Bilatérale.

B. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

 Monsieur Noufou PARE, Mle 54 605 L, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ministre Conseiller près la Mission permanente du Burkina Faso à New York ;
 Monsieur Antoine BADO, Mle 229 941 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin, République Populaire de Chine ;

 Monsieur Issaka BONKOUNGOU, Mle 118 857 X, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’ambassade du Burkina Faso à Dakar, République du Sénégal ;
 Madame Hagnamou Sidonie Denise BAGUE/BADOUN, Mle 105 150 S, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 4e échelon, est nommée Ambassadeur, Représentant permanent Adjoint à Abuja, République Fédérale du Nigeria ;

 Madame Botétessan Béatrice YE, Mle 238 422 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Premier Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Rome, Italie ;
 Monsieur Mathias DIALLA, Mle 212 221 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques.
Le Conseil a également procédé au renouvellement du mandat du Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de la Sécurité.

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Pascaline KOHOUN/DAKUYO, Mle 111 245 H, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Inspecteur général de police, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Conférence de Paris : la communauté internationale appelée à agir face à la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs

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La Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs s’est ouverte jeudi à Paris. Une rencontre de haut niveau qui vise à mobiliser des financements et des engagements concrets face à la détérioration de la situation humanitaire, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

À Paris, ce jeudi, on discute de la question de la RDC. Une rencontre internationale qui enregistre la participation de personnalités venues d’horizons diverses se déroule dans la capitale française, et qui passe pour une ne initiative visant à repositionner la France dans le dossier congolais.

Une réunion au sommet pour une région à bout de souffle

C’est au Centre de Conférence ministériel du Quai d’Orsay que s’est tenue, ce jeudi 30 octobre, la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, à l’initiative de la diplomatie française.
Placée sous la présidence du Président congolais, Félix Tshisekedi, la rencontre a réuni les représentants d’une vingtaine de pays – parmi lesquels les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Espagne, la Suède ou encore l’Italie – ainsi que plusieurs organisations régionales et internationales comme la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

L’objectif affiché : mobiliser des engagements financiers et politiques pour répondre à la crise humanitaire qui ravage la région depuis des décennies, avec un accent particulier sur l’est de la RDC, théâtre de violences persistantes entre l’armée congolaise et les groupes armés, dont le M23.

Des besoins humanitaires massifs, un financement insuffisant

Le constat dressé par les acteurs humanitaires est alarmant. Le Plan de réponse humanitaire 2025 pour la RDC, estimé à 2,54 milliards de dollars, demeure largement sous-financé (seulement 14 % des besoins selon le conseiller Afrique du Président français, Jérémy Robert). « L’indicateur de réussite de cette conférence, c’est la mobilisation financière. Nous devons passer de 14 % à un niveau beaucoup plus proche des 100 %, car derrière ces chiffres, ce sont des vies humaines en jeu », a-t-il déclaré en marge de la réunion.

Les ONG internationales présentes à Paris ont rappelé l’urgence de la situation : plus de 7,8 millions de déplacés internes, des infrastructures sanitaires détruites, une insécurité alimentaire galopante et un effondrement des services sociaux de base. Le contexte global aggrave la situation : le budget mondial de l’aide humanitaire des Nations unies pour 2025 connaît une baisse sans précédent, conséquence des coupes budgétaires décidées dans plusieurs capitales occidentales.

Tshisekedi dénonce le Rwanda et réclame un « accès humanitaire immédiat »

Dans son discours d’ouverture, Félix Tshisekedi n’a pas mâché ses mots. « La crise humanitaire en République démocratique du Congo est directement liée aux actions militaires du groupe armé AFC/M23, soutenu sur les plans logistique, financier et opérationnel par le Rwanda », a affirmé le Président congolais, dénonçant une « violation flagrante de la souveraineté nationale ».

Il a réclamé un accès humanitaire immédiat et sécurisé pour les populations piégées dans les zones de combat. « Nous avons besoin de voies sûres pour acheminer soins, nourriture et abris aux civils. C’est une urgence morale et humanitaire », a-t-il martelé devant les délégations présentes.

La France plaide pour une « triple approche » : urgence, transparence et paix

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a reconnu l’ampleur des défis et plaidé pour une approche coordonnée. « Crise des déplacés, crise alimentaire, crise de sécurité, crise sanitaire… Depuis le début de l’année, 13 humanitaires ont perdu la vie. Nous devons financer davantage, protéger mieux et agir plus vite », a-t-il déclaré.

Selon lui, la conférence poursuit trois objectifs majeurs : combler le déficit de financement des plans humanitaires ; garantir la transparence dans l’usage des fonds et la sécurité des acteurs humanitaires ; soutenir les processus politiques de paix, notamment ceux conduits par Washington et Doha entre la RDC, le Rwanda et les groupes rebelles. « La réponse humanitaire ne suffit pas, a ajouté le ministre. La paix durable ne viendra que par le dialogue et le respect des engagements ».

L’Afrique dénonce un « échec collectif »

Le ton a été tout aussi grave du côté africain. Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a appelé à un sursaut éthique et collectif. « La crise dans l’est de la RDC est une tragédie qui met à l’épreuve notre conscience collective. C’est un échec de la communauté internationale à garantir la paix et la dignité humaine », a-t-il déclaré, dénonçant « l’indifférence » et « l’inaction ». Pour lui, « l’action humanitaire n’est pas un acte de charité mais un devoir de solidarité ».

Si la conférence de Paris affiche une volonté unanime d’agir, les enjeux géopolitiques restent complexes. Les divergences entre Kigali et Kinshasa demeurent profondes, et les promesses de financement devront être suivies d’effets concrets.
Les observateurs soulignent que, sans règlement politique durable des causes du conflit, les efforts humanitaires resteront une réponse temporaire à une crise structurelle.

Un espoir mesuré

En réunissant chefs d’État, diplomates et acteurs humanitaires, la Conférence de Paris aura au moins permis de replacer la tragédie congolaise au cœur de l’agenda international.
Mais entre les engagements de façade et les réalités de terrain, un long chemin reste à parcourir pour traduire les promesses en résultats tangibles. Comme l’a résumé un diplomate africain présent à la conférence : « La paix dans les Grands Lacs ne se décrète pas à Paris. Elle se construit sur le terrain, avec du courage politique, de la justice et de la solidarité réelle ».

Source: www.afrik.com

Compte rendu du Conseil des ministres du 30 octobre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 30 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 37 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE }Le Conseil a examiné un projet de loi portant relecture de la loi n°55-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code général des collectivités territoriales au Burkina Faso.
Cette relecture vise à corriger les insuffisances constatées qui entravent le bon fonctionnement des collectivités territoriales et à prendre en compte les nouvelles orientations, notamment les actions du pilier 3 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD) à savoir « renforcer l’Etat et améliorer la gouvernance ».Les innovations majeures de ce projet de loi portent entre autres sur :
–  le renforcement du mécanisme de collaboration entre les collectivités territoriales et les services déconcentrés sous la coordination des chefs de circonscription administrative en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat ;
–  la révision des critères d’érection des communes désormais adossés au volume des ressources budgétaires ;
–  la classification des communes en trois (03) types : communes de moyen exercice, de plein exercice et à statut particulier ;–  l’établissement d’un contrat d’objectif entre l’Etat et le président du conseil de collectivité territoriale ;
–  la révision des compétences transférées aux collectivités territoriales ;
–  l’octroi d’une autonomie relative à l’arrondissement ;
–  la réduction du nombre de conseillers municipaux et régionaux ;
–  l’institution du statut de l’élu local de collectivité territoriale pour mieux encadrer la fonction de conseiller municipal et régional.Ce projet de loi permettra de renforcer le dispositif juridique pour une meilleure organisation et un fonctionnement efficient des collectivités territoriales au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCESLe Conseil a adopté un rapport relatif à des opérations immobilières.
Les opérations immobilières concernent l’acquisition par l’Etat, de trois (03) immeubles dont un de type R+6 et deux (02) complexes immobiliers sis à
Ouagadougou pour des besoins administratifs ainsi que la location d’un (01) bâtiment dans la région des Tannounyan au profit du ministère de
l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.
Ces opérations visent à renforcer les capacités immobilières propres de l’Etat, à réduire les charges locatives et à améliorer les conditions de travail des agents publics.
L’adoption de ce rapport permet l’exécution desdites opérations immobilières au profit de l’Administration publique.I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUESLe Conseil a adopté un décret relatif à un contrat plan entre l’Etat et La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF).
Au regard de l’engagement du Burkina Faso dans l’accélération de la dématérialisation des procédures et services publics, le Gouvernement a décidé d’exploiter le potentiel du réseau de LA POSTE BF et d’en faire un instrument majeur de l’inclusion financière et numérique. Pour ce faire, les nouvelles agences postales et celles existantes seront transformées en Maisons des citoyens dénommées « Zama Tchè » en langue nationale San.
En plus des services postaux et financiers de base, les Zama Tchè intègreront les guichets de la Banque postale pour offrir plusieurs autres services aux populations. Elles disposeront également d’espaces d’assistance aux usagers pour leur accès aux services dématérialisés de l’administration.Dans le cadre du contrat plan 2026-2030, l’Etat et LA POSTE BF s’engagent à co-financer la construction et l’équipement de vingt (20) Zama Tchè d’un montant de cinq milliards cinq cent quarante-sept millions cinq cent sept mille (5 547 507 000) F CFA à raison de 50% pour chaque partie.
L’adoption de ce décret permet la conclusion du contrat plan entre l’Etat et LA POSTE BF en vue d’accélérer le développement des services postaux sur l’ensemble du territoire national.  II. COMMUNICATIONS ORALESII.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil le bilan de la gestion du Fonds de soutien patriotique (FSP) au troisième trimestre de l’année 2025.
Au titre du troisième trimestre 2025, le montant des ressources mobilisées au 30 septembre est de quarante milliards huit cent trente millions sept cent quatre-vingt-quinze mille deux cent cinquante-trois (40 830 795 253) F CFA. Ce qui traduit une progression nette de 40,12% par rapport à la situation des encaissements au 30 juin 2025. Cette performance demeure essentiellement portée par les prélèvements, qui représentent 42,75% des recouvrements au cours de cette période.Du 1er janvier au 30 septembre 2025, le montant des encaissements toutes sources confondues s’élève à cent quarante-deux milliards six cent trois millions cinq cent vingt-neuf mille quatre cent dix-huit (142 603 529 418) F CFA représentant 95,07 % des objectifs annuels de recouvrements fixés à cent cinquante milliards (150 000 000 000) F CFA.En ce qui concerne les dépenses, au 30 septembre 2025, le montant cumulé s’élève à cent quatre-vingt-dix-neuf milliards cent vingt-quatre millions sept cent quatre mille six cent quatre-vingt-quinze (199 124 704 695) F CFA. Rapporté aux prévisions de dépenses pour la période de janvier à septembre 2025, estimées à deux cent deux milliards quarante-quatre millions cinq cent dix-neuf mille six cent trente-deux (202 044 519 632) F CFA, il se dégage un taux d’engagement de 98,55%.
Les dépenses se répartissent entre les charges de fonctionnement et d’investissement.II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 69e session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), tenue du 15 au 19 septembre 2025 à Vienne en Autriche.Au cours de cette session, la délégation burkinabè a rappelé aux participants le rôle joué par le Burkina Faso au sein du Conseil des Gouverneurs durant la période 2023-2025 pour la promotion de l’utilisation de l’atome pour la paix et le développement. Notre pays a en outre, exprimé sa volonté de développer une approche sûre et durable dans la mise en œuvre de son programme électronucléaire.
La participation du Burkina Faso à la 69e session ordinaire de la Conférence générale de l’AIEA a permis de réaffirmer son attachement à la vision fondamentale de l’Agence.II.3. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au séminaire sur les procédures relatives aux produits exportés vers la Chine notamment l’inspection et la quarantaine, tenu du 11 au 24 septembre 2025 à Changzhou, en République populaire de Chine.Ce séminaire avait pour objectifs de renforcer les capacités techniques des participants en matière d’inspection et de quarantaine des marchandises tout en partageant avec eux l’expérience de la République populaire de Chine en la matière. Il a également permis de donner aux participants un aperçu sur l’inspection et la supervision des biens de consommation importés et exportés en Chine et de les initier aux nouvelles technologies et équipements d’inspection et de quarantaine des produits agricoles et alimentaires.Au cours du séminaire, les participants burkinabè ont été formés sur la sécurité sanitaire des aliments afin d’offrir à la population des produits sains et de qualité ainsi que la nécessité de mise en place d’infrastructures adéquates pour la supervision et le contrôle des produits importés.III. NOMINATIONSIII.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO– Monsieur Hamidou SAWADOGO, Mle 119 739 F, Maître de conférences agrégé en économie, catégorie P2, grade initial, 3e échelon, est nommé Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina (BNGP-B).B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES–  Monsieur Wessemou Aimé ADOUABOU, Mle 216 186 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Conseiller fiscal au Centre de contrôle de véhicules automobiles (CCVA) ;
–  Monsieur Aboubacar SAWADOGO, Mle 119 330 X, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Secrétaire exécutif national de la Politique nationale de développement ;
–  Monsieur Hamma BANCE, Mle 56 728 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre1 (DME C1) ;– Madame Geneviève ZOUNGRANA/DAMIBA, Mle 43 144 P,
Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Chef du Département des audits de l’Inspection technique des impôts ;
– Monsieur Innocent KAMBOU, Mle 55 703 W, Contrôleur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Yagha.C. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR– Monsieur Palingwendé Roger KONOMBO, Mle 105 149 E, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Cotonou, République du Benin.D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS–  Monsieur Bassirou NIGNAN, Mle 130 293 U, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
–  Monsieur Romuald Marcel Narélwendé YAMEOGO, Mle 130 390 A, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
–  Monsieur Ousmane BIRBA, Mle 130 301 K, Magistrat, grade exceptionnel, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
–  Monsieur Wende Waoga Hadé Jonas SEGUEDA, Mle 45 062 Y,
Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de la Commission nationale des Droits humains (CNDH).E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE–  Monsieur Bamorifin DJANE, Mle 111 329 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) ;
–  Monsieur Zakaria SAWADOGO, Mle 97 485 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommé
Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire de Pala.III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATIONLe Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
–  de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF), au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;
–  de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN), au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

A. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUESLe Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après,
Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.Au titre de la Primature :
–  Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers.
Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
–  Monsieur Adama OUATTARA, Mle 247 522 D, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Edgard Sié SOU ;
–  Madame Béninwendé Léa Monique OUEDRAOGO, Mle 326 917 L,
Attaché en études et analyses, en remplacement de Monsieur Lassina NIAMBA.B. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANATLe Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Tobignaré
Jacques GOUBA, Mle 200 455 P, Conseiller des affaires étrangères,
Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Inès BAKIO.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Cameroun : la victoire annoncée de Paul Biya met le pays sous tension

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À 92 ans, le président sortant s’apprête à prolonger son règne. Dans les grandes villes, les partisans de son principal opposant, Issa Tchiroma, contestent des résultats jugés « truqués ».

elon la Commission nationale de recensement, Paul Biya aurait remporté la présidentielle du 12 octobre avec 53,66 % des voix. L’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est déclaré vainqueur dès le lendemain du scrutin, conteste des résultats qu’il juge « truqués ». Tandis que le Conseil constitutionnel s’apprête à les valider, les manifestations se multiplient à Yaoundé, Douala et Garoua, rapporte la presse camerounaise.

À 24 heures de la proclamation officielle, la tension est montée d’un cran. Durant la journée de mardi, les rues de plusieurs grandes villes se sont embrasées sous la colère des partisans d’Issa Tchiroma Bakary, candidat d’opposition et ancien ministre de la Communication.

Garoua en feu, Yaoundé sous surveillance

À Garoua, son fief du Nord, « les échauffourées ont duré tout l’après-midi », rapporte RFI. Des centaines de jeunes ont envahi les artères principales, affrontant les forces de l’ordre à coups de pierre et de barricade improvisée. Des tirs de sommation ont retenti et une jeune enseignante a été mortellement blessée, selon des sources policières citées par Cameroon Info.

À Yaoundé, le quartier de Tsinga a connu des scènes similaires : jets de gaz lacrymogène, dispersions violentes, arrestations. La manifestation, vite contenue, aura duré moins d’une heure. À Douala, dans le quartier populaire de New-Bell, la tension a monté d’un cran. Des motos-taxis ont été saisies, la circulation a été interdite. Une mesure d’urgence, étendue à d’autres villes du pays.

Les préfets des régions concernées « ont pris des arrêtés pour rétablir l’ordre public », écrit Cameroon Tribune, qui décrit un climat d’« attente fébrile » avant la validation des résultats.

Arrestations, menaces et crispation sécuritaire

À 92 ans, Paul Biya aborde un huitième mandat, soutenu par un appareil d’État resté fidèle et structuré. La disqualification de Maurice Kamto, principal opposant, a ouvert un espace qu’Issa Tchiroma tente d’occuper. « Un pays ne peut exister au service d’un seul homme », a-t-il lancé, selon The Guardian, en s’autoproclamant vainqueur dès le lendemain du scrutin.

Mais la contestation peine à se structurer. « La vérité des urnes sera dite », écrit Le Jour, qui souligne la fragilité d’un mouvement d’opposition « sans ancrage national fort mais porté par une colère réelle ». Les observateurs notent que les divisions internes et le manque de coordination entre les différents partis fragilisent la contestation face à un pouvoir maîtrisant encore tous les leviers institutionnels.

Dans un communiqué, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé « plusieurs interpellations » et la transmission d’une vingtaine de dossiers à la justice militaire pour « insurrection et incitation à la révolte ».

À Douala, une antenne de l’office électoral a été attaquée, rapporte StopBlaBlaCam. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité d’éviter « toute déstabilisation ». Les ONG locales, elles, dénoncent un « usage disproportionné de la force » et un verrouillage de l’espace public.

Depuis le début de la semaine, la police et la gendarmerie multiplient les patrouilles, les points de contrôle et les arrestations préventives. Des coupures de connexion Internet ont été signalées dans plusieurs quartiers de la capitale.

Une jeunesse en quête de changement

Sur les réseaux sociaux, les vidéos de barricades, de motos incendiées et de rassemblements nocturnes se multiplient. « Nous voulons le changement, pas la peur », confie à Africanews un jeune manifestant de Garoua, le visage couvert par un foulard.

La jeunesse camerounaise, qui représente plus de 60 % de la population, se retrouve en première ligne. Entre chômage élevé, corruption endémique et absence de perspectives, beaucoup voient dans cette élection « la dernière chance d’un basculement pacifique ».

Pour The East African, « la lassitude générationnelle s’exprime désormais dans la rue, pas dans les urnes ». Les mobilisations spontanées rappellent celles de 2008 ou de 2018, quand la hausse des prix et les soupçons de fraudes avaient déjà provoqué des émeutes meurtrières.

Entre contentieux et résignation

« C’est terminé », titrait Cameroon Tribune le 21 octobre. Le lendemain, le quotidien nuançait : « Place désormais au contentieux. » En attendant la proclamation définitive du 23 octobre, le Cameroun retient son souffle.

Pour Mutations, journal indépendant de Yaoundé, « la rue gronde, mais le système reste imperturbable, fort de ses réseaux, de ses préfets et de son armée ». Le pouvoir, sûr de lui, poursuit sa route, fort d’une légitimité institutionnelle que conteste la moitié du pays.

La rue, elle, continue de battre au rythme des slogans : « Biya doit partir », « On veut voter pour de vrai ». Mais, au-delà de la colère, c’est une résignation qui s’installe. « Beaucoup savent que rien ne changera tant que le système tiendra », analyse un enseignant de Douala cité par Mediacongo.

À l’approche de la validation finale des résultats, le Cameroun semble rejouer un scénario bien connu : celui d’une victoire sans surprise, d’une opposition muselée et d’une jeunesse qui, faute de croire au vote, reprend la rue.

Source: www.lepoint.fr

36e Tour du Faso/5e étape : Paul Daumont premier à Dano

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Le Burkinabè Paul Daumont a remporté la 5e étape du 36e Tour du Faso le mardi 28 octobre 2025 à Dano. Il conserve ainsi le maillot jaune conquis depuis la 3e étape.

L’histoire retiendra que la première arrivée d’étape du Tour du Faso dans la ville de Dano a consacré la victoire de Paul Daumont. Le Burkinabè a fait preuve d’une solidarité de nerfs remarquable pour s’imposer dans un sprint final groupé devant le Marocain Achraf Ed-Doghmy et le Belge Lance De Cabooter. Il a bouclé les 111,700 km entre Gaoua et Dano en 2h36’49 » soit une vitesse moyenne de 42,737 km/h.  Daumont conserve le maillot le maillot jaune conquis depuis la 2e étape et garde aussi à l’issue de cette étape le maillot vert, 2e tunique la plus convoitéebde la compétition.

Partis de Gaoua, les 63 coureurs du jour ont été lancés à 8h26 pour une étape  qui a comporte deux sprint intermédiairs. Le  Peloton est resté très calme jusqu’à l’approche du premier point chaud  à Bouroum-Bouroum au kilomètre 23,220. Là, les choses sont allées à 42,367 km/h et c’est le porteur du maillot jaune Paul Daumont qui le premier, franchit la ligne. Dans ses roues, le Marocain Driss El Alouanin 2e au classement général et la Ghanéen Emanuel Cesi.

Le peloton s’est par la suite regroupé en direction de Diébougou où est jugé le second et dernier sprint intermédiaire après 74,140km parcours. C’est également à  vive allure que le Malien Djandouba Diallo devance à ce point les Burkinabè Rachid Bouda (2e) et Moucaïla Rawendé (3e). Pour les  20 derniers km, le peloton est resté groupé et ce, jusqu’à l’arrivée. Ce qui n’a pas manqué de provoquer une chute sur les derniers km à l’arrière du peloton au moment d’engager le sprint final.

Source: www.sidwaya.info