Accélérer le processus d’inscription de sites africains au patrimoine mondial de l’Unesco : c’est l’objectif affiché par cette institution, qui coorganise jusqu’à ce vendredi 9 mai, avec le Kenya, une importante conférence où tous les États du continent sont représentés. La protection des sites remarquables d’Afrique, berceau de l’humanité, est une urgence, car le continent est à la traîne : moins de 12% des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco sont africains. Lazare Eloundou, directeur du patrimoine mondial de l’Unesco, est l’invité de Guillaume Thibault.
Rencontre avec la communauté de l’AES à l’occasion du séjour officiel du Président du Faso à Moscou
Le Capitaine TRAORÉ aux étudiants africains : « apprenez la pratique pour que ça serve à nos pays ! »
(Moscou, 10 mai 2025, GMT+3). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a échangé, ce samedi dans la matinée, à l’université de technologie chimique Dmitry-MENDELEEV de Moscou, avec la communauté de la Confédération des États du Sahel (AES) et les étudiants africains des universités de Russie.
Dès ses premiers mots, le Capitaine TRAORÉ campe le décor : « Nous ne sommes pas là pour demander des soutiens financiers ou des quotas de bourses pour des études à l’étranger. Notre vision est que nos partenaires nous envoient des instructeurs, des spécialistes pour dupliquer les meilleures universités comme celle-ci dans nos pays et former plus grand nombre ». La salle exulte.
C’est face une communauté et des étudiants enthousiastes et satisfaits de le rencontrer que, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a tenu un discours très inspirant. Le Chef de l’État, professeur d’une matinée, a livré à ses vis-à-vis un cours de chimie et au-delà, un argumentaire sur le rôle que pourrait avoir la chimie dans la géopolitique actuelle du Sahel marquée par la guerre ; une guerre générée par l’impérialisme qu’il faut, à tout prix, vaincre avec l’apport de tous dont celui de cette diaspora.
La chimie peut servir à nos pays pour avoir une avance dans la guerre qu’ils mènent contre le terrorisme. Par la pratique de la chimie, nos États peuvent mettre en place des mécanismes pour la fabrication des outils essentiels dans la guerre. « Vous avez la chance d’être ici, à l’origine de la science et de la technologie (…) Profitez donc apprendre la pratique pour que ça serve à nos pays », insiste le Présidence du Faso, s’adressant aux étudiants.
Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ rassure à ces étudiants venus de la Confédération des États du Sahel pour des études en Russie : « nous avons besoin de vous pour développer nos pays », et cela par la mise en pratique des connaissances assimilées par ceux-ci au cours de leur formation dans les filières technologiques.
Pour ce faire, « nous allons continuer d’intensifier la coopération avec la Russie » particulièrement dans le domaine de l’éducation, soutient le Président du Faso qui compte sur l’engagement de toute la communauté.
Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les étudiants de s’appliquer sérieusement dans leur formation, de mettre en pratique leur savoir au bénéfice du développement de leur pays et de transmettre leurs connaissances aux générations futures.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
PARTICIPATION DU BURKINA FASO À LA CÉLÉBRATION DES 80 ANS DE LA VICTOIRE DE LA RUSSIE SUR LE NAZISME, VOICI CE QU’EN PENSE SON EXCELLENCE LE CAPITAINE IBRAHIM TRAORÉ, PRÉSIDENT DU FASO, CHEF DE L’ÉTAT:
» En prenant part, ce 09 mai 2025, à la grande parade et au cérémonial de dépôt de gerbe de fleurs, marquant le 80e anniversaire de la victoire de la Russie sur le nazisme, je rends hommage à l’armée soviétique et aux troupes alliées.
Ce triomphe historique me conforte dans l’engagement sans réserve de mon pays et des Etats de la Confédération AES à gagner à tout prix la guerre contre le terrorisme et l’impérialisme. La sécurité de nos Etats et le bien-être de nos populations motivent et guident notre action au quotidien.
Je salue le partenariat, mutuellement bénéfique, entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie ».
Un nouveau Pape pour l’Église catholique : Mgr Robert Francis Prevost, élu lors du conclave de 2025
La fumée blanche s’est élevée au-dessus de la Chapelle Sixtine ce 8 mai 2025 vers 18h, marquant la fin du conclave et l’élection du nouveau souverain pontife de l’Église catholique. Le cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, jusqu’à présent Préfet du Dicastère pour les évêques, originaire des États-Unis, a été élu Pape sous le nom de Léon XIV par les 133 cardinaux électeurs réunis depuis le 7 mai 2025. Il a été élu au quatrième tour de scrutin, à l’issue du deuxième jour de conclave.
Le nouveau souverain pontife a choisi le nom de Léon XIV en acceptant de devenir le 267e successeur de l’apôtre saint Pierre. Il devient le premier pape nord-américain. Il succède au pape François qui est décédé le 21 avril 2025, après douze ans de pontificat.
Mgr Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux, a demandé au nouveau pape s’il acceptait la charge et quel nom il souhaitait porter. Mgr Dominique Mamberti, en tant que cardinal protodiacre, a été chargé d’annoncer au monde l’élection du nouveau pape depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, et a prononcé la célèbre formule « Habemus papam ».
Qui est le cardinal Prevost, élu lors du conclave 2025 ?
Né à Chicago en 1955, le cardinal Robert Prevost était jusqu’à présent Préfet du Dicastère pour les évêques, connu pour son engagement missionnaire, son attachement à la proximité avec le peuple et son action en faveur des plus démunis et des migrants. Religieux augustin, il a passé près de vingt ans comme missionnaire au Pérou, où il a exercé des responsabilités pastorales importantes, notamment comme évêque de Chiclayo. Il a également été prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, puis préfet du Dicastère pour les évêques à Rome, un poste clé dans la nomination des évêques du monde entier. Il a été nommé cardinal par le pape François, en septembre 2023.
Sa devise épiscopale : dans Celui qui est Un, être unis
Choix du nom de règne
Le choix de « Léon XIV » fait référence à Léon XIII, connu pour son engagement social, indiquant une volonté de continuité sur ces thèmes.
messe pro ecclesia
Léon XIV a déjà célébré sa première messe privée ce vendredi 9 mai 2025 dans la chapelle Sixtine, en présence des cardinaux. Lors de cette messe, il a prononcé une homélie dans laquelle il a déploré le recul de la foi au profit de « certitudes comme la technologie, l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir », soulignant l’urgence de sa mission pastorale.

la messe d’inauguration du 18 mai 2025
Le Vatican a annoncé que la messe d’inauguration du pontificat de Léon XIV, sur la place Saint-Pierre, aura lieu le 18 mai. En 2013, la messe d’inauguration du pape François avait attiré plus de 150 000 fidèles et rassemblé de nombreux chefs d’État. Devant des milliers de fidèles, de dignitaires religieux et de chefs d’État venus du monde entier, la célébration, riche en traditions et en symboles, soulignera l’unité de l’Église catholique et les attentes placées en ce nouveau pape.
les temps forts de la messe d’inauguration
La messe d’inauguration comprend plusieurs temps forts : la remise du pallium, symbole du fardeau du Christ et de la mission pastorale du pape, ainsi que la remise de l’anneau du pêcheur, représentant l’autorité de Saint Pierre. Les cardinaux présents manifesteront ensuite leur obédience au nouveau pontife, signe de leur fidélité et de l’unité de l’Église autour de lui.

Biographie du pape Léon XIV
Le cardinal américain Mgr Robert Francis Prevost, OSA, a été élu Pape le 8 mai 2025 sous le nom de Léon XIV. Né à Chicago en 1955, il s’est illustré par un parcours international entre missions au Pérou,[…]
Messages et hommages des évêques français pour l’éléction du pape Léon XIV
Élection du nouveau Pape : la Conférence des évêques de France rend grâce pour l’élection du pape Léon XIV
Avec tous les catholiques du monde, les catholiques de France reçoivent Léon XIV avec gratitude. Il est désormais le pasteur que Dieu donne à son Église.
Source: https://eglise.catholique.fr
A PARIS, MEETING DE SOUTIEN AU CAPITAINE IBRAHIM TRAORE A LA PLACE DE LA REPUBLIQUE DANS LE CADRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOUTIEN AU CHEF DE L’ETAT BURKINABE
(Paris – 30 avril 2025) Faisant écho aux meetings de soutien au Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré qui se sont déroulés dans de nombreuses villes au Burkina Faso et un peu dans le monde, ce mercredi 30 avril 2025, des burkinabè, des ressortissants des pays de l’AES, des panafricanistes et des sympathisants de la souveraineté de l’Afrique se sont retrouvés Place de la République à Paris pour exprimer leur soutien et leur solidarité au du Chef de l’Etat burkinabè.
D’une seule voix, les participants clamé leur foi en la vision d’émancipation de souveraineté et de développement du Capitaine Ibrahim Traoré.
Tour d’horizon du meeting en images.
Apollinaire Baghnyan
Service Relations Publiques/Presse
Ambassade du Burkina Faso à Paris



Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 02 mai 2025
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 02 mai 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 07 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
𝐈.𝟏. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐄𝐒𝐈𝐃𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐃𝐔 𝐅𝐀𝐒𝐎
Le Conseil a adopté un décret portant 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐦𝐦𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 é𝐥è𝐯𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧𝐬 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬.
L’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) prévoit dans le cadre de sa composante 7 « 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐢𝐩𝐥𝐢𝐧𝐞 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐭é 𝐝𝐞𝐬 é𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 », une immersion patriotique obligatoire pour les élèves admis aux examens scolaires.
Ce décret vise à instituer une immersion patriotique obligatoire au profit des élèves admis au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et au Baccalauréat. Cette immersion se déroulera dans des centres de formation spécifiques et permettra d’inculquer aux bénéficiaires, en plus des connaissances scientifiques et techniques, des valeurs civiques, disciplinaires, patriotiques et des réflexes d’autodéfense à travers des formations théorique, physique et sportive.
𝐋𝐚 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞 𝐩𝐢𝐥𝐨𝐭𝐞 𝐝é𝐛𝐮𝐭𝐞𝐫𝐚 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 é𝐥è𝐯𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐬 𝐚𝐮 𝐁𝐚𝐜𝐜𝐚𝐥𝐚𝐮𝐫é𝐚𝐭, 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟓.
Cette action s’inscrit dans la dynamique de la construction de la citoyenneté, de la refondation de la société burkinabè et du développement ou consolidation de la fibre patriotique.
L’adoption de ce décret consacre l’institution d’une immersion patriotique obligatoire pour les élèves admis aux examens scolaires au Burkina Faso, en vue de construire des modèles de citoyens et de patriotes qui impacteront positivement la vie de la Nation.
𝐈.𝟐. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028.
Le DPBEP a pour objectif de renforcer la discipline macro-budgétaire en définissant une trajectoire des finances publiques en lien avec les indicateurs macroéconomiques et financiers.
Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2026-2028 a été conçu dans la perspective de l’élaboration du projet de Loi de finances initiale, exercice 2026, en s’appuyant sur trois scénarii : le scénario optimiste, le scénario pessimiste et le scénario de base.
Le scénario de base a été bâti sous l’hypothèse du maintien d’une bonne dynamique de la reconquête du territoire et d’une campagne agricole favorable. Ainsi, l’activité économique connaîtrait une croissance projetée à 7,2% en 2026, à 6,1% en 2027 et à 5,7% en 2028.
Les recettes budgétaires totales projetées sont de 3 431,5 milliards F CFA en 2026, de 3 732,5 milliards F CFA en 2027 et de 4 090,5 milliards F CFA en 2028, soit un accroissement de 9,2%.
Les dépenses budgétaires totales se chiffreraient à 3 918,3 milliards F CFA en 2026, à 4 262,8 milliards F CFA en 2027 et à 4 666,7 milliards F CFA en 2028, soit un taux annuel moyen de progression de 9,1%.
Quant à l’épargne budgétaire, elle serait de 673,7 milliards F CFA en 2026, correspondant à une amélioration de 114,6 milliards F CFA par rapport à 2025. En 2027 et 2028, elle ressortirait respectivement à 857,1 milliards F CFA et à 1 123,8 milliards F CFA.
Enfin, le déficit budgétaire ressortirait à 486,8 milliards F CFA en 2026, à 530,3 milliards F CFA en 2027 et à 576,2 milliards F CFA en 2028. Rapporté au Produit intérieur brut, le déficit représenterait 3,0% sur toute la période.
L’élaboration du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2026-2028 contribue à une meilleure allocation des ressources mobilisables en cohérence avec les orientations stratégiques des politiques publiques et des priorités du Gouvernement. Son élaboration tient compte du contexte national, international ainsi que des engagements internationaux du Burkina Faso.
𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢è𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de décret portant autorisation de prise de participation de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) dans le capital social de la Société pharmaceutique PROPHARM SA.
Pour répondre efficacement à la demande en médicaments, l’Etat burkinabè a décidé d’acquérir la Société pharmaceutique PROPHARM SA par le biais de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.
Ce décret autorise la CDI-BF à acquérir la totalité des parts de l’actionnaire majoritaire pour un montant de 140 millions F CFA représentant 70% du capital social.
Cette acquisition vise à renforcer l’offre locale en produits pharmaceutiques et à réduire la dépendance du pays aux importations. Elle permet également d’optimiser la production de PROPHARM, d’améliorer la distribution des médicaments essentiels et de garantir un meilleur accès des populations aux soins de santé.
L’adoption de ce décret permet la prise de participation de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso dans le capital social de la Société pharmaceutique PROPHARM SA.
𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢è𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de décret portant nomination d’un Membre indépendant du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF).
L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Ragnagnewendé Stanislas Davy OUEDRAOGO, Economiste, Membre indépendant au Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, pour un premier mandat de trois (03) ans.
𝐈.𝟑. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄, 𝐃𝐔 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐀𝐈𝐋 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐓𝐄𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄
Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du dispositif de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance.
Ce décret est une relecture du décret n°2017-0836/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 19 septembre 2017 portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du dispositif de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance.
Cette relecture vise à améliorer le dispositif de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance notamment la correction des insuffisances relatives au suivi de la mise en œuvre des activités au sein des départements ministériels et des institutions.
Les principales innovations de ce décret sont :
– la suppression du Comité de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance ;
– la création des Comités de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (CMABG) des ministères et institutions ;
– la prise en compte des Directeurs régionaux de la Fonction publique, des Directeurs généraux des études et des statistiques sectorielles et des Directeurs du développement institutionnel et de l’innovation des ministères à titre de membres observateurs du Conseil national de la Modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG) ;
– la tenue d’une session ordinaire unique du CN-MABG au plus tard à la fin du deuxième trimestre de chaque année.
L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de se doter d’un meilleur dispositif de mise en œuvre et de suivi-évaluation des stratégies de modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance.
𝐈𝐈. 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐀𝐋𝐄
II. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le bilan de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), tenue du 22 février au 1er mars 2025.
Cette édition a connu une forte participation des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, des universitaires, des professionnels des médias, des Hommes de culture et un fort engouement populaire.
A cette 29e édition, plus de 625 séances de projection ont été réalisées en huit (08) jours dans les 12 salles retenues et 36 autres séances de projection ont eu lieu en plein air sur plusieurs sites à Ouagadougou et à Yako dans le cadre du « FESPACO hors les murs ». D’autres activités ont également été organisées à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.
Au titre du palmarès officiel et des prix spéciaux, un montant de 178 000 000 F CFA a été réparti aux lauréats.
Après 28 ans, le Burkina Faso a remporté le Grand prix, l’Etalon d’or de Yennenga 2025 dans la catégorie fiction long métrage avec le film « KATANGA, la danse des scorpions » du réalisateur Dani KOUYATE. Le Grand prix du Président du Faso du meilleur film burkinabè a été remporté par le film « YIKIAN (Quittez) » de Alidou BADINI.
Le FESPACO 2025 a connu également la participation des professionnels du cinéma et des cinéphiles de 53 pays du monde et a permis de faire de Ouagadougou en l’espace d’une semaine, une place forte de la culture et des identités panafricaines.
Le Conseil félicite les organisateurs pour leur engagement qui a fortement contribué à la réussite de cette biennale du cinéma africain.
𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐈𝐕𝐈𝐃𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒
𝐀. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐃𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐓𝐄𝐑𝐑𝐈𝐓𝐎𝐑𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄
– Monsieur Martin BAKO, Mle 118 960 F, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Haut-commissaire de la province des Balé ;
– Monsieur Moussa TRAORE, Mle 200 380 N, Secrétaire administratif, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Préfet du département de Sanaba, province des Banwa ;
– Monsieur Amédée PARE, Mle 75 585 S, Administrateur civil, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Préfet du département de Koudougou, province du Boulkiemdé.
𝐁. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒
– Monsieur Mamadou OUEDRAOGO, Mle 210 801 S, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB).
𝐂. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐀𝐑𝐓𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐈𝐒𝐌𝐄
– Monsieur Eric Albert Wend-Pouiré SAWADOGO, Mle 247 649 U, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel ;
– Monsieur Tiraogo YIOUGO, Mle 59 841 Z, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des affaires financières de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel ;
– Monsieur Babou Eugène IDO, Mle 238 398 F, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme des Banwa ;
– Monsieur Ernest DAO, Mle 345 072 T, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme de la Kompienga ;
– Monsieur Sanou DEMBELE, Mle 282 364 U, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme de la Kossi ;
– Monsieur Ahmed OUEDRAOGO, Mle 238 610 X, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme du Sanmatenga ;
– Monsieur Idrissa Oumarou DICKO, Mle 86 416 F, Professeur certifié des écoles, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur provincial de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme du Soum.
𝐃. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐍𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐎𝐋𝐈𝐃𝐀𝐑𝐈𝐓𝐄 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄
– Madame Hortence Evelyne YELEMOU, Mle 92 947 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice de la Communication et des relations presse.
𝐄. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐒𝐄𝐈𝐆𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐒𝐔𝐏𝐄𝐑𝐈𝐄𝐔𝐑, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐑𝐄𝐂𝐇𝐄𝐑𝐂𝐇𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐈𝐍𝐍𝐎𝐕𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍
– Monsieur Oumarou ZALLE, Mle 257 190 V, Enseignant-chercheur, catégorie P, 1er échelon, est nommé Président de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) ;
– Monsieur Boukary NEBIE, Mle 286 831 S, Enseignant-chercheur, catégorie P, classe initiale, 3e échelon, est nommé Directeur de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle (DIOSP).
Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon
Soudan : l’impasse diplomatique perdure malgré la conférence de Londres
ANALYSE. Ce rendez-vous diplomatique n’est pas parvenu à trouver de solution dans cette guerre qui s’enlise depuis deux ans.
ucun pourparler direct n’a eu lieu entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR) depuis la suspension du processus de Djeddah le 3 décembre 2023. Cette tentative de médiation, chapeautée par les États-Unis et l’Arabie saoudite, continue à être qualifiée du meilleur format essayé jusqu’à présent, bien que le manque d’acteurs civils et humanitaires soit regretté. Depuis, les diverses initiatives pour ramener la paix ont échoué les unes après les autres.
Dans ce contexte, la conférence ministérielle de Londres, coorganisée par le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Union européenne et l’Union africaine le 15 avril, date du deuxième anniversaire de la guerre entre les paramilitaires et l’armée, a affiché des objectifs sans ambition sur la situation humanitaire, la protection des civils, le processus politique ou encore la formation d’un groupe de contact pour assurer le lien entre les différentes initiatives de paix. Mais le principal soutien des FSR, les Émirats arabes unis, et celui des FAS, l’Égypte, n’ont réussi ni à s’entendre, empêchant la création de ce groupe, ni à aboutir à un communiqué final commun. Seuls les organisateurs ont paraphé la déclaration.
Le communiqué final fait l’impasse sur les attaques en cours
« Ce document n’apporte rien de nouveau et fait l’impasse sur les éléments nécessaires, à commencer par le camp de déplacés Zamzam qui était en train d’être réduit en cendres au moment de ce rendez-vous. Ni le siège sur El-Fasher, la capitale du Nord-Darfour, ni les livraisons d’armes n’ont été mentionnés », déplore Nathaniel Raymond, directeur exécutif du Humanitarian Research Lab de la Yale School of Public Health.
« Les participants ont évoqué une approche sur le long terme pour revenir à la stabilité alors que des personnes meurent sur les routes en tentant d’échapper aux attaques des FSR. C’est comme si on avait parlé de développement économique dans le futur en plein cœur du génocide rwandais », poursuit le chercheur. La prise du camp de Zamzam par les hommes du général Mohamed Hamdan Dagalo surnommé « Hemeti » le 13 avril a déplacé au moins 400 000 individus. Beaucoup d’entre eux pensaient pourtant y avoir trouvé refuge après avoir fui de récents assauts à El-Fasher et dans les villages alentour. Le format de la conférence a en outre reçu de nombreuses critiques. Aucun acteur soudanais n’a été convié, ce qui a exaspéré le gouvernement pro-armée du général Abdel Fattah al-Burhane relocalisé à Port-Soudan, également furieux contre la présence des Émiratis.
Se recentrer sur les racines du conflit
« C’est une manière très coloniale de procéder, dénonce Hamid Khalafallah, doctorant spécialiste des transitions démocratiques et les mouvements populaires en Afrique. Nous avions peu d’espoir que cela fonctionne au vu de l’espace donné aux soutiens régionaux des deux factions belligérantes tout en sachant que Londres n’a pas assez d’influence pour exercer une pression sur les Émirats ou l’Égypte. » Cette rencontre manquée ne maintient pas seulement le statu quo, elle pourrait même aggraver la situation en « accroissant le scepticisme face à l’échec continu de la diplomatie internationale au Soudan », redoute Hamid Khalafallah. Les Égyptiens essaient néanmoins d’organiser prochainement une deuxième session de la rencontre du Caire qui avait permis en juillet 2024, pour la première fois, de réunir des civils de différents bords : des soutiens de l’armée et des FSR ainsi que des personnalités neutres.
En février dernier, l’Union africaine a échoué à tenir un tel échange et a dû se résoudre à scinder les convives en deux groupes – respectivement considérés comme pro-FAS et pro-FSR –, tandis que les participants en réclamaient un troisième pour les non-alignés. De leur côté, les Américains et les Saoudiens aimeraient ressusciter le processus de Djeddah. Un changement de méthode s’impose toutefois. « Les pourparlers comme le format de Djeddah se concentrent sur l’étincelle qui a déclenché les combats, à savoir la question de l’intégration des FSR dans les troupes régulières. Or, pour arrêter les affrontements, il faut s’attaquer aux véritables causes de la guerre, telles que la volonté des islamistes de revenir au pouvoir, le souhait des FSR d’étendre leur influence et les tentatives des FAS de mettre fin à la révolution », détaille l’analyste Kholood Khair.
La solution passera inévitablement par une plus vaste inclusion des représentants invités à la table des négociations. « Il faut qu’une base civile plus large soit considérée comme un acteur majeur plutôt que de continuer à favoriser les élites », recommande Kholood Khair. La chercheuse fait notamment référence à l’ancien mouvement Taqaddum, devenu Somoud, qui demeure majoritairement dirigé par les mêmes responsables politiques ayant pactisé avec les militaires au lendemain de l’éviction du dictateur Omar el-Béchir en 2019. Le chef de ce collectif n’est autre que l’ex-Premier ministre Abdallah Hamdok.
Les États-Unis restent, selon beaucoup d’observateurs, les mieux placés pour convaincre les principaux fournisseurs d’armes de s’engager pour la paix. « Le problème avec l’administration Trump, c’est qu’il instaure la paix par le biais d’accords commerciaux comme en Palestine et en Ukraine. Il faut donc que des acteurs comme le Royaume-Uni et l’Union européenne qui collaborent avec les États-Unis parviennent à contrebalancer l’influence de Donald Trump sur le processus de paix », espère Hamid Khalaffah. Sans tomber, une nouvelle fois, dans l’écueil de la compétition entre médiateurs. « Chacun veut s’approprier le processus de paix et sa réussite », conclut un participant à la conférence de Londres.
Source: www.lepoint.fr
Kundé 2025 : Floby remporte son 3e Kundé d’or
Le commissariat général des Kundé a tenu la 23e édition des Kundé dans la nuit du vendredi 25 avril 2025 à Ouagadougou.
Les temps forts de la 23e édition des Kundé étaient un cocktail dinatoire, une prestation d’artistes, un défilé de mode et une soirée de remise de trophées dans la nuit du l’évènement a eu lieu le vendredi 25 avril 2025 à Ouagadougou. La soirée de remise des prix a été marquée par la présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, Emile Zerbo. En lice pour le Kundé d’or de la 23e, Floby, Kayawoto et Miss Tanya. A l’issue des travaux du commissariat général des Kundé, Floby a été distingué sacré lauréat de la 23e édition. Il a remporté le Kundé d’or pour son dernier opus « Burkina Faso » paru en 2024. Ce qui lui fait un total de 3 Kundé d’or en 18 ans de carrière musicale. En plus de ce 3e Kundé, il est reparti avec le Kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle avec son titre, Ouaga jeune et de l’artiste le plus joué en discothèque. Le lauréat du Kundé d’or de la 23e édition, Florent Belemgnèré alias Floby s’est réjoui pour la performance et la reconnaissance à travers le Kundé. Il a dédié son prix aux Burkinabè, mais particulière-ment aux Forces Combattantes.
« Ce trophée revient à nos FDS et VDP qui sont sur le champ de bataille nuit et jour et aussi à tous les Burkinabè, d’où le nom d’ailleurs de mon dernier album », a-t-il souligné.
Hommage aux FDS

Il a confié qu’il va toujours participer au Kundé tant que son album est nominé. Quant au Kundé du public du partenaire officiel Orange Burkina, il est revenu à Miss Tanya en plus de son Kundé du meilleur artiste féminin. D’autres artistes ont été distingués lors de la cérémonie. Il s’agit, entre autres, du Kundé du meilleur artiste traditionnel (Safif Widga), Kundé du meilleur artiste de musique religieuse (Sœur Anne Marie Kaboré), Kundé du meilleur clip vidéo (Pananki) de Tanya, Kundé de la révélation (Francky FP), Kundé du meilleur espoir Kid Boss) et le Kundé du meilleur featuring burkinabè (Commando de Kayawoto feat Privat). Le palmarès au niveau des prix spéciaux a concerné 5 catégories. Le Kundé du meilleur artiste de la diaspora a été remporté par Kandy Guira de la France. Le Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina Faso est revenu à Mister Koff de la Côte d’Ivoire. L’artiste Himra de la Côte d’Ivoire a été sacré meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest. Pour le Kundé du meilleur artiste de l’Afrique centrale, c’est Bad Nova du Cameroun qui a été le lauréat. Le Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine (Ne parle pas de tes projets) de Smarty feat Korka Dieng du Sénégal a été sacré.
A l’occasion, des Kundé d’honneur ont été décernés à des artistes invités comme le groupe Makoma du RD Congo et des Pays-Bas, Zitany Neil du Congo, Roger Wango du Burkina, Oumou Dioubaté du Burkina et Espoir 2000 de la Côte d’Ivoire. Le directeur du plateau artistique des Kundé, Ismaël Zongo alias Commandant Papus a soutenu que le Kundé doit être un trophée qui contribue à booster l’artiste. Il a indiqué qu’il n’y a pas d’âge pour faire de la musique.
« Nous pouvons être un artiste auteur compositeur et produire de la musique qui parle à toutes les générations », a-t-il dit.
Source: www.sidwaya.info
Le pape François est mort ce lundi matin à l’âge de 88 ans, a annoncé le Vatican

Le pape François, populaire chez les fidèles mais confronté à une farouche opposition au sein même de l’Eglise catholique, est mort lundi matin au Vatican à l’âge de 88 ans.
« Ce matin à 07h35 (05H35 GMT), l’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du Père. Toute sa vie a été consacrée au service du Seigneur et de son Église », a annoncé dans un communiqué le cardinal camerlingue Kevin Farrell, dans un communiqué publié par le Vatican.
Le pontife argentin était sorti de l’hôpital le 23 mars après avoir été hospitalisé pendant 38 jours pour une pneumonie bilatérale, sa quatrième et plus longue hospitalisation depuis le début du pontificat en 2013.
Dimanche, à l’occasion des célébrations de Pâques, il était apparu très affaibli mais s’était offert un bain de foule en papamobile au milieu de milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre.
Le visage fermé, visiblement très éprouvé, il avait toutefois été contraint de déléguer la lecture de son texte à un collaborateur, ne pouvant prononcer que quelques mots, la voix essoufflée.
Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape, qui se déplaçait en fauteuil roulant, affichait une santé déclinante mais avait tenu à maintenir un rythme effréné, en dépit des avertissements de ses médecins.
Une constitution prévoit des obsèques pendant neuf jours et un délai de 15 à 20 jours pour organiser le conclave, lors duquel les cardinaux électeurs, dont près de 80% choisis par François lui-même, auront la lourde tâche d’élire son successeur. Entre-temps, c’est le cardinal camerlingue, l’Irlandais Kevin Farrell, qui assurera l’intérim.
François avait révélé fin 2023 qu’il souhaitait être inhumé dans la basilique Sainte-Marie Majeure, dans le centre de Rome, plutôt que dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, une première depuis plus de trois siècles.
En outre, le Vatican a publié en novembre un rituel simplifié pour les funérailles papales, notamment l’inhumation dans un simple cercueil de bois et de zinc, signant la fin des trois cercueils imbriqués en cyprès, en plomb et en chêne.
En 12 ans de pontificat, le premier pape jésuite et sud-américain de l’Histoire s’est engagé sans relâche pour la défense des migrants, l’environnement et la justice sociale sans remettre en cause les positions de l’Eglise sur l’avortement ou le célibat des prêtres.
Réformes multiples
Les alertes sur sa santé s’étaient multipliées, tout en alimentant les spéculations sur une éventuelle renonciation dans la lignée de son prédécesseur Benoît XVI.
Le chef spirituel de près de 1,4 milliard de catholiques avait connu deux hospitalisations en 2023, dont une pour une lourde opération de l’abdomen, et avait été contraint d’annuler plusieurs engagements ces derniers mois.
Dès ses 21 ans, Jorge Bergoglio avait souffert d’une pleurésie aiguë et les chirurgiens durent procéder à l’ablation partielle de son poumon droit.
Amateur de musique et de football, François, allergique aux vacances, enchainaît souvent une dizaine de rendez-vous par jour. Il avait même effectué en septembre le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie du sud-est et de l’Océanie.
A Rome comme à l’étranger, le « pape du bout du monde » élu le 13 mars 2013 a dénoncé sans relâche toutes les formes de violence, de la traite des êtres humains aux catastrophes migratoires en passant par l’exploitation économique.
Le 11 février, il avait encore condamné les expulsions massives de migrants voulues par le président américain Donald Trump, s’attirant les foudres de la Maison Blanche.
Opposant acharné au commerce des armes, l’ancien archevêque de Buenos Aires est toutefois resté impuissant face aux conflits en Ukraine ou au Proche-Orient, malgré d’innombrables appels à la paix.
Ce politique madré au franc-parler abrasif a aussi voulu réformer une Curie – le gouvernement central du Saint-Siège – rongée par l’inertie, y développer la place des femmes et des laïcs et assainir les sulfureuses finances du Vatican.
Face au drame de la pédocriminalité dans l’Eglise, il a levé le secret pontifical et obligé religieux et laïcs à signaler les cas à leur hiérarchie. Sans convaincre les associations de victimes, qui lui ont reproché de ne pas être allé assez loin.
« Périphéries »
Attaché au dialogue inter-religieux, notamment avec l’islam, il a défendu jusqu’au bout une Eglise « ouverte à tous », s’attirant les foudres des mouvements populistes pour son soutien aux migrants.
Si ce pape au style chaleureux a suscité une grande ferveur populaire, souhaitant chaque dimanche « bon appétit » aux fidèles place Saint-Pierre, il fut aussi durement critiqué par une opposition conservatrice pour son supposé manque d’orthodoxie et une gouvernance jugée autoritaire.
En témoignent les levées de boucliers suscitées par certaines décisions, comme l’ouverture des bénédictions de couples de même sexe fin 2023, ou la restriction des célébrations de la messe en latin.
Ces critiques furent aussi alimentées par l’ombre de Benoît XVI, qui a résidé au Vatican jusqu’à sa mort fin 2022, nourrissant la saga des « deux papes ».
La « guerre civile » au sein de l’Eglise a atteint des sommets avec les diatribes de certains cardinaux, notamment avant le Synode sur l’avenir de l’Eglise fin 2023.
Le style détonant de François, qui a préféré un sobre deux-pièces de 70m² aux ors du palais apostolique, lui a aussi valu d’être accusé de désacraliser à l’excès la fonction.
Le 266e pape, davantage intéressé par les « périphéries » de la planète que par les grands pays occidentaux, a aussi réorienté les débats au sein de l’Eglise, à l’image de son encyclique écologiste et sociale « Laudato si » en 2015, réquisitoire très remarqué contre la finance exaltant la sauvegarde de la planète.
Source: www.lindependant.fr
CAN U17 Maroc 2025 : Le Maroc champion, Ashsaraf Loukman TAPSOBA soulier d’or
La CAN U17 Maroc 2025 s’est achevée ce samedi 19 avril 2025 au stade El Bachir de Mohammedia, avec le sacre du Maroc face au Mali. Après un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire, les Marocains se sont montrés plus adroits lors de la séance des tirs au but, réussissant 4 tentatives contre 1 pour les Maliens. Ils succèdent ainsi aux Lionceaux de la Téranga du Sénégal, vainqueurs de l’édition 2023 en Algérie. Les Éléphanteaux de la Côte d’Ivoire complètent le podium en terminant à la troisième place, tandis que les Étalons U17 se classent quatrièmes.
Mais pour le Burkina Faso, au-delà de cette quatrième place, un nom reste gravé dans toutes les mémoires : Ashsaraf Loukman TAPSOBA, soulier d’or de la compétition. Avec 7 réalisations, ce jeune prodige burkinabè a non seulement partagé la tête du classement des buteurs avec l’Ivoirien Alynho Haidara, mais il a surtout marqué l’histoire en égalant le record du plus grand nombre de buts inscrits lors d’une phase finale de CAN U17. Si les Étalons U17 n’ont pas décroché de médaille, leur parcours illustre un potentiel remarquable et un avenir des plus prometteurs.
À l’horizon, se profile la Coupe du Monde U17 au Qatar, prévue du 5 au 27 novembre 2025. Le Burkina Faso y prendra part. Place donc à la préparation des 10 sélections africaines qualifiées pour ce grand rendez-vous mondial.
DCRP MSJE









