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Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 04 septembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 septembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 16 H 02 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations, mis fin à une fonction et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant réglementation de l’organisation du pèlerinage religieux.

Le pèlerinage religieux constitue un rituel important effectué sur le territoire national ou à l’étranger par les fidèles croyants des confessions religieuses. Il mobilise de plus en plus les fidèles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le pèlerinage est cependant caractérisé par une faible implication de l’Etat dans son organisation qui reste jusque-là insuffisamment réglementée. Seule l’organisation du pèlerinage à la Mecque est régie par le décret n°2018-0268/PRES/PM/MATD/MSECU/MAEC/MINEFID/MS/MCRP/ MTMUSR/MCAT du 09 avril 2018.

L’adoption de ce décret permet à l’Etat de mieux encadrer l’organisation du pèlerinage religieux.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté six (06) rapports.

Le premier rapport est relatif à uneordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 12 juin 2025 entre le Burkina Faso et la Banque mondiale pour le financement du Projet Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso (SKBo).

D’un coût total de 207 800 000euros, soit 136 307 864 600 F CFA entièrement financé par la Banque mondiale, le Projet SKBo a pour objectif d’améliorer la connectivité multimodale résiliente au climat, l’accessibilité rurale et l’agro-logistique dans les régions du Kadiogo, du Nazinon, du Guiriko, du Djôrô, des Tannounyan et de Yaadga.

D’une durée de cinq (05) ans, ce projet permettra le bitumage d’un linéaire total d’environ 115 km et l’aménagement de 150 km de pistes.

La zone d’intervention du SKBo est la bande d’agglomérations et les villages situés de part et d’autre des axes routier Banfora-Sidéradougou-Ouo et ferroviaire Ouagadougou-Bobo-Dioulasso-Frontière de la Côte d’Ivoire et autour des itinéraires connexes se greffant sur ces axes.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance, l’accord de prêt signé entre le Burkina Faso et la Banque mondiale pour le financement du Projet Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso (SKBo).

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification d’un accord de prêt, d’un accord-cadre, d’un accord de mandat et d’un accord d’assistance technique, signés le 17 juin 2025 entre le Burkina Faso et la Banque islamique de développement (BID) pour le financement du Projet de réhabilitation des infrastructures de soutien à l’économie (PRISE).

Le coût global de ce projet est estimé à 213 640 000 euros, soit 140 138 653 480 F CFA répartis comme suit :

25 810 000 euros, soit 16 930 250 170 F CFA,représentant la contrepartie nationale ;
187 830 000 euros, soit 123 208 403 310 F CFA,financés par la Banque islamique de développement (BID), objet de la ratification.
L’objectif de ce Projet de réhabilitation des infrastructures est de contribuer à l’amélioration de la chaîne logistique nationale et régionale des transports afin de stimuler le commerce inter-régional à travers une amélioration des niveaux de services des routes communautaires. La durée du projet est de quatre (04) ans.

Le projet sera réalisé au profit des populations des communes urbaines et rurales des régions des Tannounyan, du Nakambé, de Nando, du Nazinon, de Oubri, de Yaadga et du Djôrô.

Le PRISE permettra entre autres :

la réhabilitation de 187,8 km de route ;
le financement partiel des travaux de construction et de bitumage en régie du tronçon Koudougou-Yako sur la route nationale n°13 (RN13) ;
l’acquisition de cinq (05) brigades de travaux routiers avec deux (02) centrales d’enrobage fabriquées localement.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance, les accords de financement signés entre le Burkina Faso et la Banque islamique de développement (BID) pour le financement du Projet de réhabilitation des infrastructures de soutien à l’économie (PRISE).

Le troisième rapport est relatif à unprojet de décret portant obligation de dépôts au Trésor public des dépôts à terme des Sociétés d’Etat, des Fonds nationaux, des Etablissements publics de prévoyance sociale et des Autorités administratives indépendantes.

Dans la gestion des finances publiques du Burkina Faso, la centralisation des fonds publics est un principe fondamental pour une bonne gestion de la trésorerie publique. Ce principe a été consacré par plusieurs dispositions règlementaires depuis les premiers textes nationaux de finances publiques en 1969.

Cependant, l’obligation des dépôts susvisés ne concerne pas les Sociétés d’Etat, les Fonds nationaux, les Etablissements publics de prévoyance sociale et les Autorités administratives indépendantes qui ne sont pas soumis aux règles de comptabilité publique.

Dans le cadre de la centralisation des fonds publics, la Banque des dépôts du trésor (BDT) a été mise en place en vue de la réalisation d’un compte unique du Trésor pour une bonne maîtrise de la trésorerie de l’Etat. Ce décret vise à orienter les dépôts publics vers la BDT.

L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires sur l’obligation de dépôts à terme au Trésor public dans les livres de la Banque des dépôts du trésor par les Sociétés d’Etat, les Fonds nationaux, les Etablissements publics de prévoyance sociale et les Autorités administratives indépendantes.

Le quatrième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de prêts signés le 18 juillet 2025 entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du Projet multisectoriel d’appui au développement des compétences pour la résilience au Burkina Faso (PMACR-BF).

D’une durée de mise en œuvre de quatre (04) ans, le projet a un coût global de 25 254 956 381 F CFA. Son financement est assuré par le budget de l’Etat à hauteur de 1 337 737 027 F CFA et la Banque africaine de développement (BAD) à travers la Facilité d’appui à la Transition à 19 785 202 UC (Unité de compte), soit environ 15 887 319 354 F CFA et le Fonds africain de développement (FAD) à 10 000 000 d’UC, soit environ 8 029 900 000 F CFA.

Le PMACR-BF a pour objectif de renforcer la résilience des personnes affectées par la crise sécuritaire, d’instaurer la cohésion sociale et une paix durable au Burkina Faso.

Les principaux bénéficiaires directs du projet sont les jeunes et les femmes au chômage ou en situation de sous-emploi, les personnes vulnérables, les blessés sur le théâtre des opérations ainsi que les veuves et les orphelins des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Les zones d’interventions du PMACR-BF sont les régions du Soum, du Liptako, des Koulsé, de Yaadga, du Goulmou, de Bankui, du Djôrô et du Guiriko.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance, les accords de prêts entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement pour le financement du Projet multisectoriel d’appui au développement des compétences pour la résilience au Burkina Faso.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de loi de finances rectificative de la Loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025.

Ce projetde loi de finances rectificative s’impose au regard des bonnes performances réalisées au niveau des régies de recettes d’une part, et des nouvelles mesures fiscales visant entre autres à élargir l’assiette fiscale et à améliorer le rendement de l’impôt d’autre part. Ces éléments de contexte, en particulier les résultats positifs des régies de recettes, justifient un ajustement à la hausse des recettes ordinaires.

La nouvelle configuration du budget de l’Etat, exercice 2025 se présente comme suit :

les ressources totales sont estimées à 3 299 793 951 000 F CFA contre 3 149 793 951 000 F CFA dans la Loi de finances initiale 2025 ;
les charges totales s’élèvent à 3 762 272 641 000 F CFA contre 3 612 272 641 000 F CFA dans la Loi de finances initiale 2025 ;
le besoin de financement reste au même niveau que la Loi de finances initiale à savoir 462 478 690 000 F CFA.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le sixième rapport est relatif à un décret portant création de circonscriptions financières dans les Missions diplomatiques et Postes consulaires (MDPC) du Burkina Faso et leurs modalités de gestion financière et comptable.

Le contexte de crise sécuritaire exige un engagement soutenu en termes de rationalisation des dépenses publiques et de réduction du train de vie de l’Etat. Des efforts ont donc été déployés afin de réorienter avec rigueur les ressources publiques vers des investissements structurants et la lutte contre le terrorisme.

Ce décret vise une réorganisation profonde des Missions diplomatiques et Postes consulaires ainsi que de leur mode de gestion en vue d’une rationalisation accrue des dépenses. Le choix du regroupement des postes comptables en circonscriptions financières s’inscrit dans cette dynamique.

L’adoption de ce décret permet d’améliorer la gouvernance des ressources allouées aux Missions diplomatiques et Postes consulaires et de contribuer efficacement aux efforts de rationalisation budgétaire de l’État.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un décret portant conditions générales d’affectation et de séjour, ainsi que les modalités de rémunération et avantages applicables au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires (MDPC) du Burkina Faso.

Ce décret est une fusion du décret n°2019-1114/PRES/PM/MINEFID/MAEC/MIABE/MFPTPS du 15 novembre 2019 portant modalités de rémunération et avantages applicables au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso à l’étranger, du décret n°2019-0953/PRES/PM/MAEC du 11 novembre 2019 fixant les conditions d’affectation et de séjour dans les missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso à l’étranger et du décret n°2008-607/PRES/PM/MEF/MAECR/DEF relatif au personnel militaire.

Les innovations majeures de ce décret sont :

l’adoption d’un nouveau système de rémunération basé sur des indices plafonds par fonction ;
l’alignement des fonctions consulaires et des attachés (généraux ou spécialisés) aux fonctions diplomatiques par correspondance d’échelons ;
la fixation d’un indice plafond pour les Attachés de défense et l’alignement du personnel de soutien militaire sur le grade de Premier Conseiller ;
la non prise en charge par le budget de l’Etat des dépenses afférentes aux familles des agents affectés ou nommés dans les MDPC ;

la non obligation pour l’Etat d’employer systématiquement au sein des Missions diplomatiques ou Postes consulaires les conjoints fonctionnaires ou non fonctionnaires des agents nommés ou affectés dans lesdites missions ou postes consulaires.
L’adoption de ce décret permet une réduction significative des charges de fonctionnement des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso en vue d’une meilleure mobilisation des ressources pour le développement.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Lepremier décret porte statut particulier du métier structurant.

Ce décret est une relecture du décret n°2021-0529/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 09 juin 2021 portant statut particulier du métier structurant pour prendre en compte les changements opérés par le nouveau Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Le métier structurant regroupe les familles d’emplois transversaux qui contribuent à la réalisation des missions dévolues aux autres métiers de l’Etat.

L’innovation majeure de ce décret est la prise en compte des nouveaux emplois créés dans le métier structurant à travers la définition des attributions et des conditions d’accès auxdits emplois. Il s’agit des emplois de la famille d’emplois psychologie et ceux de la famille d’emplois soutien.

La famille d’emplois psychologie est composée de l’emploi de psychotechnicien, de l’emploi d’assistant psychologue et de l’emploi de psychologue. Quant à la famille d’emplois soutien, elle comprend l’emploi d’ouvrier et l’emploi d’ouvrier qualifié.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le second décret institue une clause prioritaire de servir l’Etat.

La clause prioritaire de servir l’Etat s’entend de l’obligation pour tout citoyen burkinabè de rester à la disposition de l’Etat s’il est agent public ou stagiaire de l’Etat ou de se mettre à la disposition de l’Etat s’il n’a pas la qualité d’agent public, lorsque l’Etat en exprime le besoin.

Ce décret permet :

d’instituer l’obligation pour tout citoyen burkinabè de rester à la disposition de l’Etat lorsqu’il y est appelé pour des raisons d’intérêt général ;
de déterminer une période d’obligation de service après une formation financée par l’Etat pour les besoins de service ;

d’instituer des remboursements au cas où l’agent public, le stagiaire ou le citoyen ne se soumet pas à la clause prioritaire de servir l’Etat.
Ce décret vise à mettre fin aux déperditions de compétences formées aux frais de l’Etat au moment où celui-ci crée des filières de formation de pointe.

L’adoption de ce décret permet à l’Administration de disposer de ressources humaines qualifiées et stables pour mieux assurer l’exécution de ses missions.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant adoption en qualité de pupilles de la Nation.

Ce décret vise l’adoption en qualité de pupilles de la Nation de 129 enfants mineurs respectivement de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), de Sapeurs-pompiers et de membres des Forces de défense et Forces de sécurité intérieure, tous tombés sur le champ d’honneur suite à des attaques terroristes.

L’adoption de ce décret permet à chacun des bénéficiaires de jouir des droits que confère le statut de pupille de la Nation, conformément aux dispositions de la loi n°003-2022/ALT du 10 juin 2022 portant statut de pupille de la Nation.

Le second rapport est relatif à unprojet de loi portant organisation et fonctionnement des mécanismes traditionnels de règlement des différends, dénommé « Loi Faso Bu Kaooré » en langue nationale mooré.

Il ressort des études réalisées par l’Institut de la Haye pour l’innovation du Droit (HiiL) en 2022 et le ministère en charge de la justice en 2023 que, bien que les mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends soient exclus du mode classique de résolution des conflits, ceux-ci subsistent et constituent des ressorts endogènes sous-estimés de règlements des litiges au sein de la communauté. Ces études révèlent également qu’à peine 5% des différends sont portés devant les juridictions étatiques pour espérer leur résolution.

Il est aussi établi que les mécanismes de justice traditionnelle bénéficient d’une grande confiance et d’une large adhésion de la population qui leur fait massivement recours.

Ce projet de loi institue des instances de règlements des différends en premier ressort au niveau des villages et des secteurs des villes. Il crée également au niveau des départements des instances de recours en deuxième ressort, contre les décisions rendues en premier ressort.

Le projet de loi permettra de renforcer la place de la justice au sein de la société de manière à la rendre plus performante, plus accessible afin de répondre au mieux aux attentes du peuple.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la commémoration en différé de la 77e édition de la Journée internationale des Casques bleus des Nations unies, le 30 mai 2025 à Ouagadougou.

Cette édition, organisée sous le thème « l’avenir des opérations de maintien de la paix » a permis de rendre hommage aux soldats burkinabè tombés sur les théâtres d’opérations de maintien de la paix et de traduire la reconnaissance de la Nation aux soldats de la paix pour les sacrifices consentis.

La commémoration de la Journée internationale des Casques bleus des Nations unies a mis en lumière la contribution continue du Burkina Faso aux efforts internationaux de paix et permis de sensibiliser l’opinion nationale sur l’importance de cet engagement pour la sécurité nationale et régionale. Elle a également permis de mettre en exergue la nécessité de réformer les opérations de maintien de la paix pour mieux répondre aux défis sécuritaires contemporains. A l’occasion, le Burkina Faso a réaffirmé sa position en faveur d’une approche adaptée aux réalités actuelles.

II.2. Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, Garde des sceaux a fait au Conseil une communication relative à la commémoration conjointe des Journées internationales de la paix et de la tolérance (JIPT), édition 2025.

Le Burkina Faso, à l’instar des autres Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU), organise ces journées du 21 septembre au 16 novembre 2025 sous le thème « Place et rôle des mécanismes traditionnels de résolution des conflits dans la promotion du vivre-ensemble et la préservation de la paix au Burkina Faso ».La cérémonie officielle delancement des activités de la JIPT est prévue le 20 septembre 2025 dans la région du Guiriko.

L’objectif général poursuivi à travers la commémoration de ces Journées est d’amener les populations à cultiver les valeurs de tolérance et de paix à travers la promotion et le recours aux mécanismes endogènes de résolution des conflits.

II.3. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la réunion des ministres de la Santé des pays de la Confédération des Etats du Sahel, tenue du 02 au 04 juin 2025, à Niamey au Niger.

Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la collaboration en matière de santé au sein des Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Au cours de la réunion, les ministres de la Santé de l’AES se sont accordés sur la nécessité de proposer aux Chefs d’Etat, la création d’une organisation commune en charge des questions de santé dans l’espace de la confédération.

Par ailleurs ils ont retenu plusieurs domaines de collaboration dont :

la surveillance épidémiologique et la coordination de la gestion des épidémies et autres urgences de santé publique ainsi que le contrôle sanitaire transfrontalier ;
la coordination de vaccination transfrontalière dans l’espace de la confédération ;
l’harmonisation de la règlementation et de l’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé ;
l’amélioration de l’accès aux soins des populations y compris la mutualisation des efforts dans le cadre des soins spécialisés dans l’espace confédéral.

En marge des travaux, les ministres de la Santé de la Confédération des Etats du Sahel ont été reçus par le Chef de l’Etat du Niger, Son Excellence le Général d’Armée Abourahamane TIANI. Ils ont également visité l’Hôpital de référence de Niamey, renommé pour la qualité de ses équipements et son expertise dans certains domaines médicaux, notamment la chirurgie neurovasculaire.

II.4. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative au Forum national sur l’Enseignement et la formation techniques et professionnels (EFPT), prévu du 25 au 26 septembre 2025 à Ouagadougou.

L’objectif général de ce Forum est de partager la vision actuelle de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels avec les parties prenantes en vue d’une mobilisation générale pour la mise en œuvre des réformes et innovations majeures y relatives. Le forum a également l’ambition d’être un cadre national de réflexion, de dialogue et d’engagement des acteurs et partenaires en vue d’une dynamisation de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels.

II.5. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la disponibilité des ressources en eau à la date du 27 août 2025.
Les écoulements enregistrés dans les principaux bassins du pays à savoir la Comoé, le Mouhoun, le Nakanbé et le Niger ont contribué de manière significative à l’amélioration du niveau de remplissage des retenues d’eau.

Au 27 août 2025, l’analyse de la situation desretenues stratégiques suivies présente des niveaux de remplissage globalement satisfaisants.

La répartition est la suivante :

quatorze (14) sont à un très bon niveau de remplissage (supérieur à 100%) ; ce sont : les barrages de Bagré, de Ziga, Samendeni, de Seytenga, de Vy, de Dourou, de Loumbila, de Séguénéga, de Ouaga (2+3), de Louda, de Toussiana, de Moussodougou, de Titao et de Guiti ;
deux (02) sont à un bon taux de remplissage à savoir Lobi et Kompienga avec respectivement 85,80% et 84,32% ;
deux (02) sont à un taux de remplissage moyen à savoir Goinré et Lac Bam avec respectivement 54,88% et 71,74% ;

un seul (01) est à un taux de remplissage faible à savoir Ouahigouya à 40,00% ;
aucune retenue d’eau suivie n’a un volume de stockage inférieure à 25%.
De la situation des écoulements dans les cours d’eau, on note que les mesures au niveau des bassins versants indiquent des débits excédentaires dans presque toutes les stations du bassin du Mouhoun.

Dans le bassin du Nakanbé, on constate une forte montée des eaux notamment à Bagré, Ziga, Loumbila, Ouaga (2+3) et Wayen avec un risque de ruissellement urbain et de saturation des réseaux de drainage dans les zones périurbaines.

Enfin dans le bassin de la Comoé, la situation hydrologique est proche de la normale (station Diarabakoko), mais sous surveillance continue.

Au regard de ces informations, divers enjeux et risques ont été identifiés. Il s’agit entre autres :

des inondations localisées ou généralisées possibles en cas de pluies supplémentaires, surtout dans les zones à l’aval des retenues en déversement ou à forte urbanisation mal drainée ;
des risques de pollution des eaux ;
des risques de débordement des cours d’eau (Boromo, Dapola, Wayen) ;
de faible disponibilité en eau dans certaines localités, comme Ouahigouya et Goinré pouvant affecter l’approvisionnement en eau domestique et agricole.

La seconde communication est relative à l’intrusion de spécimens vivants de la grande faune dans deux agglomérations urbaines et dans une exploitation agricole les 22 et 23 août 2025.
Deux spécimens vivants de la grande faune ont été observés le vendredi 22 août 2025 dans deux agglomérations urbaines de notre pays. Il s’agit d’un buffle sub-adulte (Syncerus caffer brachyceros) au secteur 50 (quartier Balkuy, sur le terrain du Golf club) de l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou et d’un éléphant mâle (Loxodontata africana) aux secteurs 25 et 26 de l’arrondissement 5 de la ville de Bobo-Dioulasso.

Le ministère en charge de l’Environnement s’est vu obligé d’ordonner un abattage préventif des deux bêtes après de vaines tentatives de refoulement.

Le samedi 23 août 2025, un éléphant a traversé une exploitation agricole dans la commune de Tiéfora, province de la Comoé, région des Tannounyan et a agressé une personne du troisième âge qui a malheureusement succombé à ses blessures. Les services techniques ont informé les autorités administratives et porté une assistance morale à la famille de la défunte.

Les intrusions de spécimens de la grande faune dans les agglomérations urbaines et dans les exploitations agricoles sont des évènements inhabituels qui ont été aussi observés les années antérieures. Ces intrusions s’expliquent par les facteurs suivants :

la réduction drastique des habitats naturels de la faune qui pousse certains spécimens de faune à rechercher de la nourriture et de l’eau dans les zones cultivées ou urbanisées ;
la fragmentation et l’occupation des couloirs de déplacement des animaux sauvages ;
le confinement de la faune dans les aires protégées ;

la transformation des habitats naturels en zones de production agro-sylvo-pastorales ;
la recrudescence du braconnage du fait de la faible surveillance des aires protégées due à l’insécurité.
Le Burkina Faso abrite une importante population d’éléphants et de buffles. Un rapport sur le statut de l’éléphant publié par l’UICN évalue la population d’éléphants du Burkina Faso à 6850 individus, soit la moitié des éléphants de l’Afrique de l’Ouest. Quant aux populations de buffles, elles ont été évaluées à 34 619 individus pour le complexe parc W-parc d’Arly et les zones adjacentes et à 177 individus pour le Ranch de Nazinga.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 Monsieur Harouna SAWADOGO, Consultant, est nommé Président de l’Agence burkinabè de l’Energie atomique (ABEA).

B. AU TITRE DE LA PRIMATURE

 Monsieur Mohamed ZOROM, Mle 91 674N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

 Monsieur Amado BIKIENGA, Mle 91 956 B, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

 Monsieur Lucien GUENGUERE, Mle 91 945 R, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de la région de Nando ;

 Monsieur Bepampo OUOBA, Mle 238 014 P, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Poni ;

 Monsieur Siméon Laoudjolo TOE, Mle 105 207 E, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Noumbiel ;

 Monsieur Moumouni OUEDRAOGO, Mle 220 629 B, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Préfet du département de Péni ;

 Monsieur Yacouba BARRO, Mle 116 973 R, Secrétaire administratif, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Préfet du département de Kayan ;

 Monsieur Bia TOPAN, Mle 75 963 G, Secrétaire administratif, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Préfet du département de Kogo ;

 Monsieur Yambi BAMOGO, Mle 212 065 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Préfet du département de Diapaga.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

 Monsieur Karim TRAORE, Mle 224 490 G, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques de la Léraba ;

 Monsieur Zoubabio TAMINI, Mle 91 327 A, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques de la Komondjari.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

 Madame Kyansigré Inès SOUBEIGA/MEDA, Mle 200 326 J, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Contrôleur interne à l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM).

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE

LA SOLIDARITE NATIONALE

 Monsieur Ousseini SORO, Mle 108 486 H, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire « Pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des Etudes et des statistiques sectorielles ;

 Madame Thérèse Valérie SANOU, Mle 220 409 M, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Responsable du programme budgétaire 048 « Femme et genre », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la Promotion de la femme et du genre ;

 Monsieur Windkouni Benjamin OUEDRAOGO, Mle 205 354 S, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire 049 « Enfance et famille », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Famille et de l’enfant ;

 Monsieur Isaïe FORO, Mle 46 400 C, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire 050 « Solidarité nationale, gestion des catastrophes et des crises humanitaires », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Solidarité et du relèvement.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

 Monsieur Ounanlini THIOMBIANO, Mle 53 732 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Pala.

H. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

 Monsieur Ismaël ZEBRET, Mle 74 293 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe,

16e échelon, est nommé chargé de mission ;

 Monsieur Eric BOUDA, Officier, est nommé Secrétaire technique des Travaux routiers à haute intensité de main d’œuvre.

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

 Monsieur Bénéwendé Bonaventure SEGUEDA, Mle 48 454 W, Inspecteur général de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général des Etudes et des statistiques sectorielles.

J. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

 Monsieur Blaise Benoît YAO, Mle 101 722 E, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 16e échelon, est nommé Directeur général de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels ;

K. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

 Monsieur Armand TENKODOGO, Mle 324 683 G, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF).

III.2. REVOCATIONS

Le Conseil a procédé à la révocation de 20 Agents publics de 09 départements ministériels et au retrait des décorations pour faits de service dont ils ont bénéficié.

Ces révocations font suite au contrôle de l’authenticité des diplômes et titres ayant servi au recrutement ou à la promotion dans la fonction publique, conduit par la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) et le Ministère de la fonction publique, du travail et de la protection sociale. Ces contrôles ont abouti à des cas avérés de diplômes non authentiques.

Ainsi, les agents publics dont les noms suivent sont révoqués de la fonction publique :

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

Madame Binta IDOGO/DAYAMBA,Mle 326 709 Y, Agent de bureau.
Au titre du ministère de l’Agriculture et des ressources animales et halieutiques :

Monsieur Ebenser EDASHOLA,Mle 259 050 K, Chauffeur ;
Monsieur Mahamadi OUEDRAOGO, Mle 118 815 V, Chauffeur ;
Madame Safiatou KARAMBIRI, Mle 256 997 P, Technicien supérieur d’élevage.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Saïdou Etienne SEBGO, Mle 216 399 F, Agent spécialisé en Gestion des ressources humaines.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

Monsieur Hamidou LY, Mle 76 269 S, Agent de bureau.
Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

Monsieur Roger GOUBA, Mle 92 540 E, Greffier.
Au titre du ministère de la Santé :

Monsieur Yacouba FAYAMA, Mle 58 021 Y, Ingénieur en sciences infirmières ;
Madame Wendkouni Eveline KINDA, Mle 264 750 W, Infirmière brevetée ;
Madame Aminata SAWADOGO, Mle 250 581 J, Sage-femme ;
Monsieur Adama KOMI, Mle 290 274 M, Ingénieur des sciences infirmières et obstétricales ;
Monsieur Tinga Charles OUEDRAOGO, Mle 103 711 K, Comptable ;
Monsieur Lebiri SAWADOGO, Mle 251 195 Z, Chauffeur ;
Monsieur Boureima BORO, Mle 103 794 F, Technicien de maintenance.
Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

Madame Orokiatou TRAORE, Mle 87 532 N, Agent de bureau.
Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :

Madame Irène BATIONO, Mle 119 146 B, Adjoint administratif ;
Monsieur Jean Claude BELEM, Mle 86 156 Y, Professeur certifié des lycées et collèges ;
Monsieur Youssouf DIALLO, Mle 55 549 U, Professeur certifié des lycées et collèges ;
Monsieur Moussa CONSIMBO, Mle 216 095 V, Chauffeur.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

Monsieur Alexis KAFANDO, Mle 54 109 S,Technicien supérieur de laboratoire médical.

III.3. FIN DE FONCTION

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Siéniban YAKOUE, Mle 211 751 N, Officier de police, Préfet du Département de Solhan.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

de l’Economat des Forces de défense et des Forces de sécurité au titre de la Présidence du Faso ;
de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.
Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Il a par ailleurs procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA).

PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Mariam KONE, Officier, Administrateur représentant le personnel, au Conseil d’administration de l’Economat des Forces de défense et des Forces de sécurité pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Madame Hagnamou Sidonie Denise BAGUE/BADOUN, Mle 105 150 S, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour une dernière période de trois (03) ans, pour compter du 03 mai 2024.

MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Rakiata GUIGMA/NABI, Mle 212 307 X, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

Monsieur Moctar SANFO, Mle 117 275 J, Conseiller en gestion du patrimoine culturel.
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

Monsieur Kadisso SAYAOGO, Mle 324 909 T, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations.
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

Monsieur Ali Badra PARE, Mle 303 468 L, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

Madame Valentine PALM/SANOU, Mle 254 793 M, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Pierre BOUNDAONE, Mle 77 748 L, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

Monsieur Barthelemy CONSEIBO, Mle 49 501 R, Ingénieur des travaux informatiques.
Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

Monsieur Ousmane BA, Mle 104 406 S, Ministre plénipotentiaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’OFFICE NATIONAL DU CONTRÔLE DES AMENAGEMENTS ET DES CONSTRUCTIONS (ONC-AC)

Madame Wouryan Nadège Fraise GUINKO/HIEN, Mle 329 473 Y, Conseiller en études et en analyse.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ACTEURS PRIVES DE LA CULTURE

Au titre de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Burkina Faso (FNCA-BF) :

Madame Mamounata NIKIEMA, Réalisatrice.

Au titre de l’Association professionnelle des exploitants des salles de cinéma et de l’audiovisuel du Burkina Faso :

Monsieur Rakisyaoba Rodrigue KABORE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES COLLECTIVITES

Au titre des représentants de la commune de Ouagadougou :

Madame Mamounata OUEDRAOGO/KIEMTORE, Mle 304 365 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AGENCE BURKINABE DE LA CINEMATOGRAPHIE ET DE L’AUDIOVISUEL (ABCA)

Au titre du personnel :

Monsieur Etienne BOUGMA, Mle 202 707 T, Assistant en sciences et techniques de l’information et de la communication.
Au titre des étudiants :

Monsieur Rayangnewende Kevin SAWADOGO, Etudiant, pour la durée de son mandat de délégué général.
Au titre des enseignants :

Monsieur Issiaka KONATE, Enseignant vacataire.
Le second décret nomme Monsieur Moctar SANFO, Mle 117 275 J, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, Président du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Saïdou SAVADOGO, Mle 51 958 E, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Dramane TRAORE.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

À Paris, la France et le Sénégal affichent leur volonté de «renouveler» leur relation

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En déplacement à Paris mercredi 27 août, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rencontré son homologue français Emmanuel Macron à l’Élysée. Il a convenu avec lui de la nécessité de « renouveler » et de « renforcer » la relation entre la France et le Sénégal. Il a ensuite pris part aux Rencontres des entrepreneurs de France, où il a voulu convaincre les patrons français de réinvestir dans son pays.

En visite officielle en France, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été reçu dans la matinée du mercredi 27 août à l’Élysée par Emmanuel Macron pour un petit-déjeuner de travail à l’issue duquel Dakar et Paris ont affiché leur volonté de « renouveler » et de « renforcer » leur relation. Alors que le président sénégalais a qualifié de « chaleureux » l’accueil de son homologue, le chef de l’État français a évoqué lui « un excellent entretien ».

Ces échanges bienveillants interviennent alors que depuis l’alternance politique au Sénégal, le pouvoir en place n’a de cesse d’affirmer son indépendance vis-à-vis de la France, tant et si bien que depuis un peu plus d’un an, les deux pays ont engagé une revue de leur portefeuille de partenariats qui devrait déboucher « bientôt » sur un séminaire intergouvernemental. Objectif de cette démarche, selon l’Élysée : « S’assurer que les actions de coopération engagées soient en adéquation avec les priorités du nouveau pouvoir sénégalais. »

Au cours de l’entretien, les échanges ont également porté sur la sécurité régionale, l’économie, ainsi que sur les questions mémorielles, en particulier le massacre de Thiaroye.

Concernant le premier point, les deux présidents ont évoqué la menace terroriste qui pèse sur certains États voisins du Sénégal, ainsi que l’absence de « perspectives de transition politique » dans plusieurs pays du Sahel, pour reprendre les mots de la présidence française.

Sur le deuxième point, Emmanuel Macron a affirmé son soutien au dialogue en cours entre Dakar et le FMI jugé crucial pour relancer l’économie du pays et rétablir la confiance dans les milieux d’affaires alors que le Sénégal fait face à une dette importante et qu’il s’est engagé à réduire son déficit public. Un soutien qui intervient malgré des arriérés de paiement pesant sur certaines entreprises françaises, notamment Eiffage, qui réclame 150 millions d’euros au Sénégal pour la construction du Train Express Régional.

À propos du troisième point enfin, bien qu’Emmanuel Macron ait désormais reconnu au nom de la France la tuerie du 1er décembre 1944, des zones d’ombre persistent sur le sujet, notamment concernant son bilan. Assurant que Dakar et Paris étaient d’accord pour approfondir les recherches historiques afin « d’avoir une connaissance la plus précise possible » du massacre – et notamment du nombre de victimes qu’il a fait –, l’Élysée a indiqué qu’une nouvelle mission d’historiens pourrait venir travailler dans les archives françaises.

« Le Sénégal reste un pays ouvert à tous les partenariats » dans lequel « vous avez toute votre place »

À la suite de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye s’est rendu, dans l’après-midi, aux Rencontres des entrepreneurs de France, dont il était l’invité d’honneur. Organisée cette année au stade parisien de Roland-Garros, la manifestation a été pour lui l’occasion de s’adresser aux entreprises françaises, à un moment où les investissements en provenance de l’Hexagone sont à la baisse au Sénégal – ils sont passés de 60% à 15% seulement des investissements directs étrangers. 

Dans ce contexte, le président sénégalais a profité de son discours depuis la tribune du court central Philippe-Chatrier, transformé en grande scène de débats, pour tenter d’inciter les sociétés françaises à inverser la tendance. « Le Sénégal reste un pays ouvert à tous les partenariats et s’évertue à instaurer un environnement des affaires stable, prévisible, propice à la sécurité et à la protection de l’investissement. Vous y avez toute votre place », a-t-il notamment lancé aux patrons français, les enjoignant à un partenariat « ​​​​​​​délesté des pesanteurs de l’histoire », « ​​​​​​​novateur » et « ​​​​​​​bénéfique ».

Le Sénégal vous offre un marché en expansion, une stabilité politique reconnue et des opportunités dans les secteurs stratégiques à fort potentiel

Pour achever de les convaincre, Bassirou Diomaye Faye a ensuite insisté sur les atouts de son pays et sur les réformes qui ont été menées par son gouvernement. Fort d’une jeunesse « ​​​​​​​éduquée, connectée et créative », « ​​​​​​​le Sénégal avance. Sa croissance est soutenue, portée par le secteur énergétique. Dans le même temps, nous avons entrepris une gestion rigoureuse de nos finances publiques », a-t-il encore déclaré, alors que la révision des codes des investissements, des douanes et des impôts est en cours à Dakar.

Source: www.rfi.fr

Madagascar : la France restitue des crânes de l’époque coloniale

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Ce 26 août 2025, la France remet à Madagascar trois crânes humains issus de la conquête coloniale, dont celui attribué au roi Toera. Un geste à la croisée de l’histoire et de la mémoire.

La restitution à Madagascar de trois crânes sakalava, jusqu’ici conservés au musée de l’Homme à Paris, marque une étape significative, à la croisée des enjeux mémoriels, scientifiques et diplomatiques. Du côté français, il s’agit de la toute première mise en œuvre de la loi adoptée par le Parlement en décembre 2023 destinée à faciliter la sortie des restes humains issus des collections publiques. Un décret daté du 2 avril 2025 a acté le transfert de propriété au bénéfice de la République de Madagascar, qui avait officiellement formulé cette demande en 2022.

Ce décret a été pris à la suite des conclusions du comité scientifique franco-malgache mis en place en octobre dernier. Ce comité a rassemblé des experts français et malgaches, mais aussi deux représentants des descendants royaux sakalava. « La présence de ces derniers a permis de faire entendre la voix des héritiers des personnes concernées et de considérer les traditions orales comme des sources historiques à part entière », souligne l’historienne Klara Boyer-Rossol, qui faisait partie du comité. Le rapport final rendu en janvier dernier conclut que les trois crânes entrent dans le cadre de la loi sur la restitution des restes humains. Cette loi permet de déroger à la règle d’inaliénabilité des collections publiques afin de rendre possible la restitution de restes humains collectés dans des contextes coloniaux violents et dont la conservation dans les musées porte atteinte à la dignité humaine.

Un long processus d’identification

Avant la restitution rendue possible par décret, un long processus d’identification a été mené. Ce processus a été entrepris, à la demande des descendants sakalava, pour retrouver le crâne du roi Toera, tué en 1897 à Ambiky, capitale royale sakalava, lors du massacre des troupes coloniales.

« Une première demande a été formulée en 2003. J’ai recueilli les premiers témoignages en 2004, puis en 2008, auprès des descendants des rois sakalava dans l’ouest de Madagascar. J’ai mené toute cette recherche pendant une quinzaine d’années toujours en dialogue avec les descendants », raconte Klara Boyer-Rossol. Elle a remonté la piste dans les collections françaises, notamment au musée de l’Homme où sont répertoriés près de 400 crânes et autres restes humains malgaches. Cette enquête l’a conduite à identifier trois crânes liés à la conquête coloniale du Menabe, dans l’ouest de la Grande Île, à la fin du XIXsiècle. Deux d’entre eux ont pu être clairement rattachés à des guerriers sakalava tués en mars 1898 par l’armée française. Le troisième a fait l’objet de très nombreuses investigations, tant historiques que biologiques, pour tenter d’établir s’il pouvait s’agir du roi Toera.

Les recherches ont montré que ces trois crânes ont été ramenés par Guillaume Grandidier, le seul collecteur de restes humains lors de la conquête armée du Menabe. « Si le crâne du roi Toera a bien été pris et mis dans un musée français, il y a de très grandes chances que ce soit ce collecteur-là. Il n’y en a pas d’autre connu, en tout cas pour le moment. Ces preuves indirectes circonstanciées très fortes ont justifié, au bout d’années de recherche, que je propose finalement qu’on puisse mener des tests d’identification, à la demande des descendants, sur ce troisième crâne », précise Klara Boyer-Rossol.

Entre 2018 et 2022, un processus d’identification ADN a donc été engagé. L’objectif était de comparer l’ADN du crâne supposé être celui du roi à celui d’ossements royaux, qu’il a fallu acheminer de l’ouest de Madagascar jusqu’au musée de l’Homme. Si les premiers résultats ont montré une cohérence (sexe et âge estimé), la qualité insuffisante de l’ADN dans les ossements du roi n’a pas permis d’aboutir à une confirmation formelle.

En parallèle, fin 2021, les descendants sakalava ont mené une reconnaissance rituelle. À travers ce processus, ils ont formellement reconnu le crâne comme étant celui de leur roi. De même, les deux autres crânes ont été reconnus comme appartenant à des guerriers sakalava.

Ainsi, alors que le processus d’identification scientifique n’a pas pu aboutir, les descendants, par voie rituelle, ont reconnu le troisième crâne comme celui de leur roi, lui donnant de fait un statut de relique. Une reconnaissance rituelle qui a valeur d’autorité pour les communautés concernées.

« Finalement, le processus d’identification est un processus hybride : scientifique, mais aussi culturel et religieux. Si on avait identifié scientifiquement le crâne du roi Toera mais que les descendants ne le reconnaissaient pas, il n’y aurait plus eu de demande de restitution », explique l’historienne.

Les collections de restes humains, le cas de Madagascar

En général, les sources d’archives coloniales sont extrêmement opaques et parcellaires sur ces pratiques de têtes coupées, de collecte de crânes et de restes humains. Pourtant, elles ont été très fréquentes au sein des empires coloniaux, français, britannique comme portugais. La collection du musée de l’Homme à Paris, qui abrite près de 400 crânes et restes humains en provenance de Madagascar, témoigne de l’importance de ces pratiques de collecte de restes humains qui ont perduré tout le temps de la période coloniale. « Cependant, ce mode d’acquisition, sur les champs de bataille, était minoritaire par rapport aux autres : pillages de sépultures anciennes ou récentes, fouilles archéologiques et parfois même dans les hôpitaux coloniaux », précise Klara Boyer-Rossol.

Dans le cas de Madagascar, non seulement ces restes humains ont été acquis dans un contexte colonial violent, mais en plus dans une société où le culte des ancêtres représente une valeur fondamentale partagée par tous. « Ces collections coloniales ont été en très grande majorité rassemblées sans le consentement des individus et de leurs descendants, dans des contextes coloniaux, de violences physiques, morales ou politiques qui sont problématiques », poursuit-elle. Alors qu’il a été « reconnu comme leur ancêtre, qui, en plus, est le dernier roi sakalava du Menabe, il est effectivement tout à fait indigne pour eux qu’il soit conservé dans un carton sur une étagère dans les réserves du musée de l’Homme, de même que les soldats, même s’ils ne sont pas de sang royal », renchérit l’historienne.

Le décret signé, la France a un an pour remettre les trois crânes sakalava à Madagascar. La cérémonie officielle, initialement prévue le 14 avril 2025, a été reportée au mois d’août, à la demande du président Andry Rajoelina, en raison de dissensions internes au sein des descendants de la famille royale. De fait, les divisions entre les descendants et sur la personne qui recevra cette relique mettent à mal le processus et pourraient se transformer en crise dynastique. « Ces dissensions ont toujours existé au sein de la grande famille des descendants. Elles se sont accentuées depuis le décès, l’an dernier, du roi coutumier Magloire Kamamy, ouvrant une période de deuil et de vacance qui exacerbe la concurrence entre les descendants. Les enjeux de pouvoir sont colossaux, puisque celui qui détient la relique aura le trône du Menabe », décrypte Klara Boyer-Rossol.

Ce premier processus d’identification et de restitution de restes humains, dans le cadre de la loi 2023, illustre aussi pour l’historienne l’urgence de mieux documenter les collections de restes humains dans les musées français. « C’est un patrimoine public français qui est aujourd’hui conservé à l’ombre des réserves muséales, sauf que cette forme d’invisibilisation les maintient dans une certaine opacité et d’ignorance de leur histoire », regrette Klara Boyer-Rossol.

Source: www.lepoint.fr

Afrobasket masculin Angola 2025 : Angola sacré champion d’Afrique

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Le Mali remporte de son côté sa toute première médaille d’argent dans l’histoire de l’Afrobasket masculin. Quatrième en 1968, 1989, 1992 et 1999. Son parcours historique après avoir obtenu la 3ᵉ place en 1972 en 21 participations à l’Afrobasket masculin.

Mieux organisés au début de la rencontre, les joueurs de l’Angola ont pris l’avance sur le Mali dès le premier quart-temps (14-10). À la fin du second quart-temps les Angolais ont multiplié les paniers (32-20).

Continuant sur leur lancée, les Angolais ont accentué leur avance dès le retour des vestiaires pour arriver à la fin du temps réglementaire (70-43).
Il faut rappeler que le Mali a fait sa meilleure performance dans cette compétition depuis sa création en 1962. La dernière fois où le Mali a obtenu une médaille remonte à 1972, en occupant la 3ᵉ place, validant sa 21ᵉ participation à l’AfroBasket lors des qualifications pour l’édition 2025, ce qui en fait l’une des équipes les plus régulières de la compétition.

L’Angola, pays organisateur de l’Afrobasket, s’est imposé samedi en demi-finale de justesse face au Cameroun (74-73).
La petite finale a opposé le Sénégal au Cameroun. Le Sénégal a terminé à la troisième place de l’AfroBasket 2025 après avoir dominé le Cameroun 98-72 ce dimanche à Luanda.

Les équipes ayant participé à cette compétition sont : Angola (pays hôte), Tunisie (championne 2021), Côte d’Ivoire (finaliste 2021), Sénégal (3ᵉ 2021). Soudan du Sud, Égypte, Nigeria, Cap-Vert, Cameroun, RD Congo, Guinée, Mali, Ouganda, Rwanda, Libye, Madagascar.

Pour rappel, l’AfroBasket est le principal tournoi de basket-ball continental africain, créé en 1962 par la Fédération internationale de basketball (FIBA) Afrique pour couronner la meilleure nation du continent et servir de qualification pour les grandes compétitions internationales comme les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de la FIBA.

Cette compétition est un catalyseur pour le développement du basketball en Afrique, réunissant des joueurs de diverses ligues, contribuant à l’échange de savoir-faire et à la structuration des fédérations nationales.

Source: www.aa.com.tr

𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐖-𝐀𝐫𝐥𝐲-𝐏𝐞𝐧𝐝𝐣𝐚𝐫𝐢 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 25 août 2025 à Ouagadougou, les ministres en charge de l’Environnement des pays membres du complexe W-Arly-Pendjari (WAP). Ils séjournent dans la capitale burkinabè dans le cadre de la troisième réunion du Conseil des ministres chargés des aires protégées du complexe transfrontalier.

‎Porte-parole de la délégation, le ministre nigérien de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de l’Environnement, le Colonel Maizama Abdoulaye, a rappelé que la mission commune vise à protéger un patrimoine naturel durement affecté par l’insécurité. « Ce complexe est meurtri par une insécurité organisée et soutenue par des forces du mal », a-t-il déploré.

‎Dans son adresse aux ministres, le Chef du Gouvernement a partagé des orientations claires. Selon le Colonel Maizama Abdoulaye, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour les États concernés de compter d’abord sur leurs propres ressources et de faire preuve de prudence dans le choix de leurs partenaires. Il a en outre encouragé la convergence des États autour de cette richesse commune afin de bâtir, demain, un modèle de coopération bénéfique aux communautés riveraines.

‎La délégation a salué la vision du Chef du Gouvernement burkinabè, qui considère le complexe WAP comme une opportunité de développement durable. « Ce complexe doit retrouver ses lettres de noblesse. Si ailleurs l’écotourisme et d’autres activités économiques se développent autour d’écosystèmes de ce genre, nous pouvons aussi le faire ici, au bénéfice de nos populations », a soutenu le ministre nigérien de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de l’Environnement.

‎Le complexe WAP, constitué des parcs W, Arly et Pendjari, couvre trois pays : le Burkina Faso, le Bénin et le Niger. Véritable poumon écologique au cœur du Sahel, il est reconnu pour sa richesse en biodiversité et son potentiel en matière d’écotourisme et de services écosystémiques. L’objectif principal de la rencontre de Ouagadougou est d’avancer sur l’opérationnalisation du secrétariat exécutif du complexe et de ses instances de gouvernance, à savoir le Conseil des ministres, le Conseil technique et le Conseil scientifique.

‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Décès de Yacouba Traoré : une grande figure du journalisme burkinabè s’éteint

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a annoncé, dans un communiqué officiel, le décès de Yacouba Traoré journaliste à la retraite, survenu le dimanche 17 août 2025. Ancien directeur général de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB), il laisse derrière lui un héritage considérable dans le monde de la presse et de la communication. Grande figure respectée, il a marqué des générations de Burkinabè à travers son professionnalisme, son engagement et son amour pour la culture et le sport.

Au cours de sa riche carrière, Yacouba Traoré a occupé plusieurs postes de responsabilité. Il a notamment été attaché de presse à l’ambassade du Burkina Faso en France, puis formateur et secrétaire général de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC). Auteur passionné et homme de culture, il a aussi fondé la Web TV Fadima, poursuivant son engagement en faveur de la communication moderne.

Yacouba Traoré : un héritage vivant

Le communiqué du ministère rappelle que Yacouba Traoré était également écrivain et passionné de sport. Son engagement et ses actions ont profondément influencé la jeunesse, en particulier les étudiants et jeunes professionnels de l’ISTIC qu’il a accompagnés dans leur formation. L’héritage qu’il laisse derrière lui reste gravé dans le cœur des Burkinabè, mais aussi dans l’histoire des médias nationaux.

Hommage à Yacouba Traoré

Dans ce contexte douloureux, le ministre de la Communication a présenté, au nom de tous les professionnels du secteur et en son nom propre, ses condoléances attristées à la famille biologique du défunt et à l’ensemble du monde de la presse. « Que l’âme du défunt repose en paix », conclut le communiqué. Le départ de Yacouba Traoré constitue une grande perte pour le Burkina Faso, mais son œuvre et son souvenir continueront d’inspirer plusieurs générations.

Source: radio.ouaga24.com

Justice pour Alino Faso : Imhotep Bayala alerte sur l’effacement possible de preuves

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ans l’après-midi du lundi 18 août 2025, l’aéroport international de Ouagadougou a accueilli la dépouille d’Alain Christophe TRAORÉ, connu sous le nom d’Alino Faso, figure emblématique du patriotisme burkinabè. Ce rapatriement fait suite à des démarches diplomatiques intenses entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, après le décès controversé de M. TRAORÉ, survenu le 24 juillet 2025 à Abidjan.

Une délégation gouvernementale, la famille et les proches d’Alino Faso, ainsi qu’un grand nombre de Burkinabè se sont mobilisés pour accueillir le corps à l’aéroport international de Ouagadougou. Sur les visages se lisait une profonde tristesse.

Politique

Justice pour Alino Faso : Imhotep Bayala alerte sur l’effacement possible de preuves

18 août 2025Posted byParBoureima BadielTemps de lecture estimé : 3mn

Dans l’après-midi du lundi 18 août 2025, l’aéroport international de Ouagadougou a accueilli la dépouille d’Alain Christophe TRAORÉ, connu sous le nom d’Alino Faso, figure emblématique du patriotisme burkinabè. Ce rapatriement fait suite à des démarches diplomatiques intenses entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, après le décès controversé de M. TRAORÉ, survenu le 24 juillet 2025 à Abidjan.

Une délégation gouvernementale, la famille et les proches d’Alino Faso, ainsi qu’un grand nombre de Burkinabè se sont mobilisés pour accueillir le corps à l’aéroport international de Ouagadougou. Sur les visages se lisait une profonde tristesse.

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Sur les lieux, nous avons tendu notre micro au militant panafricain, Serge Bayala dit Imhotep Lian-woué BAYALA, qui a déclaré :
« C’est un acte de reconnaissance que nous accordons à Alain Christophe TRAORÉ, car il est tombé les armes à la main en défendant sa patrie, la terre de nos ancêtres, le Burkina Faso. Nous lui témoignons, par cette grande mobilisation, qu’il ne s’est pas battu pour un peuple ingrat, mais pour un peuple qui a la mémoire et le bon sens. »

Il a poursuivi en soulignant que le rapatriement du corps de ce compatriote est le fruit de la lutte et de l’engagement du peuple burkinabè et de son gouvernement, avec à sa tête Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso. Selon lui, il s’agit d’une victoire importante sur le pouvoir d’Abidjan.

M. BAYALA a ajouté que, puisque Alino Faso a perdu la vie par la faute des autorités ivoiriennes, son corps ne devait pas faire l’objet d’une confiscation, comme cela avait été envisagé par ce pouvoir. Il a toutefois exprimé son inquiétude : « les autorités ivoiriennes auraient pu avoir le temps d’effacer les preuves qui permettraient aux médecins légistes burkinabè de déterminer les véritables raisons du décès d’Alino Faso.»

Il a réclamé que justice soit faite si jamais le décès de ce compatriote n’était ni naturel ni provoqué par lui-même, comme le soutient le pouvoir d’Abidjan.

De son vivant, Alino Faso militait pour l’intégration des peuples burkinabè et ivoirien. « Mettre fin à la vie d’une telle personne, dont le combat était le rapprochement des deux peuples, est une prime d’ingratitude que les autorités ivoiriennes ont laissée aux Burkinabè et aux Ivoiriens », a laissé entendre M. BAYALA.

Source: www.actualite.bf

Camp vacances Faso Mêbo : la Ministre de l’Action humanitaire exhorte les jeunes à la discipline et à l’amour de la Patrie

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a Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le Commandant Passowendé Pélagie KABRÉ/KABORÉ a rendu visite aux participants du camp vacances Faso Mêbo pour les encourager et les exhorter à être de modèles dans le Burkina nouveau.

« Lorsque je vous regarde, je me réjouis parce que l’avenir du Burkina Faso est assuré. Vous êtes à un camp qui vous apprend beaucoup de choses, vous êtes à l’école de la vie au camp vacances Faso Mêbo », indique la Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale face aux campeurs, à l’issue de la visite des différents ateliers de formation.

Pour le Commandant Passowendé Pélagie KABRÉ/KABORÉ, ce camp est une école où sortiront des nouveaux modèles de citoyen. « Vous allez apprendre la discipline qui est importante dans la vie de chaque être humain. Apprendre la discipline dès la base nous permet d’avoir des citoyens exemplaires. Nous sommes dans une Révolution ; on ne peut pas parler de Révolution sans discipline. Vous allez apprendre la discipline et le respect », soutient la Ministre.

Selon le Commandant Passowendé Pélagie KABRÉ/KABORÉ, l’harmonie entre les filles et fils, et la cohésion sociale sont des bases pour construire une Nation solide.

« Vous allez apprendre aussi pendant ces dix jours à vivre ensemble, apprendre à vous comprendre, à vous respecter dans vos différences et cela est très important pour notre cohésion sociale. Pour construire une Nation, il faut que tous ses filles et fils vivent dans l’harmonie », rappelle-t-elle.
Elle souligne : « la Patrie passe avant tout et il n’y a pas de Révolution sans la discipline et l’ordre » et ce camp vise à réveiller chez les campeurs la fibre patriotique et leur inculquer l’amour de la patrie.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Transfert : Dango Ouattara rejoint Brentford

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Mercato Foot : Dango Ouattara change de club en Angleterre. L’ailier burkinabè a trouvé un accord avec Brentford et a paraphé un contrat jusqu’en juin 2030. Il arrive chez les Bees après avoir disputé ses dernières saisons sous les couleurs de Bournemouth.

Depuis quelques jours, le nom de Dango Ouattara circulait du côté de Brentford. Le club anglais a confirmé les rumeurs ce samedi en annonçant la signature de l’international burkinabè. Ouattara s’est engagé pour cinq ans, avec une option d’une année supplémentaire en faveur du club. La direction des Bees compte beaucoup sur le joueur de 23 ans, notamment après le départ de Bryan Mbeumo pour Manchester United, il y a quelques semaines.

Zoom sur le parcours de Dango Ouattara avant Brentford

Dango Ouattara a commencé sa carrière au Majestic SC au Burkina Faso, où il s’est fait remarquer comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs de son pays. En 2020, il franchit un premier cap important en rejoignant le FC Lorient en France. Après un passage par l’équipe réserve, il s’impose progressivement au sein du groupe professionnel. Sa vitesse, son explosivité et son efficacité dans les un-contre-un lui permettent de briller en Ligue 1, où il dispute 43 rencontres et inscrit 8 buts avec les Merlus. Ses performances attirent l’attention de la Premier League.

En janvier 2023, Ouattara s’engage avec Bournemouth, où il découvre l’intensité du football anglais. Rapidement intégré, il enchaîne les titularisations et devient un élément clé de l’effectif. Après une saison et demie chez les Cherries, il découvrira un nouveau club en Angleterre. Brentford lui permettra de poursuivre son ascension dans l’élite anglaise.

Source:www.africafootunited.com

CONCERT DE FREEMAN TAPILY AU NEW MORNING LE 12 SEPTEMBRE 2025 – L’ARTISTE REND UNE VISITE DE COURTOISIE AUX AUTORITES DE LA REPRESENTATION DIPLOMATIQUE DU BURKINA FASO A PARIS

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(Paris le 14 juillet 2025) – Séjournant depuis peu à Paris dans le cadre des préparatifs du concert qu’il donnera au New Morning le 12 septembre 2025, le reggae man burkinabè Freeman Tapily a rendu une visite de courtoisie aux autorités de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris le 13 août 2025.

Décidément, ça bouge beaucoup à Paris en ce moment pour les artistes musiciens burkinabè. Après le mémorable concert de Smarty au Casino de Paris en juin dernier, c’est Freeman Tapily qui a annoncé le sien aujourd’hui au Chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, Jean-Marie Bakouan et au Consul général du Burkina Faso à Paris Éric Zoungrana.

Accompagné de membres de son équipe de communication (BK Production), l’artiste musicien a fait le point des préparatifs aux autorités de la Représentation diplomatique qui en retour, lui ont traduit toute leur fierté de recevoir un des plus talentueux artistes musiciens du Burkina Faso. Elles se sont réjouies de la perspective d’un spectacle musical qui s’écartera des sentiers battus et qui devrait mobiliser la communauté burkinabè de France et au-delà, les adeptes du genre musical reggae.

« Je me sens honoré par l’écoute des autorités du pays et par l’accueil de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris qui ont tous marqué leur disponibilité à m’accompagner dans l’organisation de ce concert » dira l’artiste musicien. Ainsi galvanisé, il ne doute pas de surmonter d’éventuelles difficultés qui surviendraient et d’inscrire ce concert dans le sillage des initiatives culturelles qui consolident le rayonnement culturel du Burkina Faso dans le monde.

« Nous mettrons tout en œuvre en collaboration avec les personnes ressources de la communauté, les associations et les délégués du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur pour une large mobilisation de la communauté » lui ont rassuré le Chargé d’affaires et le Consul général.

Déjà en répétition pour peaufiner le show musical du 12 septembre, Freeman Tapily a annoncé la participation exceptionnelle des artistes de haut vol ci-après :

BIG DESAL

Reggae mandingue percutant, énergie militante.

BAKO BITIENE

Voix roots du Faso, reggae de l’âme. Une voix authentique.

GALAÏFA ABAOBAO

Artiste ivoirien au groove captivant. Fusion reggae, afro roots.

JK

Duo franco-burkinabè. Losso Keita (chant, n’goni) et Jérôme Jouannic.

Rythmes traditionnels ouest africains, percussions vibrantes.

Ces talentueux artistes n’attendent plus que le public le vendredi 12 septembre 2025 à 20H00 au New Morning pour communier dans un esprit de fraternité. Alors, ne marchandons pas notre participation pour soutenir la culture burkinabè.

Musicien engagé et Homme de la parole libre, Freeman Tapily est également socialement actif. Ainsi, mène-t-il des actions en faveur des détenus de prison, de la promotion de la paix et l’éducation des jeunes.

Le festival « Un vent de liberté » dont il est le promoteur et qui se tient au sein même de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) en est une des illustrations.

BILLETTERIE EN LIGNE: https://my.weezevent.com/concert-freeman-tapily-invite

Apollinaire Baghnyan

Ambassade du Burkina Faso à Paris

Service Relations Publiques/Presse