Le champion du Monde en titre du triple saut masculin, Hugues Fabrice ZANGO, entre en lice ce mercredi 17 septembre 2025 pour les qualifications du triple saut des mondiaux d’athlétisme Tokyo 2025. Annoncée comme sa dernière compétition internationale, l’athlète burkinabè entend valider son ticket pour la défense de son titre lors de la finale prévue le vendredi 19 septembre 2025.
Objectif pour le champion du monde burkinabè, rééditer l’exploit des mondiaux de Budapest 2023 qui l’a propulsé au sommet du triple saut mondial dans le Stade National de Tokyo qui l’a vu remporter la première médaille olympique du Burkina Faso en 2021. Hugues Fabrice ZANGO affiche une détermination et une confiance exceptionnelle pour ce retour en terre nipponne pour la défense de son titre avant une retraite annoncée. « Nous espérons cette fois-ci gravir la plus haute marche du podium, … aujourd’hui nous sommes très confiant, nous arrivons à point nommé et au bon moment et j’ai à cœur de tout donner pour le peuple burkinabè et que le Ditanyè résonne à nouveau dans ce stade », a-t-il déclaré.
Pour le Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Monsieur Roland SOMDA, tout le peuple burkinabè fait bloc derrière Hugues Fabrice ZANGO pour le pousser à la victoire. Selon le ministre chargé des sports, le peuple burkinabè et les plus hautes autorités lui apportent leurs encouragements et leurs soutiens afin de maintenir le drapeau du Burkina Faso au sommet du triple saut mondial au soir du 19 septembre 2025. Un soutien qu’il a tranduit aux athlètes et au staff technique lors d’une visite qu’il leur a rendu le mardi 15 septembre 2025 en compagnie de Son Excellence Madame Bibata OUEDRAOGO/NEBIE, Ambassadeur du Burkina Faso au Japon.
Pour ces qualifications du triple saut masculin prévues le mercredi 17 septembre 2025 à partir de 10h05 GMT (19h05 heure locale), Hugues Fabrice ZANGO est logé dans le groupe B qui compte 18 athlètes. Les conditions pour se qualifier à la finale sont soit de faire un saut de 17,10 m ou de terminer parmi les 12 meilleures performances sur les 36 athlètes qui composent les deux groupes A et B.
Tous derrière l’Etalon volant Hugues Fabrice ZANGO pour la défense de la Patrie au championnats du monde d’athlétisme Tokyo 2025 !
L’athlète burkinabè, Marthe Yasmine KOALA, a terminé 10e de la finale du saut en longueur des mondiaux d’athlétisme Tokyo 2025 à l’issue de la finale disputée le dimanche 14 septembre 2025 au Stade National de Tokyo.
Dans une finale débutée avec un premier saut à 6,49 m, Marthe Yasmine KOALA s’est battue avec courage et dévouement pour améliorer sa performance sans toutefois y parvenir. Une compétition dominée par l’américaine Tara DEVIS-WOODHALL qui remporte la médaille d’or avec un saut de 7,13 m. L’allemande Malaïka MIHAMBO remporte la médaille d’argent avec 6,99 m et la Mexicaine Nathalie LINARES termine en bronze avec un saut de 6,92m.
A la tête de la délégation burkinabè à Tokyo pour soutenir nos athlètes, le Ministre Roland SOMDA a félicité Marthe Yasmine KOALA pour le parcours effectué lors de ces mondiaux d’athlétisme, qui a permis au Burkina Faso de se hisser parmi les meilleures nations du saut en longueur sur le plan mondial. Il lui a transmis les encouragements des plus plus hautes autorités et du peuple burkinabè pour son engagement pour la défense de la Patrie à ces mondiaux de Tokyo et l’a invitée à continuer le travail avec courage et abnégation pour les compétitions à venir.
Le ministre chargé des sports a aussi sonné la mobilisation de tout le peuple burkinabè afin d’apporter des énergies positives à Hugues Fabrice ZANGO, qui sera en compétition le mercredi 17 septembre 2025 pour les qualifications du triple saut masculin avant la finale prévue le vendredi 19 septembre 2025 au Stade National de Tokyo. Selon le Ministre Roland SOMDA, le Burkina Faso a son mot à dire et il a fort espoir de voir le ditanyè retentir dans ces mondiaux d’athlétisme Tokyo 2025.
En rappel, Hugues Fabrice ZANGO est le champion du monde en titre du triple saut et ces mondiaux de Tokyo fermeront une carrière bien remplie en trophées et médailles.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 11 septembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 18 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques 2025 du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité. Ces projets spécifiques concernent :
l’acquisition, l’installation et la mise en service d’équipements aéronautiques de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin, pour un montant prévisionnel de 10 280 000 000 F CFA TTC ;
l’acquisition de matériels informatiques et péri informatiques au profit des structures partenaires du Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base (PREGOLS), pour un montant prévisionnel de 583 493 020 F CFA TTC ;
l’acquisition de moyens logistiques, pour un montant prévisionnel de 434 000 000 F CFA TTC ;
l’acquisition de matériaux de construction, pour un montant prévisionnel de 1 000 000 000 F CFA TTC.
Le coût global de ces projets spécifiques est estimé à douze milliards deux cent quatre-vingt-dix-sept millions quatre cent quatre-vingt-treize mille vingt (12 297 493 020) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2025, avec un délai d’exécution maximum de douze (12) mois.
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 30 juin.
Au titre de l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025 au 30 juin, le niveau de mobilisation des ressources de l’Etat s’établit à 1 562,05 milliards F CFA pour un objectif semestriel de 1 565,69 milliards F CFA, soit un taux de réalisation de 99,77%.
Comparativement à la même période en 2024, le niveau de réalisation affiche une hausse de 163,40 milliards F CFA en valeur absolue.
Le montant des dépenses exécutées au 30 juin 2025 s’élève à 1 640,39 milliards F CFA pour des prévisions de crédits de paiement de 3 612,27 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 45,41%. A la même date en 2024, le montant des dépenses exécutées était de 1 731,00 milliards F CFA.
Au titre de la gestion de la trésorerie, au 30 juin 2025, au total 2 298,67 milliards F CFA ont été encaissés contre 1 831,58 milliards F CFA au 30 juin 2024, soit une progression de 25,50%.
Le montant total des décaissements se chiffre à 2 385,66 milliards F CFA contre 1 834,57 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de progression annuelle de 30,04%. En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde débiteur de 87 milliards F CFA. Ce solde est entièrement couvert par des disponibilités de début de période.
Au 30
juin 2025,
il se
dégage une épargne budgétaire positive
de
238,38
milliards F
CFA
et un solde budgétaire global déficitaire
de
157,93
milliards F
CFA
contre des soldes prévisionnels respectifs
de
559,04 milliards F CFA et de 462,48 milliards F CFA.
Au regard de la situation d’exécution du budget de l’Etat au 30 juin 2025, le Conseil recommande d’une part, la poursuite du réengagement des dépenses non abouties des budgets 2024 et antérieurs et d’autre part, le renforcement du suivi et du respect des procédures budgétaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit rapport à l’Assemblée législative de Transition.
Le second rapport est relatif à un projet de décret modificatif du décret n°2023-0966/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 août 2023 portant modalités de mise en œuvre des projets spécifiques de la Transition.
Pour faire face aux urgences sécuritaire et humanitaire, le Gouvernement a adopté le décret n°2023-0966/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 août 2023 permettant de réaliser des investissements, d’acquérir des biens et services dans des délais réduits en vue d’accroître les capacités de l’administration et de renforcer la résilience de la population.
Ce décret, dans sa mise en œuvre a permis d’atteindre des résultats probants. Cependant, des besoins de célérité dans la contractualisation demeurent pour certains projets spécifiques.
L’adoption de ce décret permet d’apporter plus d’efficacité dans la mise en œuvre des projets spécifiques.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modalités de gestion des personnels détachés auprès du ministère en charge de la Fonction publique.
Le processus de transfert et de gestion des agents reversés dans le statut général de la Fonction publique d’Etat est encadré par le décret n°2019-0682/PRES/PM/MFPTS/MINEFID du 26 juin 2019 portant modalités de gestion des personnels nommés et détachés auprès des ministères et institutions.
Après six ans d’application, des insuffisances constatées nécessitent la relecture de ce décret. En effet, son objet réduit le champ d’application aux seuls agents nommés alors que l’Administration publique fait recours au personnel relevant des Fonctions publiques territoriale, parlementaire, hospitalière, ainsi qu’aux agents des Etablissements publics de l’Etat et des Autorités administratives indépendantes.
Par ailleurs, le reversement de l’agent détaché dans la grille salariale de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat, puis sa mise à disposition auprès d’un ministère ou d’une institution, entraîne souvent une baisse de rémunération.
La relecture du décret apporte les innovations suivantes :
la révision de l’objet du décret ;
l’ajout d’un article dans les dispositions générales pour renvoyer le détachement d’un agent auprès du ministère en charge de la Fonction publique aux dispositions des textes qui le régissent ;
le changement de la date d’effet du reversement dans la grille de la Fonction publique qui n’est plus celle de la prise de service de l’agent mais celle de son détachement par son administration d’origine ;
les modifications du classement indiciaire et indemnitaire de l’agent reversé.
L’adoption de ce décret permet une meilleure gestion des agents détachés auprès du ministère en charge de la Fonction publique.
Le second rapport est relatif à un projet de loi portant jours chômés et payés et journées de commémoration et de recueillement au Burkina Faso.
La loi n°079-2015/CNT du 23 novembre 2015 portant institution de fêtes légales et évènements à caractère historique au Burkina Faso institue des jours fériés officiels, qui doivent être obligatoirement chômés et rémunérés sur l’ensemble du territoire national. Ces jours historiques civils ou religieux sont actuellement au nombre de quinze (15).
Une étude du ministère en charge de l’Economie indique que la déperdition du temps de travail du fait des jours chômés et payés va engendrer au titre de 2025, une perte cumulée d’environ 67,5 milliards F CFA pour le budget de l’Etat. Chaque jour chômé et payé coûte à l’Etat 4,22 milliards F CFA.
Fort de ce constat, le projet de loi institue les jours chômés et payés ainsi qu’il suit :
le 1er janvier ;
le 8 mars ;
le 1er mai ;
le 15 mai ;
le 11 décembre ;
le 25 décembre ;
le jour de l’Ascension ;
le jour de l’Assomption ;
le jour de Ramadan ;
le jour de Tabaski ;
le jour de
Outre ces jours chômés et payés, sont instituées journées de commémoration et de recueillement :
le 3 janvier ;
le 4 août ;
le 5 août ;
le 15 octobre ;
le 31 octobre ;
le 1er novembre.
Les journées de commémoration et de recueillement seront des journées de travail continu. Leurs horaires de travail seront fixés par communiqué des ministres chargés de la Fonction publique et du travail.
Les innovations du projet de loi sont :
la suppression de la disposition qui consacre chômé et payé le lendemain d’une fête légale célébrée un dimanche ;
le reclassement du soulèvement populaire du 3 janvier, de la proclamation de l’indépendance le 5 août et de la journée nationale des martyrs le 31 octobre, en journées de commémoration et de recueillement ;
la prise en compte de la journée du 15 mai consacrée aux coutumes et traditions pour maintenir la dynamique du Gouvernement à affirmer la laïcité de l’Etat.
Ce projet de loi permet de réduire de 15 à 11 le nombre de jours fériés et de récupérer environ 16,88 milliards F CFA par an au profit du budget de l’Etat.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte définition du costume du Président et des membres du Conseil constitutionnel lors des audiences.
Ce décret est une relecture du décret n°2004-322/PRES/PM/MFP/MJ du 30 juillet 2004 portant définition du costume du Président et des membres du Conseil constitutionnel.
Le présent décret définit le costume du Président et des autres membres du Conseil constitutionnel lors des audiences publiques et cérémonies solennelles.
Dans le contexte actuel de réappropriation des identités nationales, de promotion des savoir-faire locaux et de construction d’un Etat enraciné dans ses propres valeurs, il est apparu nécessaire de revoir la nature du costume des membres du Conseil constitutionnel pour l’adapter à nos réalités. Ce costume est désormais en étoffe « Faso Dan Fani » 100% burkinabè.
L’adoption de ce décret permet de définir le costume du Président et des membres du Conseil constitutionnel afin de mieux inscrire l’Institution dans une symbolique nationale forte, respectueuse de notre culture et des valeurs républicaines.
Le deuxième décret porte fixation des caractéristiques et des conditions de port de costume d’audience du personnel du corps des greffiers des juridictions supérieures.
Le costume d’audience du personnel du corps des greffiers des juridictions supérieures est désormais en étoffe « Faso Dan Fani ». Il comporte une toge avec de grandes manches, une épitoge et une toque.
Le costume d’audience peut être également porté à certaines cérémonies officielles et aux cérémonies funéraires d’un personnel du corps des greffiers.
L’adoption de ce décret consacre la mise en œuvre du décret n°2023-0647/PRES-TRANS/PM/MEFP/MDICAPME du 02 juin 2023 portant promotion du port du Faso Dan Fani, du Koko Dunda et autres tissus traditionnels.
Le troisième décret porte fixation des caractéristiques et des conditions de port de costume d’audience des magistrats des juridictions supérieures.
Le costume des magistrats des juridictions supérieures est désormais en étoffe « Faso Dan Fani ». Ils portent ces costumes aux audiences ordinaires et solennelles. Ils peuvent également les porter aux cérémonies funéraires d’un magistrat et à certaines cérémonies officielles.
L’adoption de ce décret consacre la mise en œuvre du décret n°2023-0647/PRES-TRANS/PM/MEFP/MDICAPME du 02 juin 2023 portant promotion du port du Faso Dan Fani, du Koko Dunda et autres tissus traditionnels.
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or dénommé OUARE à la société OUARE MINING COMPANY SA, dans la commune de Bitou, province du Boulgou, Région du Nakambé.
Les réserves minières du gisement de Ouaré sont estimées à 9 665 772 tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1,62 grammes par tonne. L’extraction du gisement se fera à ciel ouvert.
La production totale attendue est estimée à 14,142 tonnes d’or pour une durée de vie de mine de quatre (04) ans.
La mise en œuvre du projet OUARE va permettre la mobilisation de recettes au profit du budget de l’Etat, du Fonds minier de développement, du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine ainsi que la création et le maintien de plus de 430 emplois.
L’adoption de ce décret permet le renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société OUARE MINING COMPANY SA, située dans la province du Boulgou, région du Nakambé.
Le second rapport est relatif au retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société Taparko Mining S.A dans la province du Namentenga, région des Koulsé.
Depuis un certain temps, la Société des mines de Taparko (SOMITA S.A) devenue Taparko Mining S.A est plongée dans un feuilleton judiciaire qui pourrait l’empêcher d’atteindre les résultats socio-économiques qui lui sont assignés.
Au regard de la situation de la mine et conformément à l’article 126 de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier au Burkina Faso, l’Etat burkinabè a décidé du retrait du titre minier de la société Taparko Mining S.A en raison des litiges et des différends susceptibles de menacer l’ordre public et d’entamer l’image du secteur minier dans son ensemble.
Le retrait du permis permettra à l’Etat burkinabè d’exploiter directement le gisement d’or afin de générer plus de ressources pour répondre aux attentes des populations et faire face aux défis sécuritaires.
L’adoption de ce rapport permet le retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société Taparko Mining S.A, dans la province du Namentenga, région des Koulsé, accordé suivant le décret n°2024-1054/PRES/PM/MEMC/MEF/MEEA du 11 septembre 2024.
II.COMMUNICATIONS ORALES
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative à la situation pluviométrique du 1er avril au 31 juillet 2025 et la prévision saisonnière des cumuls pluviométriques et des caractéristiques agro-climatiques 2025.
Les cumuls pluviométriques saisonniers ont évolué entre 141,0 mm en quinze (15) jours de pluie à Kogho dans la province du Ganzourgou et 753,6 mm en quarante (40) jours à Sindou dans la province de la Léraba.
Des hausses pluviométriques ont été observées par endroit, dont les plus importantes ont été relevées à Sindou, Bama, Houndé, Sabou, Téma-Bokin, Piéla et Kombissiri.
Ces cumuls saisonniers ont été excédentaires sur la majeure partie du pays comparativement à ceux de 2024 pour la même période. Par contre, d’importantes baisses pluviométriques ont été enregistrées dans certaines localités notamment à Koupéla, Gaoua, Guiloungou, Guiaro, Fada N’Gourma, Koumbia, Boromo, Nobéré, Diabo et Toécé.
Par rapport à la normale (moyenne 1991-2020) et pour la même période, les cumuls pluviométriques saisonniers ont été excédentaires sur la majeure partie du pays.
Pour cette campagne agricole 2025, une fin tardive de la saison des pluies avec une tendance normale est attendue sur la totalité du pays.
Le ministre de l’Economie et des Finances a fait au Conseil une communication relative à l’organisation des Journées nationales de concertation (JNC) entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales, les Associations de développement (ONG/AD) et les Fondations, édition 2025.
Les JNC sont prévues du 24 au 26 septembre 2025 à Ouagadougou sous le thème : « Transparence et responsabilité financière des ONG dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».
L’objectif des JNC 2025 est de promouvoir le dialogue entre l’Etat, les ONG/AD et Fondations en vue de renforcer la transparence, la redevabilité financière et leurs contributions actives dans la prévention et la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
L’édition 2025 des JNC est placée sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement.
Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil une communication relative à la gratuité des visas au profit des ressortissants des pays africains.
L’institution de la gratuité des visas au profit des ressortissants des pays africains tire son fondement de la Loi de finances rectificative pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025, conformément à l’option panafricaniste du Burkina Faso. Elle vise à faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur le territoire burkinabè et à promouvoir l’intégration des peuples africains.
Cette gratuité des visas au profit des ressortissants des pays africains va également contribuer à promouvoir le tourisme, la culture burkinabè et à améliorer la visibilité du Burkina Faso à l’étranger.
Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la célébration du 46e anniversaire de la Révolution Sandiniste à Managua, en République du Nicaragua, le 19 juillet 2025.
La participation du Burkina Faso à ces festivités a permis de témoigner pour la troisième année consécutive, sa solidarité et son amitié au Gouvernement et au peuple nicaraguayen dans sa lutte pour la liberté et la souveraineté.
En marge de cette célébration, la délégation burkinabè a eu des audiences avec le ministre nicaraguayen chargé des Relations extérieures et celui chargé de l’Agriculture. Le Nicaragua a sollicité le soutien du Burkina Faso pour l’obtention du statut de pays observateur auprès de l’Union Africaine. Les deux pays se sont également accordés sur le renforcement de la coopération dans le secteur agricole.
Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à la commémoration du centenaire du Centre hospitalier régional (CHR) de Dori du 14 au 20 septembre 2025 à Dori et Ouagadougou.
L’activité consiste à commémorer les 100 ans d’existence du CHR de Dori en tant qu’institution ayant œuvré au bien-être sanitaire de millions de populations sahéliennes.
L’objectif général de cette commémoration est de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population. L’ambition est de positionner le CHR comme l’un des hôpitaux les plus prestigieux de la Confédération des Etats du Sahel.
La commémoration des 100 ans d’existence du CHR de Dori, créé dispensaire en 1925, est une opportunité de visibilité et de valorisation des acteurs. Elle permettra également de consolider la résilience des vaillantes populations du Sahel.
Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le compte rendu de la participation d’une délégation burkinabè à la Journée du Burkina Faso, célébrée le 04 août 2025 dans le cadre de l’Exposition Universelle d’Osaka Kansai 2025 au Japon.
La Journée du Burkina Faso à l’Exposition universelle Osaka 2025 a constitué une opportunité stratégique pour valoriser la culture burkinabè et promouvoir le potentiel économique de notre pays auprès d’un public international varié. Cette Journée a été une occasion pour exposer la richesse du patrimoine culturel burkinabè à travers des objets artisanaux typiques tels que les instruments de musique traditionnels, le chapeau de Saponé et les pagnes tissés Faso Dan Fani. Elle a également permis de montrer les potentialités d’investissement au Burkina Faso à travers des documents de promotion mettant l’accent sur les secteurs porteurs de l’économie burkinabè notamment l’agro-industrie, les mines, le textile, l’artisanat et le tourisme.
La délégation burkinabè a mis à profit son séjour à Osaka pour visiter une entreprise spécialisée dans la filature de coton. Cette entreprise importe du coton du Burkina Faso. Ses responsables ont montré un vif intérêt pour un élargissement de la coopération avec le Burkina Faso à travers un transfert de technologie et des possibilités de co-investissements dans la chaîne de valeur textile.
III. NOMINATIONS
III.1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Monsieur Saïdou SAWADOGO, Mle 58 783 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur financier et comptable de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) ;
Monsieur Pouswindé Hénoch SIBONE, Mle 246 870 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Personne responsable des marchés de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire. B. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Monsieur Sandy Samir Youssouf SANOU, Officier, est nommé Comptable principal des matières du Service national pour le développement (SND).
C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Monsieur Karim OUEDRAOGO, Mle 57 202 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité de l’Agence Faso abattoirs.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Monsieur Harouna YIOGO, Mle 57 154 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Office national de la sécurité routière (ONASER).
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Commissaire divisionnaire de police 3e grade, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Siyalé Moussa PALM, Mle 102 422 C, Commissaire principal de police, 3e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Brahima TRAORE, Mle 247 303 C, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Pazisnewendé Rodrigue WANGRAOUA, Mle 247 515 D, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Lassina TRAORE, Mle 227 553 W, Commissaire divisionnaire de police 3e classe, 2e échelon, est nommé Directeur général de l’Académie de police ;
Monsieur Emile KADIOGO, Mle 239 822 N, Commissaire divisionnaire de police, 3e grade, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Académie de police ;
Monsieur Waka LOUE, Mle 227 568 C, Commissaire divisionnaire de police, 3e classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale de police ;
Monsieur Abou Bakar COMPAORE, Mle 57 721 W, Inspecteur général de police, 5e classe, 2e échelon, est nommé Directeur général de la Sécurité intérieure ;
Monsieur Aguima Abdoulaziz YONLY, Mle 111 488 S, Commissaire divisionnaire de police, 3e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Kadiogo ;
Monsieur Delwendé Bertrand YAMEOGO, Mle 130 684 G, Magistrat 2e grade, 2e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux (DAJC).
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Madame Hawa KAFANDO/KANAZUE, Mle 220 682 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Responsable du programme « Pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;
Madame Augustine Denise BADO, Mle 30 276 F, Magistrat de grade exceptionnel, catégorie P5, 3e échelon, est nommée Responsable du programme « Administration judiciaire » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’Administration judiciaire ;
Madame Maladô LENGANY/BA, Mle 95 795 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Responsable du programme « Relations avec les Institutions » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des relations avec les institutions ;
Monsieur Sabila SAWADOGO, Mle 240 051 G, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, catégorie 1, classe G, 2e échelon, est nommé Responsable du programme « Administration pénitentiaire » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’Administration pénitentiaire ;
Monsieur Benjamin SOW, Mle 36 953 A, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Responsable du programme « Citoyenneté et paix » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de la citoyenneté et de la paix ;
Monsieur Marcel ZONGO, Mle 212 340 G, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Responsable du programme « Droits humains » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des Droits humains ;
Monsieur Hamidou SAWADOGO, Mle 54 620 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) ;
Monsieur Biomon BONZI, Mle 54 632 H, Contrôleur d’Etat, 4e classe, 1er échelon, est nommé Auditeur interne de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption ;
Monsieur Abdoulaye KAGONE, Mle 96 928 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur de Cabinet du Contrôleur général d’Etat ;
Monsieur Roger MILLOGO, Mle 359 717 H, Ingénieur de travaux en informatique, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information, de la documentation et des archives de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption ;
Monsieur Jean-Baptiste ZONGO, Mle 28 176 H, Contrôleur d’Etat, 3e classe, 3e échelon, est nommé Chef de Département de la Stratégie nationale de la prévention de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption ;
Monsieur Kiswinsida Olivier OUEDRAOGO, Mle 84 854 S, Contrôleur d’Etat, classe exceptionnel, 1er échelon, est nommé Chef de Département du suivi des recommandations et des actions en justice de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption ;
Monsieur Aimé NANA, Mle 49 389 B, Contrôleur d’Etat, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Chef de Département d’enquête et d’investigation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la
G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Monsieur Bakary KONZENE, Mle 111 315 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Francis DAYAMBA ;
Monsieur Jean Baptiste MILLOGO, Informaticien, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Noé Antonéwendé
H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Monsieur Fidèle YOUGBARE, Mle 91 279 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Conseiller technique.
I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Monsieur Rimwaogdo Edouard SAWADOGO, Mle 334 183 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université Daniel Ouezzin COULIBALY.
III.2.REVOCATIONS
Le Conseil a procédé à la révocation de 04 agents publics de 04 départements ministériels et au retrait des décorations pour faits de service dont ils ont bénéficié.
Ces révocations font suite au contrôle de l’authenticité des diplômes et titres ayant servi au recrutement ou à la promotion dans la Fonction publique, conduit par la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) et le ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale. Ces contrôles ont abouti à des cas avérés de diplômes non authentiques reconnus par les agents concernés.
Ainsi, les agents publics dont les noms suivent sont révoqués de la Fonction publique :
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
Monsieur Djibril Damien KISSOU, Mle 257 323 N, Chauffeur.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :
Monsieur Sidiky DIAO, Mle 329 524 S, Chauffeur.
Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :
Madame Mariame CISSE, Mle 75 968 L, Agent de bureau.
III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) et du Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat ;
de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
de l’Office national des aires protégées (OFINAP) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;
du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP), du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID), de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD- BURKINA) et de l’Office national des aires protégées (OFINAP).
A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Madame Barakissa FOFANA, Mle 85 099 X, Agent de bureau, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret nomme Monsieur Madi SAVADOGO, Mle 357 181 T, Vétérinaire-Chargé de recherche en santé publique et épidémiologie, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration du Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Madi SAVADOGO, Mle 357 181 T, Vétérinaire-Chargé de recherche en santé publique et épidémiologie, Président du Conseil d’administration du Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
A. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Harouna KABORE, Administrateur représentant les Organisations professionnelles de l’économie informelle au titre du Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour une dernière période de trois (03) ans.
B. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES/PETITES ET MOYENNES INDUSTRIES (PME/PMI)
Madame Raymonde Baptiste Pétronille TAPSOBA, Fédération des industries de l’agro-alimentaire du Burkina (FIAB).
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Pouôr-Yerô Thierry- Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour une dernière période de trois (03) ans.
C. MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD- BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Monsieur Delwendé Maxime TIENDREBEOGO, Mle 000 016 M, Architecte.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ACOMOD-BURKINA
Monsieur Zézouma SANON, Mle 000 029 Z, Ingénieur de conception en génie civil.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Delwendé Maxime TIENDREBEOGO, Mle 000 016 M, Architecte, Président du Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.
D. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Pazisnéwendé Elvis Franck Alphonse COMPAORE, Mle SPMB2025-01, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) pour un premier mandat de trois (03) ans.
E. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
Monsieur Moustapha Alassane TASSEMBEDO, Mle 207 965 L, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Rimouaogodo Hamado OUEDRAOGO ;
Monsieur Souleymane OUEDRAOGO, Mle 91 317 P, Conseiller d’agriculture, en remplacement de Monsieur Antoine COMPAORE.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
Monsieur Joanny ZONGO, Mle 220 678 E, Conseiller des affaires économiques, en remplacement de Monsieur Assonsi SOMA.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
Monsieur Laurent WOBA, Mle 59 056 U, Inspecteur des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Marou Lazare OUEDRAOGO ;
Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Paul DJIGUEMDE.
Le second décret nomme Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Paul DJIGUEMDE.
F. MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Madame Gouolgné Aurélie Henriette SOME/SOMDA, Mle 47 708 A, Professeur certifié des lycées et collèges, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour une dernière période de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
Monsieur Sidiki DRABO, Mle 59 925 D, Administrateur des services
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
Les Étalons du Burkina Faso ont brillamment défendu les couleurs nationales en réalisant un match nul et vierge face aux Pharaons d’Égypte, le mardi 9 août 2025, au Stade du 4 Août de Ouagadougou lors de la 8e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Cette rencontre marquait le retour officiel des Étalons dans l’enceinte mythique du stade du 04 août fraîchement rénovée, devant un public venu en masse soutenir le 11 national.
Dès l’entame, les deux formations ont affiché une volonté manifeste de prendre l’ascendant. Le Burkina Faso a tenté d’imposer un pressing haut, misant sur la vivacité de ses couloirs et le jeu entre les lignes. De leur côté, les Égyptiens ont privilégié les transitions rapides. Malgré une possession en faveur des Étalons, aucune des deux équipes n’a su concrétiser ses temps forts. Les gardiens, peu sollicités, ont passé une première période relativement tranquille. Score nul et vierge à la pause (0-0).
Au retour des vestiaires, les Étalons ont affiché plus d’agressivité dans les duels et d’intensité dans leurs offensives. Le bloc burkinabè, plus compact, a multiplié les incursions dans le dernier tiers, sans toutefois trouver la faille. L’Égypte, fidèle à son style en transition, s’est aussi procurée des occasions, mais sans parvenir à faire sauter le verrou défensif burkinabè, très bien en place.
Malgré un match engagé et tactiquement équilibré, les deux équipes se sont neutralisées sur un score nul (0-0). Un résultat à l’avantage de l’Égypte, qui réalise un grand pas vers la Coupe du Monde 2026.
En conférence de presse, le sélectionneur des Étalons, Brama TRAORÉ, a salué l’engagement de ses joueurs tout en regrettant le résultat. Pour lui, l’équipe s’est bien battue, mais la réussite n’était pas au rendez-vous. « Ce n’est pas le résultat espéré, car l’ambition était de prendre les trois points. Néanmoins, rien n’est perdu, et les Étalons vont continuer à se battre », a-t-il rassuré.
Le capitaine Bertrand TRAORÉ, de son côté, a souligné l’émotion de rejouer devant le public burkinabè au Stade du 4 Août. Il a qualifié ce moment de fort, exprimant la volonté du groupe d’offrir une victoire aux supporters. « Ce n’est pas suffisant, on le sait, mais nous restons dans la course », a-t-il affirmé, avant d’assurer que les Étalons continueront de travailler pour aller chercher cette qualification.
Ce match nul laisse le Burkina Faso dans une position où chaque point sera déterminant lors des deux dernières journées de la phase éliminatoire. La course à la qualification pour la Coupe du Monde 2026 reste ouverte, et les Étalons devront aller chercher des résultats positifs lors des prochaines confrontations pour espérer décrocher leur ticket pour les barrages.
Dans un match spectaculaire comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le Sénégal a remporté une victoire cruciale face à la RD Congo (3-2), ce mardi 9 septembre au Stade des Martyrs de Kinshasa . Menés 2-0 en première mi-temps après des buts de Cédric Bakambu (26e) et Yoane Wissa (33e), les Lions de la Teranga ont opéré un retour héroïque grâce à Pape Gueye (39e), Nicolas Jackson (53e) et Pape Matar Sarr (87e) .
Cette victoire permet au Sénégal de grimper en tête du groupe B avec 18 points, devançant désormais la RD Congo qui stagne à 16 points . Le parcours des Lions vers la qualification directe pour le Mondial 2026 est nettement consolidé, témoignant de leur mentalité et de leur profondeur offensive .
Malgré un environnement hostile et une pression congolaise intense, l’expérience internationale des Sénégalais a fait la différence en seconde période . Cette performance renforce également l’invincibilité de l’équipe dirigée par Pape Thiaw, désormais invaincue depuis 25 matches (plus long run au monde).
Le ministre des Armée démissionnaires, Sébastien Lecornu, ira donc à Matignon, selon le souhait du président de la République Emmanuel Macron, qui l’a désigné, ce mardi, après avoir accepté la démission de François Bayrou. L’ancien ministre des Outre-mer (de juillet 2020 à mai 2022) faisait partie des options les plus sérieuses du chef de l’Etat pour le renouvellement du gouvernement.
Emanuel Macron a nommé, ce mardi 9 septembre 2025, le ministre des Armées démissionnaire Sébastien Lecornu, comme Premier ministre. Le président de la République a donc choisi son homme de confiance venu de la Droite, pour Matignon, en le chargeant, dans un premier temps, de « consulter » les partis politiques, en vue de « bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois« , a annoncé l’Elysée. Il a été « chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d’adopter un budget pour la Nation et bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois« , a indiqué la présidence. « À la suite de ces discussions, il appartiendra au nouveau Premier ministre de proposer un gouvernement au président de la République« , a-t-elle ajouté.
La passation de pouvoirs, entre François Bayrou et Sébastien Lecornu aura lieu demain, mercredi, à 12h à Matignon.
Les déclarations de personnalités politiques
Cette décision est loin de faire l’unanimité, sur l’échiquier politique national. Plusieurs personnalités politiques, dont celles que le nouveau premier ministre est appelé à consulter, ont réagi notamment sur le réseau social X.
La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, « à la veille du mouvement du 10 septembre« , est « une provocation« , réagit Mathilde Panot de La France Insoumise (LFI).
Jean-Luc Mélenchon (LFI) dénonce réclame à nouveau le départ du président : « Seul le départ de Macron lui-même peut mettre un terme à cette triste comédie du mépris du Parlement, des électeurs et de la décence politique« .
Marine Le Pen du Rassemblement national (RN) fustige la « dernière cartouche du macronisme« .
« Le ministre des Armées devient un Premier ministre désarmé, bientôt censuré », dénonce le député du groupe Ecologiste et social Alexis Corbière.
Le chef des Républicains Bruno Retailleau, quant à lui, souhaite « trouver des accords » avec le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu.
L’autre macroniste Gabriel Attal a, pour sa part, déclaré : « Nous chercherons toujours à aller dans le sens de l’intérêt général et le soutiendrons pour cela« .
« C’est un excellent ministre. Je suis sûre qu’il sera capable de nous rassembler (…). Je ferai tout pour que ça marche et qu’on puisse apporter cette stabilité à notre pays dont nos compatriotes ont absolument besoin« , a réagi Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale.
« Emmanuel Macron s’obstine dans une voie à laquelle aucun socialiste ne participera« , affirme le Parti Socialiste (PS), par voie de communiqué. Il considère qu’Emmanuel Macron « prend le risque de la colère sociale » et « du blocage institutionnel » du pays, à la veille de la journée d’actions « Bloquer tout« .
Cette mobilisation des 10 et 18 septembre sera l’occasion, selon Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste (PC), de faire entendre jusqu’à Matignon « les exigences de changement » qui sont « immenses » : « La justice sociale, la justice fiscale, la paix restent nos priorités« .
Le 7ème Premier ministre d’Emmanuel Macron
Sébastien Lecornu devient le septième Premier ministre d’Emmanuel Macron ; le cinquième depuis le début de son second quinquennat, en 2022. Du jamais-vu dans une Ve République, longtemps réputée pour sa stabilité, mais entrée dans une crise sans précédent depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024.
À 39 ans, l’ex-sénateur normand, inamovible au gouvernement depuis 2017, a grimpé les échelons jusqu’à devenir ministre des Armées, un portefeuille ultrasensible en temps de guerre en Ukraine ; il s’est imposé comme un fidèle et un intime du chef de l’Etat. Déjà en décembre dernier, Emmanuel Macron avait voulu le nommer à Matignon, mais son allié historique, François Bayrou, avait fini par s’imposer à lui. Cette fois, le président n’a pas tergiversé et cette nomination express, à rebours de sa tendance naturelle à la procrastination, semble indiquer qu’elle avait été soigneusement préparée en amont.
Après avoir reconnu la défaite de son camp aux législatives anticipées post-dissolution, tenté une semi-cohabitation avec l’opposant Les Républicains Michel Barnier, puis avec le centriste Bayrou, il s’en remet donc à un macroniste pur sucre.
Sur le fil du rasoir
Pour tenir, le futur gouvernement devra obtenir, a minima, une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d’un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant, qui avait présenté un effort de 44 milliards d’euros. Le calendrier budgétaire risque déjà de dérailler, en raison de ce énième soubresaut de la crise politique, après le retard inédit de l’an dernier. Et l’impasse politique risque d’agiter les marchés financiers, en attendant la décision de l’agence Fitch qui pourrait dégrader, vendredi, la note de la dette française.
Le samedi 06 septembre 2025, la place de la mairie de Bobo-Dioulasso a vibré au rythme des finales de lutte de la 3ᵉ édition des Jeux nationaux de la Relève Sportive (JNRES). Un rendez-vous majeur du sport de formation qui a enregistré la présence remarquée de plusieurs hautes autorités du pays.
Parmi elles, le Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Monsieur Mikaïlou SIDIBE, entouré de l’ensemble des gouverneurs des différentes régions du Burkina Faso, a honoré de sa présence cet événement dédié à l’émergence d’une élite sportive nationale.
Une forte délégation du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a aussi pris part à ces finales en lutte des JNRES. Elle était conduite par Monsieur Évariste MUTUOLE/DABIRÉ, Directeur de Cabinet de Monsieur le Ministre, et Madame Colette OUÉDRAOGO, Secrétaire Générale dudit ministère.
Cette mobilisation traduit l’intérêt porté par les plus hautes instances de l’État à la politique de promotion de la relève sportive, conformément à la vision de Son Excellence le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef de l’État. Une vision axée sur la détection, la formation et l’accompagnement de jeunes talents sportifs, dans une dynamique de reconstruction nationale à travers l’excellence et la performance.
À travers leur présence active, les autorités burkinabè réaffirment leur engagement à soutenir durablement les initiatives en faveur de sport, de la la jeunesse et de l’emploi.
Les Etalons du Burkina Faso ont largement dominé les Réquins de la Mer Rouge par le score sans appel de 6 buts à 0, ce vendredi 5 septembre 2025 au Stade du 24 septembre de Guinée Bissau et battent le record de buts en match officiel. Cette belle victoire des Etalons entrant dans le cadre de la 7e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 ravive l’espoir du Burkina Faso dans cette qualification.
Dès l’entame les Étalons parviennent à ouvrir le score à la 16e minute grâce à Irié-BI KALOU. À la 32e minute Josué TIENDREBEOGO double la mise et porte ainsi le score à 2-0 pour le Burkina Faso. Avec une maitrise parfaite du jeu, à la 36e minute, Edmond TAPSOBA aggrave le score. Sept (07) minutes plutard, TAPSOBA grâce à une frappe magistrale, trompe le portier djiboutien et signe son doublé en portant le score à (4-0) à la 42e minute. C’est sur ce score partiel de 4 buts à 0 que les deux équipes regagnent les vestiaires.
En seconde période, les Étalons maintiennent leur pression sans trouver la faille. A la 59e minute, DANGO OUATTARA réalise avec succès un coup franc et porte le score à 5 buts à 0 pour le Burkina Faso. Le festival de but va se poursuivre avec un doublé de Dango OUATTARA qui transforme un penalty à la 85e minute et marque le 6e but pour le Burkina Faso. Score final Burkina Faso 6-0 Djibouti.
Avec cette victoire, les Etalons confortent leur 2ème place dans le groupe A, avec 14 points avant leur opposition face à l’Egypte le mardi 9 septembre 2025 au Stade du 4 Août à Ouagadougou au compte de la 8e journée. Cette victoire permet au Burkina Faso d’espérer leur maintien dans la course au mondial 2026.
Pour le Coach Brama TRAORE, cette victoire est le résultat de l’engagement de tous et les esprits sont tournés vers le match contre l’Egypte. <<Les joueurs ont montré de l’envie avec un jeu plaisant. Le travail continue, et nous pensons que notre équipe sera au niveau que nous souhaitons>> a t-il déclaré en conférence de presse d’après le match.
Du coté des joueurs, Hervé KOFFI a déclaré que l’équipe reste concentrée pour le match du 9 septembre où les Etalons joueront à domicile. Pour Edmond TAPSOABA, ce n’est pas fini, l’équipe s’est mise en confiance en défense, comme à l’attaque et il faut rester mobiliser.
La victoire a été saluée par le Chargé d’étude, Monsieur Kassoum SAWADOGO, qui, au nom des autorités du ministère en charge des sports, a félicité le staff technique, les joueurs et tous ceux qui ont contribué pour à ce succès. Il a invité l’équipe à rester concentrée pour le match du 9 septembre face à l’Egypte.
– Mise en place d’une instance de justice traditionnelle – Les Conseils des Ministres se tiendront désormais les jeudis(Ouagadougou, 4 septembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers conformément aux objectifs de la Révolution progressiste populaire, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi de finance rectificative de l’exécution du budget de l’État exercice 2025. « Après la revue à mi-parcours il s’est avéré que l’État a réalisé de bonnes performances en matière de recouvrement des recettes. Ces bonnes performances ont justifié que l’exécutif adopte une loi de finance rectificative afin de faire une nouvelle ouverture de recettes pour faire face aux dépenses prioritaires », indique le Ministre chargé de l’Économie, Aboubakar NACANABO. A ce titre, il a été ouvert des recettes à hauteur de 150 milliards FCFA pour faire face à des dépenses importantes, notamment des dépenses d’investissement et des dépenses structurantes.
Par ailleurs le Conseil a décidé de la modification du Code général des Impôts. Dans l’objectif d’accompagner l’offensive agro-pastorale et halieutique, le Conseil a décidé de l’exonération de l’aliment poisson de la TVA. Aussi, cette modification introduit une taxe sur les parcelles non-mises en valeur, selon le Ministre NACANABO. Le montant de la taxe varie de 750 FCFA à 1000 FCFA par mètre carré selon la zone. Cette taxe va augmenter de 20% chaque année, indique-t-il.
Pour le compte du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, le Conseil a adopté un décret portant conditions générales d’affectation et de séjour, ainsi que les modalités de rémunération et les avantages applicables au personnel des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso.
« Ce décret fixe une nouvelle grille indiciaire pour tous les agents qui sont affectés en ambassade, limite les prises en charge des titres de voyage et de l’assurance aux seuls agents affectés en ambassade, supprime la prise en charge des frais de scolarité », indique le ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ. Ce décret vise la rationalisation des dépenses de l’État en vue d’accélérer le processus de relance économique du pays. Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant détermination des mécanismes traditionnels de règlement des différends dénommé « Loi Faso Bukaore » en langue nationale mooré.
Selon le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, il s’agit d’instituer dans chaque secteur et village une instance « Bukaore » qui permet qu’en cas de conflit, les partis puissent faire recours à cette instance d’abord pour régler leurs différends. « Il y aura une chaîne de transmission pour assurer cette complémentarité entre les juridictions classiques existantes et ces instances traditionnelles de règlement des différends », note le ministre.
Révocation d’agents publics pour falsification des diplômes
Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un décret instituant une clause prioritaire de servir l’État et un rapport portant révocation d’agents publics pour falsification des diplômes à l’occasion de leur recrutement ou promotion dans la Fonction publique. Selon le Ministre chargé de la Fonction publique, Mathias TRAORÉ, la clause prioritaire de servir l’État implique pour l’agent public de rester à la disposition de l’État au moins pendant 15 ans, durée nécessaire pour une retraite proportionnelle. Il précise qu’à défaut de se mettre à la disposition de l’État, l’agent se voit dans l’obligation de rembourser tous les frais de formation que l’État a engagés.
Le Conseil a aussi, au titre du ministère de la Fonction publique et du Travail et de la Protection sociale, adopté neuf rapports de neuf départements ministériels relatifs à la révocation de 21 agents publics. Cette mesure traduit la ferme volonté de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, de lutter contre la corruption et d’assainir l’administration publique, précise le Ministre TRAORÉ. Enfin, le Conseil a décidé que, pour compter de ce mois de septembre 2025, les sessions du Conseil des ministres vont désormais se tenir les jeudis au lieu des mercredis, a indiqué le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso