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Sénégal : Quelles sont les retombées économiques du Magal de Touba ?

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Chaque année à la même période, plusieurs millions de pèlerins affluent vers Touba, la ville religieuse située au centre du Sénégal pour commémorer le Grand Magal en hommage à Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927).

Principal événement religieux de la confrérie mouride fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, le Magal marque l’anniversaire du départ en exil du Cheikh, déporté par l’administration coloniale française au Gabon en 1895, accusé de vouloir fomenter une rébellion.

C’est l’un des plus grands pèlerinages musulmans d’Afrique de l’Ouest.

Mais au-delà de sa dimension spirituelle , le Magal est aussi un événement économique dynamique qui se déploie en coulisses.

Selon des études universitaires et des projections économiques, le Magal de Touba génère chaque année l’équivalent de plus de 250

milliards de francs CFA injectés dans l’économie nationale.

Cela en fait, sans conteste, l’un des plus grands rendez-vous économiques annuels du Sénégal.

Touba, une ville au statut particulier

La cité religieuse de Touba n’est pas une ville comme les autres. Créée par le fondateur du mouridisme au 19e siècle, elle jouit d’un statut administratif et fiscal particulier.

Contrairement aux autres villes placées sous l’autorité directe de l’État sénégalais, Touba est sous tutelle du khalife général des mourides.

L’administration y est assurée par les dahiras (structures religieuses), et la gestion de la cité s’organise autour de la mosquée, des daaras (écoles coraniques) et des familles maraboutiques.

Ce modèle original a favorisé l’émergence d’une économie autonome, pour l’essentiel informelle et fortement ancrée dans les valeurs de travail, d’entraide et de solidarité.

Et c’est lors du grand Magal, célébration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, que cette économie informelle atteint son apogée.

Les secteurs les plus dynamiques concernent principalement l’alimentation, le transport, les services financiers, les télécoms, les produits de première nécessité.

« Le Magal est une grande opportunité pour nous car on triple nos rotations. Nos chauffeurs font Dakar-Touba trois fois par jour. Pas de repos », dit Fallou Diop, superviseur d’une compagnie de transport assurant la désserte quotidienne entre la capitale sénégalaise Dakar et la ville sainte.

Au fil des années, Touba est devenu la deuxième ville du Sénégal, sur le plan économique et démographique.

Plus de 250 milliards de FCFA générés

Chaque année, Touba voit sa population multipliée par 4, le temps du Grand Magal.

Un flot humain de plus de 4 millions de pèlerins déferle sur la ville pour commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Mais derrière la ferveur religieuse, c’est une autre réalité, économique celle-là, qui se joue : celle d’une manne financière de plus de 250 milliards de FCFA injectée dans l’économie sénégalaise, selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Alioune Diop de Bambey (Centre ouest).

Selon d’autres estimations non officielles, les flux financiers générés lors du Magal dépasseraient même les 400 milliards de FCFA.

Cette dynamique profite à tous les maillons de l’économie locale.

Les secteurs les plus directement bénéficiaires sont clairement identifiés : transport, restauration, commerce de gros et de détail, vente de ruminants (environ 150.000 chaque année), télécommunications et transferts d’argent.

En effet le Magal dope la consommation de manière exponentielle.

Les transports connaissent un pic : bus, minibus, taxis, charrettes, motos… tout est mobilisé. Les compagnies de transport interurbain doublent ou triplent leurs rotations et les garages tournent à plein régime.

L’hébergement suit la même logique. Même si beaucoup de pèlerins logent chez des proches ou dans les daaras, la demande explose : locations temporaires, maisons mises à disposition, dortoirs improvisés…Chaque pièce devient monétisable.

Sur le plan énergétique, la Senelec (Société Nationale d’Electricité du Sénégal) anticipe chaque année une hausse de la demande d’électricité d’environ +30 à +50% pendant la période du Magal.

Des groupes électrogènes sont déployés, des lignes renforcées. Idem pour la distribution d’eau potable, avec des forages mobilisés en urgence et des citernes d’appoint installées dans les quartiers périphériques.

En moyenne, un pèlerin dépense 105 000 FCFA pour le Magal

Les 50 000 ménages établis à Touba dépensent pour l’organisation en moyenne 1 443 415 FCFA chacun lors du Magal. Ces dépenses sont essentiellement dédiées à l’alimentation, selon les auteurs de l’étude.

« En moyenne un pèlerin dépense 105 000 FCFA durant le Magal. Il est important de souligner que les pèlerins (42,39%) qui ont un revenu de moins de 50 000 FCFA sont beaucoup plus représentatifs. Les pèlerins qui ont un revenu se situant entre 50 000 et 100 000 FCFA et 100 000 et 200 000FCFA représentent respectivement 21,34% et 20,3%.»

Interrogé sur les résultats de cette étude qu’il dirige depuis plusieurs années en collaboration avec le Comité d’organisation du Magal, Dr Souleymane Astou Diagne souligne une évolution notable : « Les retombées économiques du Magal sont de plus en plus significatives, en volume comme en diversité d’acteurs. »

Selon lui, cette progression est notamment due à la professionnalisation progressive des services autour du pèlerinage, et à l’intensification des flux financiers venus de la diaspora.

Une donnée le confirme : 42 % des pèlerins effectuent des transferts d’argent pendant leur séjour, pour des montants variant entre 56.000 FCFA et 139.000 FCFA, selon qu’ils proviennent du Sénégal ou de l’étranger.

Ces opérations alimentent un secteur informel mais hautement lucratif : les acteurs du transfert de fonds engrangent jusqu’à 800 000 FCFA par jour durant l’événement.

Le Magal de Touba dépasse largement sa dimension spirituelle.

C’est un révélateur : celui d’une économie informelle dynamique et d’un système de redistribution communautaire puissant

Un modèle parallèle, que l’État observe, mais peine encore à intégrer pleinement dans sa stratégie de développement national.

Le Magal, secteur économique à part entière

Dans les rues encombrées de Touba, tout se vend, tout s’achète : des repas chauds aux moutons destinés aux sacrifices, en passant par les services de transport ou d’hébergement improvisé.

Les secteurs les plus directement bénéficiaires sont clairement identifiés : transport, restauration, commerce de détail, vente de ruminants (environ 150 000 chaque année), télécommunications et transferts d’argent.

Mais les effets ne se limitent pas à l’économie locale.

Le Magal constitue également un levier de croissance pour des régions entières : les produits agricoles, le bétail ou les biens de consommation sont acheminés de tout le pays, générant un mouvement économique circulaire.

A Touba, on prépare des mois à l’avance la venue des pèlerins. Les artisans, les maçons, les commerçants, les tailleurs doublent voire triplent leurs revenus. Les transferts d’argent de l’étranger connaissent une hausse. Les entreprises de télécoms, elles aussi, réalisent des bénéfices record.

« On peut parler d’un secteur économique à part entière, même s’il est encore largement informel », insiste Dr Diagne. Et c’est bien là l’enjeu majeur pour les années à venir : comment structurer cette dynamique afin d’en maximiser les bénéfices collectifs ?

L’étude recommande ainsi la création de sites d’hébergement dédiés pour soulager les ménages qui accueillent les pèlerins dans des conditions souvent précaires, mais aussi l’élaboration d’un plan industriel spécifique pour Touba et ses environs, afin de canaliser et valoriser cette manne financière.

Système informel parallèle

A Touba, tout ou presque fonctionne en dehors des circuits classiques de l’État.

Il n’existe pas de fiscalité imposée, peu de services publics conventionnels, et les infrastructures sont souvent prises en charge par les fidèles ou les communautés.

Cette autosuffisance religieuse et communautaire crée une dynamique économique singulière : des milliers de commerçants informels viennent s’installer temporairement, les marchés se multiplient, les circuits d’approvisionnement s’étendent jusqu’aux frontières du pays, et la solidarité communautaire remplace les services sociaux.

Mais cette puissance économique reste largement non régulée.

« C’est une richesse qui circule vite, entre mains privées, souvent sans traçabilité, ce qui limite son impact à long terme », explique l’économiste Seydina Ndiaye.

Pour de nombreux fidèles, participer au Magal, c’est honorer un acte de foi, mais aussi contribuer à un effort collectif.

Des millions de repas sont offerts, des tonnes de vivres acheminées, et des dizaines de camions transportent eau, bois, bétail, sacs de riz etc. Toute une logistique s’active dans l’ombre, alimentée par les dons volontaires et la mobilisation des diasporas.

Lors du Magal, les disciples donnent le « Adiya » à leur chef religieux, un don en espèces synonyme d’acte d’allégeance hautement recommandé dans la tradition mouride. Le montant de ce don varie d’un fidèle à un autre et peut grimper jusqu’à plusieurs millions de FCFA.

Tout compte fait, le Magal est un accélérateur de consommation, de redistribution et de mobilisation économique.

Un événement multidimensionnel

Le Magal de Touba est l’expression d’une résistance pacifique, c’est une journée de commémoration, de prière, de solidarité, de générosité mais aussi d’organisation logistique impressionnante.

Des repas gratuits sont offerts à des milliers de pèlerins, des services de santé sont mobilisés, les grandes entreprises délocalisent leurs activités et la ville devient le temps d’une commémoration, le centre névralgique de l’économie sénégalaise.

Et donc ce rassemblement, n’est pas un simple pèlerinage pour les millions de fidèles mourides disséminés dans tout le pays et un peu partout à travers la diaspora.

A travers ses quatre dimensions – spirituel, social, économique et politique – le Magal de Touba offre l’occasion de découvrir une réalité singulière au Sénégal et dans le monde musulman, celle d’un islam sunnite, soufi et africain, qui a inscrit le pacifisme et le travail au cœur de sa doctrine.

Source: www.bbc.com

Traité international sur la pollution plastique : les négociations piétinent à Genève

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Les pays restent divisés quant à la réduction de la production de plastique, ce qui menace les progrès réalisés dans le cadre d’un accord international de référence sur la pollution.

Les diplomates qui travaillent sur un traité visant à lutter contre la pollution plastique mondiale ont examiné mercredi une nouvelle version du texte qui ne limiterait pas la production de plastique et ne tiendrait pas compte des substances chimiques utilisées dans les produits en plastique.

Les discussions se sont enlisées un jour avant leur clôture, des pays aux points de vue très divergents ayant exprimé leur déception à l’égard du projet.

Il pourrait être modifié de manière significative et une nouvelle version est attendue ce jeudi, dernier jour prévu pour les négociations.

Rejet massif du projet de texte de synthèse

Lors de la réunion de mercredi soir, la délégation colombienne a déclaré que le texte était tout à fait inacceptable, affirmant qu’il est déséquilibré et manque d’ambition pour mettre fin au fléau de la pollution plastique. La délégation a déclaré qu’elle n’accepterait pas le texte en l’état comme base de négociation.

De nombreuses délégations ont fait des déclarations dans le même sens, notamment le Mexique, le Chili, le Ghana, le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni, l’Union européenne et le groupe des petits États insulaires en développement.

« Nous avons clairement indiqué que le texte sur la table n’est pas acceptable pour l’UE », a déclaré Jessika Roswall, commissaire européenne chargée de l’Environnement, de la Résilience de l’eau et d’une Économie circulaire compétitive.

Le représentant de l’UE, Magnus Heunicke, déclare dans un message sur les réseaux sociaux que le texte « n’atteint pas le minimum nécessaire pour répondre à l’énorme défi du plastique ».

La représentante du Canada, Erin Silsbe, affirme également que le texte « n’est pas acceptable pour les générations futures ».

Les pays producteurs de pétrole et de gaz ont exprimé d’autres préoccupations, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et d’autres ayant déclaré que le projet n’avait pas la portée qu’ils souhaitaient pour définir les paramètres du traité ou des définitions précises.

Les États-Unis ont déclaré que six articles franchissaient des lignes rouges, mais n’ont pas précisé comment.

La délégation indienne, quant à elle, a déclaré que le projet était « un bon point de départ ».

Que contient le projet de traité ?

Le projet contient une mention de la production de plastique dans le préambule et réaffirme l’importance de promouvoir la production et la consommation durables de plastique. Il ne mentionne toutefois pas les produits chimiques.

Les nouvelles dispositions visent à réduire le nombre de produits plastiques problématiques qui se retrouvent souvent dans l’environnement et sont difficiles à recycler, et à promouvoir la reconception des produits plastiques afin qu’ils puissent être mieux recyclés et réutilisés.

Luis Vayas Valdivieso, président du comité de négociation, a rédigé le document en se basant sur les opinions exprimées par les nations tout au long des discussions. Toutes les parties ont été invitées à façonner et à améliorer le texte, ainsi qu’à ajouter et à supprimer des formulations.

David Azoulay, chef de la délégation du Centre pour le droit international de l’environnement, affirme cependant que le texte « se moque d’un processus consultatif qui a duré trois ans » – un processus qui incluait le soutien du conseil d’administration à un traité portant sur l’ensemble du cycle de vie des matières plastiques.

« Ce traité garantit que rien ne changera. Il cède aux exigences des États pétroliers et de l’industrie avec des mesures faibles et volontaires qui garantissent que nous continuerons indéfiniment à produire du plastique à des niveaux croissants, sans protéger la santé humaine, en mettant en danger l’environnement et en faisant payer le prix aux générations futures », ajoute-t-il.

« Il sera très difficile de revenir en arrière et nous encourageons les États membres à rejeter le texte ».

Qu’est-ce qui bloque les progrès du traité ?

Le principal enjeu des négociations est de déterminer si le traité doit imposer des limites à la production de nouvelles matières plastiques ou s’il doit plutôt se concentrer sur l’amélioration de la conception, le recyclage et la réutilisation.

Une centaine de pays souhaitent limiter la production, mais aussi s’attaquer à la dépollution et au recyclage. Nombre d’entre eux ont déclaré qu’il était essentiel de s’attaquer aux produits chimiques toxiques.

Les puissantes nations productrices de pétrole et de gaz ainsi que l’industrie du plastique s’opposent à la limitation de la production et souhaitent un traité axé sur une meilleure gestion et une meilleure réutilisation des déchets.

Source: www.fr.euronews.com

CEREMONIE DU LANCEMENT OFFICIEL DU NOUVEL ALBUM « AFRO COMMANDO » DE CHEEZY LE SAMEDI 02 AOUT 2025 A L’AMBASSADE DU BURKINA FASO A PARIS

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(Paris le 28 juillet 2025) La Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris a le plaisir de vous annoncer le lancement officiel du nouvel album AFRO COMMANDO de l’artiste musicien Cheezy, le samedi 02 août 2025 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris. La cérémonie débutera à 15h00, heure de Paris en présentiel et en direct live sur BF1 TV à partir de 14h00, heure de Ouagadougou.

Ce projet musical incarne l’énergie, la créativité et la résilience de la jeunesse africaine.

Conçu entre le Burkina Faso et la France, cet album fusionne les sonorités afro-beat, afro-swing et urbaines, pour porter haut les couleurs d’une Afrique fière, moderne et ambitieuse.

“Afro Commando” s’adresse à toute l’Afrique et à sa diaspora, à tous ceux qui vibrent au rythme du continent et de ses talents. À travers cette œuvre, Cheezy invitent les Africains du monde entier à se rassembler autour de leur culture et à faire rayonner leur identité.

DATE : Samedi 02 août 2025

LIEU : Ambassade du Burkina Faso à Paris – 159, boulevard Haussmann – 75008 Paris

HEURE : 15H00

Toute la communauté burkinabè d’Ile-de-France, les amis du Burkina Faso, les mélomanes sont donc conviés à découvrir et à soutenir cet album Afro Commando qui fera date !

NB : VEUILLEZ CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION VIA LE LIEN CI DESSOUS :

BILLETTERIE 👉https://ypl.me/LF9/t

INFOLINE : +33 7 52 77 79 39

Apollinaire Baghnyan

Ambassade du Burkina Faso à Paris

Service Relations Publiques/Presse

Veuillez suivre la vidéo

Compte rendu du Conseil des ministres du 13 août 2025

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Publié le mercredi 13 août 2025 à 21h49min

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 août 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 09 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un rapport portant autorisation de déclaration d’utilité publique urgente du patrimoine immobilier de l’Association pour le développement de la province du Nayala (ADPNA) en vue de la production institutionnelle dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique.
Suite à la dissolution de l’ADPNA et la dévolution de ses biens à l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES-NAYALA), une crise est née entre les anciens membres de ladite association faisant craindre une dégradation de la cohésion sociale.
Attaché à la préservation du climat social et ayant constaté que les objectifs de l’ex ADPNA s’inscrivent en droite ligne de la politique actuelle de quête de souveraineté alimentaire, le Gouvernement déclare d’utilité publique urgente l’ensemble du patrimoine de l’Association.
L’adoption de ce rapport permet entre autres, l’exploitation de 450 ha de terres arables dans le cadre des initiatives de production institutionnelle de l’Offensive agropastorale et halieutique.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant institution et autorisation de perception de redevances et taxes applicables dans le secteur de la communication au public au Burkina Faso.
L’évolution technologique dans le secteur de la communication a entrainé des transformations majeures marquées par l’essor des réseaux sociaux et l’émergence de nouveaux acteurs tels que les Web radios et Web télévisions ; d’où la nécessité de mettre en place un cadre règlementaire adapté.
Ce décret vise l’application de la loi organique n°041-2023/ALT du 21 novembre 2023 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la loi organique n°073-2015/CNT du 06 novembre 2015 relative aux Lois de finances.
Il permet d’instituer des redevances et taxes de concession d’entrée sur le marché burkinabè de l’audiovisuel, applicables dans le secteur de la communication audiovisuelle au Burkina Faso.
Les innovations de ce décret sont, entre autres :

 la fusion en un texte unique du décret n°2017-1128/PRES/PM/MCRP/MINEFID du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de la redevance applicable aux éditeurs de services de radio et de télévision à vocation internationale et aux distributeurs audiovisuels à péage et du décret n°2017-1129/PRES/PM/MCRP/MINEFID du 30 novembre 2017 portant autorisation de perception de la taxe de concession d’entrée sur le marché burkinabè de l’audiovisuel ;
 la prise en compte de nouveaux acteurs du secteur de la communication tels que les Web radios, les Web télévisions et les distributeurs de programmes audiovisuels via Internet (IPTV) ;
 la perception de recettes pour le fonctionnement du Conseil supérieur de la communication en vue de contribuer à son autonomie financière.
L’adoption de ce décret permet l’institution et l’autorisation de perception de redevances et taxes applicables dans le secteur de la communication au public au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union Européenne auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Philippe BRONCHAIN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Union Européenne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de recrutement par concours directs sans formation et par sélection sur dossiers au titre de l’année 2025, à titre exceptionnel.
Ce recrutement est conforme à la loi portant statut général de la Fonction publique d’Etat qui dispose en son article 21 que l’accès aux emplois de fonctionnaire se fait soit par concours direct, professionnel ou par sélection sur dossiers, soit par examen professionnel sanctionné par un diplôme ou un titre exigé pour l’emploi postulé.

Il se justifie par l’urgence commandée par la nouvelle dynamique de développement du Gouvernement à travers entre autres, les Initiatives présidentielles, l’Offensive agropastorale et halieutique ainsi que les réformes dans le secteur du cadastre.
Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 1367 agents soit 778 par concours directs sans formation et 589 par sélection sur dossiers.
L’adoption de ce rapport permet le recrutement de compétences au profit de l’administration publique, conformément à la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant conditions d’éligibilité et procédures d’accès au logement social au Burkina Faso.
Ce décret vise la mise en œuvre de la loi n°008-2023/ALT du 20 juin 2023 portant promotion immobilière au Burkina Faso et comporte les innovations suivantes :
 la construction en hauteur des logements sociaux, sauf exception ;
 la nécessité d’avoir un revenu mensuel inférieur ou égal à huit (08) fois le SMIG ;
 l’inéligibilité des citoyens déjà attributaires de parcelles d’habitation ou propriétaires de logement ;
 l’interdiction de la sous-location ;
 la mise en place d’une plateforme numérique de suivi.
L’adoption de ce décret permet de garantir l’accessibilité au logement décent à toutes les catégories socio-professionnelles.

𝐈𝐈. 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐎𝐑𝐀𝐋𝐄𝐒
II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative à la situation pluviométrique du *1er avril au 30 juin 2025 et aux prévisions saisonnières des cumuls pluviométriques et des caractéristiques agro-climatiques mises à jour en juin 2025.
Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 juin 2025 ont évolué entre 5,6 mm en cinq (5) jours de pluie à Salogo dans la province du Ganzourgou et 432,2 mm en 32 jours à Bobo-Dioulasso dans la province du Houet.

Les cumuls pluviométriques les plus élevés ont été enregistrés dans les régions de Bankui, du Sourou, du Guiriko, du Djôrô et de Tannounyan. Les localités ayant par contre reçu une faible pluviométrie sont situées principalement dans les régions du Liptako, du Soum, des Kulsé, de Yaadga, de la Sirba, de la Tapoa, du Goulmou, du Nakambé et de Oubri.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 juin 2025 ont été excédentaires à très excédentaires comparativement à ceux de 2024 pour la même période sur la majeure partie du pays. Il s’agit entre autres de Sindou (+317 mm), de Sabou (+200 mm), de Toussiana (+196 mm) et de Bobo-Dioulasso (+157 mm).

Par contre, d’importantes baisses pluviométriques ont été enregistrées dans plusieurs localités, notamment à Kaïbo (-297 mm), à Guiaro (-166 mm), à Fada N’Gourma (-133 mm), à Kayao (-128 mm) et à Komsilga (-112 mm).
Pour la période juillet-août-septembre 2025, des cumuls pluviométriques excédentaires à normaux sont attendus par rapport à la moyenne établie sur la période de référence 1991-2020 sur l’ensemble du territoire national.

II.2. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à la rencontre ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur l’opérationnalisation des actions prioritaires du pilier « Développement », tenue le 24 juillet 2025 à Niamey au Niger.
La rencontre avait pour objectif principal d’accélérer le processus d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES).
Elle a ainsi permis d’examiner, entre autres :
 le principe de rotation des Etats pour l’exercice des fonctions de Président et de Vice-Présidents ;
 le profil des dirigeants (Président et Vice-Président) ;
 la libération du capital.

Les ministres chargés des Finances ont également examiné et validé les projets de contrats des consultants et les grilles d’évaluation relatives au recrutement des cabinets chargés de l’élaboration du Plan stratégique 2026-2030, des documents juridiques et de politiques, des manuels de procédures ainsi que du système d’information de la Banque.

II.3. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la commémoration de la Journée mondiale du Réfugié (JMR), tenue le 20 juin 2025 à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Solidarité avec les réfugiés : quelle stratégie pour une meilleure intégration au Burkina Faso ? ».

Ce thème interpelle les différents acteurs sur les voies et moyens pour parvenir à une meilleure compréhension de la situation et du sort des réfugiés en vue de leur intégration réussie dans les sociétés d’accueil.
Au 31 mai 2025, le Burkina Faso comptait 41 745 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 4 316 pour la ville de Bobo-Dioulasso.
La principale recommandation porte sur la nécessité de renforcer les actions humanitaires au profit des réfugiés qui vivent désormais dans les centres urbains et semi-urbains.

II.4. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le bilan de la 28e édition du concours « Prix Galian », tenue le 13 juin 2025 à Ouagadougou.
L’édition 2025 a enregistré 378 œuvres pour 189 candidatures contre 148 en 2024. Elle a permis de récompenser 25 lauréats officiels y compris le « Super Galian » et de décerner 30 prix spéciaux dont 05 de la Présidence du Faso.

La compétition « Bibir Galian » qui était à sa deuxième édition a connu la participation de 14 candidatures avec 05 lauréats. Cette compétition a concerné les élèves des établissements post-primaires et secondaires du Burkina Faso disposant d’un bulletin d’information scolaire et ceux ayant produit des contenus audiovisuels d’informations.

II.5. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au séminaire sur la promotion des investissements et la sécurité de l’environnement des affaires, tenu du 10 au 23 juin 2025 à Wuhan en République populaire de Chine.
Le séminaire a porté entre autres, sur l’économie verte et le développement, la protection des droits de propriétés intellectuelles, la gouvernance de la pauvreté et le développement, la facilitation du commerce avec la Chine.
Des visites d’entreprises et de sites touristiques ont également permis aux participants d’apprécier le potentiel technologique, industriel, culturel et commercial de la République populaire de Chine.

II.6. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil deux (02) communications :
 la première communication est relative aux résultats des sorties de suivi-contrôle des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES), effectuées du 29 janvier au 05 mars 2025 sur toute l’étendue du territoire national.

Au total, 98 Institutions privées d’enseignement supérieur dont 17 universités et 81 instituts et écoles ont fait l’objet de visites du suivi-contrôle pour s’assurer du respect des textes régissant l’enseignement supérieur et les normes et standards nationaux de qualité.
Les résultats suivants se dégagent pour ce qui concernent l’évaluation des IPES au titre des années académiques 2022-2023 et 2023-2024.

Dans la catégorie des universités privées :
 04 sont d’excellente qualité ;
 07 sont de très bonne qualité ;
 04 sont de bonne qualité ;
 01 est d’assez bonne qualité ;
 01 non classée compte tenu de son statut particulier, en vertu de la convention spécifique la liant à l’Etat du Burkina Faso.

En ce qui concerne les instituts et écoles privés :
 10 sont d’excellente qualité ;
 18 sont de très bonne qualité ;
 24 sont de bonne qualité ;
 09 sont d’assez bonne qualité ;
 07 sont de qualité passable ;
 01 est de mauvaise qualité ;
 07 sont de très mauvaise qualité ;

 05 non classés parce qu’ils offrent des formations constituées pour plus de 50% en sciences infirmières et obstétricales suspendues par le ministère depuis le 11 septembre 2024.
Au regard des résultats, le Gouvernement félicite et encourage les institutions privées d’enseignement supérieur du Burkina Faso dont la qualité de la gouvernance et les offres de formations se sont nettement améliorées.

 la seconde communication est relative aux résultats du Burkina Faso à la 47e session des Comités consultatifs interafricains (CCI) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), à N’Djamena en République du Tchad.
Les travaux des différents Comités techniques spécialisés (CTS) se sont déroulés en présentiel, du 1er au 13 juillet 2025 pour l’examen des dossiers de candidatures. La réunion ordinaire du Comité consultatif général (CCG), consacrée à la validation des travaux des CTS, s’est tenue du 14 au 17 juillet 2025.

Le Burkina Faso a présenté 330 candidats provenant des institutions d’enseignement supérieur et de recherche publiques, privées et des institutions d’enseignement supérieur internationales en vue de l’obtention d’une inscription sur les différentes listes d’aptitude aux fonctions de Maître-assistant, Chargé de recherche, Maître de conférences, Maître de recherche, Professeur titulaire et de Directeur de recherche.
Sur les 330 candidats, 318 ont été inscrits sur l’ensemble des listes d’aptitude, soit un taux général d’admission de 96,36%.
Avec ce taux de réussite de la session 2025, notre pays arrive en tête du classement des pays membres du CAMES.
Le Conseil félicite l’ensemble des lauréats pour ces résultats appréciables.

𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 Monsieur Issa BORO, Mle 92 317 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso à Libreville (Gabon) ;
 Monsieur Apollinaire Joachimsom KYELEM de TAMBELA, Mle 517 352 A, est nommé Président de l’Institut des Peuples Noirs Farafina (IPN-Farafina).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Noraogo DJIGUEMDE, Mle 31 975 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des impôts ;
 Monsieur Evariste CONSIMBO, Mle 49 113 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal au Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) ;
 Monsieur Laciné Lambert DINDANE, Mle 235 909 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général de l’Etat ;

 Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor,1ère classe, 9e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général de l’Etat ;
 Monsieur Hamed OUEDRAOGO, Mle 235 919 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier régional du Nord ;
 Monsieur Alain Charles OUEDRAOGO, Mle 57 171 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs de l’Agent comptable central de l’Etat ;

 Monsieur Jean Jacques Abel SOUGUE, Mle 236 095 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier auprès du ministère de l’Economie et des finances ;
 Madame Korgo Laurentine IDANI/ZOMBRE, Mle 235 911 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Fondé de pouvoirs du Trésorier général des Etablissements publics ;
 Monsieur Nongma YAMEOGO, Mle 53 571 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général des Etablissements publics ;
 Monsieur Rodrigue RAMDE, Mle 216 177 Z, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs de l’Agent comptable central de l’Etat ;

 Monsieur Souleymane OULA, Mle 119 291 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier général de l’Etat ;
 Monsieur Guidia dit Désiré HEBIE, Mle 208 017 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier général des Etablissements publics ;
 Monsieur Soumaila SORE, Mle 216 182 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la sécurisation des ressources ;
 Monsieur Eric Wilfrid Yirin ZOURE, Mle 111 344 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (SP-ITIE) ;

 Monsieur Gaoussou TOURE, Mle 39 704 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 10e échelon, est nommé Agent comptable central de l’Etat ;
 Monsieur Dakiswendé Serge René KABORE, Mle 239 630 T, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Office national des aires protégées (OFINAP) ;
 Monsieur Richard Biébli HIE HALMA, Mle 112 471 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Semaine nationale de la culture (SNC) ;

 Monsieur Justin TRAORE, Mle 210 738 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS) ;
 Monsieur Jean Renaud SANOU, Mle 344 124 K, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) ;
 Monsieur Albert DJIGUEMDE, Mle 207 996 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des Affaires domaniales et foncières.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

 Monsieur Wendpanga Frank Octave KABRE, Officier, est nommé Commandant de la Brigade Laabal ;
 Monsieur Ousseni KONDOMBO, Mle 283 759 Z, Officier de police, catégorie 2, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Commandant adjoint de la Brigade Laabal.

D. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

 Monsieur Vlé Fulbert TRAORE, Mle 97 973 V, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ambassadeur, Secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP/CONAREF) ;
 Monsieur Armand MILLOGO, Mle 48 967 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

 Madame Christine OUEDRAOGO, Mle 212 440 R, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
 Madame Lâmou Emma Chantal KI, Mle 111 048 N, Attaché de direction, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Martin ZOUNGRANA, Mle 104 438 V, Inspecteur du travail, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Yaya SANKARA, Mle 279 335 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

 Monsieur Ablassé Benoit KIENDREBEOGO, Mle 28 150 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyse, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Contenu local et de la promotion des investissements ;
 Madame Ramata OUEDRAOGO, Mle 241 881 V, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion des investissements.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

 Monsieur Issouf SERE, Mle 324 225 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

G. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

 Monsieur Wendlassida Julien TIENDREBEOGO, Mle 212 554 B, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
 Monsieur Sondé Adama SANOU, Mle 313 447 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse ;

 Monsieur Niniotar Nordine KAMBOU, Mle 257 388 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur du sport pour tous ;
 Monsieur Oumarou ZONGO, Mle 277 445 V, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports et des loisirs de Bankui ;
 Monsieur Wind-Nongmanegueré YAMEOGO, Mle 245 835 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports et des loisirs de la province du Mouhoun.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;
 du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
 de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;
 du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

 de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;
 de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC).

A. MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Samuel OUOBA, Mle 216 570 C, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Oumar TRAORE.

B. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Yaya KONE, Président de l’interprofession des acteurs de la mangue du Burkina, Administrateur représentant les Interprofessions du sous-secteur productions végétales au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INFPE

 Monsieur Jean-Baptiste ZEMANE, Mle 52 992 B, Professeur certifié des écoles.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES SYNDICALES

 Monsieur Harouna DIANDA, Mle 40 550 X, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES

 Monsieur Ismaël Renaud NAGALO, Mle 353 295 B, Elève éducateur de la petite enfance, pour la durée de son mandat de Délégué général.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boureima ZIDA, Mle 00 03 296, Agent de bureau, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Sifomma Rosemonde SANGARE.

E. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Karim SANGUISSO, Mle 12 05, Spécialiste en métrologie, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour une dernière période de trois (03) ans.

F. MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Gouwindépouyré Abel OUEDRAOGO, Mle 233 708 Y, Attaché en études et analyse, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat au Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Gninkou Arsène DABIRE.

Le second décret nomme Monsieur Gouwindépouyré Abel OUEDRAOGO, Mle 233 708 Y, Attaché en études et analyse, Président du Conseil d’administration de l’Office national des aménagements urbains et des constructions (ONAC) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Gninkou Arsène DABIRE.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

La rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine a désormais une date et un lieu

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« Il y aura un certain échange de territoires dans l’intérêt des deux parties », a déclaré le président des États-Unis, après avoir annoncé une rencontre vendredi avec son homologue russe le 15 août prochain.

C’étaient les derniers détails à régler, avant une rencontre qui s’annonce historique. Donald Trump rencontrera bel et bien Vladimir Poutine, le 15 août, en Alaska, afin de négocier la fin de la guerre en Ukraine, a fait savoir le président des États-Unis vendredi. Le locataire de la Maison-Blanche s’est même avancé, sur ses réseaux sociaux, en assurant que le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son ennemi russe seraient proches d’un accord de cessez-le-feu, à condition que l’Ukraine cède une partie importante de son territoire…

S’adressant aux journalistes à la Maison-Blanche un peu plus tôt, Trump avait précédemment laissé entendre qu’un accord impliquerait un certain échange de terres. « Il y aura un certain échange de territoires dans l’intérêt des deux parties », a affirmé le milliardaire républicain. Le Kremlin a ensuite confirmé le sommet dans une déclaration en ligne.

Les deux dirigeants « se concentreront sur la discussion des options pour une solution pacifique à long terme à la crise ukrainienne », a déclaré le conseiller de Vladimir Poutine, Yuri Ushakov. « Ce sera évidemment un processus difficile, mais nous y participerons activement et énergiquement », a-t-il ajouté. De son côté, Volodymyr Zelensky a déclaré, dans son discours à la nation vendredi soir, qu’un cessez-le-feu était possible à condition d’exercer une pression suffisante sur la Russie. Il a indiqué avoir tenu plus d’une douzaine de discussions avec des chefs d’État de différents pays et que son équipe était en contact permanent avec les États-Unis.

Contrôle du territoire sur quatre régions

Plus tôt, le média en ligne Bloomberg avait rapporté que des responsables américains et russes travaillaient à la conclusion d’un accord qui consoliderait l’occupation par Moscou des territoires conquis lors de son invasion militaire. Vladimir Poutine revendique quatre régions ukrainiennes – Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson – ainsi que la péninsule de Crimée, sur la mer Noire, qu’il a annexée en 2014. Cependant, ses forces ne contrôlent pas entièrement l’ensemble du territoire de ces quatre régions.

L’Ukraine a déjà fait part de sa volonté de faire preuve de souplesse dans la recherche d’une issue à une guerre qui a ravagé ses villes et tué un grand nombre de ses soldats et de ses citoyens. Mais accepter la perte d’environ un cinquième du territoire ukrainien serait douloureux et politiquement difficile pour Volodymyr Zelensky et son gouvernement.

Tyson Barker, ancien représentant spécial adjoint du département d’État américain pour la reprise économique de l’Ukraine, a déclaré que la proposition de paix telle que décrite dans l’article de Bloomberg serait immédiatement rejetée par les Ukrainiens. « Le mieux que les Ukrainiens puissent faire est de rester fermes dans leurs objections et leurs conditions pour un règlement négocié, tout en manifestant leur gratitude pour le soutien américain », a déclaré Tyson Barker, actuellement chercheur principal à l’Atlantic Council. Selon Bloomberg, dans le cadre de l’accord présumé, la Russie mettrait fin à son offensive dans les régions de Kherson et de Zaporijia, le long des lignes de front actuelles.

Source: www.lepoint.fr

𝗖𝗛𝗔𝗡 𝗞𝗘-𝗧𝗭-𝗨𝗚 : 𝗦𝗼𝗻 𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗹’𝗔𝗺𝗯𝗮𝘀𝘀𝗮𝗱𝗲𝘂𝗿, 𝗥𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗣𝗲𝗿𝗺𝗮𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗔𝗱𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗮𝘂𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗢𝗳𝗳𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗨𝗻𝗶𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗡𝗮𝗶𝗿𝗼𝗯𝗶, 𝗿𝗲𝗻𝗱 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗯𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮𝗯𝗲̀

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Madame WEDRAOGO/SOULAMA Myriam Aman, Ambassadeur, Représentant Permanent Adjoint auprès de l’Office des Nations Unies à Nairobi (Kenya), a effectué une visite de courtoisie à la délégation burkinabè présente en Tanzanie dans le cadre du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). La diplomate burkinabè était porteuse d’un message des plus hautes autorités du Pays des Hommes intègres. « Nous sommes venus vous féliciter et vous encourager à maintenir le cap, à rester soudés afin de soutenir nos vaillants Étalons jusqu’à la victoire finale », a déclaré Son Excellence WEDRAOGO.

S’adressant aux joueurs, elle les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour défendre avec honneur et intégrité les couleurs nationales. Évoquant la mobilisation de la diaspora autour des Étalons, Son Excellence a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour rassembler la diaspora de la juridiction dans les stades, afin qu’elle joue pleinement le rôle de douzième homme.

« Nous sommes très heureux et honorés de la visite de la première responsable de la diplomatie burkinabè. Elle nous apporte un soutien de taille. Nous devons rester disciplinés, soutenir nos Étalons et porter haut l’image du Burkina Faso, ce pays des Hommes intègres que le monde entier admire. Au stade, lors du match Burkina Faso – Centrafrique, tout le monde scandait le nom du Président Ibrahim TRAORÉ », a confié Jean CONSEIBO, membre du Comité National Olympique et des Sports Burkinabè (CNOSB).

L’Ambassadeur était accompagnée de Kani NADOUNKÉ, Directeur du Développement Institutionnel et de l’Innovation, chef de mission de la délégation ; de Lamine TRAORÉ, Inspecteur Technique des Services ; de Seydou KABORÉ, Directeur régional des Sports et des Loisirs du Guiriko (Hauts-Bassins) ; ainsi que de DABIRÉ Charlemagne, Secrétaire général du Groupement d’Intérêt Public – Programme National de Volontariat Burkina (GIP-PNVB).

DCRP MSJE

RÉOUVERTURE DU STADE DU 4-AOÛT RÉNOVÉ

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 » Au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, premier supporteur des Étalons toutes disciplines confondues… »

(Ouagadougou, 4 août 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce lundi 04 août, la cérémonie officielle de réouverture du stade du 4-Août rénové.
Engagés depuis plus de quatre ans, les travaux de rénovation ont connu une accélération sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland SOMDA, c’est grâce à la vision éclairée et aux instructions fermes du Chef de l’État que la rénovation de ce « joyau emblématique de notre sport national » a pris un tournant décisif.
Les travaux ont concerné la pelouse, les tribunes, les vestiaires, l’éclairage et la sonorisation. Selon le ministre chargé des Sports, le stade du 4-Août rénové, répond désormais aux normes internationales. Et cette rénovation du stade, s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de « redonner ses lettres de noblesse au secteur sportif de notre pays».
Au menu de cette cérémonie marquant la renaissance « de notre patrimoine sportif national », des sauts parachutistes, des prestations d’artistes, la présentation du nouveau maillot officiel des Étalons. Dénommé « Victory Ditanyè », c’est un maillot inspiré des couleurs du drapeau national et qui célèbre les 65 ans de l’indépendance de notre pays à travers les 65 étoiles estampillées sur le dos et à l’avant.
Pour marquer d’une pierre blanche la réouverture officielle de ce « symbole de notre unité, de notre résilience », un match de gala a opposé une équipe d’anciens internationaux du football africain et une équipe des Forces de défense et sécurité. Ce spectacle s’est soldé par un score paritaire d’un but partout.
Le Stade du 4 Août présente maintenant un nouveau visage que le public sportif et l’ensemble de la population burkinabè sont appelés à préserver. « Ce qui est construit par l’effort commun doit être préservé par la conscience collective », soutient le ministre SOMDA, avant de déclarer le stade du 04 août réouvert « au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, premier supporteur des Étalons toutes disciplines confondues ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ accueille les anciennes gloires du football africain

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AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ accueille les anciennes gloires du football africain

(Ouagadougou, 4 août 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé ce lundi matin une audience aux anciennes gloires du football africain, présentes à Ouagadougou dans le cadre de la cérémonie de réouverture du Stade du 4-août.

« Tout d’abord, nous voulons vous dire merci de nous avoir accueillis chez nous, chez vous », indique avec fierté le porte-parole des anciennes gloires du football africain, Samuel ETO’O, à la sortie d’audience de la délégation.

Ces légendes du football venues des quatre coins du continent ont « eu l’immense bonheur d’être reçues par Son Excellence Monsieur le Président du Faso, qui est une fierté pour l’Afrique que nous aimons ».

Pour Samuel ETO’O, au-delà de l’expression des sentiments de bonheur et de joie d’avoir échangé avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, il s’agit de partager avec le Président du Faso et l’ensemble des Burkinabè, un beau moment pour la réouverture du Stade du 4-août.

« J’espère que pour ceux qui sont à Ouagadougou pour la première fois, ça ne sera pas la dernière fois. Il faut qu’on revienne parce que le Burkina Faso est une partie de l’Afrique et comme vous pouvez le constater, toutes ces légendes ont apporté beaucoup de sourire dans ce continent. Nous nous sentons chez nous partout sur notre continent », soutient le porte-parole des anciennes gloires du football africain.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Décès d’Alino Faso : La CNAVC marche pour réclamer justice et exiger le rapatriement du corps

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Après la nouvelle du décès d’Alain Traoré dit Alino Faso, un communiqué des autorités burkinabè, lu par le ministre en charge de la communication, Gilbert Ouédraogo, réclamait le corps du défunt, ceci pour lui offrir des obsèques à la hauteur de son engagement pour le Burkina. C’était le 28 juillet 2025. Ce mercredi 30 juillet, c’était au tour de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) de porter le même message à l’ambassade de la Côte d’Ivoire au Burkina, à travers une marche pacifique. Les manifestants ont, par la même occasion, réclamé justice pour l’homme, connu pour avoir posé plusieurs actes de générosité dans son pays, le Burkina Faso.

Pour réclamer justice pour Alino Faso, ils sont des milliers à avoir exprimé leurs soutiens sur les réseaux sociaux. Et dans la matinée de ce mercredi 30 juillet 2025, c’est une marée humaine qu’a mobilisée la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAV), pour une marche sur l’ambassade de Côte d’Ivoire au Burkina Faso. Le rassemblement s’est fait tôt le matin, devant le mémorial Thomas Sankara. Et avant le début de la manifestation aux environs de 9h, quelques consignes ont été données. Les pancartes de manifestation qui n’ont rien à voir avec l’ordre du jour restent sur place. Seules les images à l’effigie d’Alino Faso suivront la marche.

« Quiconque se comporte en ennemi sera traité au-delà de ce que ces autorités malsaines ont fait à notre compatriote », a prévenu Ghislain Dabiré avant la marche

Après les consignes, c’est en ordre de bataille, quadrillés de part et d’autre par des hommes chargés de la sécurité, à coup de slogans du genre : « Alino, justice », que les manifestants ont avancé vers l’ambassade de Côte d’Ivoire, sise derrière le ministère des Affaires étrangères du Burkina. Au tournant devant mener à la porte d’entrée se tenaient des membres de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui avaient, sur toute l’allée de chaque côté, déjà barricadé les routes. C’est là que sortiront les membres de l’ambassade pour entendre le cri de cœur des manifestants.

En image, les manifestants, à l’ambassade de la Côte d’Ivoire au Burkina

« Il y a de cela trois jours, nous apprenions, à travers les réseaux sociaux, une information bouleversante : l’assassinat brutal de notre frère, camarade de lutte et digne fils du Faso, Alain Christophe Traoré, connu sous le nom d’Alino Faso, alors détenu en Côte d’Ivoire », a débuté Ghislain Dabiré, membre de la CNAVC, avant de poursuivre : « Dans un premier temps, cette nouvelle, choquante et douloureuse, nous est parvenue de manière informelle. Mais très rapidement, les autorités burkinabè, à travers un communiqué officiel, ont confirmé l’information, ajoutant au choc une profonde indignation. »

En image, un Burkinabè avec sa pancarte, réclamant justice pour Alino Faso

Dans sa déclaration, la CNAVC regrette qu’aucun procès n’ait eu lieu à l’endroit d’Alino Faso, ce, malgré la patience des Burkinabè qui croyaient en un dénouement empreint de transparence. « Hélas, les autorités ivoiriennes en ont décidé autrement.

Alino Faso a été maltraité, torturé, puis exécuté froidement, sans qu’aucune preuve crédible n’ait jamais été portée à la connaissance de l’opinion publique. Un acte grave, une atteinte flagrante aux droits humains, mais surtout, un mépris total des relations fraternelles et diplomatiques entre nos deux pays », a déploré le porte-parole de la CNAVC.

La marche pour Alino Faso s’est déroulée sans aucun incident

Dans un contexte de crises multiples que traverse le pays, la CNAVC regrette que les soutiens du Burkina soient éliminés. « Aussi meurtris que sont les cœurs en de pareilles situations, le peuple burkinabè traverse en ce moment même des situations de vives désolations. Ce ne sont plus seulement des traîtres à la nation burkinabè qui trouvent refuge en terre ivoirienne, mais voilà maintenant que ceux qui défendent les causes justes, ceux qui soutiennent la révolution du peuple burkinabè, sont purement et simplement éliminés sur votre sol », déplore-t-elle.

À l’avant, une autorité coutumière présente pour réclamer justice pour Alain Traoré

Face à tout ce qui précède, bien des interrogations : « Est-ce cela, la nouvelle Côte d’Ivoire que le régime d’Abidjan veut incarner ? Une terre d’impunité, de terreur politique et de persécution ? » « Il n’y a pas si longtemps, les autorités burkinabè ont libéré des soldats ivoiriens qui avaient traversé notre territoire étant même armés sans un quelconque acte de barbarie. Le Mali, dans le même esprit de solidarité sous-régionale, a libéré 49 soldats ivoiriens qui foulaient l’aéroport international de Bamako à l’insu même des autorités maliennes pour des missions jusqu’à aujourd’hui inconnues. En retour, que reçoit-on ? Des assassinats politiques et des provocations diplomatiques », se désole la CNAVC.

Le drapeau ivoirien, flottant dans la cour de l’ambassade

La situation, selon la CNAVC, est intolérable. Et en exprimant son indignation, cette dernière ne mâche pas ses mots. « Elles (parlant des autorités ivoiriennes) ont non seulement failli à leur devoir de justice, mais elles ont aussi trahi les principes de fraternité et de solidarité africaines. » Ses exigences : « Que la lumière soit faite, immédiatement, sur les circonstances de l’assassinat de notre camarade Alain Christophe Traoré ; que le corps de notre camarade soit restitué sans délai aux autorités burkinabè et à sa famille, dans la dignité ; que les organisations de défense des droits humains, nationales, régionales et internationales, cessent leur silence complice et agissent avec équité, sans deux poids deux mesures ».

« Notre combat est celui de la vérité, de la justice et de la dignité. Nous ne reculerons pas », avise la CNAVC

Erwan Compaoré
Anita Zongo et Murielle Dominique (stagiaires)
Crédit photo : Bonaventure Paré
Lefaso.net