mardi, mars 3, 2026

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É𝐥𝐢𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐮𝐛𝐞𝐫𝐜𝐮𝐥𝐨𝐬𝐞 : 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐮𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 2026-2030

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Le Ministère de la Santé, à travers le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT), tient du 16 au 20 février 2026, à Koudougou un atelier consacré à l’élaboration du Plan stratégique national de lutte contre la tuberculose (PSN-TB) pour la période 2026-2030.

Cette rencontre vise à doter le PNT d’une feuille de route actualisée, cohérente et orientée vers des résultats mesurables. L’objectif est de renforcer l’efficacité des interventions et d’adapter les stratégies aux réalités actuelles du terrain. Selon le Coordonnateur du PNT, Dr Issa Guiré, l’élaboration de ce nouveau plan stratégique s’impose comme une étape cruciale pour « redresser et réorienter » les actions de lutte contre la tuberculose face aux défis persistants liés notamment au dépistage, à la prise en charge et à la continuité des soins.

Prenant la parole au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des Partenaires techniques et financiers (PTF), Dr Laurent Moyenga a salué les progrès significatifs enregistrés par le pays ces dernières années. Il a réaffirmé l’engagement constant de la communauté internationale à accompagner le Burkina Faso dans l’atteinte de son ambition d’éliminer la tuberculose à l’horizon 2030.

Représentant le Directeur général de la santé publique, Dr Seydou Mohamed Ouédraogo a, pour sa part, souligné l’importance stratégique de cet atelier. Il a exhorté les participants à faire preuve de rigueur afin que le futur plan intègre pleinement les enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent cycle (2020-2025).

L’élaboration du PSN-TB 2026-2030 repose sur une analyse approfondie des données épidémiologiques et programmatiques. Les conclusions de la revue à mi-parcours du Plan stratégique national 2024-2026 serviront ainsi de socle pour orienter les priorités et définir des interventions plus ciblées et performantes.

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AUTOROUTE OUAGA-BOBO : fin des travaux de déblayage, place au terrassement

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(Bobo-Dioulasso, 15 février 2026). Le Ministre de la Construction de la Patrie, M. Mikaïlou SIDIBÉ, est allé ce dimanche en fin de matinée à Kotédougou (Houet), pour constater la fin des travaux de nettoyage de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso.

Les travaux de déblayage de l’emprise de l’autoroute Ouaga-Bobo ont pris fin le 5 février 2026. Selon le Ministre de la Construction de la Patrie, cette visite s’inscrit dans l’exécution des instructions du Chef de l’État pour un suivi régulier des travaux de l’autoroute Ouaga-Bobo.

« Nous sommes heureux de constater que, sur un linéaire de 332 kilomètres sur une largeur de 100m, les travaux sont totalement achevés. En moins de deux mois, nous sommes totalement à la fin du tracé », se réjouit le Ministre M. Mikaïlou SIDIBÉ.

Les différentes équipes ont travaillé d’arrache-pied, jour et nuit, pour pouvoir achever les travaux avant le délai. Selon le Directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ, cette célérité dans l’exécution des travaux est consécutive à la vision du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, avec l’acquisition de plus d’une centaine de bulldozers, conjuguée à un engagement et une implication d’un personnel dévoué et dynamique. Pour le Commandant SAKANDÉ, la visite du Ministre de la Construction de la Patrie honore l’Agence Faso Mêbo et prouve que le challenge donné par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ est pris au sérieux par l’ensemble des acteurs.

Le Ministre de la Construction de la Patrie a félicité l’équipe de l’Agence Faso Mêbo et son Directeur général pour cet exploit et les a encouragés à engager la phase suivante qui concerne essentiellement les travaux de terrassement qui du reste, ont déjà commencé dans la zone de Tita et plusieurs tâches sont exécutées simultanément.

Pour mémoire, les travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso ont été lancés le 16 décembre 2025 à Yimdi par Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État.

‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

COMPTE RENDU CONSEIL DES MINISTRES DU 5 FÉVRIER 2026

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– Création de la Société Faso-Agropôle

– Révocation d’agents publics coupables d’actes de corruption

(Ouagadougou, 5 février 2026). Le Conseil des ministres s’est réuni, ce jeudi 5 février, en session ordinaire sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire.

Pour le compte du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a décidé de la création de la Société Faso-Agropôle (SOFA). S’inscrivant dans une dynamique offensive pour la souveraineté alimentaire, l’Exécutif a adopté trois décrets phares au titre du ministère en charge de l’Agriculture, selon le Commandant Ismaël SOMBIE.

Le premier décret est relatif à la reprise des parts privées des anciennes sociétés Sourou-pôle et Bagré-pôle (respectivement 10% et 5%), portant leurs capitaux à 100% publics. Cette reprise des parts privées permet de consolider le contrôle étatique, précise le Ministre d’État.

Le second consacre la création de la Société Faso-Agropôle (SOFA) qui regroupe cinq agropôles stratégiques : l’Agropôle du Sourou (ancien Sourou-pôle), l’Agropôle du Nakambé (ancien Bagré-pôle), l’Agropôle de Samendéni, l’Agropôle de la Comoé et l’Agropôle du Liptako-Gourma. Ces pôles intègrent l’agriculture, l’élevage, la pêche et le tourisme, comme le centre écotouristique de Bagré ou Toma-Île, pour un développement transversal rentable.

Enfin, le troisième décret relatif aux statuts de la SOFA, vise à offrir à la nouvelle société les organes de gouvernance nécessaires pour son fonctionnement et favoriser son développement en tant que holding des agropôles au Burkina Faso, selon le Ministre d’État, le Commandant SOMBIÉ.

Quatre agents révoqués pour faits de corruption

Pour le compte du Ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil a pris des mesures contre des agents publics qui se sont rendus coupables d’actes de corruption. Il s’agit de sanctions qui répondent aux révélations faites par le KORAG, le 1er février 2026, par voie de presse.

Selon le Ministre Mathias TRAORÉ, 7 agents soit un médecin, un agent domanial et cinq policiers sont concernés par ces sanctions. Quatre d’entre eux ont été révoqués et les trois traduits en conseil de discipline.

Le Conseil des ministres a félicité les différentes autorités disciplinaires pour les diligences et leur a ordonné de parachever, dans les meilleurs délais, les procédures en cours.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l’un des fils du dictateur défunt, tué par « un commando de quatre personnes » chez lui

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Recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, l’homme de 53 ans a été tué « dans sa maison par un commando de quatre personnes », a déclaré son avocat français.

Seif al-Islam Kadhafi, l’un des fils du dictateur libyen défunt Mouammar Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, a été assassiné mardi 4 février dans l’ouest de la Libye, par des hommes armés non identifiés.

« Il a été tué aujourd’hui à 14h (…) à Zenten, dans sa maison, par un commando de quatre personnes », a déclaré à l’AFP son avocat français, Marcel Ceccaldi.

Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l’homme de 53 ans s’était évertué à se forger une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion.

Des « problèmes de sécurité » relevés une dizaine de jours plus tôt

Son conseiller Abdullah Othman Abdurrahim a précisé, selon des propos cités par la chaîne Libya al-Ahrar, que quatre hommes avaient « pris d’assaut » mardi sa résidence « après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’avaient exécuté ».

« Pour l’instant, on ne sait pas » qui sont ces hommes armés, a dit Me Ceccaldi, qui a affirmé s’être entretenu avec son client il y a trois semaines environ.

Il a toutefois précisé avoir appris il y a une dizaine de jours, par l’un des proches de Seif al-Islam Kadhafi, « que des problèmes se posaient au niveau de sa sécurité ».

« À tel point que le chef de la tribu (des Kadhafi) avait téléphoné à Seif. Il lui avait dit ‘je vais vous envoyer du monde pour assurer votre sécurité’. Et Seif a refusé », a-t-il poursuivi.

Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, Seif al-Islam Kadhafi avait été arrêté en 2011 dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie. Jusqu’à l’annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. « Il bougeait souvent », a confirmé son avocat mardi.

« Ils ont assassiné l’espoir et l’avenir »

En 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l’ancien régime. L’élection ne s’est finalement pas tenue.

Pour l’expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est « susceptible de le transformer en martyr aux yeux d’une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l’élection présidentielle ». Car « sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse », a-t-il expliqué sur X.

L’ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte « perfide », en affirmant qu’il lui avait parlé il y a deux jours.

« Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l’espoir et l’avenir, et semé la haine et le ressentiment », a-t-il écrit sur X.

SUR LE MÊME SUJET

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s’y disputent le pouvoir: le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

Source: www.bfmtv.com

Compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 29 janvier 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 29 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 31 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

La nouvelle organisation comporte les innovations majeures suivantes :

 la création du poste de Secrétaire général adjoint ;

 la création du Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable (SP/CPSADD) ;

 le renforcement de l’ex-Secrétariat technique de l’Offensive agropastorale et halieutique (ST-OAPH) avec la prise en compte du volet hydraulique ;

 la fusion de l’ex-Secrétariat technique pour la Gestion intégrée des ressources en eau (ST-GIRE), de l’ex-Direction générale de l’eau potable, de l’ex-Direction générale des ressources en eau et de l’ex-Direction générale des infrastructures hydrauliques en une seule entité dénommée Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique (DGREH) ;

 la suppression de l’ex-Secrétariat technique pour la gestion des situations d’urgence en WASH (ST-WASH) avec le reversement de ses attributions au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) ;

 la fusion de l’ex-Direction générale de la préservation de l’environnement (DGPE) et de l’ex-Direction générale de l’assainissement, des eaux usées et excréta en une seule entité dénommée Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) ;

 la fusion de l’ex-Direction générale de l’économie verte et du changement climatique et de l’ex-Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) pour en faire la Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) ;

 la création d’une Direction technique des semences forestières dans la Direction générale des productions végétales ;

 la fusion des ex-Directions régionales de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques et des ex-Directions régionales de l’eau et de l’assainissement de l’environnement pour former les Directions régionales de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques (DRAERAH). Cette fusion prend également en compte les directions provinciales.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de disposer d’un nouvel organigramme pour accomplir ses missions.

I.2.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à unprojet de décret portant dissolution des partis et formations politiques.

En 2022, le répertoire de suivi des partis et formations politiques enregistrait 209 partis et 12 formations politiques. Cependant, lors des consultations électorales du 22 novembre 2020, seulement 125 partis et formations politiques ont présenté des candidats et uniquement 15 ont obtenu au moins un siège à l’Assemblée nationale avec un taux de participation global de 49,66%.

Cet état de fait révèle un système partisan basé sur un multipartisme illimité doublé d’un faible ancrage territorial qui ne répond pas aux attentes des Burkinabè. En outre, les partis et formations politiques peinent à mobiliser le citoyen burkinabè, toute chose qui dénote d’une faillite à leur mission constitutionnelle.

En effet, le système partisan tel que mis en œuvre a contribué à diviser les citoyens, à fragiliser le tissu social, à mettre à mal le vivre-ensemble et à créer un développement déséquilibré du territoire. Fort de ce constat et en raison des actions subversives de certains acteurs politiques, les activités des partis et formations politiques ont été suspendues le 30 septembre 2022.

Par ailleurs, la dissolution des partis et formations politiques et la refondation du système partisan ont constitué des attentes fortes exprimées dans le rapport général de l’Assemblée législative de Transition, issu des journées d’échanges avec les forces vives des régions sur les réformes politiques, institutionnelles et administratives de la Transition, adopté le 22 septembre 2023.

Il apparait donc clairement que le système partisan en cours imposé par le colon et entretenu par le néocolonialisme, en déphasage total avec nos réalités socioculturelles, a contribué à pervertir notre mode de gouvernance publique.

C’est pourquoi, dans le contexte actuel de refondation de l’Etat, la dissolution des partis et formations politiques en vue d’un meilleur encadrement du système partisan s’avère indispensable.

Cette dissolution va permettre d’affiner le choix politique et les idéaux de la Révolution progressiste populaire.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution des partis et formations politiques.

Le second rapport est relatif à unprojet de loi portant abrogation de la loi n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique ainsi que son modificatif n°2013/AN du 17 décembre 2013.

Ces différents textes ont favorisé une prolifération de partis et formations politiques sans idéologie ni représentativité significative, ni ancrage social et territorial, contribuant ainsi à la perte de confiance des citoyens envers les institutions politiques.

En outre, l’application de ces textes, pendant plusieurs années après l’adoption du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations profondes du peuple, les enjeux sécuritaires et institutionnels ainsi que les exigences actuelles de refondation de l’Etat, de renforcement de l’unité nationale et de réduction du train de vie de l’Etat.

Par ailleurs, l’incapacité des partis et formations politiques à remplir leurs missions et la volonté affirmée du Gouvernement à refonder l’Etat, ont conduit à la suspension de leurs activités le 30 septembre 2022.

Au regard de ce qui précède, l’abrogation de ces textes constitue un préalable indispensable à l’élaboration d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités socio-culturelles. Elle permet d’ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté dix (10) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant règlementation générale des Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso.

En vue d’améliorer l’impact des investissements publics pour un changement qualitatif des conditions de vie des populations à la base, l’approche de gestion des investissements publics au Burkina Faso a été revue pour faire place aux Initiatives de développement, en substitution des instruments traditionnels que sont les projets et programmes de développement.

Le projet de décret vise à mettre en place un cadre règlementaire solide, des outils et des méthodes efficaces de gestion permettant de garantir la prise en main totale et souveraine du pilotage ainsi que la gestion des investissements publics par les structures de l’Etat.

Les innovations majeures de ce décret sont :

le renforcement du leadership de l’Etat dans la priorisation, la gestion, le suivi et la capitalisation des investissements publics ;
la rationalisation du nombre d’unités de gestion à travers la création d’une seule entité chargée de gérer l’ensemble des initiatives sectorielles de développement d’un même département ;
la limitation des dépenses de fonctionnement à 5% du coût global cumulé des Initiatives sectorielles de développement, afin de consacrer plus de ressources aux investissements ;
l’ouverture d’un compte de dépôt à la Banque des dépôts du Trésor pour recevoir les ressources financières provenant de l’Etat, des partenaires techniques et financiers et de toutes autres sources, destinées à la mise en œuvre des initiatives sectorielles de développement.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre règlementaire sur les Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso, en vue d’optimiser la gouvernance des investissements publics.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la société AIR BURKINA SA et son érection en société d’Etat.

La compagnie AIR BURKINA connait depuis plusieurs années des difficultés financières et opérationnelles, affectant durablement sa capacité d’exploitation et sa situation patrimoniale. Face à cette situation, l’Etat burkinabè a décidé d’engager un processus de restructuration.

Ainsi, le 24 septembre 2024, l’Etat a sollicité et obtenu d’un particulier, alors détenteur de cent onze (111) actions correspondant à 1% du capital social de la société, la cession de l’intégralité de ses actions pour un (01) franc symbolique. A l’issue de cette opération, l’Etat burkinabè est devenu actionnaire unique de la société AIR BURKINA SA, faisant d’elle désormais une société d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de régulariser l’acquisition des actions cédées, en consacrant l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de AIR BURKINA, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Le troisième rapport estrelatif à un projet de décret portantcréation de l’Agence burkinabè pour l’emploi en abrégé « ABPE ».

L’Agence burkinabè pour l’emploi est issue de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). En effet, il ressort que ces deux structures agissent toutes sur le marché du travail et certaines de leurs attributions sont proches.

Cette fusion s’inscrit dans le cadre de la rationalisation des structures avec pour objectif principal l’efficacité et la cohérence des actions de l’Etat. Elle permettra notamment une meilleure mobilisation et optimisation des ressources, une amélioration de l’exécution des politiques et actions en matière d’emploi, d’insertion professionnelle et de suivi du marché du travail.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence burkinabè pour l’emploi en vue de disposer d’une structure dynamique et performante de promotion de l’emploi au profit des jeunes et des demandeurs d’emplois.

Le quatrième rapport est relatif à l’adoption du Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement 2026-2030.

En application des dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement, le Burkina Faso doit élaborer tous les cinq ans, un référentiel national de développement qui détermine les priorités de développement en cohérence avec la vision nationale de développement à long terme.

Le Plan RELANCE 2026-2030 capitalise les leçons tirées de la mise en œuvre des référentiels antérieurs ainsi que des politiques et stratégies sectorielles en cours. Il a aussi pour fondement les missions inscrites dans la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024, les choix opérés pour la conduite de la Révolution progressiste populaire (RPP), les politiques sectorielles et les aspirations exprimées par les Burkinabè lors de l’élaboration de l’Etude nationale prospective (ENP) « Burkina 2060 ».

La vision du Plan RELANCE 2026-2030 est de faire du « Burkina Faso, une nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ». Pour sa concrétisation, quatre (04) piliers d’intervention ont été retenus. Il s’agit du :

Pilier 1 « consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix » ;
Pilier 2 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » ;
Pilier 3 « développer le capital humain » ;
Pilier 4 « développer les infrastructures et transformer durablement l’économie ».
L’adoption de ce rapport permet de doter le Burkina Faso d’un nouveau référentiel de développement, le Plan RELANCE 2026-2030.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le Plan RELANCE 2026-2030 constitue le principal référentiel de l’action gouvernementale en matière de développement économique et social pour les cinq (05) prochaines années. L’adoption de ce plan rend indispensable la mise en place d’un dispositif institutionnel structuré et performant de suivi et d’évaluation, d’où l’élaboration du présent décret.

Ce dispositif a entre autres pour finalité, d’assurer un pilotage efficace et coordonné de la mise en œuvre du Plan RELANCE, de permettre un suivi régulier des performances et des impacts des politiques publiques et de garantir la redevabilité des acteurs ainsi que la transparence dans la gestion des ressources publiques.

L’adoption de ce décret permet la création du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le sixième rapport est relatif à un projet dedécret portant création de l’Agence de gestion du péage (AGP).

La création de l’Agence de gestion du péage vise à assurer la continuité du service public de péage dans des conditions optimales d’efficacité et de qualité et à professionnaliser l’activité de péage grâce à une structure dédiée, dotée d’une gouvernance adaptée.

L’Agence de gestion du péage est chargée de :

la gestion et l’exploitation du système de péage ;
la mobilisation et le recouvrement des recettes de péage ;
toute activité connexe confiée par l’Etat dans le domaine du péage.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence de gestion du péage, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des Etablissements publics de l’Etat.

Le septième rapportest relatif à un projet dedécret portant approbation des statuts particuliers de l’Agence de gestion du péage (AGP).

L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence de gestion du péage de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le huitième rapportest relatif à un projet de décret portant dissolution du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Cette dissolution participe de la rationalisation des structures publiques et de l’optimisation de l’action gouvernementale. La mission du FSR-B est transférée au ministère de l’Economie et des finances désormais en charge des collectes de fonds destinés à la construction et à l’entretien des routes.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution du Fonds spécial routier du Burkina.

Le neuvième rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.

Ce décret vise la relecture du décret n°2024-1457/PRES-TRANS/PM/MEF du 22 novembre 2024 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances (MEF) en vue de le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels, tout en tenant compte également de certaines spécificités nécessaires au bon fonctionnement des services.

La relecture de ce décret permet de prendre en compte certaines structures centrales et rattachées, puis d’opérer des ajustements.

Parmi les innovations du décret on peut retenir que les missions du MEF au niveau déconcentré sont désormais portées par les Directions régionales de l’Economie et des finances (DREF).

Les ajustements et modifications portent entre autres sur :

 l’élargissement des missions de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;
 la suppression de l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) au sein du département, suite à son transfert au ministère de la Justice ;
 le changement de dénomination de la Direction de la revue des marchés publics en Direction de l’informatisation et de la revue des marchés publics (DIRMP) ;

 la prise en compte de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) ;

 la prise en compte de l’Agence de gestion du péage (AGP) ;

 la prise en compte du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le dixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB).

La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso impose une adaptation constante des capacités de défense et de protection du territoire national. La création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB) apparait comme une réponse structurelle, pérenne et stratégique aux défis sécuritaires et de développement auxquels notre pays est confronté.

L’ISAB sera chargé d’assurer entre autres :

la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation militaire ;
la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation civile ;
la formation des experts et des cadres dans le domaine de l’aviation ;
le développement d’actions de coopération internationale et de partenariats dans le domaine des métiers de l’aviation et de la recherche universitaire.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso.

I.4.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte organisation du ministère de la Sécurité.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Ce décret vise à prendre en compte le nouveau champ de compétences du ministère de la Sécurité en lui consacrant le reversement des attributions relatives à la gestion durable du patrimoine forestier et faunique.

L’innovation majeure de ce décret est l’intégration de nouvelles structures telles que la Brigade Laabal, la Direction générale des eaux et forêts, l’Office national des aires protégées et l’Ecole nationale des eaux et forêts.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Sécurité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second décret porte organisation et fonctionnement de la Direction générale de la Police nationale en abrégé « DGPN ».

Face aux menaces émergentes inhérentes au terrorisme, la Police nationale s’est adaptée en vue de participer pleinement à la lutte contre ce fléau à travers la création de nouvelles unités et une réarticulation des dispositions existantes.

Il apparait donc nécessaire d’actualiser son organisation, afin de permettre à la Police nationale de jouer pleinement son rôle d’institution républicaine chargée de la protection des personnes et des biens, de la sûreté de l’Etat et de l’application des lois et règlements.

Les innovations majeures du décret sont :

l’organisation de la DGPN autour des quatre (04) piliers métiers que sont la Sécurité publique, la Police judiciaire, le Renseignement et le Maintien de l’ordre érigés en départements ;
la création d’une Direction de la logistique pour répondre aux enjeux opérationnels et logistiques ;
le rattachement du Groupe spécial d’intervention de la Police nationale (GSIPN) au cabinet du Directeur général ;
la suppression et la fusion de plusieurs directions, divisions et services.
L’adoption de ce décret permet à la Police nationale d’assurer efficacement ses missions régaliennes.

I.5.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MEDICAPME/MEFP du 05 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes d’administrations des sociétés à capitaux publics, des Etablissements publics et des structures à statut spécifique.

Cette modification permet d’assouplir les règles de désignation des Administrateurs et des Présidents de Conseil d’administration.

Les principales innovations de ce décret sont :

le renforcement de la redevabilité des Administrateurs ;
la valorisation de l’expérience acquise en accordant la possibilité d’exercer un mandat d’administrateur trois (03) ans après l’expiration du deuxième mandat ;
l’élargissement du vivier des Administrateurs potentiels par l’intégration des directeurs et chefs de cabinets ministériels ;
la capitalisation de l’expérience acquise dans l’administration publique et dans le secteur privé pour la désignation de l’Administrateur.
L’adoption de ce décret permet de répondre aux difficultés rencontrées pour la désignation des Administrateurs.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Construction de la Patrie.

Le décret n° 2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a institué le ministère de la Construction de la Patrie (MCP), résultant de la fusion du ministère des Infrastructures et du désenclavement (MID) et du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat (MUH).

Cette nouvelle configuration impose une relecture de l’organisation administrative afin de l’adapter aux attributions élargies du département.

Les principales innovations de ce décret sont :

la consécration d’une représentation unique du ministère en région comme en province ;
la clarification des rôles entre études techniques et normalisation ;
la création d’un poste de Secrétaire général adjoint.
L’adoption de ce décret permet au ministère de la Construction de la Patrie de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02)communications :

la première communication fait le bilan des résultats de l’opération spéciale de constat de mise en valeur des parcelles de la zone SONATUR à Ouaga 2000 qui s’est déroulée du 1er au 29 août 2024 et du 9 juillet au 16 septembre 2025.
Cette opération avait pour objectifs entre autres, de vérifier l’état de mise en valeur des parcelles attribuées dans les sites SONATUR de Ouaga 2000 et de Komsilga et de dresser un état statistique des parcelles nues, mises en valeur ou insuffisamment mises en valeur.

La première phase a permis d’identifier 2 654 parcelles nues et 3 407 parcelles insuffisamment mises en valeur. Quant à la seconde, elle a permis de recenser 522 parcelles nues, 1 184 parcelles insuffisamment mises en valeur et 17 parcelles inaccessibles pour le constat.

Cette opération a permis d’obtenir une photographie claire de l’état d’occupation et de mise en valeur des parcelles sur les deux sites. Elle a eu pour incidence d’accélérer ou de faire aboutir certains investissements en souffrance ;

la seconde communication fait la situation de mise en œuvre du Fonds de soutien patriotique (FSP).
La situation financière du Fonds fait le point des encaissements et dresse la situation d’exécution des dépenses au 31 décembre 2025.

Sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, les encaissements toutes sources confondues se sont établis à 222 242 126 293 F CFA, représentant 148,16% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 000 000 000 F CFA.

Cette performance traduit une amélioration significative par rapport à l’exercice 2024, au cours duquel les encaissements cumulés, arrêtés au 31 décembre s’élevaient à 175 685 084 312 F CFA, soit une progression de 26,50%.

A la même date, le cumul des dépenses engagées s’élève à 276 087 509 96 F CFA pour des prévisions de dépenses arrêtées pour la période de janvier à décembre 2025, à 277 957 141 633 F CFA. Ce niveau d’exécution correspond à un taux d’engagements de 99,33%.

Au titre du quatrième trimestre 2025, les recouvrements ont atteint 79 638 596 875 F CFA, en hausse de 55,85% par rapport au trimestre précédent. Cette dynamique est principalement imputable au virement des ressources affectées du Fonds minier de développement (FMD), pour un montant 39 468 315 582 F CFA, représentant 49,56% des encaissements de la période.

II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue des Semaines régionales de la culture (SRC) 2025 en prélude de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2026).

Les SRC se sont tenues du 06 septembre au 11 novembre 2025 sur l’ensemble des 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans 03 pays de la diaspora (Côte d’Ivoire, Mali et Niger).

En termes de bilan, les SRC ont enregistré 1 874 troupes inscrites contre 1 657 troupes à l’édition de 2023. Cette progression confirme l’engouement croissant des acteurs culturels et des populations autour de la Semaine nationale de la culture.

A l’issue des compétitions, 128 troupes et ensembles artistiques (Arts du spectacle), 28 artistes (Arts plastiques), 112 œuvres (Littérature), 49 candidats (Art culinaire) et 431 sportifs (Sport traditionnel) ont été retenus pour prendre part au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la SNC Bobo 2026. La diaspora sera représentée avec 70 artistes toutes disciplines confondues.

La 22e édition de la Semaine nationale de la culture est prévue du 25 avril au 02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

II.3. Le ministre de la Justice a fait au Conseil une communication relative au déroulement des travaux de la session permanente de l’Assemblée législative de Transition (ALT), au titre de l’année 2025.

Durant cette année, les députés ont examiné trente-quatre (34) projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la session. Parmi ces projets de loi, vingt-quatre (24) ont été adoptés, tandis que les autres sont en cours d’examen. Deux lois ont fait l’objet d’une deuxième lecture.

Les députés ont également mené des contrôles informatifs de l’action de l’Exécutif par des questions au Gouvernement et des missions d’information. La session a aussi été marquée par l’exposé de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre sur la situation de la Nation, le 14 mars 2025 ainsi que par la présentation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

 Monsieur Sibiri de Issa OUEDRAOGO, Mle 23 593 L, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;
 Monsieur Ambroise SOME, Mle 28 127 B, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;
 Monsieur Mahamoudou ZAMPALIGRE, Mle 215 227 G, Juriste, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
 Madame Hélène Viviane BAMBARA /YAGO, Mle 46 219 V, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommée Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Laurent BAYALA, Mle 53 584 G, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Ahmed ZAMPALIGRE, Mle 112 500 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Zidabou Zéphirin Marie Constantin ZOURE, Mle 97 637 F, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 59 666 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Delwindé Laurent YOGO, Mle 111 154 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Justin Mathieu BADOLO, Mle 91 232 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 37 254 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Issiaka KABORE, Mle 111 128 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Aboubacar IDANI, Mle 52 157 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;
 Monsieur Gauthier Oussouncri GOULLA, Mle 228 761 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
 Monsieur Hatto Jules Modeste SIAN, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;
 Monsieur Ernest KI, Mle 227 569 D, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Aimé LANKOANDE, Mle 111 448 Y, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 119 417 T, Commissaire de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 P, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Madame Yvette NANGA, Mle 101 223 Z, Commissaire principal de police, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Lassane OUEDRAOGO, Mle 111 739 P, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;
 Monsieur Yéwaya Alexis Seydou ZOUBGA, Mle 101 467 S, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police.

D.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
 Madame Nibè-Nêe Scholastique SOME, Mle 59 228 R, Traducteur-interprète, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Chef du Bureau de l’interprétation et de la traduction.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
 Monsieur Philippe DINDANE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;
 Madame Séraphine SOME/MILLOGO, Mle 98 287 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chargé de mission ;
 Madame Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice générale de la culture et des arts ;
 Monsieur Donnibo Jacob DA, Mle 111 119 R, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;
 Monsieur Ernest DAO, Mle 345 072 T, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Coopération et des relations publiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) ;
 Monsieur Inoussa BELEM, Mle 117 272 Y, Conservateur-Restaurateur de musée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la Documentation, de l’information et des statistiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique ;
 Monsieur Marcellin ZANGO, Mle 216 768 G, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la Planification, des études et de la formation.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
 Monsieur Ismaël Saturnin PARE, Mle 313 448 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
 Monsieur Sanwé Médard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des titres et diplômes et de l’assurance qualité ;
 Madame Pounyala Awa OUOBA, Mle 257 221 K, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommée Directrice des institutions privées d’enseignement supérieur ;
 Monsieur Bassiaka OUATTARA, Mle 271 431 Y, Enseignant- chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des institutions d’enseignement supérieur du public.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
 de l’Institut national de santé publique (INSP) et du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) au titre du ministère de la Santé ;
 du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
 de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A.MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Toalé Sibri SORY, Mle 254 818 V, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B.MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Madame Assèta SAMA, Mle 212 382 P, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ismaël SAWADOGO.

Le second décret nomme Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C.MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Arzouma Simone LANKOANDE, Mle 20 09 004 E, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Madame Lydie ZONGO/SANON, Mle 111 324 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour une dernière période de trois (03) ans.

D.MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Justice :
 Monsieur Adama KAFANDO, Mle 130 307 L, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU GUIRIKO

 Monsieur Brahima ZERBA, Mle 97 451 J, Greffier en chef.

DCRP/MAE

RENFORCEMENT DU MAILLAGE SÉCURITAIRE

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Le Président du Faso remet 2 000 motos à la Police nationale

‎‎(Ouagadougou, 02 février 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a remis ce lundi dans la matinée, deux mille (2000) motos à la Police nationale.

‎‎C’est une commande spéciale d’engins à deux roues de marque « Yento » qui veut dire « Sécurité » en Gulmancema, au profit de la Police nationale. Ces motos vont contribuer à réduire le temps d’intervention et rendre plus accessibles les zones criminogènes aux forces de sécurité. Cette acquisition est une matérialisation de la vision du Président du Faso, qui a à cœur la sécurité des populations.

‎‎« Je vous remets officiellement les clés de ces motos pour la sécurité de nos citoyens. C’est une mission qui vous est confiée. Je pense que cela pourra apporter un plus dans votre maillage, un travail efficace que vous avez déjà commencé », déclare le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en remettant les clés au Ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA. « Continuez à encourager les éléments à donner le meilleur d’eux-mêmes, pour que dans les différentes villes, les gens soient en sécurité », ajoute le Chef de l’État.

‎‎Le Ministre de la Sécurité, a pris l’engagement, au nom des personnels de sécurité, d’en faire bon usage. « Cette dotation de motos viendra renforcer davantage la sécurité sur l’ensemble du territoire national. En matière de sécurité, il faut de la mobilité et de la rapidité. Les motos iront à la Police nationale et ce dans un déploiement très rapide pour donner davantage la quiétude aux populations. Ces motos vont également contribuer à consolider le concept ‘’S 24/7’’ lancé en 2025 », indique le Ministre de la sécurité.

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‎‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le FMI note des avancées remarquables dans le secteur de l’économie

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(Ouagadougou, 4 février 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé une audience, ce mercredi dans la matinée, à une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par son Directeur Général Adjoint, M. Kenji OKAMURA. Au cœur de cette rencontre, des échanges sur l’économie nationale et les perspectives de coopération.

Le représentant du FMI s’est réjoui d’avoir échangé avec le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui a partagé avec lui une vision claire des politiques économiques actuelles. Visiblement impressionné, M. Kenji OKAMURA a salué les progrès fulgurants enregistrés par le Burkina Faso. « Les finances publiques se stabilisent, les réformes clés sont en cours, et le cadre macro-économique se consolide », déclare-t-il, tout en soulignant les avancées dans le programme soutenu par son Institution.

Cette rencontre présage des perspectives de coopération élargies qui pourraient propulser le Burkina Faso vers une stabilité accrue. « Le partenariat entre le Burkina Faso et le FMI est fort et plus solide que jamais », soutient-il.

Le Directeur Général Adjoint du FMI, a rappelé la volonté ferme du FMI de renforcer le partenariat pour accompagner davantage les efforts du Burkina Faso notamment dans l’administration et dans les réformes structurelles. Pour lui, ces échanges instructifs avec le Président du Faso, confirment la trajectoire positive du Burkina Faso et ouvrent des horizons prometteurs.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

LES AMÉRICAINS RÉACTIVENT UN ACCORD COMMERCIAL QUI ÉPARGNE DE DROITS DE DOUANE 30 PAYS AFRICAINS

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Les Etats-Unis ont réactivé mardi, pour un an, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord qui permet à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane.

Un soulagement pour l’économie de nombreux pays africains. Les Etats-Unis ont accepté de relancer jusqu’au 31 décembre 2026 «avec effet rétroactif au 30 septembre 2025» l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Cette loi du Congrès américain adoptée en mai 2000 et signée par Bill Clinton, avait expiré le 30 septembre dernier, comme l’a rappelé le représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR), Jamieson Greer, dans un communiqué.

L’AGOA, CLÉ DE VOÛTE DES RELATIONS ENTRE ETATS-UNIS ET AFRIQUE

L’extension de l’accord est incluse dans le texte promulgué mardi par Donald Trump, qui met fin à plus de trois jours de paralysie d’une partie de l’administration fédérale américaine. En janvier, la Chambre des représentants avait voté pour reconduire l’AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont finalement ramené la durée à un an.

L’AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les États-Unis et les pays africains. Il permet à ces derniers d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane, s’ils respectent une série de conditions comme le pluralisme politique, le respect des droits humains, la lutte contre la corruption, etc …

Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l’accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l’habillement à l’igname en passant par les voitures.

Parmi les nations bénéficiant de ce texte, on trouve le Bénin, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Kenya, Madagascar, la Tanzanie ou encore le Nigeria. A l’inverse, les pays d’Afrique du nord, le Cameroun, le Mali ou encore le Soudan ne font pas partie des pays concernés par cette loi.

Source: www.cnews.fr

Quatre cas de cancer sur dix pourraient être évités à l’échelle mondiale

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Près de quatre cas de cancer sur dix dans le monde sont liés à des causes évitables, selon une nouvelle analyse de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) publiée mardi.

Cette étude porte sur 30 causes de cancer évitables, dont le tabagisme, la consommation d’alcool, le surpoids, l’inactivité physique, la pollution de l’air, le rayonnement ultraviolet et, pour la première fois, neuf agents infectieux.

Publiée avant la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février, l’analyse montre qu’en 2022, 37 % des nouveaux cas de cancer (soit environ 7,1 millions de cas) étaient liés à des causes évitables. Les résultats soulignent qu’il existe donc un énorme potentiel en termes de prévention permettant de réduire la charge mondiale des cancers.

Tabagisme

Il ressort de l’étude, qui s’appuie sur des données concernant 36 types de cancer dans 185 pays, que le tabagisme est la principale cause évitable de cancer à l’échelle mondiale (15 % des nouveaux cas), devant les infections (10 %) et la consommation d’alcool (3 %).

Trois types de cancer – les cancers du poumon, de l’estomac et du col de l’utérus – représentent près de la moitié des cas évitables dans le monde, chez l’homme et la femme.

Le cancer du poumon est principalement lié au tabagisme et à la pollution de l’air, le cancer de l’estomac est en grande partie attribuable à l’infection à Helicobacter pylori et le cancer du col de l’utérus est dû au papillomavirus humain (HPV) dans l’immense majorité des cas.

« Il s’agit de la première analyse mondiale montrant dans quelle mesure le risque de cancer est lié à des causes évitables », a déclaré le Dr Ilbawi, chef de l’équipe Lutte contre le cancer de l’OMS et auteur de l’étude. « En examinant les tendances dans les pays et les groupes de la population, nous pouvons donner aux pouvoirs publics et aux particuliers des informations plus précises qui, dans bien des cas, contribuent à prévenir les cancers avant qu’ils ne se déclarent ».

Différences entre hommes et femmes

La charge des cancers évitables est nettement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (45 % de nouveaux cas chez les hommes contre 30 % chez les femmes).

Chez l’homme, le tabagisme est responsable d’environ 23 % des nouveaux cas de cancer, devant les infections (9 %) et la consommation d’alcool (4 %). Chez la femme, à l’échelle mondiale, les infections sont responsables de 11 % des nouveaux cas de cancer, suivies du tabagisme (6 %) et du surpoids (3 %).

« Cette étude très importante évalue de manière exhaustive les cancers évitables dans le monde, en intégrant pour la première fois les causes infectieuses ainsi que les risques comportementaux, environnementaux et professionnels », a déclaré la Dre Isabelle Soerjomataram, Directrice adjointe de la branche Surveillance du cancer du CIRC et autrice principale de l’étude. « S’attaquer à ces causes évitables est l’un des moyens les plus efficaces d’alléger la charge mondiale des cancers ».

Différences entre les régions

La charge des cancers évitables varie considérablement selon les régions. Elle est comprise entre 24 % en Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest et 38 % en Afrique subsaharienne chez la femme et entre 57 % en Asie de l’Est et 28 % en Amérique latine et dans les Caraïbes chez l’homme.

Ces différences reflètent une exposition variable aux facteurs de risque comportementaux, environnementaux, professionnels et infectieux, ainsi que des différences qui tiennent au développement socioéconomique, aux politiques nationales de prévention et aux capacités du système de santé.

Les résultats soulignent qu’il faut mettre en place des stratégies de prévention adaptées prévoyant des mesures strictes de lutte antitabac, la réglementation de l’alcool, la vaccination contre les infections entraînant des cancers, telles que l’infection à papillomavirus humain (HPV) et l’hépatite B, une amélioration de la qualité de l’air, des lieux de travail plus sûrs et des environnements plus sains pour l’alimentation et l’activité physique.

Une action coordonnée des secteurs de la santé, de l’éducation, de l’énergie, des transports et du travail peut épargner à des millions de familles le malheur d’un diagnostic de cancer. Agir sur les facteurs de risque évitables permet de faire baisser non seulement l’incidence des cancers, mais aussi les dépenses de santé à long terme et améliore la santé et le bien-être de la population.

Source: news.un.org

Hommage au Capitaine Thomas SANKARA : « ce cérémonial nous rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat », dixit le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso

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(Ouagadougou, 5 février 2026). Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MÉDAH, représentant le Chef de l’État, a présidé, ce jeudi après-midi, le 4e cérémonial d’hommage militaire au Capitaine Thomas SANKARA, père de la Révolution d’août 1983.

Deux tableaux ont composé ce cérémonial d’hommage militaire. Le premier a été celui de la grande relève de la garde du Mémorial et, le second, la sortie des chevaux.

Pour le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, « ce cérémonial revêt un caractère plus que symbolique, car il nous rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat ».

A cette occasion, le Ministre Directeur de cabinet est revenu sur l’engagement du Capitaine Thomas SANKARA pour un Burkina Faso souverain, indépendant, fier et prospère. « Aujourd’hui ce flambeau est porté par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ (…) et nous sommes des millions à revendiquer l’héritage du Capitaine Thomas SANKARA », soutient le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MÉDAH.

Aussi, a-t-il invité la jeunesse burkinabè à plus de solidarité et d’unité autour du Leader de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, afin que « nous puissions honorer dignement la mémoire du Père de la Révolution d’août 1983 ».

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwindé Gilbert OUÉDRAOGO a souligné l’engagement du Capitaine Ibrahim TRAORÉ qui a donné des instructions pour que des dispositions soient prises afin que chaque premier jeudi du mois, un hommage mérité soit rendu à feu le Capitaine Thomas SANKARA.

A l’issue du cérémonial, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso a visité le Mémorial Thomas-SANKARA, accompagné par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè et la Présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

Direction de la Communication de la Présidence du Faso