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Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : la CEDEAO déploie 187 observateurs pour un scrutin sous haute surveillance

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La CEDEAO a déployé une équipe d’observateurs en Côte d’Ivoire dans le cadre de l’élection présidentielle du 25 octobre. Dirigée par l’ancien vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, la mission régionale entend garantir la transparence et la crédibilité du vote.

À quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement déployé 187 observateurs électoraux à travers le pays. Objectif : accompagner la Côte d’Ivoire dans cette étape démocratique cruciale et veiller à la régularité du scrutin prévu le 25 octobre 2025.

Une mission d’envergure conduite par Yemi Osinbajo

La délégation, arrivée lundi à Abidjan, est dirigée par Yemi Osinbajo, ancien Vice-président du Nigeria et personnalité respectée sur le continent pour son engagement en faveur de la démocratie. À sa descente d’avion, il a réaffirmé la volonté de la CEDEAO de « soutenir le peuple ivoirien et le gouvernement dans cette étape essentielle », tout en exprimant l’espoir de voir « un scrutin pacifique, transparent et crédible ».

La mission d’observation se compose de 15 observateurs de long terme, déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines, 150 observateurs de court terme mobilisés pour le jour du vote, ainsi que 22 jeunes observateurs issus des pays membres de la communauté. Ils seront répartis sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et les régions frontalières, souvent plus sensibles lors des périodes électorales.

Un accompagnement continu du processus électoral

Ce déploiement s’inscrit dans le prolongement des missions d’information et d’évaluation menées par la CEDEAO ces derniers mois. Ces équipes avaient rencontré la Commission électorale indépendante (CEI), les partis politiques, les organisations de la société civile et les médias afin d’évaluer le climat préélectoral et d’identifier les éventuelles zones de tension.

La CEI, pour sa part, a tenu à rassurer la mission régionale sur la préparation logistique et la sécurisation du scrutin, soulignant que tout est mis en œuvre pour garantir un vote apaisé. La CEDEAO, tout en saluant ces efforts, a insisté sur la nécessité du dialogue et du respect des règles démocratiques.

La Côte d’Ivoire, un enjeu majeur pour la sous-région

Pour la CEDEAO, la stabilité politique de la Côte d’Ivoire revêt une importance stratégique. Le pays, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest francophone, abrite près de huit millions d’étrangers issus des États membres de la communauté.
« La Côte d’Ivoire est un pays clé pour l’intégration régionale et la stabilité de notre espace commun », a rappelé Yemi Osinbajo, insistant sur la responsabilité partagée de tous les acteurs ivoiriens.

Cette attention particulière traduit aussi la volonté de l’organisation ouest-africaine de prévenir toute crise postélectorale, à l’image des tensions qui ont marqué les scrutins précédents, notamment ceux de 2010 et 2020.

Transparence et crédibilité au cœur du dispositif

Les observateurs de la CEDEAO auront pour mission principale de superviser les opérations électorales, depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. Ils évalueront notamment la transparence du dépouillement, la participation citoyenne, et le comportement des forces de sécurité.

Leur rapport préliminaire, attendu dès le lendemain du scrutin, sera déterminant pour juger de la crédibilité du processus. L’organisation prévoit ensuite une évaluation finale à transmettre à la CEI et aux autorités ivoiriennes. En outre, des recommandations pour renforcer les futures échéances électorales l’accompagneront.

Outre la CEDEAO, d’autres missions d’observation sont attendues. Notamment celles de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et de la Francophonie, qui déploient leurs équipes dans les prochains jours. Ensemble, ces délégations devraient contribuer à créer un climat de confiance autour d’une élection scrutée de près par toute la sous-région.

À quelques jours du vote, la Côte d’Ivoire retient son souffle. Entre attentes populaires et craintes de tensions, le regard des observateurs régionaux apparaît comme un gage de transparence d’un scrutin dont sont écartés les plus grosses figures de l’opposition.

Source: www.afrik.com

Nicolas Sarkozy a rejoint la prison de la Santé pour y être incarcéré après sa condamnation dans l’affaire des financements libyens

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Ses deux avocats ont affirmé qu’une demande de mise en liberté avait été déposée. « Ce n’est pas un ancien président de la République que l’on enferme ce matin, c’est un innocent », avait déclaré un peu plus tôt l’ancien président de la République dans un message posté sur X.

Nicolas Sarkozy dormira derrière les barreaux, mardi 21 octobre. L’ancien chef de l’Etat (2007-2012) est arrivé en milieu de matinée à la prison de la Santé, à Paris, autour de laquelle un important dispositif de sécurité a été déployé, pour y être incarcéré, près d’un mois après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. C’est la première fois qu’un ex-président de la République est emprisonné.

A l’appel de sa famille, quelques dizaines de personnes se sont réunies mardi matin près du domicile de Nicolas Sarkozy, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, pour lui signifier leur soutien, rassemblement suivi par une noria de caméras et de photographes.

Nicolas Sarkozy est sorti de son domicile, à pied, en compagnie de sa femme Carla Bruni, sous les applaudissements des personnes rassemblées qui avaient, quelques minutes auparavant, entonné La Marseillaise. L’ancien président est venu saluer la foule mais n’a pas adressé un mot aux personnes présentes, ni aux journalistes. Il s’est ensuite engouffré dans une voiture, qui l’a mené à la prison de la Santé, dans le 14e arrondissement.

« La vérité triomphera », dit Nicolas Sarkozy

M. Sarkozy a en revanche posté un message sur ses réseaux sociaux, publié tandis qu’il était en route vers la prison. « Au moment où je m’apprête à franchir les murs de prison de la Santé, mes pensées vont vers les Français et Françaises (…) Je veux leur dire avec la force inébranlable qui est la mienne que ce n’est pas un ancien président de la République que l’on enferme ce matin c’est un innocent. Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix que je subis depuis plus de dix ans », a-t-il écrit, avant d’ajouter « la vérité triomphera », mais le « prix à payer aura été écrasant ».

Ses deux avocats ont pris la parole, juste après son arrivée officielle à la prison, un peu avant 10 heures. « C’est un jour funeste pour lui, pour la France, pour nos institutions, car cette incarcération est une honte », a dit Me Jean-Michel Darrois. Me Christophe Ingrain a annoncé qu’une demande de mise en liberté avait été immédiatement déposée. La justice aura deux mois pour trancher, même si elle devrait rendre sa décision rapidement. « Notre tâche c’est de le faire sortir de détention le plus tôt possible », a ajouté Me Ingrain.

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De son côté, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre slovène, Robert Golob, est revenu, à la mi-journée, sur cette arrivée sur prison. « Il ne m’appartient pas de commenter, ni de critiquer les décisions de la justice, je suis le garant du bon fonctionnement de nos institutions (…) y compris quand cela touche un ancien président de la République », dit-il. « Il faut distinguer l’émotion légitime [de proches, d’une partie du pays] » et « le bon fonctionnement de la justice ». Sur la question spécifique de l’exécution provisoire, le chef de l’Etat estime qu’il s’agit « d’un débat légitime », mais c’est débat qui « doit être mené dans le calme et indépendamment des cas spécifiques », assure-t-il.

Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’ancien président à cinq ans de prison. Il a été reconnu coupable d’avoir, en toute connaissance de cause, laissé ses collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux rencontrer à Tripoli un dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi pour discuter d’un financement occulte de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’Etat a fait appel.

« Injustice »

Ancienne figure tutélaire de la droite française, toujours régulièrement consulté par ses chefs, Nicolas Sarkozy a reçu le soutien de nombreux représentants de son camp, prompts à s’offusquer du mandat de dépôt dont il a fait l’objet.

Prononcé de manière routinière par les tribunaux correctionnels, ce mandat est jugé par les soutiens de l’ancien chef de l’Etat attentatoire à la présomption d’innocence, puisqu’il entraîne une détention et sans attendre le procès en appel. Les juges le justifient par la « gravité exceptionnelle » de faits « de nature à altérer la confiance des citoyens dans ceux qui les représentent et sont censés agir dans le sens de l’intérêt général ».

Nicolas Sarkozy avait fustigé une « injustice » et la « haine » dont le poursuivraient certains magistrats. Il a aussi osé se comparer à Alfred Dreyfus, l’officier envoyé sur l’île du Diable pour trahison sur la foi d’un faux document et sur fond d’antisémitisme débridé.

Nicolas Sarkozy avait par ailleurs été définitivement condamné, en décembre 2024, à un an de prison ferme sous bracelet dans une autre affaire, celle des écoutes. Il avait bénéficié d’une libération conditionnelle avant la moitié de sa peine, en raison de son âge.

Source: www.lemonde.fr

Sénégal : La fièvre de la Vallée du Rift recule mais reste sous haute surveillance

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L’épidémie de fièvre de la Vallée du Rift, déclarée depuis plusieurs semaines au Sénégal, a touché six régions du pays, provoquant 21 décès sur 258 cas confirmés. Les autorités sanitaires évoquent un ralentissement de la propagation, sans baisser la garde. Une riposte coordonnée se poursuit pour limiter les risques de contamination entre bétail et humains.

Une propagation ralentie mais un risque persistant

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a confirmé ce lundi que le rythme de progression de la maladie montre une régression notable, selon le Dr Boly Diop, responsable de la gestion de l’épidémie. La fièvre de la Vallée du Rift (FVR), transmise principalement par les moustiques et les animaux infectés, s’est étendue à six des quatorze régions du pays, parmi lesquelles DakarSaint-LouisMatamLouga, ainsi que deux autres zones du nord. Cette évolution témoigne d’une circulation encore active du virus, bien que la courbe des nouveaux cas se stabilise.

Depuis l’apparition des premiers foyers, 258 infections ont été enregistrées et 21 décès signalés. Les autorités estiment que les jeunes, ainsi que les professionnels exposés au bétail – notamment bouchers et vétérinaires – représentent les catégories les plus vulnérables. Le ministère insiste sur le respect des mesures de prévention : port de gants, évitement du contact avec le sang animal et surveillance accrue des cheptels. Des actions de sensibilisation communautaire sont en cours dans plusieurs communes rurales, un point sur lequel des partenariats institutionnels pourraient être mis en valeur par la suite.

Une riposte multisectorielle et un rappel des précédents sanitaires

La réponse gouvernementale s’articule autour de plusieurs départements : SantéAgricultureEnvironnement et Collectivités territoriales. Cette coordination vise à renforcer la surveillance vétérinaire, la lutte contre les vecteurs et le contrôle des marchés à bétail. Les opérations d’assainissement et de démoustication ont été intensifiées dans les zones à risque, tandis que les laboratoires régionaux renforcent leur capacité de dépistage. Un dispositif d’information du public, soutenu par les radios communautaires, complète ce plan d’action pour freiner toute reprise.

Apparue pour la première fois en Afrique de l’Est au début du XXᵉ siècle, la FVR a déjà touché le Sénégal à plusieurs reprises, notamment lors d’épisodes recensés en 1987 et en 2020. Cette maladie virale zoonotique, endémique dans certaines zones sahéliennes, affecte lourdement l’élevage en provoquant des pertes économiques considérables liées à la mortalité animale et à l’interdiction des exportations de bétail. Le cadre de riposte actuel s’inscrit dans les obligations sanitaires internationales de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), auxquelles le Sénégal adhère depuis 1962.

Selon le Dr Mamadou Fall, la majorité des cas recensés se concentre dans les régions de Saint-Louis, Matam et Louga, où les mouvements transfrontaliers de bétail sont fréquents. Les autorités prévoient d’étendre les campagnes de vaccination animale et de suivi épidémiologique. Des collaborations régionales sont envisagées pour renforcer la surveillance partagée avec la Mauritanie et le Mali, pays voisins également exposés aux mêmes risques.

La tendance à la baisse des contaminations est jugée encourageante, mais la vigilance reste de mise jusqu’à la fin de la saison des pluies, période propice à la prolifération des moustiques. Les autorités promettent de maintenir les contrôles sanitaires et les campagnes d’information tant que la menace ne sera pas totalement écartée.

Source: www.lanouvelletribune.info

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 16 octobre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 12 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) projets de décrets portant respectivement dissolution du Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse ainsi que du Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ».
Le Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR) a été créé le 29 décembre 2021. Ce dispositif de prévention visait à mettre à la disposition des gouvernements, des rapports sur les tendances et incidents relatifs à la sécurité humaine ainsi que des options de réponse dans les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Suite au retrait du Burkina Faso de la CEDEAO, la dissolution du CN-CMAPR s’impose afin d’assurer une cohérence des dispositifs institutionnels avec les nouveaux engagements régionaux du pays.

Quant au Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle (COS-IP) « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », créé le 07 décembre 2021, il est l’organe de gouvernance de cette Initiative présidentielle.

Le Secrétariat permanent de l’Initiative présidentielle (SP-IP) est l’un des organes opérationnels du COS-IP. Son décrochage de la Primature et le transfert de certaines de ses missions au ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales nécessite la dissolution du COS-IP.
L’adoption de ces décrets permet la dissolution du Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse ainsi que du Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ».

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant modification des statuts de la société d’économie mixte dénommée « Textiles des Forces du Burkina Faso » en abrégé « TEXFORCES-BF ».
Ce décret est une modification du décret n°2024-0353/PRES-TRANS/PM/MDICAPME/MEFP du 03 avril 2024 portant approbation des statuts de la société d’économie mixte dénommée « Textile des Forces du Burkina Faso ».

Cette modification vise à autoriser la prise de participation de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) dans le capital de TEXFORCES-BF à hauteur de 7 000 000 000 F CFA pour combler le besoin en financement nécessaire à l’opérationnalisation de la société.
L’adoption de ce décret permet à la société d’économie mixte TEXFORCES-BF de remplir efficacement ses missions.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de Loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026.
Les orientations et choix stratégiques budgétaires pour l’élaboration du budget de l’Etat, exercice 2026 ont été définis en lien avec le contexte international, sous régional et national.

Les priorités du budget 2026 s’inscrivent dans la dynamique de mieux répondre aux enjeux du moment portés par la Politique nationale de développement (PND) 2026-2030 en cours de formulation.
En lien avec ces priorités, le projet de loi du budget de l’Etat, exercice 2026, se chiffre à 3 431,5 milliards F CFA en recettes et à 3 918,3 milliards F CFA en dépenses dégageant ainsi un déficit budgétaire global de 486,8 milliards F CFA, correspondant à 2,6% du PIB nominal.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant obligation pour les Organisations non gouvernementales (ONG) et associations agréées d’ouvrir et de domicilier leurs comptes de disponibilités exclusivement auprès de la Banque des dépôts du Trésor (BDT).
Les Organisations non gouvernementales et associations agréées au Burkina Faso sont tenues désormais d’ouvrir et de domicilier l’ensemble de leurs comptes de disponibilités auprès de la Banque des dépôts du Trésor.

Ces comptes ouverts à la BDT retracent l’intégralité des mouvements de fonds des ONG et associations, y compris les dotations, subventions, dons, et toute autre ressource financière perçue dans le cadre de leurs activités. Toutes les opérations de recettes et de dépenses des ONG et associations sont exécutées exclusivement par l’intermédiaire de ces comptes.

Ce dispositif permettra à l’Etat burkinabè d’assurer la traçabilité des fonds reçus et utilisés par les ONG et associations, de prévenir les risques de blanchiment de capitaux, de détournement ou de financement d’activités contraires à l’ordre public et de renforcer la confiance des Partenaires techniques et financiers.
Cette mesure s’inscrit également dans le cadre des engagements internationaux du Burkina Faso en matière de lutte contre le financement du terrorisme et les flux financiers illicites.

L’adoption de ce décret permet d’obtenir une avancée significative dans le dispositif de régulation des activités des Organisations non gouvernementales et Associations et de contrôle de leurs sources de financement.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes au titre de certains actes de justice, de prestations de service et des condamnations pécuniaires des Cours et Tribunaux.
La perception des recettes liées aux actes de justice est actuellement régie par le décret n°2017-0376/PRESS/PM/MJDHPC/MINEFID du 22 mai 2017 portant autorisation de perception de recettes au titre des actes de justice des Cours et Tribunaux du Burkina Faso.

Ce texte révèle aujourd’hui des limites au regard des évolutions législatives, technologiques et socio-économiques récentes. Ces limites sont notamment dues à l’absence de prise en compte de plusieurs actes délivrés par les juridictions dans le décret actuel.
Ce décret permet de renforcer l’efficacité du service public de la justice, à travers la révision de la nomenclature des actes et prestations ainsi que leurs tarifications tout en garantissant un accès équitable à la justice.
L’adoption de ce décret permet d’élargir l’assiette des prestations et actes des Cours et Tribunaux ainsi que la tarification y relative.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Saad Misfer Ahmed ALMIMONI en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso.
La loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille prévoit la possibilité pour les étrangers remplissant certaines conditions de demander et d’obtenir le statut de résident permanent au Burkina Faso.
L’obtention du statut de résident permanent constitue désormais un préalable à l’acquisition de la nationalité burkinabè. Ce statut permet à l’étranger de jouir des mêmes droits que les nationaux sous réserve des exceptions prévues par la loi.
Le présent décret définit les conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet une meilleure intégration des étrangers résidant sur le territoire burkinabè.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret porte changement de dénomination, définition de l’objet social et augmentation du capital social de la Société nouvelle Société sucrière de la Comoé en abrégé « SN SOSUCO ».
La Société nouvelle Société sucrière de la Comoé « SN SOSUCO » prend désormais la dénomination sociale de « Société sucrière de la Comoé », en abrégé « SOSUCO ».

Il est procédé également à l’augmentation du capital social de la SOSUCO par souscription en numéraires de 349 011 nouvelles actions de 10 000 F CFA chacune, fixant son capital social à 11 633 700 000 F CFA.
L’apport de l’Etat correspond au montant actuel du capital de la société évalué à 8 143 590 000 F CFA, soit 70% du capital social. Quant à la participation du secteur privé, elle est fixée à 3 490 110 000 F CFA, représentant 30% du capital social de ladite société.
L’adoption de ce décret permet l’opérationnalisation de la SOSUCO en tant que société d’économie mixte à participation publique majoritaire.

Le deuxième décret porte approbation des statuts de la Société sucrière de la Comoé en abrégé « SOSUCO ».
L’adoption de ce décret permet de doter la Société sucrière de la Comoé de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.
Le troisième décret porte dispositif de détermination du prix minimum garanti et du prix de vente de régulation des marchés des produits agro-sylvo-pastoraux.

La volatilité des prix des produits agricoles et ses conséquences néfastes sur les producteurs et les consommateurs obligent notre pays à mettre en place des mécanismes de stabilisation des prix.
Le prix minimum garanti est le prix fixé par les pouvoirs publics en dessous duquel le kilogramme ou toute autre unité de mesure locale du produit ciblé ne peut être vendu ou acheté afin d’assurer aux producteurs une rémunération équitable.
La vente de régulation est une opération de vente de produits ordonnée par les pouvoirs publics sur les produits stockés par la structure nationale en charge de la sécurité alimentaire destinée à contenir les hausses des prix aux consommateurs.

Le prix de vente de régulation est le prix de vente au kilogramme.
Le prix minimum garanti et le prix de vente de régulation concernent notamment les céréales, les légumineuses, les oléagineux, les fruits secs, les produits maraichers, les produits forestiers non ligneux, les sous-produits agro-industriels.

L’adoption de ce décret permet de mieux réguler les prix des produits agro-sylvo-pastoraux au Burkina Faso.
Le quatrième décret porte autorisation d’augmentation du capital social de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso », en abrégé « TEXFORCES-BF ».
La création de TEXFORCES-BF en 2024 traduit la volonté du Gouvernement de produire au Burkina Faso l’essentiel de l’habillement du personnel des forces armées nationales, des forces de sécurité intérieure et des corps paramilitaires.

Pour l’opérationnalisation de TEXFORCES-BF, le plan d’affaires affichait un coût total de 15 663 911 485 F CFA dont 10 000 000 000 F CFA sur fonds propres et un besoin de financement de 5 663 911 485 F CFA.
Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de l’unité industrielle de TEXFORCES-BF, la capacité de production journalière projetée de 6 tonnes pour la filature et le tissage/tricotage a été portée à 12 tonnes nécessitant un besoin de financement supplémentaire.

Le Conseil a autorisé l’augmentation du capital social de la société d’économie mixte TEXFORCES-BF afin de combler l’ensemble des besoins de financement.
Le cinquième décret porte modification du décret n°2024-0341/PRES-TRANS/PM/MDICAPME/MEFP du 03 avril 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée « Textile des Forces du Burkina Faso », en abrégé « TEXFORCES-BF ».
La modification de ce décret fait suite à l’autorisation d’augmentation du capital social de TEXFORCES-BF.
L’adoption de ce décret permet de fixer à 17 000 000 000 F CFA le capital social de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso ».

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a examiné un projet de loi relatif aux initiatives carbones.
Le Burkina Faso a signé et ratifié plusieurs instruments internationaux relatifs aux changements climatiques. Ces instruments, en plus de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, proposent pour certains, la valorisation des efforts de réduction de ces gaz sous forme de crédits carbone négociables pouvant faire l’objet de transactions, de compensation ou de payement pour services environnementaux.
De nombreuses entreprises nationales et des multinationales ainsi que des Organisations non gouvernementales (ONG), essaient de convertir leurs efforts de réductions des émissions de gaz à effet de serre en crédits carbone, donnant lieu à des transactions carbone de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En dépit de son potentiel carbone considérable, notre pays ne dispose pas d’un cadre juridique lui permettant de sécuriser et de valoriser pleinement les attributs environnementaux découlant des projets et investissements divers réalisés.
Ce vide juridique constitue non seulement, un frein à un développement plus accru des initiatives carbone dans notre pays, mais aussi le prive d’un instrument essentiel pour exercer son contrôle et sa souveraineté sur le potentiel d’opportunités de valorisation du carbone.
Ce projet de loi permettra de doter le Burkina Faso d’un cadre juridique pour mieux encadrer les acteurs du domaine.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative aux résultats du quatrième passage de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) qui s’est déroulé du 18 au 21 septembre 2025 dans soixante-dix (70) districts sanitaires du pays.
L’objectif de cette campagne est de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois pendant la période de haute transmission du paludisme. Pour une cible attendue de 4 962 745 enfants, 4 929 318 ont été traités lors de ce passage soit une couverture administrative de 99,33%. Au total 1 441 585 concessions ont été visitées dans laquelle 1 010 486 gîtes ont été identifiés et 743 669 détruits, soit 73,60%.

Chez les moins de 5 ans, 50 514 Tests de diagnostic rapide (TDR) ont été réalisés dont 9 099 effectués en milieu communautaire, et plus de 90 % des TDR positifs ont été traités.
Le prochain passage de la campagne se déroule du 16 au 19 octobre 2025 et concerne tous les soixante-dix (70) districts sanitaires du pays.

II.2. Le ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du troisième forum national des personnes âgées du Burkina Faso, prévu du 27 au 28 octobre 2025 à Ouagadougou.
L’objectif de ce forum est de renforcer la protection et de promouvoir les droits des personnes âgées, en favorisant un dialogue inclusif entre les institutions et les acteurs impliqués.
Le forum se tiendra en même temps que la commémoration de la 35e Journée internationale des personnes âgées placée sous le thème : « Les mécanismes d’inclusion socioéconomique et financière des personnes âgées dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso ».

II.3. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil deux (02) communications :
 la première communication est relative aux informations sur les mesures et actions de promotion de l’enseignement de la formation techniques et professionnels mise en œuvre pour la rentrée 2025-2026.
Pour cette année scolaire, le ministère en charge de l’enseignement professionnel a initié des mesures et actions innovantes qui visent à doter les apprenants de compétences pratiques et à mieux les préparer pour répondre aux besoins de développement des secteurs prioritaires de notre pays.

Il s’agit entre autres de :
 l’ouverture de formations qualifiantes dans les lycées professionnels et techniques ;
 l’érection du Collège d’enseignement technique et de formation professionnelle (CETFP) de Banfora en lycée professionnel ;
 la fusion du CETFP et du lycée professionnel de Manga pour offrir un seul cadre de formation aux élèves ;
 l’érection de 170 établissements d’enseignement général en établissements polyvalents.
 la seconde communication fait le point de la session spéciale du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et de la session de remplacement du Baccalauréat, session de 2025.

La session spéciale du BEPC s’est déroulée sur la période du 02 au 13 septembre 2025 dans la région du Goulmou au profit des élèves de Kompienga et de Pama. Pour la session de remplacement du Baccalauréat, les épreuves écrites et orales ont couvert la période du 1er au 13 septembre 2025.

Elle s’est déroulée dans le centre unique du Lycée technique national Aboubacar Sangoulé LAMIZANA. Cette session de remplacement a enregistré la participation des candidats de la province de la Kompienga.
A l’issue des examens, le taux de succès de la session spéciale du BEPC est de 73,55% et celui de la session de remplacement du Baccalauréat de 40%.
Le Conseil félicite l’ensemble des acteurs pour la bonne tenue de ces examens qui a permis de sauver l’année scolaire de plusieurs dizaines d’élèves de la province de la Kompienga.

II.4. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), prévue du 22 au 26 octobre 2025 à Ouagadougou.
Placée sous le thème « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations, dans un contexte de relance d’industrialisation au Burkina Faso », l’édition 2025 vise à mettre l’accent sur les technologies et les procédés d’exploitation, de synthèses ou de fabrication déjà finis et prêts à être transférés au monde économique.
Cette édition sera couronnée par la nuit des lauréats avec la remise des prix dont le grand prix de l’innovation du Président du Faso dénommé « Le Bangré ».
Le pays invité d’honneur de cette 15e édition est la République du Mali.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Yidjodan Antoine ZIBA, Mle 111 095 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Conseiller du Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;
 Monsieur Abou SIRI, Mle 43 137 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Conseiller du Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Mle 113 375 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Nogmanégré Claude OUEDRAOGO, Mle 203 367 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Etienne KANGAMBEGA, Mle 222 271 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;

 Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Joseph COMPAORE, Mle 110 108 E, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Yelkoussan Bertrand SOME, Mle 98 286 B, 1ère classe, 9e échelon, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, est nommé Directeur de la communication et des relations presse ;

 Monsieur Evariste Dè Ngon Non Na DALA dit TOE, Mle 113 354 S, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ;
 Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 57 947 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma ;

 Madame Mariam ZANGOEBA, Mle 213 771 R, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Directrice de la Maison d’arrêt et de correction pour femmes ;
 Monsieur Tingandé KABORE, Mle 110 149 Z, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Boromo ;
 Monsieur Ali SAWADOGO, Mle 358 583 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et correction de Djibo ;

 Monsieur Pierre LANKOANDE, Mle 113 360 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 3e échelon est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Dori ;
 Monsieur Madé YAMYAOGO, Mle 240 036 A, 1ère classe, 3e échelon, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Kongoussi ;

 Monsieur Oumarou DEMI, Mle 240 037 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Manga ;
 Monsieur Toussaint NOMBRE, Mle 213 817 A, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur du Centre pénitentiaire agricole de Sourgoubila ;
 Monsieur Tanga Jean-Baptiste YAMEOGO, Mle 113 365 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

 Madame Sita LOUGUE/BOUDO, Mle 119 807 S, Economiste, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice du commerce extérieur.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

 Monsieur Ali OUEDRAOGO, Mle 98 011 W, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Joseph KI-ZERBO ;
 Monsieur Karim DIALLO, Mle 324 255 N, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Norbert ZONGO.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

 Monsieur Abdoul Aziz KAFANDO, Mle 272 853 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat du Burkina (GIP-PNVB).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;
 de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

 de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) et de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO).

A. MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
 Monsieur Norbert KOUDOUGOU, Officier, en remplacement de Monsieur Yamba Léonard OUOBA.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Dieudonné SAWADOGO, Mle 104 873 G, Inspecteur du trésor, en remplacement de Monsieur Moussa LENGANE.

Le second décret nomme Monsieur Norbert KOUDOUGOU, Officier, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Yamba Léonard OUOBA.

B. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
 Monsieur Eric BASSOLE, Mle 119 816 E, Conseiller des affaires économiques ;
 Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 117 065 V, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Pierre ZIDA, Mle 35 916 E, Inspecteur des impôts.
Au titre de la Présidence du Faso :
 Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts.

Au titre de la Primature :
 Madame Nathalie KABORE, Mle 359 280 G, Conseiller des affaires économiques ;
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
 Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Le second décret nomme Monsieur Eric BASSOLE, Mle 119 816 E, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Marou ZOUNGRANA, Conseiller en formation, Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

RETROUVAILLES CONVIVIALES ET FRATERNELLES DE LA COMMUNAUTÉ BURKINABÈ DE FRANCE ET DE LEURS AMIS À L’AMBASSADE DU BURKINA FASO À PARIS

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Le temps d’un week-end, la communauté burkinabè de France, amis du Burkina Faso et amateurs de la gastronomie burkinabè se sont retrouvés à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris pour un Dassandaga organisé dans le cadre de la 2ème phase des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation citoyenne (JEPPC). Convivialité et fraternité ont caractérisé cette rencontre.

Capitalisant sur l’intérêt qu’avait manifesté la communauté pour la tenue du Dassandaga de mars dernier, la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris a reconduit l’événement ce 11 octobre 2025 pour clore les activités des JEPPC 2025.

C’est une foule bigarrée et joyeuse qui s’est retrouvée dans la salle des fêtes de l’Ambassade pour des retrouvailles familiales, fraternelles et amicales dans une ambiance détendue, en présence du Chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, M. Jean Marie Bakouan, du Consul général du Burkina Faso à Paris, M. Éric Zoungrana, et des délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger de la Région Île-de-France.

Tenus par des exposants de l’Île-de-France et d’autres régions de France, de nombreux stands bien achalandés baignant dans une ambiance rappelant le célèbre marché Rood Woko de Ouagadougou ont permis, entre discussions et conciliabules, à chacun de trouver son bonheur.

Du côté de la gastronomie, tô, gonré, zamnin, pigri, brochettes, et miel se sont disputé la vedette à coup de fumets alléchants, tandis que l’art vestimentaire, décidé à ne pas s’en laisser conter, s’est présenté sous ses plus beaux atours en mettant sur le devant de la scène le Faso Dan Fani et le Koko Donda notamment, ainsi que de nombreux accessoires de mode.

Adultes et enfants ont également pu satisfaire leur soif de lecture et d’apprentissage grâce à deux stands qui ont proposé des œuvres littéraires et des jeux éducatifs et pédagogiques.

« Allez les Étalons » pouvait-on entendre de temps à autre au fond de la salle… Les Étalons étaient-ils dans la salle ? Malheureusement non ! C’était juste le « cri de guerre » de supporters venus acquérir les nouveaux maillots de leur onze national.

Un Dassandaga qui se respecte peut-il se tenir sans musique ? À cette question, les artistes musiciens burkinabè Malika la Slamazone, Freeman Tapily, Jules Ouédraogo et Big Desal ont répondu en chœur « Non ! » et, joignant leurs notes musicales entraînantes à leur enthousiasme, ont ambiancé la salle des fêtes de l’Ambassade au grand plaisir de tous !

Au final, l’objectif de cette deuxième édition du Dassandaga qui, comme l’a d’ailleurs rappelé le Chargé d’affaires, était de « raffermir la cohésion sociale de la communauté burkinabè de France afin qu’elle contribue à bâtir une Nation souveraine, juste et prospère », a été largement atteint à la satisfaction des autorités de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris et de la communauté.

La communauté est d’ores et déjà invitée à prendre note de la date de la Journée de mobilisation patriotique et de rassemblement pour la paix au Burkina qui se tiendra le samedi 13 décembre 2025 à l’ambassade.

Apollinaire Baghnyan

Services Relations publiques/Presse

Ambassade du Burkina Faso à Paris

Congrès mondial de la nature de l’UICN

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Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de dirigeants et décideurs gouvernementaux, de la société civile, des peuples autochtones, des entreprises et du monde universitaire, dans le but de préserver l’environnement et d’exploiter les solutions offertes par la nature aux défis mondiaux.

Le Congrès vise à améliorer la façon dont nous gérons notre environnement naturel pour le développement humain, social et économique, mais les défenseurs de l’environnement ne peuvent pas y parvenir seuls. Le Congrès de l’UICN est l’endroit idéal pour mettre de côté les différences et travailler ensemble à une bonne gouvernance environnementale, en invitant toutes les parties de la société à partager à la fois les responsabilités et les avantages de la conservation.

Le prochain Congrès aura lieu du 9 au 15 octobre 2025 à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Pour s’y préparer, des forums régionaux sur la conservation sont organisés entre avril et octobre 2024. 

Source: www.iucn.org

Éliminatoires Coupe du Monde 2026 : le Burkina Faso maintient sa place dans les barrages

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À la faveur de la 9e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, les Étalons du Burkina Faso ont battu les Leone Stars de la Sierra Leone, ce mercredi 8 octobre 2025 par le score de 1 but à 0, au terme du temps réglementaire et conserve du coup sa position de barragiste.

Dès le début du match au Samuel Kanyon Doe Sports Complex Stadium de Monrovia, au Liberia, les Étalons passent d’abord par une période d’observation avant de mettre une stratégie en œuvre afin de trouver la faille dans le camp des Leone Stars. Ainsi, sur un corner du capitaine Bertrand TRAORE, Mohamed ZOUGRANA, par un coup de tête, ouvre le score pour le Burkina Faso à la 43e minute de jeu.

La mi-temps a séparé les deux équipes avec le score de 1 but à 0 en faveur du Burkina Faso.

À la reprise, les Burkinabè font preuve de maturité et de sang-froid face aux multiples tentatives des Sierra Léonais qui couraient derrière l’égalisation. Les poulains du coach Brama TRAORE procèdent par des contres et des attaques bien construites. Malgré des occasions de part et d’autre, le score restera inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Avec ses 3 points en poche, le Burkina Faso totalise maintenant 18 points, plus 13, et maintient la deuxième place de la poule A derrière l’Égypte.

Le coach Brama TRAORE, en conférence de presse d’après-match, traduit sa satisfaction quant au comportement de son équipe, qui reflète l’image du peuple intègre et battant du Burkina Faso.

Après cette victoire, les Étalons du Burkina Faso recevront les Walya de l’Éthiopie le dimanche 12 octobre 2025 au Stade du 4 Août à partir de 19h GMT pour le compte de la 10e et dernière journée des éliminatoires.

DCRP/MSJE

L’UNESCO nomme un Égyptien comme nouveau directeur après le retrait des États-Unis

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La décision devrait être finalisée lors d’une réunion de l’assemblée générale de l’UNESCO en Ouzbékistan le mois prochain.

L’UNESCO devrait avoir son premier directeur issu du monde arabe, après la nomination lundi par le conseil exécutif de l’agence de Khaled el-Anani, ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités.

Si sa nomination est confirmée par l’assemblée générale de l’UNESCO le mois prochain, M. el-Anani héritera d’une agence fortement affectée par la récente décision de l’administration Trump de retirer les États-Unis de l’organisation, laissant présager un déficit budgétaire pour l’agence, connue pour ses sites du patrimoine mondial à travers le monde.

M. El-Anani était considéré comme le favori pour le poste de directeur général et a remporté un vote lundi face à son seul adversaire, Firmin Édouard Matoko, un économiste congolais qui a promu la scolarisation dans les camps de réfugiés.

La décision du conseil, qui représente 58 des 194 États membres de l’agence, devrait être finalisée lors d’une réunion de l’assemblée générale de l’UNESCO en Ouzbékistan le mois prochain.

Nobles ambitions et problèmes persistants

Outre la sélection et la protection des sites et traditions du patrimoine mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), basée à Paris, œuvre notamment pour l’éducation des filles, la sensibilisation à l’Holocauste et le financement de la recherche scientifique dans les pays en développement. La directrice générale sortante de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a notamment mené une action de grande envergure pour la reconstruction de la ville antique irakienne de Mossoul, dévastée par le groupe État islamique.

L’UNESCO est également depuis longtemps en proie à des accusations de mauvaise gestion et de gaspillage.

Donald Trump affirme que l’agence, qui a voté en 2011 pour l’admission de la Palestine comme membre, est trop politisée et anti-israélienne. Les partisans américains de l’UNESCO, quant à eux, affirment que le retrait du soutien de Washington permet à la Chine de jouer un rôle démesuré au sein de l’organisation mondiale.

Source: www.noovo.info

L’ÉCRIVAINE BURKINABÈ REINE ESTELLE PALÉ PRÉSENTE SA DERNIÈRE OEUVRE « LUEUR AU BOUT DU TUNNEL » À LA REPRÉSENTATION DILOMATIQUE DU BURKINA FASO À PARIS

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Native du Burkina Faso et résidant à Marseille dans le Sud de la France, Reine Estelle Palé s’est passionnée depuis sa tendre enfance pour la littérature. A 13 ans, ayant découvert « la puissance des mots, leur capacité à apaiser le chaos et dire l’indicible », elle consignera ses premiers émois littéraires dans un cahier d’écolier. Auteure à ce jour de plus d’une cinquantaine de poèmes, elle a, ce vendredi 03 octobre 2025, dédicacé au Chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, Jean Marie Bakouan, et au Consul général du Burkina Faso à Paris, Eric Zoungrana, sa dernière œuvre « Lueur au bout du tunnel ».

« En rendant visite aux premiers responsables de la Représentation diplomatique, j’ai voulu rappeler que chacun de nous, à sa manière, contribue à faire briller notre pays. Qu’il est noble de faire parler du Burkina à travers des œuvres qui élèvent la nation, et que nous sommes reconnaissants pour le soutien constant que la Représentation apporte aux créateurs burkinabè de la diaspora ».

Sensibles à la démarche de l’écrivaine, le Chargé d’affaires et le Consul lui adresseront toutes leurs félicitations et la remercieront de sa contribution à l’édification d’un Burkina meilleur par le biais de ses œuvres littéraires.

« Lueur au bout du tunnel » est une autobiographie dans laquelle l’auteure aborde les conséquences des traumatismes que peuvent subir les enfants à la suite de conflits parentaux. Ce roman « montre comment les enfants portent, souvent en silence, les cicatrices d’un amour adulte mal géré » leur dira-t-elle.

La thématique abordée dans l’œuvre véhicule, malgré sa rudesse, porte un message d’espoir car, comme dira l’auteure, « la lumière existe même dans les nuits les plus longues ». La résilience dont a fait preuve Mme Palé tout au long de son enfance, son adolescence et à l’âge adulte, l’a conduit à un dépassement de soi qui lui a permis de panser ses blessures.

En tant qu’écrivaine, Mme Palé prête sa plume à toutes les personnes qui se sont retrouvées dans une telle situation de solitude et de vulnérabilité et qui, grâce à leur courage et à leur foi en leurs capacités, ont pu traverser le « tunnel » sombre et entrevoir la « lueur » de la vie. « Je n’ai pas choisi le tunnel mais j’ai choisi d’en sortir » dit-elle pour résumer la substance de son œuvre.

Abordant la situation de la littérature burkinabè, l’écrivaine a révélé qu’elle en a une haute idée. Ainsi, elle la qualifiera de « vibrante, forte, et profondément enracinée ». Elle poursuivra : « Nous avons des plumes d’une richesse incroyable, capables de faire rayonner notre culture bien au-delà de nos frontières ». Elle espère en toute modestie, avec sa nouvelle œuvre, contribuer à la faire rayonner davantage.

À l’issue de ces audiences, Mme Palé, qui était accompagnée de M. Aly Traoré, délégué au Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur, s’est dite reconnaissante envers la Représentation diplomatique car, dira-t-elle, « elle lui a exprimé sa fierté, et reconnaît la valeur de chaque initiative qui fait flotter notre drapeau ».

L’auteure, qui ne vit pas encore de la littérature mais compte y parvenir, a annoncé sa participation au Dassandaga (marché populaire) qui se tiendra le 11 octobre 2025 à l’Ambassade dans le cadre de la deuxième édition des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne. Ses œuvres y seront en exposition-vente.

Il convient par ailleurs de noter qu’elle dédicacera ces mêmes ouvrages le 15 novembre 2025 à 16h00 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris.

Apollinaire Baghnyan

Services Relations publiques/Presse

Ambassade du Burkina Faso à Paris