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Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 17 décembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 décembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la réalisation d’infrastructures administratives et pédagogiques dans le cadre de la construction de l’Académie technologique du Faso.
Cette académie formera des ingénieurs dans les technologies de pointes à savoir, la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le projet de construction de l’Académie technologique du Faso entre en droite ligne de la vision de développement endogène prôné par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Cette Académie contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat, de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso.
Bâtie sur une superficie d’environ soixante (60) hectares dans la commune rurale de Pabré, l’Académie technologique du Faso s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

La première phase du projet, d’un coût de trente-sept milliards trois cent soixante-neuf millions six cent quarante-huit mille quatre-vingt-neuf (37 369 648 089) F CFA TTC, permettra :
  la réalisation des études architecturales et techniques, et le suivi contrôle de la réalisation des infrastructures ;

  la construction d’une administration, des blocs pédagogiques, des amphithéâtres, d’une bibliothèque, des ateliers et laboratoires, d’une forge, d’une infirmerie, d’un pôle logements pour étudiants et enseignants, d’un réfectoire, d’un pôle sportif, d’un foyer étudiant, d’une aire de traitement des déchets, des aires de détentes, des aires de stationnements et d’une zone d’extension future.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2025.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a examiné un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.
La situation nationale marquée par la menace terroriste place les Forces armées nationales et les Forces de sécurité intérieure dans un état d’engagement permanent nécessitant des capacités renforcées et un mécanisme d’adaptation juridique.

L’organisation existante, fondée essentiellement sur le régime classique de production normative, ne permet pas de déployer rapidement des mesures adaptées aux exigences opérationnelles.
Ce projet de loi offre un cadre juridique exceptionnel permettant au Gouvernement, durant une période déterminée, de prendre par voie d’ordonnances des mesures spécifiques destinées à renforcer la capacité opérationnelle des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure et à améliorer la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.

Le projet de loi permettra au Gouvernement d’agir avec la flexibilité requise dans la conduite de mesures urgentes et ciblées, en lien direct avec la sécurisation du territoire, la restructuration opérationnelle des forces et la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant adoption de la nomenclature des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques au Burkina Faso.
L’élaboration de la nomenclature des métiers et emplois dans le secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de notre pays vise à opérer une réforme de notre système éducatif pour donner une place de choix à la formation aux métiers. Elle se fonde sur une Classification internationale type des professions (CITP) combinée à une démarche de codification « Pays ».
Cette nomenclature comprend six (06) branches d’activités, trente-six (36) corps de métiers et trois cent quarante-huit (348) métiers.

Les six (06) branches d’activités sont structurées ainsi qu’il suit :
  la branche « production végétale » composée de sept (07) corps de métiers et quatre-vingt-neuf (89) métiers se rapportant à la production agricole, à l’aménagement hydro-agricole, à la mécanisation agricole, à la protection des végétaux et à la fertilisation des sols ;
  la branche « production animale » composée de neuf (09) corps de métiers et soixante-quatorze (74) métiers se rapportant à l’élevage, aux soins et entretien des animaux, à l’amélioration génétique et à la production d’équipements, de produits et d’aliments de l’élevage ;

  la branche « production halieutique » composée de trois (03) corps de métiers et vingt-trois (23) métiers, se rapportant à l’aquaculture, à la pêche, à la production des équipements, à la réalisation d’infrastructures aquacoles et la production d’intrants et d’équipements de pêche ;
  la branche « commercialisation des produits agropastoraux et
halieutiques » composée de quatre (04) corps de métiers et quarante (40) métiers se rapportant à l’achat et la vente des intrants, des équipements, des produits agropastoraux et halieutiques ;

  la branche « transformation et conservation des
productions agropastorales et halieutiques » composée de neuf (09) corps de métiers et cent cinq (105) métiers se rapportant au stockage, au traitement et à la production des produits dérivés du secteur ;
  la branche « vulgarisation et innovation » composée de quatre (04) corps de métiers et dix-sept (17) métiers se rapportant à l’agriculture, aux ressources animales et halieutiques.
L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer d’une nomenclature harmonisée des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques.
Le second rapport est relatif aux résultats provisoires de la campagne agropastorale 2025/2026 et de la situation alimentaire.

La campagne agropastorale 2025/2026 a été caractérisée par un démarrage tardif à normal dans la plupart des localités du Burkina Faso. Elle a été marquée par des attaques principalement dues à la chenille légionnaire d’automne sur le maïs et le sorgho. Sur 47 213 hectares prospectés, 20 568 hectares de cultures ont été infestés, dont 17 724 hectares traités.
Au terme de cette campagne, la production céréalière provisoire est estimée à 7 142 484 tonnes, en hausse de 17,63% et de 37,19% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

La production des autres cultures vivrières (niébé, voandzou, igname et patate) est estimée à 1 246 132 tonnes, en baisse de 1,29% par rapport à la campagne agricole 2024/2025 et en hausse de 27,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Quant à la production des cultures de rente hors coton, elle est estimée à 1 353 298 tonnes, en hausse de 3,03% par rapport à la campagne agricole précédente et de 37% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Ainsi, sur les 47 provinces du pays, le bilan céréalier fait ressortir les résultats suivants : 15 provinces sont déficitaires, 08 en équilibre et 24 sont excédentaires.
Au niveau national, le taux de couverture apparent des besoins céréaliers est ressorti à 126,6% contre 111,5% pour la campagne 2024/2025.

Pour ce qui concerne la production fourragère, elle est estimée à
10 147 741 tonnes de matière sèche constituée de résidus de récoltes et de fourrages cultivés.
Ces résultats ont été obtenus grâce aux multiples appuis de l’Etat au profit des agriculteurs et éleveurs, notamment par la dotation en intrants, en engrais et en équipements.

Le Conseil félicite tous les acteurs pour ces résultats positifs et instruit les ministres chargés du dossier à prendre les mesures nécessaires en vue de la sécurisation des revenus des producteurs et la stabilisation des prix des produits agricoles sur les marchés.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant renouvellement du Fonds de soutien patriotique (FSP).
Le Fonds de soutien patriotique, créé par décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023, a été reconduit successivement en 2024 et 2025, conformément aux dispositions relatives à sa durée de prorogation.
Après trois (03) années de mise en œuvre, le FSP confirme son statut d’outil stratégique de financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Les résultats enregistrés au cours des exercices précédents témoignent en effet de sa pertinence, de son efficacité et de sa capacité à susciter l’engagement citoyen autour de l’effort national de défense.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et la nécessité d’un financement endogène, robuste et prévisible des efforts de défense, la poursuite de la mise en œuvre du fonds apparaît nécessaire.
L’adoption de ce décret permet le renouvellement du Fonds de soutien patriotique pour une année supplémentaire pour compter du 1er janvier 2026.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel, signé le 22 novembre 2025 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), pour le financement du Projet de protection du capital humain (PPCH).
Le coût global de mise en œuvre du Projet de protection du capital humain est estimé à 85 500 000 euros, soit environ 56 084 323 500 F CFA, financé par un prêt contracté par l’Etat burkinabè auprès de la Banque mondiale.

L’objectif du Projet de protection du capital humain est de soutenir les efforts du Gouvernement burkinabè dans sa dynamique de renforcement des services sociaux essentiels.
D’une durée d’un an, le PPCH sera déployé sur l’ensemble du territoire national.
De façon spécifique, il s’agit :

  d’assurer la fourniture de services de santé essentiels, notamment par la mise en œuvre du Programme de soins de santé gratuits du bénéficiaire, la fourniture de services hospitaliers et de centres de santé et la fourniture de vaccins systématiques ;

  d’assurer la fourniture de services éducatifs essentiels, notamment par l’organisation d’examens et de concours, y compris le baccalauréat, les frais de vacation des enseignants.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier ladite ordonnance, pour le financement du Projet de protection du capital humain, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de crédits (A) n°7782-BF (PBA), (B) n°7781-BF
(PBA-SML) et (C) n°7783-BF (WHR) et des accords de dons n°E4430-BF (WHR) et n°TF0C9797 (GPE), signés le 24 novembre 2025 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) et entre le Burkina Faso et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience (REPAIR).

Le montant total du financement de l’Association internationale de
développement s’élève à 175 574 256 euros, soit 115 169 162 243 F CFA.
L’objectif du projet REPAIR est de contribuer à l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation au préscolaire, au primaire et au non formel.

D’une durée de quatre (04) ans (2026-2029), la mise en œuvre du projet sera axée sur l’accès, les interventions d’urgence, l’inclusion, l’amélioration de la qualité de l’éducation et le renforcement institutionnel qui sont alignés sur l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ).
Ce projet permettra de toucher plus de 2 000 000 d’apprenants et environ 40 000 enseignants sur toute l’étendue du territoire national.

L’adoption de ce rapport permet la ratification de ladite ordonnance, pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte modification du décret n°2025-1013/PF/PRIM/MSECU/MDAC/MATM/MJDRHI du 07 août 2025 portant création, attributions et composition d’une Brigade civique pour l’ordre et la discipline.
La modification de ce décret consacre les innovations majeures suivantes :
  la création d’un poste de Commandant adjoint de la Brigade civique pour l’ordre et la discipline dénommée « Brigade Laabal » ;

  la prise en compte de l’exécution des travaux d’intérêt général ;
  l’élargissement des missions de la Brigade Laabal à la lutte contre la fraude et les trafics de tous genres.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif juridique de la Brigade Laabal.
Le second décret porte modification du décret n°0641/PRES/PM/MSECU/MEF du 28 mai 2025 portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de la sécurité routière « ONASER ».
La modification de ce décret vise la prise en compte de certains acteurs dans le Conseil d’administration de l’ONASER et la création du poste de Secrétaire général.
L’adoption de ce décret permet à l’Office national de la sécurité routière de se doter de textes règlementaires adéquats en vue d’assurer efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Renato Soares MENEZES, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et

Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Oliveira Francisco Joaquim ENCOGE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret porte statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».
Ce décret est une relecture du décret
n°2021-0285/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».

Ce décret vise la prise en compte des changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME) et le renforcement du dispositif de gestion des emplois publics.
Les innovations majeures de ce décret sont :
  le changement de dénomination de la famille d’emplois « Education sociale » en « Assistance sociale », consacré par le RIME ;

  le changement de dénomination des emplois d’ « Adjoint en éducation sociale » en « Adjoint des affaires sociales » de catégorie C, d’ « Assisant en éducation sociale » en « Assistant des affaires sociales » de catégorie B, et de « Conseiller en éducation sociale » en « Administrateur des affaires sociales » de catégorie A ;

  l’introduction d’une disposition spécifique relative au détachement du fonctionnaire stagiaire. Cette disposition qui était destinée au métier « Santé humaine et animale » est élargie aux métiers de l’Etat et conditionnée d’avance à l’avis conforme du ministre chargé de la fonction publique.
L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte statut particulier du métier « Santé humaine et animale ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0308/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Santé humaine et animale » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :
  la prise en compte de l’emploi de Vétérinaire spécialiste classé dans la catégorie P, dans la famille d’emplois « Diagnostic et soins vétérinaires », avec la définition des attributions et des conditions d’accès à ce nouvel emploi ;

  la prise en compte du changement de dénomination de l’emploi de « Biologiste médical » en « Ingénieur en biologie médicale » dans la famille d’emploi « Laboratoire de biologie médicale » ;
  l’introduction d’une disposition qui stipule l’arrêt de recrutement dans l’emploi de Psychologue clinicien de la famille d’emploi « Psychologie clinique ».
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le troisième décret porte statut particulier du métier « Administration économique et financière ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0286/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Administration économique et financière » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).
Les innovations majeures de ce décret sont :

  la prise en compte de la création par le RIME de l’emploi d’« Assistant en économie et développement », classé dans la catégorie B, dans la famille d’emplois « Economie et développement », avec la définition des attributions et des conditions d’accès de ce nouvel emploi ;
  la prise en compte de la création par le RIME de la famille d’emploi « Développement industriel » avec les emplois de « Technicien supérieur en génie industriel » classé en catégorie B, et d’« Ingénieur en génie industriel » classé en catégorie A ;

  la mise en voie d’extinction de l’emploi d’« Ingénieur statisticien » classé en catégorie A, dans la famille d’emploi « Statistique et démographie », supprimé par le RIME.
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.
Le quatrième décret porte statut particulier du métier « Gouvernance administrative ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0288/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Gouvernance administrative » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  la prise en compte du changement de dénomination de l’emploi de « Secrétaire administratif » en « Attaché administratif » dans la famille d’emploi « Administration du territoire » ;
  la prise en compte du changement de dénomination de la famille d’emplois « Gestion des ressources humaines et management des administrations en « Gestion des ressources humaines » ;
  la prise en compte du changement de dénomination des emplois d’ « Adjoint en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Adjoint en gestion des ressources humaines » de catégorie C, d’« Assistant en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Assistant en gestion des ressources humaines » de catégorie B et de « Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Conseiller en gestion des ressources humaines » de catégorie A.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.
Le cinquième décret porte statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0287/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :
  la prise en compte de la création par le RIME de l’emploi d’« Ingénieur de travaux en hydrogéologie » de catégorie A, dans la famille d’emploi « Hydrogéologie » avec la définition des attributions et des conditions d’accès à ce nouvel emploi ;
  la prise en compte de la création par le RIME de la famille d’emplois
« Atelier de forage » avec les emplois d’« Agent technique des ateliers de
forage » de catégorie C, de « Technicien supérieur des ateliers de forage » de catégorie B, d’« Ingénieur des travaux des ateliers de forage » de catégorie A, et d’« Ingénieur de conception des ateliers de forage » de catégorie A.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à une visite de travail à Florence et Turin en Italie, du 13 au 17 octobre 2025.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des efforts de modernisation de notre système météorologique national en vue de renforcer la résilience dans les secteurs vulnérables aux aléas climatiques.
La visite a également servi de cadre à la signature d’une convention spécifique entre l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), la Direction nationale de la météorologie du Niger (DNM) et le Laboratoire de modélisation et de surveillance environnementale pour le développement durable.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE

 Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 260 037 Z, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général du Service national pour le développement (SND).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

  Monsieur Sidbékrista Eric Flavien BOUDA, Mle 111 114 H,
Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;
  Madame Tinga Mariette RAMDE/YAMEOGO, Mle 59 898 U,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Fondé de pouvoirs du trésorier auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres Institutions ;
  Monsieur Vivien Casimir Larba BOURGOU, Mle 91 267 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres institutions ;

  Monsieur Jean Sabin Wilfried OUEDRAOGO, Mle 272 944 D,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier régional de Oubri ;
  Monsieur Emmanuel NACOULMA, Mle 49 356 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe terminale, 3e échelon, est nommé Directeur de la modernisation et de la prospective à la Direction générale des douanes ;
  Monsieur Patinde Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur général du trésor et de la comptabilité publique ;

  Monsieur William Oswald BICABA, Mle PNVB-00 351, Comptable,
7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso
(GIP-PNVB) ;
  Monsieur Issiaka KABORE, Mle 278 253 P, Contrôleur du trésor,
1ère classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du
Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ;
  Monsieur Mamadou KARA, Mle 112 475 G, Contrôleur du trésor,
1ère classe, 9e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) ;

  Madame Zonabo COMPAORE/OUEDRAOGO, Mle 261 282 C,
Contrôleur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommée Comptable principal des matières de Faso tourisme ;
  Monsieur Sansan François d’Assise KAMBOU, Mle 51 972 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, 4e grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Djôrô ;
  Monsieur Djidjouma SANOU, Mle 212 313 B, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8e échelon est nommé Directeur régional de l’économie et de la planification de Nando ;
  Monsieur David SAWADOGO, Mle 294 311 T, Inspecteur du trésor,
1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier provincial du
Kourwéogo ;
  Madame Aminata OUEDRAOGO/SORE, Mle 334 162 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Trésorier provincial du Ziro.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

  Madame Aline Verlaine ZOROM/KABORE, Mle 79 384 L, Conseiller
en sciences et techniques de l’information et de la communication,
1ère classe, 12e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Barthelemy KABORE, Mle 43 339 D, Professeur certifié, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Jean-Louis Ludovic OUEDRAOGO, Mle 76 323 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,

1ère classe, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Eustache OUEDRAOGO, Mle 75 715 H, Conseiller des affaires culturelles, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Amidou Paul BAMOGO, Mle 212 401 E, Conseiller des
affaires culturelles, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Brice Flavien OUEDRAOGO, Mle 216 785 F, Administrateur des services touristiques et hôteliers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;

  Monsieur Pengwendé Alexis YAMEOGO, Mle 212 408 V, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Noufo Enok KINDO, Mle 102 942 T, Journaliste, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

  Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Enseignant-chercheur, catégorie P1, 2e échelon, est nommé Chargé de mission, en remplacement de Monsieur Luc YE ;
  Madame Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Professeur titulaire, catégorie P1, 1er grade, 1er échelon, est nommée Directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) ;
  Monsieur Ayouba MAIGA, Mle 54 998 V, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation à la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
  de la société FASO GUULGO et de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
  de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), des Centres hospitaliers universitaires de Pala (CHU-P) et de Bogodogo (CHU-B), du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) et du Service d’aide médicale urgente (SAMU) au titre du ministère de la
Santé ;

  de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) et de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Madame Aïssa Estelle BAMBARA, Mle 207 975 X, Nutritionniste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de la société FASO GUULGO pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issaka YAMEOGO.
Le second décret nomme Monsieur Mamadi Moctare NACANABO, Mle 87 306 K, Elève Conseiller d’élevage et de la santé animale, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’élevage et de la santé animale (ENESA) pour la durée de son mandat de Délégué général.

B. MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté six (06) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Boureïma OUEDRAOGO,
Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret nomme Madame Olga Mélanie LOMPO, Mle 53 411 L,
Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé :
  Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin de santé publique.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
  Monsieur Aboubacar COULIBALY, Mle 54 156 H, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire.
Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :
  Monsieur Abdou GUEBRE, Mle 55 814 E, Inspecteur d’éducation spécialisée.
Le quatrième décret nomme Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Noraogo OUEDRAOGO,
Mle 34 706 C, Attaché de santé, Administrateur représentant les travailleurs du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour un premier mandat de trois
(03) ans, en remplacement de Monsieur Ousséni OUEDRAOGO.

Le sixième décret nomme Monsieur Youssouf BAGAYOGO, Officier,
Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration du Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Inoussa KABORE, Mle 246 603 E,
Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Abdelaziz OUEDRAOGO.
Le deuxième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F,
Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

AUTOROUTE OUAGADOUGOU-BOBO DIOULASSO

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– Le rêve prend corps avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

L’autoroute Koudougou-Yako bientôt lancée

(Ouagadougou 16 décembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé ce mardi après-midi au lancement des travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso.

Ce rêve longtemps caressé par les burkinabè, pour relier les deux premières villes du pays, est devenu une réalité sous le magistère du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. L’Initiative présidentielle Faso Mêbo, dont l’un des objectifs majeurs est le désenclavement des villes, est le maître d’ouvrage de cette autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso en 2 fois 4 voies (2X4), moderne et écologique.

Cet ouvrage ambitieux est financé sur fonds propres et le Chef de l’État veut que les travaux soient exécutés sans délai, à un rythme accéléré. « J’ai déjà dit au Ministre des finances de prévoir pour 2026, au minimum 200 milliards FCFA », déclare le Président du Faso. Il invite les populations des localités traversées à se mobiliser pour apporter leur contribution à la réalisation du projet.

Bientôt une autoroute Koudougou-Yako

D’autres autoroutes régionales seront bientôt lancées. « Nous voulons relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes », souligne le Président du Faso. C’est d’ailleurs une raison qui justifie le report du lancement de la construction de la route Koudougou-Yako, qui devient une autoroute de 2 x 2 voies, explique le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

« L’ambition, c’est que les chefs-lieux de région soient reliés les uns aux autres par des autoroutes (…) C’est ça l’objectif, de Ouagadougou vers les chefs-lieux de région et les chefs-lieux de région entre eux », précise le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Dernier Sommet en 2025 de la CEDEAO: L’essentiel des décisions adoptées à Abuja

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La 68è session ordinaire de la CEDEAO a clos ses travaux avec l’ambition renouvelée de bâtir une Afrique de l’Ouest plus sûre, plus intégrée et résolument tournée vers la prospérité pour tous.

Les Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis ce 14 décembre 2025 au Nigeria pour leur  68e Sommet. Au menu, plusieurs dossiers dont deux en particulier.

Face aux récentes crises en Guinée-Bissau et au Bénin, les conclusions de la rencontre ont souligné l’importance de la stabilité régionale, de l’intégration économique et des défis sécuritaires. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont examiné les crises socio-politiques en Guinée-Bissau et au Bénin, et ont évalué les mécanismes d’apaisement et de soutien communautaire.

Au terme de la session, le bloc ouest-africain a réaffirmé son attachement à la résolution pacifique des crises, prônant un dialogue inclusif pour consolider la démocratie. Les États membres ont souligné l’urgence de renforcer la coopération en matière d’infrastructures, de libre-échange et de gestion des ressources. Cette rencontre de haut niveau s’est inscrite dans la clôture solennelle de l’année du cinquantenaire de l’organisation (2025). Dans la capitale fédérale du Nigeria, elle a réuni les plus hautes autorités politiques de la sous-région autour d’enjeux majeurs touchant à la paix, la stabilité institutionnelle et l’avenir du projet communautaire ouest-africain.

Une feuille de route visant à accélérer l’intégration régionale a été adoptée, avec un accent mis sur les projets structurants et la mutualisation des efforts sécuritaires. Les Chefs d’État ont réitéré leur engagement en faveur des objectifs fondateurs de la CEDEAO: paix durable, gouvernance vertueuse et prospérité partagée. A cet effet, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont examiné les crises sécuritaires et politiques qui continuent de fragiliser l’espace communautaire. Spécifiquement, ils ont évoqué la situation préoccupante au Bénin, consécutive à une tentative de coup d’État du dimanche, 7 décembre 2025. Et ont salué la mobilisation rapide et coordonnée de la CEDEAO face à cette menace à l’ordre constitutionnel.

La Conférence a réitéré avec fermeté que la Communauté ne saurait transiger sur les principes de gouvernance démocratique, de respect de l’État de droit et de la légalité constitutionnelle, considérés comme des fondements intangibles de la stabilité régionale.

Le Sommet a dressé un bilan approfondi des cinquante années d’existence de l’organisation, mettant en lumière les acquis significatifs enregistrés dans la marche vers une «CEDEAO des peuples».

En attente de la création, à l’horizon 2026, d’une Brigade régionale

Il ressort que l’ensemble des actions communautaires converge désormais vers le bien-être tangible des populations ouest-africaines. Le Sommet a relevé par ailleurs, les défis persistants auxquels fait face la sous-région au premier rang desquels figurent le terrorisme, l’extrémisme violent, les flux migratoires incontrôlés et les tentatives récurrentes de déstabilisation politique.

Face à ces menaces multiformes, le Sommet annonce la création, à l’horizon 2026, d’une Brigade régionale en attente, forte de plus de mille soldats, destinée à lutter contre l’extrémisme violent, à prévenir les changements anticonstitutionnels et à endiguer les dynamiques de déstabilisation. Cette initiative traduit la volonté des dirigeants ouest-africains de doter la CEDEAO d’outils opérationnels crédibles, capables de répondre efficacement aux impératifs de sécurité collective.

Les travaux d’Abuja ont également permis une réflexion de fond sur l’avenir de la Communauté, à la lumière des défis mondiaux actuels et de leur impact sur la ‘Vision 2050’ de la CEDEAO, laquelle ambitionne de promouvoir une prospérité partagée et durable. Les Chefs d’État et de Gouvernements ont réaffirmé leur volonté de faire de la CEDEAO une communauté fondée sur la justice sociale et le bien-être de chaque peuple. Ils ont insisté sur le renforcement de l’intégration économique régionale, érigée en socle de la réussite collective, à travers la mise en place d’un véritable marché unique, l’amélioration de la coordination fiscale et la promotion de la stabilité macro-économique.

Des mesures concrètes ont également été évoquées pour désenclaver les zones marginalisées, impulser un développement transformateur et réduire de 25% les taxes sur les billets d’avion, afin de stimuler le tourisme régional et la mobilité intra-communautaire. La Conférence des dirigeants a souligné par ailleurs la nécessité de placer les femmes et les jeunes au cœur des politiques publiques communautaires, tout en intégrant pleinement les enjeux climatiques dans les stratégies de développement. En la matière, le Togo a été cité comme un bon élève.

A l’issue du Sommet, le Sénégal a été désigné à la présidence de la Commission de l’organisation pour la période 2026-2030. Un Sénégalais ou une Sénégalaise succédera ainsi à Omar Alieu Touray à la tête de la Commission de la CEDEAO. Pour Dakar, cette décision traduit l’estime et la confiance renouvelées des États membres, tout en consacrant le rôle jugé majeur du pays dans la dynamique d’intégration régionale et africaine.

Le communiqué final souligne également que cette désignation confirme la crédibilité du Sénégal ainsi que son engagement constant en faveur de l’intégration régionale, du renforcement de la gouvernance communautaire et du développement harmonieux de l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a exprimé sa gratitude à l’ensemble des États membres pour la confiance accordée, tout en réaffirmant son attachement à la consolidation de la CEDEAO et à la promotion de la paix, de la stabilité et de la prospérité dans l’espace communautaire.

La 68è session ordinaire de la CEDEAO a clos ses travaux avec l’ambition renouvelée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de bâtir une Afrique de l’Ouest plus sûre, plus intégrée et résolument tournée vers la prospérité pour tous.

Source:www.afriquinfos.com

Accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda sous l’égide de Trump

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En présence du président américain Donald Trump, les dirigeants de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont signé un accord de paix à Washington ce jeudi.

Donald Trump a présidé jeudi à Washington une cérémonie de signature d’un accord de paix avec ses homologues congolais et rwandais, dans un bâtiment renommé en son honneur, parlant d’un « miracle » alors même que d’intenses combats se déroulent dans l’est de la République du Congo.

« Cela va être un grand miracle », a dit le président américain, en vantant un accord « puissant et détaillé », tandis que les présidents de la RDC Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame ont eu une tonalité plus prudente.

Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo. – AFP.

Les deux dirigeants vont à l’avenir « passer beaucoup de temps à se donner des accolades et se tenir la main », a prédit Donald Trump, avec son emphase habituelle, en assurant aussi que « tout le monde allait gagner beaucoup d’argent » grâce à ces « accords de Washington », qui comportent une dimension économique.

Reagan Miviri, chercheur à l’institut congolais Ebuteli, contacté par l’AFP, estime que cette cérémonie est le résultat d’une « forte pression » exercée par les Etats-Unis, et ajoute : « Pour eux, l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même ».

La signature, qui visait à formaliser des engagements pris en juin déjà sous la houlette de Washington, a eu lieu au siège de l’« Institut Donald Trump pour la paix ».

Reagan Miviri, chercheur à l’institut congolais Ebuteli, contacté par l’AFP, estime que cette cérémonie est le résultat d’une « forte pression » exercée par les Etats-Unis, et ajoute : « Pour eux, l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même ».

La signature, qui visait à formaliser des engagements pris en juin déjà sous la houlette de Washington, a eu lieu au siège de l’« Institut Donald Trump pour la paix ».

AFB

« Grand honneur »

Anciennement « Institut américain pour la paix », cet organisme a été renommé mercredi par le département d’Etat et porte désormais sur sa façade le nom du président américain.

« C’est un grand honneur », s’est réjoui Donald Trump, qui se targue d’être un grand pacificateur même si ses interventions dans divers conflits internationaux ont eu des résultats contrastés.

Paul Kagame a salué sa médiation « pragmatique », tout en avertissant qu’il y aurait « des hauts et des bas » dans l’application de l’accord. Félix Tshisekedi a lui aussi remercié le républicain de 79 ans pour avoir amené un « tournant », et a salué « le début d’un nouveau chemin », avertissant toutefois qu’il serait « exigeant » et « assez difficile ».

Les conflits armés qui ensanglantent la région depuis trois décennies ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué une vaste crise humanitaire.

Trois volets

Les accords signés jeudi comportent trois volets. Le premier porte sur la cessation des hostilités, avec l’instauration d’un cessez-le-feu, un programme de désarmement, un processus de retour des personnes déplacées et des mesures de « justice » contre les responsables d’exactions, selon Donald Trump.

Le second volet est un cadre d’intégration économique régionale. Le dernier pan porte sur la conclusion d’accords bilatéraux des Etats-Unis avec chacun des deux pays sur l’exploitation de minerais stratégiques, indispensables aux industries de pointe et dont la RDC en particulier regorge.

Source: www.lesoir.be

Compte rendu du Conseil des ministres du 04 décembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 décembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 37 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo ».
Le FASP « Wassa Bondo » est issu de la fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) et du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).

L’adoption de ce décret permet au Fonds d’appui au sport et à la presse privée « Wassa Bondo » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à sept (07) projets de décrets portant modification des :
 décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux ;
 décret n°2014-611/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère professionnel ;
 décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique ;

 décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif ;
 décret n°2014-614/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère économique ;
 décret n°2014-615/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de santé ;

 décret n°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 1er août 2014 portant statut général des Etablissements publics de prévoyance sociale.
Depuis plusieurs années, on constate une tendance à l’élargissement du nombre des membres observateurs participants aux sessions des Conseils d’administration. Cette situation crée une pléthore de participants, rend complexe les processus décisionnels et augmente les charges de fonctionnement.

Les modifications des décrets ci-dessus cités visent à limiter le nombre de membres observateurs dans les Conseils d’administration des Etablissements publics.

L’adoption de ces décrets permet une meilleure gouvernance des Etablissements publics.
Le deuxième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 30 septembre.

Le budget de l’Etat, exercice 2025 a été adopté en recettes et en dépenses respectivement à 3 149,79 milliards F CFA et à 3 612,27 milliards F CFA. Il se dégage une épargne budgétaire de 559,04 milliards F CFA et un besoin de financement de 462,48 milliards F CFA représentant 3,2% du PIB nominal.

Au titre de l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025 au 30 septembre, le niveau de mobilisation des ressources de l’Etat s’établit à 2 513,76 milliards F CFA, pour un objectif de la période sous revue de 2 393,90 milliards F CFA, correspondant à un taux de réalisation de 105,01% sur la période et de 76,76% sur l’année.
Comparé au niveau de recouvrement au 30 septembre 2024 qui était de 2 125,61 milliards F CFA, on observe une hausse de 388,15 milliards F CFA en valeur absolue et de 18,26% en valeur relative.

Le montant des dépenses exécutées au 30 septembre 2025 s’élève à 2 644,33 milliards F CFA sur une prévision de crédits de paiement ajustés de 3 638,75 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 72,67%. A la même date en 2024, le montant des dépenses exécutées était de 2 483,44 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 67,67%.
Au titre de la gestion de la trésorerie, au 30 septembre 2025, au total 3 611,41 milliards F CFA ont été encaissés contre 2 897,99 milliards F CFA au 30 septembre 2024, soit une progression de 24,62%.

Le montant total des décaissements se chiffre à 3 726,16 milliards F CFA contre 2 901,31 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de progression annuelle de 28,43%. En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde débiteur de 87 milliards F CFA. Ce solde est entièrement couvert par des disponibilités de début de période.
Au 30 septembre 2025, il se dégage une épargne budgétaire et un solde budgétaire global respectivement de 476,84 milliards F CFA et de -236,58 milliards F CFA contre des soldes prévisionnels respectifs de 559,04 milliards F CFA et de -462,48 milliards F CFA.

Au regard des délais de clôture des opérations budgétaires de l’exercice 2025, le Conseil a instruit les ministères et institutions à ne pas engager de dépenses, qui ne pourront pas être liquidées avant la fin de l’exercice budgétaire.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit rapport à l’Assemblée législative de Transition.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».
Le Fonds burkinabè de développement économique et social Tõogo est issu de la fusion de sept (07) fonds à savoir, le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), l’Agence de financement et de promotion de petites et moyennes entreprises (AFP-PME), le Fonds Dumu Ka Fa (FDK), le Fonds Faso Kuna-Wili (FKW), le Fonds national d’appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

L’adoption de ce décret permet au Fonds burkinabè de développement économique et social « Tõogo » de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant autorisation de reversement d’agents contractuels de l’ex-Médiateur du Faso et de l’ex-Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans le statut général de la Fonction publique d’Etat.

Trente-quatre (34) agents de l’ex-Médiateur du Faso et cinq (05) agents de l’ex-CENI sont concernés par ladite autorisation de reversement et se verront désormais appliquer la grille de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

L’adoption de ce décret permet d’apporter une solution définitive à la gestion administrative et à la rémunération des contractuels de l’ex-Médiateur du Faso et de l’ex-Commission électorale nationale indépendante.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

Le Conseil a adopté un décret portant statuts particuliers du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) « Seenimin ».
Le Fonds Seenimin est issu de la fusion du Fonds national de solidarité et de Résilience sociale (FNS-RS) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ).

L’adoption de ce décret permet au Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale « Seenimin » de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef au Conseil d’Etat, à la Cour de Cassation, à la Cour administrative d’Appel et à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso.

L’adoption de ce décret permet la nomination de douze (12) Greffiers en chef en vue de renforcer les ressources humaines des juridictions concernées, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef, Chefs de greffe.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef, Chefs de greffe de Cour d’Appel, de Tribunaux de grande instance, de Tribunal de travail et de Tribunal administratif.

L’adoption de ce décret permet la nomination de douze (12) Greffiers en chef, Chefs de greffe dans les juridictions concernées, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef aux fonctions de membres de direction.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef dans l’administration centrale et des structures déconcentrées du ministère en charge de la Justice.
L’adoption de ce décret permet la nomination de cinq (05) Greffiers en chef aux fonctions de membres de direction, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°025-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal.
La modification de cette loi vise à adapter la politique pénale du Burkina Faso au contexte de lutte contre le terrorisme, de montée de la criminalité transfrontalière et d’apparition de comportements anti-sociaux contraires à nos valeurs culturelles endogènes et au respect des règles de circulation routière.
Les innovations majeures du projet de loi sont :
 le rétablissement de la peine de mort et de sa procédure d’exécution ;
 le rehaussement des peines relatives aux infractions à la circulation routière ;
 l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées ;
 l’incrimination de la polyandrie ;
 l’incrimination de l’abattage et de l’exportation des asins, des camélins et des équins ainsi que de leurs produits ;

 l’incrimination des appels téléphoniques ou des messages malveillants réitérés, ou des agressions sonores commis en vue de troubler la quiétude, la tranquillité et la santé d’autrui ou contre les numéros verts des services publics.
La modification de la loi portant Code pénal permettra de doter notre pays d’un dispositif juridique qui protège davantage la société burkinabè.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) « Bãngr baoobo ».
Le FOSER est issu de la fusion du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).

L’adoption de ce décret permet au Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche « Bãngr baoobo » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le point des travaux de la 22e Rencontre nationale Gouvernement/Secteur Privé, tenue les 10 et 11 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso.
Cette rencontre a permis au monde des affaires de poser ses préoccupations aux membres du Gouvernement qui y ont apporté des éléments de réponses. Elle a mobilisé environ huit cent (800) participants issus de l’administration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires au développement.

La 22e édition de la Rencontre Gouvernement/Secteur privé placée sous le thème : « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagements patriotiques pour une économie durable » a permis de dégager des pistes de solutions en vue de faire face aux multiples défis liés au développement et à la consolidation de la souveraineté économique du Burkina Faso.

II.2. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au 13e Forum international du sport « Russie : pays du sport » tenu du 05 au 07 novembre 2025 à Samara en Russie.
La participation du Burkina Faso à ce forum a permis de renforcer la coopération avec la Fédération de Russie dans le domaine du sport, de promouvoir l’image et l’expertise burkinabè et de prospecter des opportunités de coopération et d’investissements. A l’occasion, un mémorandum d’entente en matière de culture physique et de sport entre la Russie et notre pays a été signé.
Ce 13e forum a également permis de renforcer notre coopération internationale ainsi que la coopération sportive au sein de la Confédération des Etats du Sahel.


III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Mle 130 456 B, Magistrat, 1er grade, 4e échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso à Addis Abeba.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

 Monsieur Andama BOUDA, Mle 279 532 E, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la règlementation et du
suivi des activités religieuses, coutumières et traditionnelles ;
 Monsieur Ibrahim BARRY, Mle 247 530 A, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur du suivi des pèlerinages religieux ;
 Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 200 341 C, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent ;
 Monsieur Danioudou KOUDA, Mle 260 024 C, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la transformation des conflits et de la pérennisation de la paix ;

 Madame Adeline MILLOGO, Mle 212 087 T, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice de la promotion des valeurs communes et de la laïcité ;
 Madame Maïmouna Pessanma Yiri OUEDRAOGO/TRAORE, Mle 111 303 A, Administrateur civil, 2e classe, 3e échelon est nommée Directrice générale adjointe de la décentralisation et du développement local ;
 Madame Kadidiatou SOME/OUATTARA, Mle 97 429 T, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la coopération décentralisée ;
 Monsieur René OUEDRAOGO, Mle 247 536 L, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la gouvernance locale ;

 Monsieur Ludovic Teegwendé MINOUNGOU, Mle 212 293 E, Conseiller en aménagement du territoire et en développement local, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des affaires foncières et domaniales à la Direction générale de la décentralisation et du développement local ;
 Monsieur Jean-Marie OUEDRAOGO, Mle 519 924 V, Inspecteur de police municipale, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du suivi et de la promotion des polices municipales ;
 Monsieur Lamine COULIBALY, Mle 200 292 E, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la législation et de la formation des acteurs de la décentralisation ;
 Monsieur Fulgence BAYALA, Mle 200 286 R, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’appui au développement économique local ;

 Monsieur Karim KOUMA, Mle 73 679 R, Administrateur civil, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du suivi des carrières et des effectifs des personnels des collectivités territoriales ;
 Monsieur Eric KONATE, Mle 91 952 R, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des finances publiques locales à la Direction générale de la décentralisation et du développement local ;
 Monsieur Souleymane NAKANABO, Mle 105 193 M, Administrateur civil, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire général de la région du Guiriko ;

 Monsieur Tasséré NACOULMA, Mle 59 770 R, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Secrétaire général de la région du Nakambé ;
 Monsieur Yaya KONE, Mle 200 319 L, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Séno ;
 Monsieur Saïdou GUIGMA, Mle 91 937 N, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Bassitenga ;
 Monsieur Bassouleymane OUATTARA, Mle 212 095 R, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé, Haut-Commissaire de la province du Mouhoun ;

 Monsieur Pierre Claver BANCE, Mle 74 751 K, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Yatenga ;
 Monsieur Botétéssan BONOU, Mle 229 951 J, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Gourma ;
 Monsieur Karim Ismaël THIOMBIANO, Mle 74 690 M, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Namentenga ;

 Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 203 254 K, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Passoré ;
 Madame Rasmata SAWADOGO, Mle 279 341 S, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Secrétaire général de la province du Yatenga ;
 Monsieur Faon-nigninè Jean Dasmascène SOME, Mle 324 680 E, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Préfet du département de Loropéni ;
 Monsieur Dê MILLOGO, Mle 303 896 S, Attaché administratif, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Préfet du département de Djigouèra ;

 Monsieur Pascal BOUDA, Mle 116 974 B, Attaché administratif, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Préfet du département de Samogohiri ;
 Monsieur Mahamadou SARAMBE, Mle 91 890 L, Attaché administratif, 2e classe, 1er échelon, est nommé Préfet du Département de Yargatenga ;
 Monsieur Seydou Rémi GUIRA, Mle 324 237 B, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Préfet du département de Boussouma ;
 Monsieur Jean Yves Ahmed SANOU, Mle 98 056 B, Secrétaire administratif, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Préfet du département de Kindi ;
 Monsieur Souleymane DIALLO, Mle 260 415 F, Secrétaire administratif, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Préfet du département de Gaongo.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Abdélaziz Landry SIDIBE, Mle 111 151 T, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet de développement des chaines de valeur intégrées de l’élevage au Burkina Faso.

D. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

 Monsieur Idrissa SAWADOGO, Mle 91 899 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Premier conseiller près l‘Ambassade du Burkina Faso à Alger ;
 Monsieur Salfo ZANGA, Mle 91 915 H, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 7e échelon, est nommé Consul-Adjoint près le Consulat général du Burkina Faso à Paris ;
 Madame Viviane ZOURE, Mle 49 037 F, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 12e échelon, est nommée Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Niamey au Niger.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 Madame Valérie Lamoussa Roselyne DIBGOLONGO, Mle 130 417 N, Magistrat, catégorie P, grade terminal, 4e échelon, est nommée Chargé de mission.
Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés aux postes suivants :
 Monsieur Nonganaba Aimé NASSA, Mle 57 304 Y, Greffier en chef, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour de Cassation ;
 Monsieur Bobdo Jean Pascal KABORE, Mle 97 569 V, Greffier en chef, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour de Cassation ;
 Madame Karidja SOME/YATASSAYE, Mle 104 433 Z, Greffier en chef, est nommée Greffier en chef à la Cour de Cassation ;

 Monsieur Bathèba Silvère HEMA, Mle 216 598 X, Greffier en chef, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
 Madame Sabine SILGA, Mle 358 205 E, Greffier en chef, est nommée Greffier en chef à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
 Monsieur Amadou DIALLO, Mle 216 597 H, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon est nommé Greffier en chef à la Cour administrative d’Appel ;
 Monsieur Demagori GNISSE, Mle 238 094 C, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour administrative d’Appel ;
 Monsieur Roger COULIBALY, Mle 212 391 U, Greffier en chef, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso ;

 Monsieur Aboudramane OUATTARA, Mle 246 710 X, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso ;
 Monsieur Boureima BELEM, Mle 59 602 B, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef au Conseil d’Etat ;
 Monsieur Ousmane DOUGOURI, Mle 212 253 L, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour des comptes ;
 Monsieur Fulbert TINDREBEOGO, Mle 247 612 B, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Administrateur du Fichier national du Registre du commerce et du crédit mobilier (FN RCCM).

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés dans les juridictions suivantes :
 Monsieur Kpibkora Thierry Martial SOME, Mle 97 560 W, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe de la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
 Monsieur Yeza Jean Marie TUINA, Mle 225 921 F, Greffier en chef, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe de la Cour administrative d’Appel de Ouagadougou ;
 Monsieur Gouwendkouni COMBASRE, Mle 212 251 S, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Tougan et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Tougan ;

 Monsieur Daouda OUATTARA, Mle 358 203 C, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Orodara et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Orodara ;
 Monsieur Talato Eric ZOUNGRANA, Mle 366 100 X, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Pô et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Pô ;

 Monsieur Soulemane OUATTARA, Mle 366 107 N, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Nouna et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Nouna ;
 Monsieur Boureima BARRY, Mle 105 401 W, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal du travail de Bobo-Dioulasso ;
 Monsieur Issouf COMPAORE, Mle 226 334 X, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de travail de Koudougou ;

 Monsieur Boukary NANA, Mle 92 556 B, Greffier en chef, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Yako et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Yako ;
 Monsieur Wénémana Théodore ILBOUDO, Mle 57 330 P, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Koupèla et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Koupèla ;

 Monsieur Issa SEBOGO, Mle 216 605 K, Greffier en chef, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Léo et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Léo ;
 Monsieur Mougoua Louis KO, Mle 200 397 H, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de commerce de Ouagadougou.

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés dans les Directions suivantes :
 Monsieur Zoewendpoulemdé Dominique NIKIEMA, Mle 238 384 N, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de la justice pénale et du sceau à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
 Monsieur Yacouba KABORE, Mle 117 330 Z, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction des greffes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;

 Monsieur Ouibila SAWADOGO, Mle 200 401 T, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de l’accès à la justice et l’aide aux victimes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
 Monsieur Wenné Dit Mathias SAWADOGO, Mle 57 324 V, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de l’accès à la justice et l’aide aux victimes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
 Monsieur Moussa GANAME, Mle 212 255 J, Greffier en chef, est nommé Membre à la Direction générale des études et des statistiques sectorielles.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

 Monsieur Nomandé Prosper KOLA, Economiste, Expert en développement de la compétitivité des entreprises agroalimentaires, est nommé Directeur général de la SN CITEC.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
 Monsieur Benewindé Amedée Pierre TARBANGDO, Mle 279 609 R, Greffier, catégorie AG, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
 Monsieur Yves OUEDRAOGO, Mle 216 731 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO ;
 Madame Elise ZONGO, Mle 358 893 Y, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Chef de département administratif et financier du Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP-Palu).

H. AU TITRRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

 Monsieur Wendlassida Julien TIENDREBEOGO, Mle 212 554 B, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire « Pilotage » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA), de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
 de la société minière KIAKA SA, du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) et de la société nationale des substances précieuses (SONASP) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

 de Burkina Suudu Bawdè (BSB) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ;
 des Universités Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT), Nazi BONI (UNB) et Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration des Universités Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT), Nazi BONI (UNB) et Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO).

A. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Yemdaogo Olivier KABORE, Mle 189, Conseiller en statistique et analyse économique, Administrateur représentant le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Laoudoum Ernest SOW.

Le troisième décret nomme Monsieur Gneguire Seydino Romuald SOMDA, Mle 23 19 390 L, Analyste géopolitique, Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Pégnani OUARMA.

Le quatrième décret nomme Soutongonoma Stéphane Romaric KABORE, Mle 90 114, Technicien supérieur en normalisation et évaluation de la conformité, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bahilama Moussa SOURABIE.

B. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la société minière KIAKA SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ernest KABORE.

Le deuxième décret nomme Monsieur Robert Joseph SILGA, Mle 358 757 C, Ingénieur de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Moïse OUEDRAOGO.

Le troisième décret nomme Monsieur Sougrounoma Fidèle SAWADOGO, Mle 358 763 G, Ingénieur de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Zakarya SAWADOGO.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :
 Monsieur Blaise Benoît YAO, Mle 101 722 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire.
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :
 Madame Bakiéré Clarisse HIEN/HIEN, Mle ANPE 02 21, Juriste.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
 Monsieur Mathias ZIDA, Mle 200 509 T, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES METIERS DE L’ARTISANAT DU BURKINA FASO (CMA-BF)

 Madame Aminata KANTRO, Mle 20 17 004, Conseiller en formation professionnelle et en apprentissage.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté sept (07) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Yembila TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
 Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Nicolas BARRO ;
 Monsieur Hugues-Roméo BAZIE, Mle 231 917 P, Enseignant-chercheur, en remplacement de Monsieur Aly SAVADOGO.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
 Madame Hawa DIAWARA/SANGARE, Mle 202 564 Y, Inspecteur de l’environnement.
Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :
 Monsieur Tolo Thomas ZERBO, Mle 229 709 D, Ingénieur géomètre.
Au titre du ministère de la Santé :

 Monsieur Irénée Edmond ZAGRE, Mle 51 312 N, Administrateur des services de santé.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
 Monsieur Boukari TAO, Mle 216 788 D, Administrateur des services touristiques.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)
 Monsieur Médard Alain BADO, Mle 48 368 E, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

Le deuxième décret nomme Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Professeur titulaire, Présidente du Conseil d’administration de l’Université Yembila TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Nicolas BARRO.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
 Monsieur Kandayinga Landry Guy Gabriel YAMEOGO, Mle 92 856 C, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Jean Célestin KY ;
 Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 104 827 E, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
 Monsieur Fiédi HAKIEKOU, Mle 47 793 C, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Péoulé Kouhouyiwo GOMGNIMBOU.
Au titre du ministère de la Santé :
 Monsieur Dramane ZINA, Mle 86 658 D, Administrateur des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES

 Monsieur Idrissa IBRANGO, Mle 257 262 K, Maître de conférences.

Le quatrième décret nomme Monsieur Kandayinga Landry Guy Gabriel YAMEOGO, Mle 92 856 C, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Jean Célestin KY.
Le cinquième décret renouvelle le mandat de Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
 Madame Foniyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO, Mle 52 368 A, Maître de conférences, en remplacement de Monsieur Richard SAWADOGO.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
 Monsieur Aïdara SAWADOGO, Mle 224 234 R, Ingénieur d’agriculture.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
 Monsieur Ibrahim KONATE, Mle 327 645 H, Inspecteur principal des eaux et forêts.
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

 Monsieur Sassiémiké Abdoul Kader SOMA, Mle 334 002 G, Enseignant-chercheur.
Au titre du ministère de la Santé :
 Monsieur Paligwindé Simplice Eric BONKOUNGOU, Mle 85 760 B, Administrateur des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO

 Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 345 352 M, Attaché d’intendance scolaire et universitaire.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO
 Monsieur Ousséni NABASSAGA, Etudiant en Master 2 de l’Unité de formation et recherche en Sciences de la santé, pour la durée de son mandat de Délégué général.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT DES ENSEIGNANTS DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO

 Monsieur Salifou NIKIEMA, Mle 216 984 Z, Enseignant-chercheur, en remplacement de Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DE YAADGA

 Madame Landrine 2e jumelle ZOUNDI, Mle 304 140 L, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Bréhima SAWADOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

 Monsieur Charles PARKOUDA, Mle 58 513 L, Directeur de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)

 Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 27 217 A, Inspecteur de l’enseignement du primaire et de l’éducation non formelle.

Le septième décret nomme Madame Foniyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO, Mle 52 368 A, Maître de conférences, Présidente du Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Richard SAWADOGO.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Mlle Ouédraogo Amie Diéneba élue Miss Burkina France 2026

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Mlle Ouédraogo Amie Diéneba, 20 ans et titulaire d’une licence en droit, a été élue Miss Burkina France 2026 lors de la cérémonie du 29 novembre 2026 à Paris.

Le jury a été séduit par son élégance, son éloquence et sa prestance. La nouvelle reine prévoit de collaborer avec l’association LAYLAYANE et le COMIF pour créer au Burkina Faso un centre de formation destiné aux personnes déplacées internes, afin de favoriser leur autonomisation.

Toutes nos félicitations à Mlle Ouédraogo Amie Diéneba, à l’association LAYLAYANE et le COMIBF pour cette belle soirée riche en émotion.

Bon mandat à Miss Burkina France 2026.

Lien vidéo de l’élection Miss Burkina France 2026: https://www.youtube.com/watch?v=9fp6YPdH2I4

Johannesburg réussit le premier G20 africain, malgré les pressions et les divergences

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Le sommet du G20 qui s’est tenu pour la première fois sur le sol africain a revêtu une grande importance pour l’Afrique du Sud, qui le présentait comme l’occasion d’inscrire durablement les préoccupations du continent dans la gouvernance économique mondiale. Cette ambition s’est heurtée néanmoins au boycott américain et à l’absence de plusieurs dirigeants majeurs.

Depuis qu’elle a pris la présidence tournante du G20 en décembre 2024, l’Afrique du Sud a mis en avant sa volonté de renforcer la coopération multilatérale et d’accorder une place visible aux priorités africaines. L’allègement du fardeau de la dette des pays en développement, la question des obstacles commerciaux, la transition énergétique et les moyens d’accroître la résilience face aux chocs climatiques avaient été placés parmi les thèmes clés. L’entrée de l’Union africaine comme membre permanent dans le groupe, donnait un relief particulier à ces ambitions.

Pourtant, les jours précédant le sommet ont été marqués par une succession d’annonces rendant incertain cet agenda. Washington avait confirmé qu’elle n’enverrait aucun représentant de haut niveau, Pékin que Xi Jinping ne participerait pas, laissant sa délégation être conduite par le Premier ministre Li Qiang. D’autres dirigeants comme Vladimir Poutine, Javier Milei et Claudia Sheinbaum, ont eux aussi notifié qu’ils ne viendraient pas. L’accumulation de ces absences a alimenté les doutes sur la portée réelle du sommet de Johannesburg.

Une déclaration adoptée malgré l’absence des États-Unis

Malgré ce contexte, le sommet de Johannesburg s’est déroulé avec une participation importante des pays du Sud ainsi que des partenaires européens. Les délégations du Brésil, de l’Inde, de l’Arabie saoudite, de l’Indonésie, de la Turquie, de l’Union européenne et de l’Union africaine ont activement participé aux séances plénières et aux réunions en marge du sommet. « Nous ne devons laisser rien diminuer la valeur, la stature ou l’impact de la première présidence africaine du G20 », a déclaré dans son discours d’ouverture le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Le fait marquant de cette édition reste l’adoption d’une déclaration finale abordant plusieurs défis mondiaux, malgré les objections américaines. L’Argentine s’est retirée de la dernière séance de discussions, estimant que le passage consacré au Moyen-Orient ne reflétait pas toute la complexité du conflit, mais elle n’a pas bloqué le processus. L’Afrique du Sud a estimé que le niveau de consensus obtenu suffisait pour avancer, et a défendu l’idée que le texte représente le résultat d’un an de travail collectif. « Nous avons travaillé toute l’année vers cette adoption, et la dernière semaine a été particulièrement intense », a déclaré Vincent Magwenya, porte-parole du président sud-africain, selon des propos rapportés par Reuters. Il a précisé que le texte ne peut pas être « renégocié ».

Selon les détails relayés, la déclaration reprend plusieurs des thématiques mises en avant par Pretoria depuis le début de sa présidence. Elle affirme la nécessité de réduire le poids de la dette dans les pays en développement et appelle à réformer le système financier international pour aider les économies à faibles revenus à investir dans leurs infrastructures, leur santé ou leur éducation. Elle insiste sur l’urgence climatique et sur l’importance d’un financement beaucoup plus ambitieux, en suggérant le passage de montants encore limités à des volumes capables de répondre aux besoins réels de la transition. Les dirigeants soutiennent également le renforcement des capacités d’adaptation, l’accès à l’énergie pour les populations vulnérables et la mise en place de systèmes d’alerte précoce face aux catastrophes climatiques.

Le texte met en avant la question des minerais stratégiques, un enjeu crucial pour les économies africaines. Il appelle à sécuriser des chaînes d’approvisionnement davantage exposées aux tensions géopolitiques et aux mesures commerciales unilatérales, en soulignant l’importance de ces ressources pour la transition énergétique et les technologies émergentes. Il contient par ailleurs un appel à une paix durable dans plusieurs zones de conflit. Les dirigeants affirment notamment leur intention de travailler en faveur d’un règlement juste et complet au Soudan, en République démocratique du Congo, dans les territoires palestiniens occupés ou en Ukraine. Cette formulation constitue l’unique mention du dossier ukrainien, alors qu’en marge du sommet, les Européens ont souligné les limites du plan américain et évoqué la nécessité de proposer une alternative.

Sauver le multilatéralisme

Au-delà de la déclaration, le sommet a été marqué par des discussions parallèles qui reflétaient les priorités variables des différentes régions du monde. Bloomberg rapporte que plusieurs dirigeants occidentaux se sont réunis à Johannesburg pour examiner la proposition américaine relative à la guerre en Ukraine et tenter d’élaborer une réponse commune. Le média indique aussi que les pays du Sud accordent une attention particulière à la dette, à la transition énergétique, au commerce et aux technologies émergentes, des thèmes qui reviennent régulièrement dans leurs priorités politiques.

En marge du sommet, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont tenu une rencontre trilatérale, initiative entrant dans le cadre de leurs efforts de coopération. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a rappelé pour sa part que le multilatéralisme peut encore produire des résultats, malgré les tensions géopolitiques qui marquent l’actualité internationale. « Je crois que le multilatéralisme prévaudra, parce que tout le monde ici sait qu’ensemble, nous serons beaucoup plus forts, beaucoup plus compétents, et qu’il sera plus facile de résoudre les problèmes du monde », a-t-il déclaré, s’érigeant contre la volonté du président américain Donald Trump de « renforcer l’unilatéralisme ».

Pour le chancelier allemand Friedrich Merz, « de nouvelles alliances émergent et le monde se réorganise. […] Les États-Unis n’ont joué aucun rôle dans tout cela. Je ne pense pas que ce fut une décision avisée de leur part de ne pas être là ». Même son de cloche chez le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a indiqué que le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace. « Le sommet a réuni des nations représentant les trois quarts de la population mondiale, deux tiers du PIB mondial et trois quarts du commerce international, et cela sans la participation officielle des États-Unis ».

Perspectives

Le premier sommet du G20 en Afrique s’est achevé le dimanche 23 novembre à Johannesburg. Malgré les déclarations optimistes, plusieurs interrogations subsistent, d’autant plus que la présidence du groupe sera désormais assumée par les États-Unis.

Washington a déjà réagi à la déclaration récemment adoptée en accusant l’Afrique du Sud d’avoir « instrumentalisé » sa présidence. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, « la volonté de l’Afrique du Sud de publier une déclaration des dirigeants du G20 malgré des objections américaines constantes et fermes […] montre qu’ils ont instrumentalisé leur présidence pour saper les principes fondateurs du G20 ».

Certains éléments du texte divergent en effet avec les positions affichées par l’administration Trump depuis quelques mois. Comme exemples, il y a les références au changement climatique, à l’investissement dans les énergies renouvelables et aux besoins d’adaptation des pays vulnérables. Les USA disent déjà vouloir « restaurer la légitimité » du G20 dès l’année prochaine, quand ils assureront la présidence tournante. Si le sommet sud-africain aura permis d’inscrire plusieurs priorités de l’Afrique dans la discussion internationale, la continuité de ces avancées peut dépendre des orientations que Washington donnera au G20 dans un contexte international qui reste incertain.

Source: www.latribune.fr

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 27 novembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 27 novembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 23 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret relatif à la relecture du décret portant organisation et attributions du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

Ce décret est une relecture du décret n°2022-1140/PRES/TRANS/PM/SGG-CM du 30 décembre 2022 portant attributions et organisation du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

Les innovations majeures de ce décret comprennent l’attribution de la qualité de Ministre au Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres et la prise en compte de l’architecture de l’organisation-type des départements ministériels, notamment avec la création de postes de Conseillers techniques ainsi qu’un service de protocole.

L’adoption de ce décret permet au Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres de remplir efficacement ses missions.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement autorisation d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la Société de transport en commun (SOTRACO) et reprise par l’Etat des actions détenues par divers actionnaires privés.

La Société de transport en commun est une société d’économie mixte créée en 2004, avec un capital social de 800 000 000 F CFA passé plus tard à 5 milliards F CFA en 2024.

Cependant, la SOTRACO a fait face en 2024 à des difficultés financières avec un résultat déficitaire de 182 646 144 F CFA.

Grâce à l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, l’Etat a procédé à l’acquisition de 500 bus au profit de la société pour faciliter la mobilité urbaine des élèves et étudiants ainsi que celle de la population.

Le premier décret vise l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la SOTRACO au regard du rôle stratégique de ladite société dans la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité.

Le second décret permet la reprise des actions par l’Etat et le contrôle de 36 075 actions représentant 8,39% du capital social de la SOTRACO détenues par divers actionnaires privés.

L’adoption de ces décrets consacre la prise de contrôle totale de la SOTRACO par l’Etat et permet d’impulser une nouvelle dynamique de gestion à la Société afin de mener plus efficacement la politique du Gouvernement en matière de mobilité urbaine.

Le deuxième rapport est relatif à l’acquisition du terrain abritant le lycée Saint Joseph sis à Ouagadougou.

Dans le cadre du renforcement des capacités immobilières de l’Etat, des démarches ont été entreprises en vue de l’acquisition du terrain abritant le lycée Saint Joseph sis à Ouagadougou. Cet établissement scolaire est fermé depuis près de trois (03) ans.

Le lycée Saint Joseph, propriété de feu Laurent GHILAT est construit sur un terrain d’une superficie de 12 412 m2 formant la parcelle 00, lot 08, section 138 (IC) au secteur 26, arrondissement 06 de Ouagadougou.

Les infrastructures qui y sont implantées ont une superficie totale exploitable de 2504,99 m2 comprenant des ouvrages principaux et des annexes ainsi que des équipements.

Un accord avec les héritiers a permis d’aboutir à un montant de deuxmilliards (2 000 000 000) F CFA net d’impôts pour l’acquisition dudit établissement.

Le Conseil a autorisé l’acquisition du terrain abritant le lycée Saint Joseph au profit de l’Etat.

Le troisième rapport est relatif à un complément à la Loi de finances 2026 composé d’un projet de loi portant institution d’une Contribution spéciale pour la recherche et l’innovation (CORI) et des modifications au Code général des impôts.

Le projet de loi portant institution d’une contribution spéciale vise le financement des activités de recherches et d’innovation dans certains domaines spécifiques. Cette contribution est destinée à soutenir la naissance et l’émergence de startups et de pôles de compétitivité. Elle porte sur l’imposition d’une catégorie de marchandises importées afin de collecter des ressources et de protéger la production nationale.

Les modifications au Code général des impôts concernent l’enregistrement gratis des contrats d’achat d’hydrocarbures et l’exonération de la retenue à la source des prestations des Etablissements publics de l’Etat (EPE) prévues par un décret ainsi que la gestion des exonérations non prévues par la loi.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code du travail au Burkina Faso.

Ce projet de loi est une relecture de la loi n°028-2008/AN du 13 mai 2008 portant Code du travail au Burkina Faso.

Cette relecture s’inscrit dans la vision du Gouvernement de doter le Burkina Faso d’un instrument juridique favorisant la création d’emplois, la valorisation du capital humain et la compétitivité des entreprises pour la promotion du travail décent.

Les innovations majeures de ce projet de loi portent sur :

l’encadrement de l’exercice des activités de placement et de travail temporaire. A ce titre, à qualification professionnelle équivalente, le travailleur placé ou temporaire, bénéficie de la même rémunération que le travailleur de l’entreprise utilisatrice occupant le même emploi. En outre, il est interdit aux employeurs ayant des intérêts directs ou indirects avec une entreprise de placement ou de travail temporaire de conclure un contrat de mise à disposition avec celle-ci ;

la prise en compte du harcèlement moral et la redéfinition du harcèlement sexuel en milieu de travail pour permettre la poursuite judiciaire des personnes coupables de tels actes ;
la limitation du renouvellement et de la conclusion du contrat de travail à durée déterminée avec le même travailleur pour éviter les abus et la forte précarisation des emplois constatés dans le recours au contrat de travail à durée déterminée ;

l’harmonisation de la durée du contrat de travail à durée déterminée à deux (02) ans pour les nationaux et les non nationaux pour lever la discrimination qui défavorisait les travailleurs nationaux ;
l’obligation de renouveler le visa du contrat à durée indéterminée du travailleur non national non-résident tous les deux (02) ans afin de mieux surveiller le recours à l’expertise étrangère ;
la requalification de la force majeure comme une cause de mise en chômage technique et non une cause de suspension systématique sans solde du contrat de travail ;

le relèvement du montant des dommages et intérêts de 18 à 24 mois de salaire pour le travailleur afin de limiter les abus en matière de licenciement ;
l’augmentation de la durée du repos pour allaitement de 14 à 15 mois au profit de la femme salariée pour une harmonisation avec la durée du repos allaitement de la femme fonctionnaire.
Ce projet de loi permettra au Burkina Faso de disposer d’un Code du travail innovant, prenant en compte les normes internationales et les préoccupations majeures des acteurs du monde du travail, pour un raffermissement des relations professionnelles.

Un délai de six (06) mois est accordé aux entreprises pour se conformer à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant adoption de pupilles de la Nation.

Ce décret vise à donner la qualité de pupille de la Nation à des enfants mineurs, de membres des Forces de défense et de sécurité et de Volontaires pour la défense de la Patrie, disparus ou tombés au champ d’honneur suite à des attaques terroristes.

L’adoption de ce décret permet à cent (100) enfants mineurs de bénéficier de la qualité de pupilles de la Nation, conformément à la loi n°003-2022/ALT du 10 juin 2022 portant statut de pupille de la Nation.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut géographique du Burkina (IGB).

Ce décret est une relecture du décret n°2023-0567/PRES-TRANS/PM/MID du 12 mai 2023 portant approbation des statuts particuliers de l’Institut géographique du Burkina (IGB).

Cette relecture vise à prendre en compte la création du Bureau comptable matières principal en vue de régulariser son existence et son cadre de gouvernance. Elle vise également la création d’une direction régionale de l’IGB à Bobo-Dioulasso et de sites de production dans les autres chefs-lieux de régions autre que Ouagadougou.

L’adoption de ce décret permet à l’Institut géographique du Burkina de disposer de textes règlementaires adéquats en vue d’assurer efficacement ses missions.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le compte rendu de la tenue de la 7e édition du Prix national de l’entrepreneur touristique (PNET), tenue les 09 et 10 octobre 2025 à Tenkodogo, Région du Nakambé.

Placée sous le thème « Compétitivité des entreprises touristiques et promotion de la destination Burkina Faso », cette 7e édition du PNET a permis de valoriser les initiatives privées, de stimuler la compétitivité des entreprises touristiques et de promouvoir la résilience du secteur éprouvé par le contexte économique et sécuritaire.

L’édition 2025 du « Prix national de l’entrepreneur touristique » a été marquée par la tenue de la soirée des récompenses dénommée « Nuit de l’entrepreneur touristique ». Au cours de ladite soirée, 22 trophées ont été décernés aux entrepreneurs touristiques qui se sont distingués durant l’année.

La 8e édition du Prix national de l’entrepreneur touristique se tiendra les 22 et 23 octobre 2026 à Koudougou, Région de Nando.

II.2. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil deux (02) communications :

la première communication est relative à l’organisation de la troisième édition de l’Académie nationale de l’économie verte, prévue du 15 au 17 décembre 2025 à Ouagadougou.
L’organisation de cette Académie vise à fédérer les décideurs publics, les acteurs privés, les chercheurs, la société civile et les partenaires techniques et financiers autour des transformations indispensables pour bâtir une économie plus verte et résiliente.

L’édition 2025 de l’Académie nationale de l’économie verte est placée sous le thème : « Transition verte au Burkina Faso : défis et stratégies d’accélération dans un contexte de refondation nationale ».

Dans le contexte actuel de refondation où le Burkina Faso œuvre à renforcer sa souveraineté, la transition verte apparaît comme un levier essentiel pour réduire les dépendances extérieures, valoriser les ressources locales, soutenir les communautés et consolider la résilience économique et sociale du pays.

la seconde communication est relative à la Commémoration de la Journée mondiale des toilettes (JMT), prévue le 28 novembre 2025.
L’organisation de la Journée mondiale des toilettes a été instituée le 19 novembre de chaque année par l’Assemblée générale des Nations unies.

Au Burkina Faso, cette Journée sera commémorée à Komsilga sous le thème : « Accès à un assainissement sûr pour le Burkina Faso solidaire et résilient ».

La cérémonie officielle est placée sous le patronage de Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Salifou TIEMTORE, Mle 41 584 V, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Massa Siaka OUATTARA, Mle 235 918 P, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier auprès du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala ;
 Monsieur Idrissa Wendata Rolland BELEMLILGA, Mle 216 188 B, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur du Guichet unique du foncier de Bobo-Dioulasso.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

 Madame Dagnang-Néwendé Marie Thérèse SOMBOUGMA, Mle 220 415 Z, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Directrice de la protection et de la promotion des Droits de la femme ;
 Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 237 921 T, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’autonomisation économique de la femme ;
 Madame Mariam BAGAGNAN/KAFANDO, Mle 261 376 X, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice des adoptions, des parrainages et de la protection des pupilles de la Nation ;
 Monsieur Issiaka SOMANDA, Mle 57 270 Z, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du développement de l’enfant ;

 Monsieur Casimir GNANKINE, Mle 57 238 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la protection et de la promotion de la famille ;
 Monsieur Gouman Evariste SOME, Mle 81 979 F, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la lutte contre les violences faites aux enfants et de la protection de l’enfant en situation d’urgence ;

 Monsieur Pabewindé Omar SAWADOGO, Mle 92 526 U, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;
 Monsieur Isaac Alassane OUATTARA, Mle 220 406 Z, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;
 Madame Tinwensida Béatrice NACOULMA/KABORE, Mle 257 380 B, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;
 Madame Rosine HEMA/COMPAORE, Mle 119 763 S, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice Femmes, Paix et Sécurité ;

 Monsieur Blaise Pébi TIENIN, Mle 286 338 N, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la promotion du genre ;
 Monsieur Wendyida Lamine NIKIEMA, Mle 371 407 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur général de l’Institut Deen Kanu (IDK) ;
 Monsieur Issa GOUEM, Mle 47 759 F, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut Deen Kanu.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 Monsieur Damien Aimé MILLOGO, Mle 130 298 P, Magistrat, grade exceptionnel, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

 Monsieur Tizane DAHO, Mle 119 749 S, Professeur titulaire, catégorie P1, 4e grade, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation (VP-EIP) de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) ;
 Monsieur Ousmane TRAORE, Mle 245 759 R, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire (VP-RCU) de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) ;

 Monsieur Lambiénou YE, Mle 257 240 Z, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 3e échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Daniel Ouezzin COULIBALY ;
 Monsieur René DEMBELE, Mle 257 235 N, Professeur titulaire, catégorie P1, 1er grade, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire de l’Université Daniel Ouezzin COULIBALY ;

 Monsieur Windpagnangdé Dominique KABRE, Mle 102 676 W, Enseignant-chercheur, catégorie P1, 2e échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Thomas SANKARA ;

 Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Professeur titulaire en mathématiques, catégorie P, 1er grade, 1er échelon, est nommée Vice-Présidente chargée de la recherche et de la coopération universitaire de l’Université Thomas SANKARA ;
 Monsieur Balé BAYALA, Mle 110 927 G, Professeur titulaire, catégorie P1, 1er grade, 3e échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Joseph KI-ZERBO ;

 Monsieur Adama SANOU, Mle 117 492 M, Professeur titulaire, catégorie P1, grade terminal, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire à l’Université Joseph KI-ZERBO ;
 Monsieur Wend Woaga Jean De Dieu ZABSONRE, Mle 110 971 D, Professeur titulaire en mathématiques appliquées, catégorie P1, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation (VP-EIPP) de l’Université Nazi BONI ;
 Monsieur Constantin Maniénou DABIRE, Mle 231 933 E, Enseignant-chercheur, catégorie P, 2e grade, 2e échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire de l’Université Nazi BONI ;
 Monsieur Albert SOUDRE, Mle 245 824 J, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3e échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation (VP-EIPP) de l’Université Norbert ZONGO ;

 Monsieur Pawendkisgou Isidore YANOGO, Mle 231 936 A, Enseignant-chercheur, catégorie P1, grade initial, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire (VP-RCU) de l’Université Norbert ZONGO ;
 Monsieur Souleymane OUEDRAOGO, Mle 231 437 T, Enseignant hospitalo-universitaire, catégorie P, 2e classe, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO ;
 Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 245 798 H, Enseignant-chercheur, catégorie P, 2e classe, 2e échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO ;

 Madame Patoinewendé Denise ILBOUDO, Mle 271 429 D, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommée Vice-Président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation (VP-EIP) de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI ;
 Monsieur Benjamin LANKOANDE, Mle 257 248 X, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé de la recherche et de la coopération universitaire de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI ;

 Monsieur Adama KERE, Mle 103 674 A, Enseignant-chercheur, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Directeur général adjoint chargé de la recherche et de la coopération à l’Ecole normale supérieure (ENS) ;
 Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 241 758 U, Maitre de conférences, catégorie P2, 3e échelon, est nommé Directeur général adjoint chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Ecole normale supérieur (ENS).

E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

 Monsieur Belko Massi BARRY, Mle 213 862 K, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur national de l’Autorité nationale de radio protection et de sûreté nucléaire.

F.AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

 Madame Emilienne YAMEOGO, Mle 225 912 B, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chargée de mission en remplacement de Madame Mariétou BOURGOU/SAWADOGO ;
 Madame Mamounata OUEDRAOGO/KIEMTORE, Mle 304 365 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice générale de l’autonomisation des Jeunes et de l’éducation permanente.

G.AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

 Monsieur Inoussa CONGO, Mle 75 874 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé de mission.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

 des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Ziniaré et de Tenkodogo, de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT), du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG), du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) et de l’Institut national de santé publique (INSP) au titre du ministère de la Santé.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Ziniaré et de Tenkodogo, de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT), du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) et de l’Institut national de santé publique (INSP).

A.MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boulmonli Léonard LOMPO, Mle 104 413 C, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B.MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté treize (13) décrets.
Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-ZNR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :
 Monsieur Ambroise OUEDRAOGO, Mle 245 655 H, Médecin Spécialiste en santé publique, en remplacement de Madame Ouo Mireille COULIBALY.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DE OUBRI

 Monsieur Inoussa DIANDA, Mle 260 182 F, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Yambi BAMOGO.

Le deuxième décret nomme Monsieur Ambroise OUEDRAOGO, Mle 245 655 H, Médecin Spécialiste en santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-ZNR) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Ouo Mireille COULIBALY.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Santé :

 Monsieur Constant DAHOUROU, Mle 58 198 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, en remplacement de Monsieur Abdoul-Salam OUEDRAOGO ;
 Monsieur Abdoul-Salam OUEDRAOGO, Officier, Professeur titulaire hospitalo universitaire, en remplacement de Monsieur Issa OUEDRAOGO.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
 Monsieur Tardebkieta Patrick Geoffroy TAPSOBA, Mle 293 286 P, Conseiller en études et analyses en Biochimie, en remplacement de Monsieur Issouf SAWADOGO.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
 Monsieur Lalidia Bruno OUOBA, Mle 334 317 W, Enseignant-chercheur, en remplacement de Madame Lamouni Habibata ZERBO/OUERMI.

Le quatrième décret nomme Monsieur Abdoul-Salam OUEDRAOGO, Officier, Professeur titulaire hospitalo universitaire, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Lendé TOUGRI, Mle 250 417 A, Médecin spécialiste en santé publique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TNK) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issa GUIRE.

Le sixième décret nomme Monsieur Lendé TOUGRI, Mle 250 417 A, Médecin spécialiste en santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TNK) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issa GUIRE.
Le septième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé :
 Madame Valérie Marcella ZOMBRE/SANON, Mle 53 691 T, Médecin pédiatre.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
 Monsieur Sylvain ZONGO, Mle 247 150 M, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Le huitième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :
 Monsieur Bassidou SARE, Mle 49 443 V, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, en remplacement de Monsieur Roger BADIEL.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Idrissa DIARRA, Mle 206 532 J, Géographe planificateur, en remplacement de Monsieur Dima Noaga Salifou DOLLE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS

 Monsieur Mamadou KARAMBIRI, Mle 92 344 D, Infirmier diplômé d’Etat, en remplacement de Monsieur Hamadé KOARA.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

 Madame Kélan Bertille KI, Mle 99 469 J, Professeur titulaire d’anesthésie-réanimation, en remplacement de Monsieur Moussa OUEDRAOGO.
Le neuvième décret nomme Monsieur Bassidou SARE, Mle 49 443 V, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Roger BADIEL.
Le dixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :
 Madame Yéri Silvie TRAORE/YOUL, Mle 231 505 K, Médecin de santé publique ;
 Madame Watinoma Aicha Eveline S. OUATTARA/KABORE, Mle 202 617 V, Economiste.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Madame Limanta OUEDRAOGO/ZONGO, Mle 43 147 G, Inspecteur des impôts.
Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :
 Monsieur Yazouma Alexis DOH, Mle 51 710 J, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNIVERSITE NAZI BONI DE BOBO-DIOULASSO
 Monsieur Abdoul-Karim PARE, Mle 104 191 U, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en urologie andrologie.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU GUIRIKO

 Monsieur Bourahima SANOU, Mle 1000 2000 0001, Juriste-administrateur territorial.
Le onzième décret nomme Madame Yéri Silvie TRAORE/YOUL, Mle 231 505 K, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le douzième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :
 Monsieur Sylvestre Roger Marie TIENDREBEOGO, Mle 57 081 A, Médecin, en remplacement de Monsieur Ali Patrice COMBARY ;
 Monsieur Yinfansa Gustave DABIRE, Mle 102 485 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, en remplacement de Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Jean-Baptiste KABORE, Mle 46 238 R, Inspecteur des impôts, en remplacement de Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION BURKINABE DE SANTE PUBLIQUE (ABSP)

 Madame Soumeya Allawali Somdouanda HEMA/OUANGRAOUA, Mle 118 903 V, Pharmacienne.

Le treizième décret nomme Monsieur Sylvestre Roger Marie TIENDREBEOGO, Mle 57 081 A, Médecin, Président du Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ali Patrice COMBARY.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

FILO 2025 : Une édition dédiée au livre, à l’identité culturelle et à la souveraineté nationale

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La 18ᵉ Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) a été officiellement lancée le 25 novembre 2025 par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso. Placée sous le thème « Livre, identités culturelles et souveraineté nationale », cette édition accueille comme pays invité d’honneur la République islamique d’Iran et rassemble auteurs, éditeurs, libraires, imprimeurs, bibliothécaires et passionnés du livre venus du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs.

Organisée du 25 au 30 novembre 2025 sur le site de la Bibliothèque nationale du Burkina, la FILO 2025 coïncide également avec le 25ᵉ anniversaire de la biennale, un jalon symbolique salué par les autorités.

Dans le message transmis au nom du Chef de l’État, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo a rendu hommage à « tous les bâtisseurs du livre burkinabè », dont l’engagement contribue à nourrir la vitalité intellectuelle nationale. Il a affirmé que le thème de l’édition s’inscrit pleinement dans la dynamique visant à bâtir un Burkina souverain et enraciné dans ses valeurs. « Il n’est pas de souveraineté véritable sans souveraineté intellectuelle et culturelle », a-t-il déclaré, qualifiant le livre de « mémoire vivante de la Nation » et de vecteur essentiel pour transmettre les valeurs, former les consciences et consolider les identités.

À la jeunesse, il a lancé un appel vibrant : « Lisez, explorez, questionnez, créez. Le livre est votre arme. La connaissance est votre force. L’amour du pays est votre boussole ». Selon lui, chaque enfant qui apprend à lire et chaque livre publié constituent « un acte de résistance culturelle » et un pas vers la souveraineté nationale.

Le ministre chargé de la culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de cette 18ᵉ FILO, devenue au fil des années « un phare de la pensée et de la créativité africaines ». Le parrain de l’édition, Idrissa Nassa, PCA de Coris Holding, a, quant à lui, rappelé que le livre demeure « un capital inestimable » et un levier discret mais déterminant de transformation sociale.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la distinction de plusieurs acteurs de l’industrie du livre, récompensés pour leur contribution au rayonnement du secteur et à la promotion du savoir au Burkina. Une visite des stands a ensuite permis aux autorités de saluer la diversité des œuvres exposées et l’engagement des professionnels.

Jusqu’au 30 novembre prochain, la Bibliothèque nationale vibrera au rythme de la FILO, offrant un espace de mobilisation intellectuelle, de découverte littéraire et de célébration de la souveraineté culturelle burkinabè.

Source: www.libreinfo.net