vendredi, mai 1, 2026

Proverbe: Eduquer une femme, c'est éduquer un village.

Accueil Blog Page 4

Compte rendu du Conseil des ministres du 5 mars 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 mars 2026,en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte modification du décret n°2024-1085/PRES/PM/MEFP du 17 septembre 2024 portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources.

Le décret portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources, adopté en 2024, a connu des difficultés d’application de ses dispositions relatives aux comités nationaux d’organisation des manifestations officielles à caractère national.

La modification du décret vise à rehausser le nombre des membres desdits comités.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation des grandes manifestations officielles au Burkina Faso.

Le deuxième décret porte modalités de mise en œuvre du droit de préemption et de la cession involontaire pour cause d’utilité publique au Burkina Faso.

Le droit de préemption est la prérogative reconnue à l’Etat et aux collectivités territoriales de se substituer par préférence à l’acquéreur d’un droit ou d’un bien pour en faire l’acquisition dans les mêmes conditions que ce dernier.

La cession involontaire de droits réels pour cause d’utilité publique est une expropriation lorsque le droit concerné est un droit de propriété et un retrait de droits de jouissance quand il porte sur un droit de jouissance.

Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière (RAF).

Il encadre les mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique par une règlementation adaptée du droit de préemption et des cessions involontaires des droits réels immobiliers.

Les innovations majeures du décret sont :
 la clarification de la procédure de retrait de droit de jouissance pour cause d’utilité publique ;
 l’élargissement du champ d’application du retrait des terres pour cause d’utilité publique à tout détenteur d’un droit de jouissance matérialisé par un titre ou non ;
 la détermination des étapes et des délais de la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique ;
 la clarification des modalités de prise de possession des biens dans la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique.

L’adoption de ce décret permet un meilleur encadrement des mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique.

Le troisième décret porte modes de gestion du foncier national.

Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il précise les modes de gestion afin d’assurer la protection effective du domaine foncier national.

Les innovations majeures de ce décret sont :
 la prise en compte de la composition du dossier de transfert des terres aux collectivités territoriales ;
 un meilleur encadrement de la délégation et de la concession ;
 la désignation du ministère en charge de la gestion du bien comme structure qui conduit la procédure de classement et de déclassement d’un bien du domaine public immobilier de l’Etat ;
 le rallongement du délai de mise en valeur de cinq (05) à huit (08) ans pour les parcelles à usage d’habitation ;
 le renforcement du cadre juridique de l’acte de cession amiable des droits fonciers.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une gestion rigoureuse et transparente du foncier national, la cohérence des interventions des services de l’Etat et de garantir la préservation du domaine public.

Le quatrième décret porte structures et outils de gestion du domaine foncier national au Burkina Faso.

Ce décret est une application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il comporte, entre autres innovations :
 l’amélioration de la procédure d’évaluation et de constat ;
 le renforcement de la composition et du fonctionnement des commissions de retrait des terres ;
 la définition des attributions des commissions ad’hoc de cession de parcelles ;
 la définition des critères de cession des parcelles à usage d’habitation ;
 la prise en compte de la délivrance de l’extrait cadastral en ligne.
L’adoption de ce décret permet la modernisation et la sécurisation de la gestion du domaine foncier national ainsi que le renforcement de la transparence administrative.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Affaires étrangères.

Le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement imposent une mise en conformité des organigrammes ministériels avec les nouvelles normes organisationnelles et les orientations stratégiques du Gouvernement. C’est dans cette dynamique que le ministère des Affaires étrangères a engagé la relecture du décret régissant son organisation et son fonctionnement.

Les principales innovations de ce décret sont :

 la prise en compte de la nouvelle dénomination du ministère ;
 la suppression de la Direction générale du protocole d’Etat (DGPE), désormais rattachée à la Présidence du Faso ;
 le réaménagement d’une direction de la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur (DGBE) afin d’intégrer le Guichet unique de la diaspora.
L’adoption de ce décret permet au ministère des Affaires étrangères de disposer d’un nouvel organigramme pour une meilleure efficacité dans la conduite de l’action diplomatique de l’Etat.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur concours, au titre de l’année 2026.

Les recrutements par concours professionnels et directs au titre de la session 2026 visent à renforcer les capacités en ressources humaines des ministères et institutions, tout en assurant le respect du droit à la promotion des agents publics.

Au titre de l’année 2026, 15 512 agents seront recrutés, soit 2 517 pour les concours professionnels et 12 995 pour les concours directs dont 11 168 suivis de formation et 1 827 non suivis de formation.

Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements sur concours professionnels et directs, au titre de l’année 2026 et a instruit les ministres chargés du dossier à prendre les dispositions nécessaires pour une organisation réussie desdits concours.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant octroi de la résidence permanente au Burkina Faso.

Ce décret vise l’octroi du statut de résident permanent à 20 personnes de diverses nationalités.

L’adoption de ce décret permet aux bénéficiaires de jouir du statut de résident permanent sur le territoire burkinabè, conformément à la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille au Burkina Faso.

La liste de ces personnes sera publiée au Journal Officiel du Burkina Faso.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre des Affaires étrangères a fait au Conseil une communication relative à la visite de travail d’une délégation burkinabè à Moscou, en Fédération de Russie, du 12 au 13 février 2026.

La visite de travail a permis la signature de quatre (04) instruments juridiques structurants :

 l’Accord sur les fondements des relations entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie ;
 l’Accord portant création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabè pour la coopération économique, scientifique et technique ;
 un Mémorandum de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur ;
 un Mémorandum de coopération dans les domaines scientifique, technologique et de l’innovation.
Ces instruments traduisent la convergence politique entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie en actions concrètes et mutuellement bénéfiques. Ils ouvrent des perspectives en matière de sécurité, de développement économique, de formation des ressources humaines et de transfert de technologies.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRIMATURE

 Monsieur Saïdou SAVADOGO, Mle 51 958 E, Economiste, 2e classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

 Monsieur Kouwanu Eric Pascal ADANABOU, Mle 266 669 V, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Guiriko ;
 Monsieur Bassirou MANDE, Mle 206 996 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Goulmou ;
 Madame Aïcha SANA, Mle 207 006 X, Conseiller d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Kadiogo ;
 Monsieur Ragnimsom Serge Igor BIRBA, Mle 232 045 S, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Koulsé ;
 Monsieur Abidiasse YE, Mle 245 050 V, Ingénieur d’élevage, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Liptako ;
 Monsieur Germain Aimé TRAORE, Mle 293 588 C, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nakambé ;
 Monsieur Honoré ONADJA, Mle 263 281 U, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nazinon ;
 Monsieur Antoine ZORMA, Mle 351 223 Y, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nando ;
 Madame Loumbana Béatrice TINGUERI, Mle 270 959 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Oubri ;
 Monsieur Minyemba SOUOBOU, Mle 96 797 F, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Tannounyan ;
 Monsieur Bernard SAWADOGO, Mle 104 692 U, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Yaadga.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Seydou SERE, Mle 111 066 X, Inspecteur des impôts, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de gestion du péage ;
 Monsieur Mayel DABIRE, Mle 49 078 N, Inspecteur des impôts, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur général adjoint des impôts ;
 Monsieur Jean-Baptiste KABORE, Mle 46 238 R, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des grandes entreprises ;
 Monsieur Emmanuel GUIATIN, Mle 216 193 S, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre II ;
 Monsieur Laopan Barthélemy PARE, Mle 208 072 U, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) ;
 Monsieur Sami Nicolas KAMBOU, Mle 112 507 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux ;
 Monsieur Abdoulaye SANGNE, Mle 208 075 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Suppléant de la Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
 Monsieur Justin TRAORE, Mle 210 738 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) « Seenimin » ;
 Monsieur Boubakar SORO, Mle 91 632 T, Contrôleur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè d’électrification rurale ;
 Monsieur Gérald Joël TIAHO, Mle 97 649 G, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bagassi ;
 Monsieur Sigari SANON, Mle 229 647 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bittou ;
 Monsieur Marc Wind Maximin SAWADOGO, Mle 92 042 A, Adjoint du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bokin ;
 Monsieur Rabougsirima Moctar Alain OUEDRAOGO, Mle 200 174 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boulsa ;
 Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 239 715 E, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boussouma ;
 Monsieur Kader BOUBERE, Mle 200 110 V, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dapélogo ;
 Monsieur Kibsa OUEDRAOGO, Mle 210 799 X, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dissin ;
 Monsieur Youwaoraogo Laurent YOUGBARE, Mle 58 625 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Trésorier départemental de Djibasso ;
 Monsieur Talato Kiswendsida Vincent KABORE, Mle 112 332 U, Adjoint du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Comin-Yanga ;
 Monsieur Amadou GADIAGA, Mle 97 671 Y, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fara ;
 Monsieur Laurent DABOUE, Mle 345 350 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fô ;
 Monsieur Gnirissa NOBA, Mle 59 838 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Garango ;
 Monsieur Boutou ZANGO, Mle 210 741 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Kampti ;
 Monsieur Lamoussa Emmanuel KUELA, Mle 303 021 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Loumana ;
 Monsieur Mahoumoudou SAWADOGO, Mle 263 735 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Mangodara ;
 Monsieur Mounirou IDANI, Mle 97 673 T, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Méguet ;
 Monsieur Aboubakar TANKOANO, Mle 53 604 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Trésorier départemental de Nobéré ;
 Monsieur Ouryyagala KONATE, Mle 97 644 Z, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de N’Dorola ;
 Monsieur Souleymane KANE, Mle 112 474 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Ouargaye ;
 Monsieur Mohamed Aziz BAMBA, Mle 247 128 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pâ ;
 Monsieur Adamou LOMPO, Mle 219 318 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pouytenga ;
 Monsieur Amidou TRAORE, Mle 278 229 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Safané ;
 Monsieur Martin Brice TANKOANO, Mle 92 045 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samba ;
 Monsieur Salia TRAORE, Mle 200 188 U, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samorogouan ;
 Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 210 804 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sangha ;
 Monsieur Souka Arouna TIONO, Mle 261 111 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Saponé ;
 Monsieur Lounkou BOUE, Mle 246 857 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sidéradougou ;
 Monsieur Pamiki Mathieu SAVADOGO, Mle 228 728 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sindou ;
 Monsieur Pagomdé KOALA, Mle 210 715 L, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Soubakaniédougou ;
 Monsieur Michel BONOU, Mle 97 639 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Tanghin Dassouri ;
 Monsieur Sami Désiré KAMBIRE, Mle 219 263 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Zabré.

D. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

 Monsieur Nategwende Ghislain YONI, Officier, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

 Madame Carine Gisèle BELEM, Mle 212 185 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion de la bonne gouvernance au Secrétariat permanent de la Modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance ;
 Madame Negazié Laurencia Elodie BAZYOMO, Mle 278 952 M, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département des vérifications et des enquêtes administratives au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics ;
 Monsieur Wiébéré KIENOU, Mle 303 649 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chef de Département de l’instruction au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

 Monsieur Issa Saferiba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

 Monsieur Noufou TAO, Mle 50 958 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Liptako.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

 Monsieur Pascal OUEDRAOGO, Mle 212 358 R, Conseiller en économie et développement, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
 Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Mle 58 120 K, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission.

I. AU TITTRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

 Madame Mariette Wennègouda YOUGBARE/MININGOU, Mle 117 291 N, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3e grade, 3e échelon, est nommée Chargé de mission en remplacement de Monsieur Zekiba TARNAGDA.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
 de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;
 de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) et de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
 de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère de la Construction de la Patrie ;
 du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo », de l’Université Thomas SANKARA (UTS) et de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
 du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

A. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Dominique MANE, Mle 260 047, Agent de chargement, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Marcellin NANEMA, Mle 59 644 R, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Claver Théophane Wendyam MANDZABA, Mle 376 135 A, Assistant en communication, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour la durée de son mandat de Délégué général.

C. MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
 Monsieur Baday Hermann SOMA, Mle 130 363 V, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

 Monsieur Ratba Hyacinthe Rufin TIENDREBEOGO, Mle 23 18 932 Z, Gestionnaire des entreprises.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Papa ZOUGOURI, Mle 51 200 E, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES AUTRES UNIVERSITES PUBLIQUES DU BURKINA FASO

 Monsieur Honoré Kiéba OUOBA, Etudiant en 2e année de sciences biologiques, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Metouor D. Jules Yacinthe SOME.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES UNIVERSITES PUBLIQUES DE OUAGADOUGOU

 Monsieur Guétwendé Adolphe TIENDREBEOGO, Etudiant en physique énergétique et énergies renouvelables, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Oumarou SANDWIDI.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
 Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Enseignant-chercheur.
Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
 Monsieur Koulpiga Martin NACOULMA, Mle 105 244 F, Inspecteur du travail.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo » pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
 Madame Jacqueline BERE/VEBAMBA, Mle 247 187 X, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

 Madame Marie OUEDRAOGO, Mle 23 19 283 R, Spécialiste en logistique.
Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Thomas SANKARA (UTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
 Madame Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Professeur titulaire.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 212 598 B, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère des Affaires étrangères :
 Monsieur Passida Pascal GOUBA, Mle 104 416 L, Conseiller des affaires étrangères.
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
 Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste.
Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :
 Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS)

 Monsieur Dommombahinawin SOME, Mle 382 019 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
 Monsieur Hamidou TALL, Mle 375 224 K, Maître-assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS

 Monsieur Ibrahim ZERBO, Etudiant, pour la durée de son mandat de Délégué général.
Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :
 Monsieur Francis PARE, Mle 48 184 C, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Au titre du ministère de la Justice :
 Monsieur Désiré Pinguédewindé SAWADOGO, Mle 130 207 C, Magistrat.
Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :
 Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V, Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

 Monsieur Bylli André Bienvenu GUEL, Mle 398 402 J, Enseignant-chercheur.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS
 Monsieur Yacouba KABORE, Etudiant en 2e année de Licence mathématiques, pour la durée de son mandat de Délégué général.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BÂNGR BAOOBO

 Monsieur Abdoulaye SOW, Mle 359 313 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU KADIOGO

 Monsieur Sidintoin Benjamin KAFANDO, Mle 91 867 M, Administrateur civil.

E. MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Issouf SERE, Mle 324 225 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Source: Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Mois de la femme 2026

0

AUDIENCE DU CHEF DE L’ÉTAT : Le « merci pour hier » des femmes de Zongo au Président du Faso

(Ouagadougou, 8 mars 2026). Le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience, le vendredi 6 mars 2026 au Palais de Koulouba, la Coopérative féminine Relwende Teel Taba du village de Zongo, dans la commune de Loumbila.

Conduite par la Ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, la délégation des femmes de la Coopérative de Zongo est venue réitérer sa gratitude au Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, pour l’aménagement au profit des membres de la coopérative, d’un périmètre maraîcher l’année dernière dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme.

« Nous sommes venues dire merci au Chef de l’État pour ce qu’il a fait pour nous. L’année passée, le Président du Faso nous a fait une visite surprise et à l’occasion nous lui avons adressé nos doléances. Il a promis de nous aider et effectivement, il a tenu parole. Notre périmètre est maintenant clôturé, avec un dispositif moderne d’irrigation composé d’un château d’eau et des bassins. Ce qui nous permet d’accroitre nos productions », indique la présidente de la coopérative, Mme Elise OUÉDRAOGO. Elle invite toutes les bénéficiaires des différents périmètres aménagés de cette année 2026 à s’engager avec abnégation au travail, pour leur épanouissement et pour le développement du Burkina Faso.

Et en signe de cette reconnaissance, les femmes de Zongo ont tenu à offrir au Chef de l’État des prélèvements de leurs productions maraîchères.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

La prochaine CAN féminine au Maroc est reportée à l’été 2026

0

Le tournoi de football qui se déroule au Maroc aura finalement lieu du 25 juillet au 16 août, comme l’a annoncé la Confédération africaine de football ce jeudi 5 mars.

Ce jeudi 5 mars, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé que la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN féminine) 2026 est reprogrammée du 25 juillet au 16 août.

Le tournoi devait initialement se dérouler au Maroc du 17 mars au 3 avril.

« Après des discussions entre la CAF et ses partenaires, la FIFA et d’autres parties prenantes, la CAF a décidé de reprogrammer les dates de la TotalEnergies CAF WAFCON 2026, du 25 juillet au 16 août 2026, afin d’assurer le succès de cette importante compétition féminine, compte tenu de certaines circonstances imprévues », indique un communiqué sur le site de la CAF.

La 14e édition de cette compétition de football féminin, qui se déroule au Maroc pour la troisième fois consécutive, réunira 16 équipes, contre 12 lors du tournoi précédent.

Le Maroc a terminé deuxième à deux reprises et espère faire mieux cette fois-ci devant ses supporters.

Le Nigéria a remporté le titre en 2024, son dixième au total.

Un enjeu supplémentaire vient s’ajouter à la compétition, puisque les équipes joueront également leur qualification pour la Coupe du monde de la FIFA 2027 qui se déroulera au Brésil. Quatre équipes africaines seront automatiquement qualifiées, tandis que deux autres participeront aux qualifications intercontinentales.

Source: www.olympics.com

SNC Bobo 2026 : le Ministre de la Culture du Burkina a transmis officiellement l’invitation du pays invité d’honneur à son homologue du Ghana

0

Le Ghana a officiellement accepté l’invitation à être pays invité d’honneur de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC), qui se tiendra à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026. Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, Son Excellence David KABRÉ a officiellement transmis l’invitation officielle ce mercredi 4 mars 2026 à la partie ghanéenne.

Recevant la délégation, Abla Dzifa Gomashie, Ministre ghanéenne chargée de la Culture, a réaffirmé l’engagement du Ghana à approfondir la diplomatie culturelle et à renforcer les liens historiques entre les deux nations. Elle a souligné que cette manifestation culturelle de la SNC offrira des opportunités aux jeunes créateurs, élargira les plateformes d’exposition et favorisera les échanges commerciaux au sein du secteur créatif.

L’événement proposera des spectacles culturels, un village culturel, une foire gastronomique, un marché d’art, des rencontres littéraires et une foire artisanale.  La participation du Ghana devrait renforcer davantage les relations bilatérales entre les présidents John Dramani MAHAMA et Ibrahim TRAORÉ, tout en favorisant la collaboration au sein des écosystèmes créatifs des deux pays.

Traduit et adapté par DCRP-MCCAT

Source et crédit photos : Ministère de la Culture du Ghana / www.sidwaya.info

Guerre en Iran : ce qu’il faut retenir de l’allocution de Donald Trump

0

Moyen-Orient. Saluant les progrès de l’opération « Fureur épique », le président américain a prévenu que les Etats-Unis allaient continuer à frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant deux ou trois semaines. Derrière son assurance, plusieurs questions cruciales restent sans réponse.

lors que le Moyen-Orient s’embrase, Donald Trump garde les yeux brillants de satisfaction. Tout en promettant de renvoyer l’Iran à « l’âge de pierre », le locataire de la Maison-Blanche s’est félicité mercredi 1er avril des « victoires » américaines, sans jamais esquisser la moindre porte de sortie. Lors d’une allocution télévisée, il a assuré que l’armée américaine avait quasiment atteint ses objectifs en Iran. Mais il n’a donné aucune indication sur la fin d’un conflit qui dure depuis un mois et a, au contraire, promis de replonger la République islamique dans une forme de dévastation totale à coups de bombardements. « Donald Trump affirme qu’il achèvera le travail en Iran », résume leWall Street Journal, qui salue : « Il fallait que quelqu’un les arrête, et le président américain a agi là où d’autres présidents et dirigeants mondiaux ont hésité ».

Tant pis si, autour de lui, les regards se font méfiants, parfois franchement hostiles. Le républicain fait face à une opinion publique américaine lassée par la guerre, à une popularité en berne et aux pressions croissantes de certains alliés, qui réclament des objectifs militaires plus clairs et plus cohérents. « Confronté à des vents contraires sur les plans économique et politique, un mois après avoir lancé une attaque surprise contre l’Iran, [Donald Trump] a défendu mercredi soir ce conflit de plus en plus impopulaire » aux États-Unis, observe The Washington Postrepris par Courrier international. L’ex-magnat de l’immobilier a affirmé que les États-Unis avaient anéanti la marine et l’armée de l’air iraniennes, et paralysé leurs programmes balistiques et nucléaires.

Mais Donald Trump s’est gardé de détailler la moindre stratégie pour mettre fin à ce conflit, désormais entré dans sa cinquième semaine, se bornant à promettre que les États-Unis en viendraient à bout « très vite ». Depuis la Maison-Blanche, pour cette première allocution télévisée en prime time depuis l’entrée en guerre de Washington aux côtés d’Israël, le 28 février, le président américain a surtout voulu projeter une image de maîtrise absolue. « Nous avons toutes les cartes en main. Ils n’en ont aucune. » Il a salué au passage ses alliés du Golfe — « ils ont été formidables » — et assuré qu’ils seraient protégés « sous quelque forme que ce soit ».

Le détroit d’Ormuz va « s’ouvrir naturellement »

Derrière cette posture d’assurance, plusieurs questions cruciales restent sans réponse : que deviendra l’uranium enrichi iranien ? Comment rouvrir le détroit d’Ormuz, artère vitale du pétrole mondial, que Téhéran a de facto verrouillé ? Sur ce dernier point, Donald Trump n’a offert qu’une formule : le passage « va s’ouvrir naturellement » une fois la guerre terminée. L’allocution du septuagénaire, d’une durée de 19 minutes, n’a guère rassuré les Américains et leurs alliés, qui subissent une hausse constante des prix de l’essence et une impatience grandissante face à la guerre. Peu après ses déclarations, les marchés boursiers ont chuté, le dollar s’est raffermi et le prix du pétrole a augmenté.

Le président et ses conseillers ont donné des explications et des échéanciers fluctuants concernant le conflit, ainsi que sur les conditions qu’ils exigeront de l’Iran pour y mettre fin. Tout en présentant Téhéran comme militairement neutralisé, Donald Trump a également indiqué mercredi soir que les États-Unis allaient frapper l’Iran « extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines ». Si les nouveaux dirigeants iraniens ne parvenaient pas à des négociations satisfaisantes, a-t-il affirmé, les États-Unis lanceront des attaques contre les infrastructures de production d’électricité et pétrolières du pays.

Pendant le discours de Trump, les sirènes d’alerte aérienne retentissaient à Doha et à Tel-Aviv, illustrant comment la République islamique est toujours capable de semer le chaos au Moyen-Orient, malgré de lourdes pertes. « Entre-temps, les discussions se poursuivent », a ajouté Donald Trump. « Toutefois, si aucun accord n’est conclu d’ici là, nous restons vigilants face à des cibles prioritaires. » La veille, il avait déclaré aux journalistes que Téhéran n’avait pas besoin d’un accord pour que le conflit prenne fin.

« C’est à eux de prendre l’initiative de protéger le pétrole dont ils sont si dépendants »

Mercredi, le président a brièvement reconnu les inquiétudes croissantes des Américains quant à l’augmentation du prix de l’essence due à la guerre. Il a cependant insisté sur le fait que les prix allaient bientôt baisser et que ces hausses étaient principalement imputables à l’Iran. Il a ajouté que les pays qui s’approvisionnent majoritairement en pétrole dans la région du Golfe devraient prendre l’initiative de rouvrir le détroit. La Grande-Bretagne, la France et d’autres alliés des États-Unis se sont dits prêts à contribuer au maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz, mais seulement après la cessation des hostilités. « Ils peuvent le faire facilement », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche. « Nous leur apporterons notre aide, mais c’est à eux de prendre l’initiative de protéger le pétrole dont ils sont si dépendants », a-t-il ajouté.

Ces dernières semaines, Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises sa colère face au refus des alliés de l’Otan de contribuer à l’ouverture du détroit, allant même jusqu’à menacer de se retirer de cette alliance vieille de 76 ans. Bien qu’il ait souligné plus tôt dans la journée à Reuters qu’il aborderait la relation des États-Unis avec l’Otan dans son discours, il n’a finalement pas mentionné l’organisation.

Source: www.lexpress.fr

Attaque d’Israël et des États‑Unis contre l’Iran : le risque de l’engrenage régional, voire mondial

0

Les négociations visant à obtenir de la part de l’Iran des garanties sur le fait que son programme nucléaire n’aura pas de composante militaire, en cours à Mascate (Oman), ont été brutalement interrompues ce 28 février au matin, par une série de bombardements visant divers lieux en Iran, y compris des lieux où devaient se trouver des dignitaires du régime. Téhéran a immédiatement réagi en lançant des frappes contre Israël et contre plusieurs bases états-uniennes dans le golfe Persique. La confrontation, de plus grande ampleur que celle de juin dernier, risque de déborder sur l’ensemble de la région, et même au-delà.

Les États-Unis et Israël ont lancé des attaques coordonnées de grande envergure contre de nombreuses cibles en Iran, provoquant des représailles iraniennes dans la région. Donald Trump n’a pas cherché à obtenir l’approbation du Congrès ni à obtenir une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies avant de passer à l’action. Et l’attaque est survenue à un moment où des négociations entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire iranien étaient en cours. Les faits sont clairs. Il s’agit d’une guerre illégale, tant au regard du droit états-unien que des règlements internationaux.

Donald Trump a répété à plusieurs reprises que l’Iran ne pouvait être autorisé à développer une arme nucléaire. L’agence de surveillance nucléaire des Nations unies, l’AIEA, venait de rapporter qu’elle ne pouvait pas vérifier si l’Iran avait suspendu toutes ses activités d’enrichissement d’uranium ni déterminer la taille et la composition actuelles de ses stocks d’uranium enrichi, car l’Iran lui avait refusé l’accès aux sites clés touchés lors du conflit de l’année dernière. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait déclaré il y a quelques jours, après la dernière série de négociations, qu’un accord visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions était « à portée de main ».

À présent, d’après ce qui ressort de la déclaration de Donald Trump faite après le début des frappes, il apparaît que l’objectif est passé d’un accord sur le nucléaire à une tentative de forcer un changement de régime.

Des bombes tombent donc sur différentes villes d’Iran, des familles se terrent, des tragédies vont inévitablement se produire et des innocents vont souffrir. C’est l’aboutissement d’une longue campagne menée par les États-Unis et la droite israélienne pour remodeler le Moyen-Orient et le monde musulman au sens large sous la menace des armes. Ce nouvel épisode vient s’inscrire dans une longue histoire d’interventions étrangères en Iran – rappelons que, en 1941, le Royaume-Uni et l’Union soviétique ont contraint Reza Shah Pahlavi à l’abdication, et que, en 1953, la CIA et le MI6 ont orchestré un coup d’État qui a renversé le premier ministre Mohamed Mossadegh.

Les conséquences de cette attaque risquent d’être désastreuses pour la région et le monde entier. L’Iran a déjà riposté en prenant pour cible des bases américaines au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, et les premiers rapports faisant état de victimes commencent à arriver. L’Iran ne devrait pas s’arrêter là. Il est clair que la République islamique considère l’affrontement actuel comme une menace existentielle.

Téhéran va donc faire appel à ses alliés dans la région, les Houthis au Yémen, les Forces de mobilisation populaire en Irak et le Hezbollah au Liban qui, malgré leur affaiblissement après deux ans d’attaques menées par Israël avec le soutien des États-Unis, ont la capacité d’étendre le conflit à toute la région.

L’Iran a déjà montré, lors de récents exercices avec la marine russe, qu’il pourrait être capable de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ un quart du pétrole mondial et un tiers du gaz naturel liquéfié. En conséquence, les prix du pétrole exploseront et l’économie mondiale sera affectée.

Choc des civilisations

Cette guerre comporte également une dimension culturelle. Israël et les États-Unis ont déclenché les hostilités pendant le mois du ramadan, qui est pour les musulmans du monde entier le mois de la spiritualité, de la paix et de la solidarité. Les images de musulmans iraniens tués par des bombardements israéliens et américains risquent d’alimenter le discours sur le choc des civilisations qui opposerait le monde judéo-chrétien à l’islam.

Les musulmans des capitales européennes, ainsi que les militants anti-guerre, considéreront cette guerre comme une agression manifeste de la part des États-Unis et d’Israël. L’opinion publique mondiale ne se laissera pas facilement convaincre par les arguments avancés Trump et Nétanyahou.

Et il faut se demander ce que penseront les dirigeants de Moscou et de Pékin en observant cette guerre illégale, et ce que cela pourrait signifier pour l’Ukraine et Taïwan. Vladimir Poutine et Xi Jinping sont proches du gouvernement iranien et ont déjà condamné cette opération américano-israélienne ; dans le même temps, ils doivent se sentir encouragés à poursuivre leurs propres objectifs par la force militaire.

L’attaque contre l’Iran risque donc de plonger le monde dans une crise profonde. Il faut s’attendre à davantage de réfugiés, de troubles économiques, de traumatismes, de morts et de destructions. Le seul espoir réside désormais dans la capacité des dirigeants mondiaux les plus modérés à contenir ce conflit et à persuader Trump et Nétanyahou à restreindre l’ampleur de leurs actions.

La diplomatie doit être une priorité. Tenter de forcer un changement de régime en lançant une guerre illégale est imprudent. Si l’Iran est encore plus déstabilisé, c’est tout le Moyen-Orient qui risque d’être plongé dans une agitation totale, avec des conséquences qui pourraient s’étendre à de très nombreux autres points de la planète.

Source: theconversation.com

« Donner une autre dimension aux artistes africains »: décès de Boncana Maïga, le maestro malien de la fusion afro-cubaine

0
Dans ce reportage daté de juin 2018, le correspondant au Mali de TV5MONDE Kaourou Magassa avait rencontré à Bamako Boncana Maïga dans le cadre d’une tournée mondiale exceptionnelle. Avec 12 musiciens cubains, Boncana Maïga revisite le répertoire de Las Maravillas du Mali, le mythique groupe qu’il avait fondé dans les années 60 alliant rythmes cubains aux traditions maliennes.
 TV5MONDE

Le musicien, compositeur et arrangeur malien Boncana Maïga est décédé à l’âge de 77 ans, samedi 28 février à Bamako. Figure de la musique afro-cubaine, il a marqué des générations d’artistes du continent et d’ailleurs.

Figure de la musique africaine ayant lancé, formé ou accompagné plusieurs artistes du continent africain, comme l’Ivoirienne Aicha Koné, le Congolais Koffi Olomidé ou encore l’Ivoirien Alpha Blondy, le musicien malien Boncana Maïga est décédé samedi 28 février à Bamako à l’âge de 77 ans. 

« Apprendre la musique pour l’enseigner aux autres et mettre les arrangements au service des artistes africains pour leur donner une autre dimension. C’est ce que j’ai fait », résumait-il lors d’une interview à TV5MONDE en 2018.

Le maestro s’en est allé

« Donner une autre dimension aux artistes africains »: décès de Boncana Maïga, le maestro malien de la fusion afro-cubaine 

avec agences

TV5 JWPlayer FieldLire la vidéo

Dans ce reportage daté de juin 2018, le correspondant au Mali de TV5MONDE Kaourou Magassa avait rencontré à Bamako Boncana Maïga dans le cadre d’une tournée mondiale exceptionnelle. Avec 12 musiciens cubains, Boncana Maïga revisite le répertoire de Las Maravillas du Mali, le mythique groupe qu’il avait fondé dans les années 60 alliant rythmes cubains aux traditions maliennes.

TV5MONDE

Partager

Le musicien, compositeur et arrangeur malien Boncana Maïga est décédé à l’âge de 77 ans, samedi 28 février à Bamako. Figure de la musique afro-cubaine, il a marqué des générations d’artistes du continent et d’ailleurs.

Figure de la musique africaine ayant lancé, formé ou accompagné plusieurs artistes du continent africain, comme l’Ivoirienne Aicha Koné, le Congolais Koffi Olomidé ou encore l’Ivoirien Alpha Blondy, le musicien malien Boncana Maïga est décédé samedi 28 février à Bamako à l’âge de 77 ans. 

« Apprendre la musique pour l’enseigner aux autres et mettre les arrangements au service des artistes africains pour leur donner une autre dimension. C’est ce que j’ai fait », résumait-il lors d’une interview à TV5MONDE en 2018

Le maestro s’en est allé

Il « est décédé ce samedi dans une clinique à Bamako. C’est malheureusement vrai. Notre père est parti à jamais », a indiqué à l’AFP une membre de son entourage familial, sans plus de détails.

« Triste nouvelle pour le monde de la culture. Le maestro Boncana Maïga vient de tirer sa révérence ce jour (samedi) à 5H00 du matin dans une clinique à Bamako », a annoncé la radio télévision malienne (ORTM) sur Facebook.

« Figure emblématique de la musique malienne et africaine, Boncana Maïga aura marqué plusieurs générations par son talent, son exigence artistique et son sens de l’innovation », a dit la même source. Et de souligner qu’il « s’est imposé comme l’un des architectes du son moderne d’Afrique de l’Ouest ». Boncana Maïga a notamment été musicien, compositeur arrangeur, enseignant de musique et producteur.

Boursier d’études à Cuba

« Né à Gao, dans le nord du Mali en 1949, il s’impose très tôt comme l’un des talents les plus prometteurs de sa génération en intégrant le Négro Band de Gao, formation emblématique du Mali post-indépendance », note APA News.

Un tournant s’opère dans les années 60, il obtient une bourse pour étudier la musique à La Havane, à Cuba.  « Modibo Keita (alors président du Mali) a décidé d’envoyer des jeunes gens à Cuba, et j’ai fait partie de cette sélection », racontait à l’AFP Boncana Maïga, seul survivant de l’aventure. Cette immersion marque profondément son parcours artistique. Il approfondit le solfège, la flûte et le saxophone. 

Il fonde alors avec neuf étudiants maliens le groupe Las Maravillas del Mali, alliant rythmes cubains aux traditions maliennes. Cette fusion deviendra la signature de son œuvre.

Promoteur de talents africains et de la diversité des musiques du continent

Puis il s’installe en Côte d’Ivoire. Outre l’enseignement, il dirige l’orchestre de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI). Son influence va être de plus en plus forte dans le paysage culturel ouest-africain. Boncana Maïga va s’imposer comme l’un des arrangeurs les plus talentueux. Très recherché, il va marquer de son empreinte le son de nombreux artistes africains.

En 1992, il co-fonde le projet Africando qui connaît un succès international en associant voix ouest-africaines et instrumentation salsa.

Boncana Maïga va aussi s’investir dans la promotion culturelle. Il anime l’émission télévisée « Stars Parade », diffusée sur TV5, mettant en lumière la diversité des musiques africaines. 

Avec Maestro-Sound Mali, créé dans les années de retour au Mali, il se dédie à la production et à l’encadrement de jeunes talents.

« Une perte pour le Mali mais également pour la culture africaine » 

En 2018, il revisite le répertoire de son groupe avec 12 musiciens cubains pour lui redonner une nouvelle vie. Il réalise une tournée mondiale et d’un projet d’envergure, avec un film qui va sortir sur l’histoire du groupe courant 2019. 

Avec sa disparition, le Mali et l’Afrique perdent l’un des architectes majeurs du dialogue musical entre les continents. Son héritage artistique, façonné par la rigueur académique et l’ouverture culturelle, continuera d’influencer les générations futures.

Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, parle d’une « disparition » représentant « une perte pour le Mali mais également pour la culture africaine qu’il a contribué à imposer à travers les continents », dans une déclaration samedi à l’AFP. M. Maïga a été un « ambassadeur de la musique malienne », a-t-il ajouté.

Source: information.tv5monde.com

OIF : la RDC mise sur la fille de Lumumba face à la candidate rwandaise Louise Mushikiwabo

0

La candidature de l’ex-ministre Juliana Amato Lumumba a été annoncée le lendemain d’un entretien à Paris entre les présidents Macron et Tshisekedi. Elle concourra face à Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie.

La RDC va présenter l’ex-ministre Juliana Amato Lumumba, fille de la figure historique Patrice Lumumba, pour briguer en novembre le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a annoncé le gouvernement congolais vendredi 27 février.

L’actuelle secrétaire générale de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, ex-ministre des Affaires étrangères du président Paul Kagame dont elle est proche, bénéficie du soutien de Kigali pour un troisième mandat à la tête de l’institution qu’elle dirige depuis 2018.

Kinshasa et Kigali se livrent depuis des années à un bras de fer diplomatique, sur fond de conflit dans l’est congolais, où l’armée congolaise affronte à nouveau depuis 2021 le groupe armé AFC/M23, appuyé par des troupes rwandaises.

Paris ne prend pas partie

La candidature de Juliana Amato Lumumba a été annoncée le lendemain d’un entretien à Paris entre le président français, Emmanuel Macron, et son homologue congolais, Félix Tshisekedi. En 2018, la France avait fortement soutenu la candidature de Louise Mushikiwabo, réélue en 2022. Elle était cette année-là la seule candidate.

En visite début février à Kinshasa − qui avait déjà fait part de son intention de soutenir un candidat − la ministre française de la Francophonie, Eléonore Caroit, s’était gardée de prendre position, assurant que la France était « ouverte à l’examen de toutes les candidatures ». Le poste de secrétaire général de la Francophonie « est pourvu à l’issue d’élections qui se font sur des candidatures individuelles et non pas sur des candidatures pays », avait-elle souligné.

Juliana Amato Lumumba, 70 ans, est la fille de Patrice Lumumba − figure des luttes anticoloniales et héros de l’indépendance du pays, dont il fut en 1960 le chef du premier gouvernement avant d’être assassiné quelques mois plus tard. Elle a occupé plusieurs portefeuilles ministériels entre 1997 et 2001, dont celui de la Culture.

Sa candidature « exprime la volonté du pays de contribuer au renouveau et au rayonnement de l’espace francophone », explique le gouvernement de la RDC dans un communiqué. La RDC souhaite contribuer à une Francophonie « plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples », déclare Crispin Mbadu, ministre délégué près du ministre des Affaires étrangères dans ce texte.

L’OIF, dont le siège est à Paris, regroupe 90 États et gouvernements − 53 membres, 5 membres associés et 32 ​​observateurs. Son secrétaire général est désigné pour un mandat de quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement. La prochaine élection est prévue lors du sommet de novembre au Cambodge.

Source: www.jeuneafrique.com

Compte rendu du Conseil des ministres du 26 février 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 26 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 10 H 54 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à une révocation et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un Secrétariat technique, chargé du Suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques (ST/SPPE).

Le portefeuille des prises de participations de l’Etat regroupe l’ensemble des participations financières détenues par l’Etat et ses démembrements dans des entités dotées de la personnalité morale.

La création du ST/SPPE vise à doter l’Etat d’une structure spécialisée permettant une gestion active, stratégique et cohérente des participations de l’Etat et de ses démembrements dans les entreprises publiques et parapubliques. Elle permet de réduire les chevauchements de compétences entre les structures existantes et de clarifier les responsabilités en matière de pilotage stratégique, de tutelle, de contrôle et de valorisation du portefeuille des participations publiques de l’Etat dans les entités économiques.

L’adoption de ce décret permet la création du Secrétariat technique, chargé du Suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de la banalisation des véhicules de l’Etat.
Ce décret est une relecture du décret n°2013-656/PRES/PM/MIDT/MEF/MATS/MDNAC du 30 juillet 2013 portant règlementation de la banalisation des véhicules de l’Etat.

L’objectif de cette relecture est de faciliter le traitement des dossiers en tenant compte des demandes tout en conservant le caractère exceptionnel de l’opération de banalisation.

L’adoption de ce décret permet une saine gestion des véhicules banalisés de l’Etat.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°16869P signé le 12 janvier 2026 entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) pour le financement du Projet de protection du capital humain phase II.

D’un coût estimé à 30 000 000 dollars US soit 16 740 000 000 F CFA, le Projet de protection du capital humain phase II (PPCH II) est financé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international.

Le projet vise à renforcer la capacité du Gouvernement à répondre aux situations d’urgence dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

L’adoption de cette ordonnance permet de ratifier l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) en vue du financement du Projet de protection du capital humain phase II, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté une ordonnance portant institution d’un avancement à titre exceptionnel au profit des personnels des forces de sécurité intérieure.

Les statuts des forces de sécurité intérieure prévoient que l’accès à un corps supérieur s’opère, en principe par concours professionnel. Par ailleurs l’accès à un grade supérieur s’acquiert principalement par avancement en fonction de l’ancienneté.

Toutefois, en période de crise sécuritaire exceptionnelle, l’application stricte de ces mécanismes ordinaires ne permet pas toujours de satisfaire pleinement les exigences opérationnelles, ni de prendre en compte de manière adéquate l’engagement, le mérite et les sacrifices consentis par les personnels des forces de sécurité intérieure. Face à cette situation, il est apparu nécessaire de prévoir des mesures dérogatoires et exceptionnelles en matière de gestion des carrières.

Ces mesures concernent notamment l’avancement à titre exceptionnel, soit de grade en grade dans le même corps, soit avec accès à un corps immédiatement supérieur, en reconnaissance des faits d’éclat ou des services exceptionnels rendus à la Nation en temps de paix, de crise, de conflit armé ou au cours d’une mission spéciale à haut risque.

L’adoption de cette ordonnance permet l’avancement à titre exceptionnel au profit des personnels des forces de sécurité intérieure, conformément à la loi n°020-2025/ALT du 22 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier projet de loi porte modification de la loi n°045/98/AN du 13 octobre 1998 portant création des Tribunaux de grande instance de Banfora, Diapaga et Tougan.

Le Gouvernement du Burkina Faso a entrepris dans le cadre du renforcement de la gouvernance du territoire, un réaménagement du territoire national ayant conduit à la création de nouvelles provinces et à la redéfinition des limites territoriales de certaines collectivités. Ce réaménagement a également des incidences sur l’organisation judiciaire, notamment sur les ressorts territoriaux de certaines juridictions.

Cette loi modificative vise à opérer une redéfinition du ressort territorial du Tribunal de grande instance de Diapaga qui couvre désormais les territoires des provinces du Gobnangou et du Dyamongou. Elle permettra de mettre en adéquation la carte judiciaire avec la nouvelle organisation territoriale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le second projet de loi porte modification de la loi n°023-2007/AN du 08 novembre 2007 portant création des Tribunaux de grande instance de Djibo, Nouna, Orodara et Diébougou.

Cette loi modificative vise à opérer une redéfinition du ressort territorial du Tribunal de grande instance de Djibo qui couvre désormais les territoires des provinces du Djelgodji et du Karo Peli. Elle permettra de mettre en adéquation la carte judiciaire avec la nouvelle organisation territoriale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2024-1723/PRES/PM/MS/MICA/MEF du 31 décembre 2024 portant approbation des statuts de la Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho.

Le Conseil des ministres du 05 février 2026 a adopté le décret modificatif n°2024-1630/PRES/PM/MICA/MEF/MS du 23 décembre 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho (FASO-PHARMA). Ledit décret consacre le transfert des parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

La modification du décret portant création de FASO-PHARMA entraine systématiquement celle du décret portant approbation de ses statuts.

L’adoption de ce décret permet de doter la Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho de nouveaux statuts en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant organisation de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale (AG-SE/EPPS).

Ce décret est une relecture du décret n°2000-192/PRES/PM/MICA/ME du 17 mai 2000 portant organisation de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat. Il comporte entre autres les innovations suivantes :

 la prise en compte des Etablissements publics de prévoyance sociale dans le dispositif d’approbation des comptes des entités publiques ;

 la tenue des rencontres préparatoires au sein de chaque tutelle technique des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale en vue d’examiner en amont la validité des mandats des administrateurs et des commissaires aux comptes, les projets de résolutions à soumettre à l’AG-SE, les difficultés rencontrées et les propositions de solutions ;

 la prise de sanctions en cas de manquement à certaines dispositions règlementaires.
Ce décret vise à formaliser la participation des EPPS dans le cadre juridique et organisationnel de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat afin d’améliorer leur gouvernance.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre approprié pour l’approbation des comptes des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative aux mesures prises contre sept agents publics visés par une révélation du KORAG le 1er février 2026.

Lesdits agents ont été incriminés dans des dossiers de corruption documentés par le KORAG et des mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains d’entre eux. C’est ainsi que des agents ont été révoqués et d’autres ont fait l’objet de procédures disciplinaires. Au terme de ces procédures, Monsieur Séni SANKADE, Mle 240 559, Adjudant de police, est rétrogradé au grade de Sergent-chef de police, Monsieur Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Mle 1 104 2021 0068, Agent de police, non sanctionné au bénéfice du doute.

Le Gouvernement reste engagé sur le chantier de la moralisation de la vie publique pour une gouvernance vertueuse en cohérence avec les valeurs de la Révolution progressiste populaire.

II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 16è édition du Salon international du Tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), prévue du 22 au 27 septembre 2026.

Placée sous le thème : « Financement des projets structurants : un levier pour le développement du tourisme », la 16è édition du SITHO entend mettre un accent particulier sur le financement des projets touristiques structurants afin de stimuler l’investissement et de consolider l’offre touristique nationale.

Plusieurs activités sont prévues pour cette édition. Il s’agit entre autres :
 des rencontres d’affaires B to B entre les professionnels du secteur du tourisme ;
 des panels et conférences sur le thème central du financement des projets touristiques structurants ;
 des expositions de potentialités culturelles et touristiques ;
 des excursions touristiques grand public.

En marge du SITHO 2026, il est prévu l’organisation d’un forum des acteurs du tourisme de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Ce forum devra aboutir à la signature d’une convention de partenariat entre les organisations de gestion des destinations des trois (03) Etats membres de l’AES, afin de valoriser et de promouvoir le potentiel touristique de l’espace confédéral.

II.3. Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du Forum national sur le financement de la santé, prévu du 25 au 27 mars 2026 à Ouagadougou.

Ce forum a pour thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan RELANCE 2026-2030 ». Il a pour objectif de proposer un agenda concret de réformes du financement de la santé au Burkina Faso et une feuille de route opérationnelle pour sa mise en œuvre.

Il s’agira entre autres, d’apprécier les progrès et défis du Burkina Faso en matière de financement de la santé, de s’enrichir des expériences régionales et internationales réussies puis de proposer les principes et actions concrètes d’alignement des interventions des partenaires au développement.

Le Forum national sur le financement de la santé est placé sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’Etat.

II.4. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil le compte rendu de la mise en œuvre de la phase pilote du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU), tenu du 20 octobre 2025 au 30 janvier 2026.

260 diplômés venus de Bobo-Dioulasso, de Koudougou, de Ouahigouya et de Ouagadougou ont pris part à cette phase pilote du PRDSU. La formation, axée sur une approche pédagogique innovante basée sur 5% de théorie et 95% de pratique, a duré trois (03) mois et s’est articulée autour de 06 packs de métiers intégrés, comprenant chacun plusieurs modules techniques ainsi qu’un module transversal obligatoire de civisme et patriotisme.

La mise en œuvre du programme a permis aux bénéficiaires d’acquérir les compétences techniques nécessaires à la création et à la gestion d’activités génératrices de revenus.

Le Programme de reconversion des diplômés du système universitaire vise à favoriser la reconversion socioprofessionnelle des diplômés du système universitaire à travers des formations modulaires qualifiantes dans des métiers à fort potentiel d’emplois. Il constitue une opportunité pour les diplômés en fin de cycle confrontés à des difficultés d’insertion socioprofessionnelle.

II.5. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la première édition d’une course cycliste dénommée « Tour féminin Yennenga », prévue du 23 au 29 mars 2026.

La première édition de ce tour se déroulera en cinq (05) étapes, avec un circuit reliant plusieurs localités du pays afin de valoriser la diversité du territoire et favoriser l’adhésion des communautés. Cette compétition internationale connaîtra la participation des pays tels le Bénin, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Mali, la Namibie et le Niger.

L’édition 2026 du Tour féminin Yennenga a entre autres pour objectifs de promouvoir la performance et l’excellence sportive féminine au Burkina Faso, de sensibiliser les populations sur le rôle majeur de la femme dans le développement socioéconomique et de contribuer au rayonnement de notre pays à travers un évènement fédérateur.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 Monsieur Arsène ROUAMBA, Officier, est nommé Directeur général adjoint de l’Agence Faso Mêbo ;

 Monsieur Benjamin BINGO, Mle 294 360 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité de l’Agence Faso Mêbo ;

 Monsieur Rayangnewendé Darel Odilon OUEDRAOGO, Officier, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Agence Faso Mêbo.

B. AU TITRE DE LA PRIMATURE

 Monsieur Séguérim ROMBA, Mle 57 199 L, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

 Monsieur Jean Philippe DAKOURE, Mle 104 267 W, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Conseiller spécial chargé des questions économiques ;

 Monsieur Wend Benedo Jean Sylvestre KOROGO, Officier, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale de contrôle des armes (SP/CNCA).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

 Madame Dabou Irène TRAORE, Mle 47 685 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 15e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
 Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 6e échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Mahamoudou TIEMTORE ;
 Monsieur Seydou SANA, Mle 83 979 H, Ingénieur de conception en génie rural, 2e classe, 6e échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Boukary SAVADOGO ;
 Monsieur Yasseya GANAME, Mle 216 305 J, Ingénieur de conception du génie rural, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU, Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission, en remplacement de Bienvenu ZONOU ;
 Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 47 770 D, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur général des eaux et forêts, catégorie I, grade A, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Moussa RAMDE, Mle 289 067 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Djôrô ;
 Monsieur Wend-Kuni Josée BAMA, Mle 271 688 K, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie I, grade A, 1er échelon, est nommé Directeur des semences forestières ;
 Monsieur Bêma Roland SANOU, Mle 213 860 W, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du Bureau national Ozone à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;
 Monsieur Boudounoma Constantin Adama NIKIEMA, Mle 254 972 K, Ingénieur du génie rural, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Mobilisation des ressources en eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;
 Monsieur Lossi Roger DAKUO, Mle 245 159 M, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Législation, de la règlementation et de la sécurisation foncière à la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;
 Monsieur Bakena Ahmed KARAMA, Mle 264 109 M, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Police de l’eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;
 Monsieur Wièmè SOME, Mle 215 302 Z, Ingénieur d’élevage, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du développement du pastoralisme à la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;
 Monsieur Wêndtoê Barnaby NIKIEMA, Mle 216 285 M, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des études et de l’information sur l’eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;
 Madame Zalissa OUEDRAOGO/KARGOUGOU, Mle 315 221 D, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice du laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement ;
 Monsieur Sibiri Donatien Jacob BONKOUNGOU, Mle 362 047 Z, Ingénieur en génie rural/hydrologie, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur du développement de l’irrigation à la Direction générale des aménagements agropastoraux et du développement de l’irrigation ;
 Monsieur Eric Rega Christophe BAYALA, Mle 293 425 F, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chef du département des mécanismes et des garanties REDD+ ;
 Monsieur Al Ibrahim TRAORE, Mle 264 114 J, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chef du département de la coordination des interventions alimentaires au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;
 Madame Nongawendé Ella ZONGO, Mle 264 384 K, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommée Chef de département de la résilience au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;
 Monsieur Jean Philippe BADOLO, Mle 94 485 M, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 3e échelon, est nommé Chef de département de la coordination des Conventions internationales sur le développement durable et les changements climatiques au Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable ;
 Madame Tégawendé Esther OUEDRAOGO, Mle 212 656 E, Ingénieur de conception du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chef de département de la gestion des situations d’urgences en WASH au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 Monsieur Lassana KONATE, Mle 40 466 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Ouaga III ;
 Monsieur Ambroise OUEDRAOGO, Mle 104 653 N, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche ;
 Madame Nibèguirè Sylvie Marie Hortense SOME, Mle 200 267 S, Contrôleur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Institut national de formation en travail social ;
 Monsieur Louis ZEIDA, Mle 53 607 W, Contrôleur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre de promotion de l’aviculture et multiplication des animaux performants ;
 Madame Mamounata OUEDRAOGO/OUEDRAOGO, Mle 58 576 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Comptable principal des matières du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ;
 Monsieur Albert SANOU, Mle 91 689 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de la Construction de la Patrie.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

 Monsieur Wourozou Olivier Constantin SANOU, Mle 94 464 G, Chirurgien-Dentiste spécialiste en santé publique et santé communautaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

 Madame Nebnoma Patricia YAMEOGO/BERE, Mle 78 219 K, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Chargé de mission, en remplacement de Madame Bintou SARA ;
 Monsieur Mathias DOLLY, Mle 130 561 T, Magistrat, 1er grade, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
 Monsieur Bernard BELEMYEGRE, Mle 200 554 P, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé d’études ;
 Monsieur Serge Eric COMPAORE, Mle 119 833 T, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études.

G. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

 Monsieur Abdoulaye OUATTARA, Mle 35 155 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3e classe, 8e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
 Monsieur Yacouba GUIGMA, Mle 35 920 T, Inspecteur des impôts, 2e classe, 8e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence burkinabè pour l’emploi (ABPE) Faso Tonlo Zï ;
 Monsieur Moussa SERE, Mle 259 739 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Bankui ;
 Monsieur Sibiri Félix ZOUNGRANA, Mle 246 611 W, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Djôrô ;
 Monsieur Seydou KABORE, Mle 117 250 M, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Guiriko ;
 Monsieur Jean-Baptiste KOUMBEM, Mle 117 243 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 7e échelon est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Goulmou ;
 Madame Nida Blanche HIEN/TRAORE, Mle 228 360 L, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Koulsé ;
 Monsieur Mahamoudou SAWADOGO, Mle 303 895 F, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Liptako ;
 Monsieur Kissassida Hubert ZOUNGRANA, Mle 35 997 Z, Professeur certifié des lycées et collèges, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nakambé ;
 Monsieur Zoua SAHOUNA, Mle 111 515 B, Professeur d’éducation physique et sportive 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nando ;
 Madame Aminata SISSOKO, Mle 227 625 V, Professeur d’Education physique et sportive, 2e classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nazinon ;
 Madame Pêg-Wendé Apolline Marie Rolande BALKOUMA, Mle 324 698 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Oubri ;
 Monsieur Adama KONFE, Mle 220 352 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Tannounyan.

III.2. REVOCATION
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a procédé à la révocation de Monsieur Jacques BOA, Mle 278 480 M, Médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale pour faute d’extrême gravité.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

 du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo » au titre de la Primature ;

 du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

 du Conseil de surveillance de la Caisse de dépôts et d’investissements du Burkina Faso au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

 du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS), du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z) et de l’Office de santé des travailleurs (OST) au titre du ministère de la Santé ;

 du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

Le Conseil a également procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Il a procédé à la nomination de Présidents au Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo » et au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM).

A. PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo ».

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :
 Monsieur Yacouba BANGRE, Mle 212 197 C, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Madame Wendpaga Adiara OUEDRAOGO/SORE, Mle 91 256 B, Inspecteur du trésor.
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :
 Madame Gouolgné Aurélie Henriette SOME/SOMDA, Mle 47 708 A, Professeur certifié des lycées et collèges.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
 Madame Séraphine SOME/MILLOGO, Mle 98 287 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA PRESSE PRIVEE

 Madame Hawa BILGO/LY, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES REGIONS DU BURKINA FASO (ARBF)

 Monsieur Abdramane OUEDRAOGO, Mle 229 890 L, Administrateur civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO (AMBF)

 Monsieur Yassia SAWADOGO, Mle 35 961 F, Professeur certifié des lycées et collèges.
Le second décret nomme Madame Wendpaga Adiara OUEDRAOGO/SORE, Mle 91 256 B, Inspecteur du trésor, Présidente du Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo ».

B. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

 Monsieur Hikoti GNOUMOU, Mle 130 465 B, Magistrat, en remplacement de Monsieur Mamadou OUATTARA ;
 Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, en remplacement de Monsieur Haïdara Moctar TABORE.
Le deuxième décret nomme Monsieur Hikoti GNOUMOU, Mle 130 465 B, Magistrat, Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorolog
ie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Mamadou OUATTARA.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Présidence :
 Monsieur Mohamed Tidjane KINDA, Mle 334 022 K, Maître-assistant.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
 Monsieur Tégawendé André ZAGRE, Mle 51 956 H, Inspecteur divisionnaire des douanes.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

 Monsieur Djakaridja GNAMOU, Mle 23 19 245 M, Economiste.

C. MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Samdpawindé Macaire OUEDRAOGO, Mle 94 470 B, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Jean-Baptiste ZEIDA, Mle 43 132 B, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur N’so BAKIEKA, Mle 082 349 X, Manipulateur d’Etat en électroradiologie médicale, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Office de santé des travailleurs (OST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Assita TRAORE.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Sierra Leone : les chefs d’état-major de la Cédéao en conclave stratégique à Freetown

0

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) tente de relancer son outil militaire le plus ambitieux face à la propagation du terrorisme. La réunion des chefs d’état-major des pays membres s’est ouverte ce mardi à Freetown, en Sierra Leone, avec pour objectif de définir les contours opérationnels de la « Force en attente » de l’organisation. Cette force, dont le but affiché est de lutter contre les groupes jihadistes qui gagnent du terrain vers les pays côtiers, doit prouver sa pertinence dans un contexte de profondes fractures politiques au sein de la sous-région.

L’enjeu principal de ces trois jours de discussions est la concrétisation d’un engagement de longue date. Le général sierra-léonais Amara Idara Bangura, hôte de la rencontre, a cherché à dissiper les doutes en assurant qu’« aucun pays membre […] n’est opposé à la mise sur pied rapide de la Force en attente ». Pour passer des intentions aux actes, chaque délégation doit désormais annoncer le nombre de soldats qu’elle est prête à déployer. L’objectif initial est de mobiliser un premier contingent d’environ 2 000 hommes d’ici la fin de l’année, capable de faire face à la menace immédiate posée par le groupe État islamique au Sahel et les affiliés d’Al-Qaïda.

Cette relance de la force ouest-africaine s’inscrit dans un climat sécuritaire régional dégradé. La progression des groupes jihadistes du Sahel vers le golfe de Guinée est une source d’inquiétude majeure pour des pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Ghana. Mais elle intervient aussi alors que l’architecture de coopération régionale est ébranlée par le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ces trois pays, dirigés par des régimes militaires hostiles à Paris et désormais réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont claqué la porte de la Cédéao, créant un vide stratégique et politique au cœur de la zone la plus touchée par le terrorisme.

L’avenir de la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest dépendra donc en grande partie de la capacité des deux blocs à dialoguer. En marge de la réunion de Freetown, plusieurs participants ont reconnu la nécessité d’une coordination opérationnelle avec les forces des pays de l’AES. Le risque est grand de voir émerger deux réponses parallèles et inefficaces face à un ennemi commun qui, lui, ne connaît pas de frontières. La question de la coopération transfrontalière et du partage de renseignements avec les régimes putschistes est donc devenue un sujet central, bien que délicat.

Parallèlement à l’épineuse question politique de la coopération avec les pays sécessionnistes, un autre défi de taille se pose : le financement. Dans les couloirs de la réunion, des voix s’élèvent pour que les États membres assument pleinement leur autonomie stratégique en cessant de dépendre des bailleurs de fonds externes. La capacité de la Cédéao à financer elle-même son contingent sera le véritable test de sa volonté politique. Sans ressources propres et pérennes, la force en attente risque de rester un vœu pieux, incapable de contrer la progression jihadiste vers les rivages atlantiques.

Source: africapresse.com