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Compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 4 juin 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 21 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à une fonction et autorisé des missions à l’étranger. 

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte liste des communes selon leur statut.
Ce décret vise l’application de la loi n°024-2025/ALT du 30 décembre 2025 portant Code général des collectivités territoriales.

Cette loi dispose que les communes sont classées en fonction de leur capacité de mobilisation des ressources propres. Elle établit la liste des communes selon leur statut, sur la base de la moyenne des montants des ressources budgétaires propres issus des comptes administratifs gestion 2023 et 2024 approuvés et la taille de la population.

Le nombre des communes en fonction de leur statut s’établit comme suit :
– deux cents (200) communes de moyen exercice ;
– cent quarante-neuf (149) communes de plein exercice ;
– deux (02) communes à statut particulier.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un répertoire des communes selon leur statut, conformément à la loi n°024-2025/ALT du 30 décembre 2025 portant Code général des collectivités territoriales.

Le second décret porte modalités de changement de statut des communes.
Ce décret vise l’application de la loi n°024-2025/ALT du 30 décembre 2025 portant Code général des collectivités territoriales.

Il consacre :
– la désignation de la Commission nationale des finances locales (CONAFIL) comme organe chargé de l’évaluation périodique des ressources budgétaires propres des communes ;
– l’identification des comptes administratifs des trois derniers exercices des communes comme documents devant servir à l’évaluation des recettes propres ;

– la constatation du changement de statut des communes par décret en Conseil des ministres ;
– l’évaluation des ressources budgétaires propres des communes en période de délégation spéciale générale tous les trois ans et la possibilité de changement de statut des communes ;
– la possibilité de faire recours devant les juridictions administratives pour les contestations liées au changement de statut des communes.

L’adoption de ce décret permet de préciser les modalités de changement de statut des communes en vue de renforcer les initiatives de mobilisation des ressources endogènes.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte indemnité et avantages spécifiques de l’Agent judiciaire de l’Etat, du premier adjoint de l’Agent judiciaire de l’Etat, des Agents judiciaires adjoints de l’Etat et des Comptables publics.
Ce décret vise l’application de la loi n°019-2025/ALT du 21 novembre 2025 portant Statut de l’Agent judiciaire de l’Etat.

L’innovation majeure du décret porte sur l’extension de l’indemnité spécifique de représentation et de la prime de documentation au personnel d’appui, aux comptables publics ainsi qu’au premier adjoint de l’Agent judiciaire.
L’adoption de ce décret permet de fixer l’indemnité et les avantages spécifiques de l’Agent judiciaire de l’Etat, de son premier adjoint, des Agents judiciaires adjoints de l’Etat et des comptables publics.

Le second décret porte renouvellement du mandat d’un Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Ce décret vise l’application du décret n°2019-0878/PRES/PM/MINEFID/MSECU/MJ du 12 septembre 2019 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

L’adoption de ce décret permet le renouvellement du mandat du camarade Pierre Lagoun ZALLA, Mle 111 447 J, Commissaire principal de Police, Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières, pour une dernière période de trois (03) ans.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de la Sécurité.
Ces projets spécifiques visent à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure déployées sur l’ensemble du territoire national.

Ces projets concernent :
– l’acquisition de matériels spécifiques au profit des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure employées dans le cadre des missions de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) ;
– l’acquisition de matériels au profit de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) ;
– l’acquisition de matériels de sécurité et d’effets d’habillement au profit des élèves de l’Ecole nationale de Police (ENP);

– l’acquisition d’effets d’habillement au profit du personnel de la Direction générale de la Police nationale (DGPN) ;
– l’acquisition d’effets d’habillement au profit de la Direction générale des eaux et forêts (DGEF) ;
– l’acquisition d’effets d’habillement au profit du personnel de la Brigade LAABAL ;
– l’acquisition d’effets d’habillement au profit des élèves de l’Académie de Police.

Le coût global de ces projets spécifiques s’élève à cinq milliards sept cent trente-sept millions six cent soixante-cinq mille six cent soixante (5 737 665 660) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la passation et l’exécution de marchés publics dans le cadre des projets spécifiques du ministère de la Santé.

Ces projets spécifiques visent l’acquisition de biens et services dans des délais réduits pour une amélioration continue de la prise en charge sanitaire des populations. Il s’agit :
– de la construction d’infrastructures sanitaires dans plusieurs localités du Burkina Faso ;
– de l’acquisition d’équipements médicotechniques au profit des formations sanitaires.

Le coût global des projets s’élève à vingt-quatre milliards six cent soixante-onze millions neuf cent sept mille trois cent quatorze (24 671 907 314) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant définition et catégorisation des villes au Burkina Faso.
Le Burkina Faso fait face à une urbanisation rapide, des mutations territoriales profondes ainsi que des défis sécuritaires, démographiques et socio-économiques. Cette dynamique entraîne une transformation accélérée des espaces urbains et des modes d’occupation du territoire, nécessitant un renforcement du cadre normatif en matière d’organisation et de gouvernance urbaines.

Ce décret permet d’actualiser la définition de la ville, devenue obsolète au regard des réalités actuelles depuis l’adoption de la  Politique nationale de l’habitat et du développement urbain de 2008, et d’instituer une catégorisation des villes.

Selon le décret, est considérée comme ville :
– toute localité d’une commune de plein exercice, bâtie en continu, abritant au moins quinze mille (15 000) habitants, dotée d’un réseau d’adduction en eau potable, d’électricité et de transport, avec des activités et des fonctions des secteurs secondaire et tertiaire dominantes ;
– tout chef-lieu de commune chef-lieu de province ;
– tout chef-lieu de commune de plein exercice, quelle que soit sa taille démographique.

En outre, le décret retient trois catégories de villes. Il s’agit des villes métropole, moyenne et petite.
L’adoption de ce décret permet de doter l’Etat et les collectivités territoriales d’un nouveau cadre de référence pour la planification et la gouvernance urbaines, et de promouvoir un développement territorial équilibré et durable.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la passation et l’exécution de marchés publics dans le cadre des projets spécifiques du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

Ces projets spécifiques concernent la réalisation d’infrastructures dans le cadre du Projet de renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience (REPAIR). Il s’agit de la construction de 15 complexes scolaires R+3 dans 15 provinces du Burkina Faso.

Le coût global de ces projets s’élève à vingt et un milliards (21 000 000 000) F CFA TTC.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au 17e forum économique international « Russie-Monde Islamique », tenu du 10 au 18 mai 2026 à Kazan en Fédération de Russie.

Ce forum constitue l’une des principales plateformes internationales de dialogue économique, Politique, culturel et scientifique entre la Fédération de Russie et les pays du monde islamique. Il s’inscrit au cœur d’une dynamique de renforcement de la coopération entre les pays.

Le rendez-vous de Kazan a permis à la délégation burkinabè de consolider le partenariat stratégique de notre pays avec la Fédération de Russie notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques. Il a également permis de présenter et de promouvoir les potentialités agricoles du Burkina Faso.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères a fait au Conseil le compte rendu de l’organisation du « Forum économique et de l’investissement du Burkina Faso », tenu du 8 au 10 mai 2026 à Pékin, en République populaire de Chine.
Ce forum a été organisé par l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin en partenariat avec le Comté de Luanzhou (province du Hebei) et le Centre asiatique de commerce et d’économie. Il avait pour objectifs de présenter l’environnement économique et des affaires de notre pays auprès des investisseurs chinois, de mettre en lumière les secteurs porteurs de l’économie nationale ainsi que les projets prioritaires du  Gouvernement.

A l’issue du forum, plusieurs accords de partenariat ont été signés avec la partie chinoise portant sur la création d’une unité de production et de transformation de l’arachide au Burkina Faso, l’implantation d’une unité de fabrication d’emballages à base de pierre, un accord de fourniture de sésame et un accord de fourniture de baguettes de soudure.

II.3. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la Semaine nationale des arts et de la culture des Universités du Burkina Faso (SENAC-UB), prévue du 7 au 14 juin 2026 à Dédougou, région de Bankui.

Placée sous le Haut patronage du camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, la Semaine nationale des arts et de la culture des universités du Burkina Faso a pour thème : « Diversité culturelle et engagement patriotique : la jeunesse universitaire au service de la cohésion nationale ».

L’édition 2026 de la SENAC-UB sera marquée par plusieurs activités parmi lesquelles des compétitions en arts du spectacle, en arts de la scène, en art culinaire, une conférence publique ainsi que des compétitions en handisport. Elle connaîtra la participation d’environ 1200 étudiants de plus de 30 universités publiques et privées du Burkina Faso.

II.4. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique assurant l’intérim du ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil trois (03) communications :
– la première est relative à l’organisation par le Burkina Faso de la 3e édition du Festival international de pétanque de Ouagadougou (FIPO), prévue du 23 au 28 juin 2026.

Cette édition du FIPO connaîtra la participation de 13 pays africains et contribuera au rayonnement du Burkina Faso sur la scène sportive internationale tout en favorisant le développement de la pétanque au plan national.

L’organisation du Festival international de pétanque de Ouagadougou est une opportunité de renforcement des capacités des acteurs nationaux de la pétanque ainsi qu’un cadre de détection de jeunes talents. Ce festival s’inscrit dans la dynamique de promotion du sport comme facteur de cohésion sociale, de paix et de résilience.
– la deuxième est relative à l’organisation du tournoi IHF Trophy Senior Dames Zone III en Septembre 2026 à Ouagadougou.

Ce tournoi est une compétition de handball dames regroupant huit (08) pays de l’Afrique de l’Ouest, organisé sous l’égide de la Fédération internationale de Handball (IHF) en collaboration avec la Confédération africaine de Handball et la Fédération burkinabè de Handball.
Cette compétition compte pour les éliminatoires du championnat continental de handball. Elle constitue une phase de préparation pour les handballeuses burkinabè et permettra de renforcer la collaboration avec les instances dirigeantes internationales de handball.

– la troisième est relative au compte rendu de la participation du Burkina Faso aux 24e Championnats d’Afrique d’athlétisme seniors, tenus du 12 au 17 mai 2026 à Accra au Ghana.
A cette compétition, le Burkina Faso a réalisé une performance honorable terminant 8e au classement sur 48 nations avec un total de 02 médailles dont une médaille d’or remportée par Nemata NIKIEMA et une médaille d’argent obtenue par Marthe Yasmine KOALA.

Par ailleurs, 03 athlètes burkinabè Zalissa ZONGO, Alan SAWADOGO et Abdoul Rachid TRAORE ont réalisé les minimas de qualification pour les championnats du monde juniors U20 prévus du 05 au 09 août 2026 à Eugène/Oregon aux Etats-Unis.
Les Championnats d’Afrique d’athlétisme seniors constituent une compétition continentale majeure organisée sous l’égide de la Confédération africaine d’athlétisme. Ils regroupent les meilleurs athlètes du continent africain et offrent une plateforme de haut niveau pour l’expression du talent sportif africain.

La participation du Burkina Faso à cette compétition visait à la fois la conquête de médailles et la préparation des athlètes en vue des championnats du monde 2027 et des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Le Conseil félicite les acteurs pour les résultats obtenus lors de ces Championnats d’Afrique d’athlétisme et les encourage à poursuivre dans cette dynamique.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Camarade Teega-Wende Rodrigue NANA, Mle 304 114 C, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Conseiller technique du Gouverneur de la région du Djôrô, chargé des questions relatives aux libertés publiques, à la prévention et à la gestion des conflits.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Camarade Adama FAYAMA, Mle 239 628 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Directeur de la Banque de dépôts du trésor ;
– Camarade Bègboayaonne Prosper SOMDA, Mle 91 629 S, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier auprès du ministère des Affaires étrangères ;
– Camarade Noël DABIRE, Mle 210 699 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier général de l’Etat ;
– Camarade Idrissa NANA, Mle 272 948 X, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier auprès du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;
– Camarade Jean ZINSONE, Mle 46 263 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Receveur général ;

– Camarade Tadioa Martin COULIBALY, Mle 112 470 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier de l’Institut « DEEN KANU » ;
– Camarade Sibiri BITIBALY, Mle 57 157 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Trésorier auprès du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– Camarade Moussa NIKIEMA, Mle 216 170 T, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï » ;

– Camarade Agnès SOUSSANGO/ZONGO, Mle 46 220 G, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommée Trésorier auprès du ministère de la Construction de la Patrie ;
– Camarade Issa SAGNON, Mle 216 178 R, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier auprès du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme et du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ;
– Camarade Jean Baptiste ZEIDA, Mle 43 132 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Trésorier auprès du ministère des Affaires étrangères.
– Camarade Issouf OUEDRAOGO, Mle 57 172 E, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Agent comptable central de l’Etat ;

– Camarade Hamado SEOGO, Mle 245 222 E, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la dette publique ;
– Camarade Emmanuel SAWADOGO, Mle 236 096 F, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Trésorier régional de Nando ;
– Camarade Issa YONABA, Mle 46 226 T, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Trésorier régional de Oubri ;
– Camarade Maboudou KEKELE, Mle 46 224 Y, Inspecteur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommé Trésorier régional du Guiriko.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Camarade Wamedo Melaine Raymond OUEDRAOGO, Mle 46 777 N, Commissaire principal de Police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Office national de la sécurité routière (ONASER).

D. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
– Camarade Abdoul Wabou DRABO, Mle 54 589 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Camarade Abdoulaye ZONGO, Mle 75 297 K, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Camarade Basnewendé Martine Eliane OUEDRAOGO/GYENGUERE, Mle 104 414 S, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 5e échelon, est nommée Chargé de mission.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Camarade Awa COMPAORE, Mle 244 961 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2e classe, 2e échelon, est nommée Chargé d’études ;
– Camarade Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Responsable du programme « Culture », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la culture et des arts ;
– Camarade Salifou OUARMA, Mle 220 278 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Responsable du Programme « Communication », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la communication et des médias.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Camarade Zézouma SANON, Mle 00 00 29 Z, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA).

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Camarade Belo ADIOLA, Mle 342 994 A, Enseignant-chercheur, catégorie PA, grade initial, 2e échelon, est nommé Directeur du Conseil à l’orientation universitaire.

III.2. FIN DE FONCTIONS
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a mis fin aux fonctions de :

– Camarade Siebi Ahmed OUATTARA, Mle 260 413 H, Secrétaire administratif, Préfet du département de Gossina, province du Nayala.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
– de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère de la Construction de la Patrie.

A. MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination du Camarade Brama DAO, Mle 230 010 X, Attaché en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination du Camarade Ousmane SAVADOGO, Mle 138, Conseiller en administration des finances et du contrôle, Administrateur représentant le Conseil burkinabè des chargeurs, au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du Camarade Sayouba KIENDREBEOGO.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon 

Compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 29 mai 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 29 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement.
Le système éducatif national connaît depuis plusieurs années, une augmentation progressive des frais de scolarité pratiqués par certains établissements d’enseignement privé préscolaire, post-primaire, secondaire et supérieur.

L’absence d’un mécanisme harmonisé de régulation de ces frais entraîne d’importantes disparités entre les établissements scolaires et suscite des préoccupations récurrentes au sein des communautés éducatives notamment chez les parents d’élèves.
Face à cette situation, le  Gouvernement a décidé de règlementer les frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement en tenant compte de la viabilité économique de ces structures éducatives.

Ce décret vise à fixer les conditions applicables aux frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement. Il définit les catégories de frais selon les ordres d’enseignement, leurs modalités de révision ainsi que les mécanismes de contrôle et de sanction en cas de non-respect des dispositions règlementaires.
L’adoption de ce décret permet une meilleure régulation des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement en vue de contribuer à l’amélioration de l’accès à l’éducation.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte modalités de réalisation et de validation de l’audit environnemental et social régulier.
Ce décret est une relecture du décret n°2015-1200/PRES-TRANS/PM/MERH/MME/MICA/MS/MIDT/MCT du 28 octobre 2015 portant modalités de réalisation de l’audit environnemental. Après une décennie d’application dudit décret des insuffisances ont été constatées notamment, la longueur des délais d’instruction, de traitement et de validation des rapports d’audits et la non-détermination de la performance environnementale des entreprises après audit.

La relecture du décret vise à corriger lesdites insuffisances et à introduire certaines innovations. Il s’agit entre autres de :
– la réduction substantielle des délais d’instruction, de traitement et de validation des dossiers qui passent de 60 à 16 jours ;
– la précision des étapes de validation ;
– l’institution d’un certificat de performance dans le but d’encourager les entreprises respectueuses de l’environnement ;
– l’introduction du principe de délégation de signature des avis de conformité environnementale et sociale ;
– l’élaboration d’un plan-type de rédaction du rapport d’audit environnemental et social.

L’adoption de ce décret permet d’améliorer le cadre règlementaire de réalisation des audits environnementaux au Burkina Faso.

Le deuxième décret porte liste des activités, projets, plans, programmes et  politique soumis à évaluations environnementales et sociales.
L’article 29 de la loi n°006-2013/AN du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement dispose que « la liste des activités ainsi que des plans, programmes et politiques soumis à évaluation environnementale est établie par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de l’environnement ».
Ce décret vise à se conformer à l’esprit du Code de l’environnement et à prendre en compte de nouvelles activités.

Les innovations majeures dudit décret portent sur :
– la consécration de la liste des activités, projets, plans, programmes et politiques soumis à évaluations environnementales et sociales ;
– la prise en compte notamment des vergers, des fermes agricoles et des champs expérimentaux, des parcs de vaccination, des aires et zones de pâture, des forages pastoraux, des plans, programmes et projets relatifs aux mines et à la géologie, des zones économiques spéciales et des parcs industriels ;
– la possibilité de changer la catégorisation des activités à l’occasion du cadrage de l’étude d’évaluation des projets.
L’adoption de ce décret permet d’améliorer le cadre juridique relatif aux évaluations environnementales et sociales.

Le troisième décret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE).
Ce décret est une relecture du décret n°2024-0192/PRES-TRANS/PM/MEEA/MEFP du 07 mars 2024 portant approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale des évaluations environnementales. Cette relecture fait suite au remaniement gouvernemental du 12 janvier 2026 qui a consacré la suppression du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement et la création du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques auquel l’ANEVE est désormais rattachée.

Les principales innovations de ce décret sont :
– la suppression du secrétariat général ;
– la création d’une cellule d’appui technique ;
– la création de services rattachés au directeur général ;
– l’augmentation du nombre d’administrateurs représentant le ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Agence ;
– la réduction du nombre de membres observateurs au Conseil d’administration de l’Agence.
L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence nationale des évaluations environnementales de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le quatrième décret porte conditions et procédures de réalisation et de validation des évaluations environnementales et sociales.
Ce décret est une relecture du décret n°2015-1187/PRES-TRANS/PM/MERH/MATD/MME/MS/MARHASA/MRA/MICA/MHU/ MIDT/MCT du 22 octobre 2015 portant conditions et procédures de réalisation et de validation de l’évaluation environnementale stratégique, de l’étude et de la notice d’impact environnemental. Cette relecture vise à corriger les insuffisances relevées dans son application.

Les innovations majeures du nouveau décret sont :
– la réduction des délais de traitement des demandes d’avis environnementaux qui passent de 122 à 26 jours ;
– l’introduction du principe de délégation de signature des avis environnementaux ;
– l’introduction d’un délai de 5 ans incluant le temps de mise en œuvre du projet pour la réalisation du premier audit environnemental et social ;
– la fixation d’un délai de 15 jours pour notifier les prescriptions de fouilles archéologiques préventives au promoteur ;
– l’introduction de la prise d’un arrêté du ministre chargé de l’environnement pour les prescriptions générales ainsi que l’élaboration des prescriptions environnementales et sociales par la structure en charge des évaluations environnementales ;
– la détermination claire des étapes de validation ;
– la mise en exergue du patrimoine culturel et des procédures pour la conduite des fouilles archéologiques.
L’adoption de ce décret permet d’améliorer le cadre juridique relatif aux évaluations environnementales et sociales au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF).
L’adoption de ce décret permet de doter la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2025-1286/PF/PRIM/MAECRBE/MDAC/MEF/MFPTPS du 10 octobre 2025 portant conditions générales d’affectation et de séjour, ainsi que les modalités de rémunération et les avantages applicables au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso.
Après l’adoption dudit décret, sa mise en application a révélé des insuffisances liées notamment à l’interprétation de certaines dispositions, à la non-prise en compte de catégories spécifiques de personnel ainsi qu’à l’évolution de paramètres administratifs intervenus à posteriori.
La présente modification vise à remédier aux difficultés constatées.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif règlementaire applicable au personnel des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire, dénommée Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques (SOCIMAH).
Le secteur de l’eau au Burkina Faso fait face à des défis majeurs liés à l’approvisionnement, à la maintenance et à la modernisation des infrastructures. L’extension continue des réseaux d’adduction d’eau potable entraîne également des besoins croissants en compteurs d’eau, en matériels hydrauliques, en équipement de maintenance ainsi qu’en produits de chloration. Ces équipements sont quasiment importés notamment par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), qui acquiert annuellement plus de 130 000 compteurs d’eau.
Face à ces contraintes et au regard des enjeux de souveraineté économique de notre pays, le  Gouvernement a décidé de la création de la Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques (SOCIMAH). Il s’agit d’un complexe industriel national spécialisé dans la fabrication et l’assemblage de compteurs d’eau intelligents à prépaiement, de matériels et outillages hydrauliques.

La SOCIMAH est une société d’économie mixte à participation majoritaire de l’Etat. Son capital social est fixé à 1 000 000 000 F CFA reparti entre l’Etat (70%) et le secteur privé (30%).
L’adoption de ce décret permet la création de la société d’économie mixte dénommée Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques.

Le second décret porte création d’une société d’Etat dénommée GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF).
Le Burkina Faso fait face à un enjeu structurel majeur lié à la gestion des activités d’impression et de reprographie de l’administration. Ces activités sont essentiellement réalisées par des prestataires externes générant des surcoûts significatifs pour l’Etat, des risques élevés de fuite d’informations sensibles et des délais de production parfois incompatibles avec les exigences administratives.

La création de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO apparaît comme une nécessité stratégique permettant entres autres une réduction significative des dépenses publiques liées à l’impression et une meilleure maîtrise des flux documentaires de l’Etat.
La GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a pour objet la conception, la production, la sécurisation et la diffusion de documents officiels et administratifs. Elle est notamment chargée de l’impression des documents administratifs officiels de l’Etat et des manuels scolaires. A ce titre, la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a l’ambition de participer à la  politique nationale de souveraineté documentaire et de sécurisation des titres publics. Son capital social est de 5 000 000 000 F CFA, entièrement détenu par l’Etat.
L’adoption de ce décret permet la création de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.
Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale de biosécurité (ANB).
Ce décret est une relecture du décret n°2015-874/PRES/PM/MRSI/MARHASA/MS/MRA du 14 juillet 2015 portant approbation des statuts particuliers de l’Agence nationale de biosécurité.
Les innovations majeures du décret sont :
– la création d’un bureau comptable matières, d’une cellule interne de management de la qualité et d’un service des études et de la planification ;
– la prise en compte des nouvelles technologies issues des biotechnologies modernes ;
– la prise en compte de la biosécurité dans les attributions de l’ANB ;
– le renforcement du rôle de l’Agence dans la formation et la certification des compétences en biosécurité ;
– la prise en compte de nouvelles structures dans le Conseil d’administration et l’augmentation du nombre d’administrateurs.

L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de biosécurité de se doter de nouveaux textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-612/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique et son modificatif du 31 décembre 2025.

Le deuxième décret porte attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national de biosécurité (ONB).
Ce décret est une relecture du décret n°2015-444/PRES-TRANS/PM/MRSI/MEF du 09 avril 2015 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national de biosécurité.
Depuis sa création en 2015, l’Observatoire national de biosécurité peine à accomplir convenablement ses missions dans la mesure où le décret qui le régit le rattache au ministère en charge de la recherche comme un secrétariat permanent alors que la loi n°064-2012/AN du 20 décembre 2012 portant régime de sécurité en matière de biotechnologie le prévoit comme un organe consultatif.

La relecture du décret vise à corriger ce dysfonctionnement en vue de renforcer l’efficacité de l’ONB.
Les innovations majeures du décret sont :
– la précision du statut de l’ONB en tant qu’organe consultatif de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) ;
– la réduction des membres de 33 à 22 ;
– la suppression du personnel de l’Agence comme membre statutaire de l’ONB ;
– la réduction de la durée des sessions à deux jours au maximum ;
– la prise en compte du secrétariat de l’ONB qui est désormais assuré par la direction de la prospective et de la coopération de l’ANB.
L’adoption de ce décret permet à l’Observatoire national de biosécurité d’accomplir efficacement ses missions.

Le troisième décret porte attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité scientifique national de biosécurité.
Ce décret est une relecture du décret n°2015-253/PRES-TRANS/PM/MRSI/MEF du 17 mars 2015 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité scientifique national de biosécurité (CSNB), en vue de corriger les insuffisances constatées dans ledit décret.

Les innovations majeures de ce décret sont :
– l’élargissement de la mission du CSNB à tous les produits de biotechnologie et à la biosûreté ;
– l’instauration d’un mandat de 5 ans renouvelable une fois pour tous les membres ;
– la nomination du président du CSNB par arrêté du ministre chargé de la recherche et de l’innovation ;
– la prise en compte du secrétariat du CSNB désormais assuré par la Direction de gestion des biorisques et de la biosécurité de l’Agence nationale de biosécurité ;
– l’introduction d’une déclaration d’absence de conflit d’intérêt signée par les membres du Comité avant le début de chaque session d’évaluation de dossier.
L’adoption de ce décret permet au Comité scientifique national de biosécurité d’accomplir efficacement ses missions.

Le quatrième décret porte organisation du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Ce décret est une relecture du décret n°2024-1226/PRES/PM/MESRI du 28 octobre 2024 portant organisation du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Cette relecture vise à prendre en compte les réformes majeures dans l’organisation et le fonctionnement dudit ministère et à le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Les innovations majeures du décret sont :
– la prise en compte du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) « Bângr Baoobo », issu de la fusion du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) et du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) ;
– la prise en compte de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) au titre des structures rattachées ;
– la création de la Direction des évaluations, examens et concours nationaux de l’enseignement supérieur (DEC) à la Direction générale de l’Enseignement supérieur.
L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

II. COMMUNICATION ORALE
II. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication sur la tenue de la 29e édition du concours « Prix Galian ».
Cette 29e édition, lancée en avril 2026 avec la réception des œuvres, connaîtra son dénouement le 19 juin 2026 à Ouagadougou avec la « Nuit des Galian », consacrée à la proclamation du palmarès.
La 29e édition du concours « Prix Galian » enregistre 134 candidatures avec un total de 268 œuvres réparties dans plusieurs catégories.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Kouca BOUDA, Economiste, est nommé Directeur général de BIOTIC INDUSTRIE SA ;
– Monsieur Abdoulaye BENGALY, Economiste, est nommé Directeur général de YENNENGA HOLDING SA.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Salifou FOFANA, Mle 279 832 F, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) ;
– Monsieur Dalou Mathieu DA, Mle 371 990 Y, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations presse.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Monsieur Zita Daniel BONZI, Mle 247 621 F, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général du Bureau burkinabé du droit d’auteur (BBDA).

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Kounhinir SOME, Mle 245 804 M, Professeur titulaire, catégorie P1, grade initial, 2e échelon, est nommé Chargé de mission au Centre universitaire de Manga.

III.2. REVOCATIONS
Le Conseil a procédé à la révocation de 03 agents publics et au retrait des décorations pour faits de service dont ils ont bénéficié.
Ces révocations font suite au contrôle de l’authenticité des diplômes et titres ayant servi au recrutement ou à la promotion dans la fonction publique, conduit par la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) et le ministère des Serviteurs du Peuple. Ces contrôles ont abouti à des cas avérés de diplômes non authentiques reconnus par les agents concernés.
Ainsi, les agents publics dont les noms suivent sont révoqués de la Fonction publique :

Au titre de la Présidence du Faso :
– Madame Lydie Emilie BANANZARO, Mle 256 272 X, Secrétaire de direction.
Au titre du ministère de la Sécurité :
– Monsieur Begawendé Pierre Mesmin BAYALA, Mle 109 231, Inspecteur des eaux et forêts.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
– Monsieur Mamadou NACAMBO, Mle 83 973 E, Conseiller de presse et technique de l’information.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) et de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère des Serviteurs du Peuple ;
– de la Société minière KIAKA SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
– de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ).

A. MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Pêgdwendé Basile KABORE, Mle 345 573 P, Elève Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant le Comité des élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour la durée de son mandat de Délégué général.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :
– Madame Hélène SARE/OUARE, Mle 105 196 W, Administrateur civil.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES MINES DU BURKINA
– Madame Payidwendé Priscille ZONGO.

B. MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Sanwé Médard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Djibrihina OUEDRAOGO.

C. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Delwendé Christophe ILBOUDO, Mle 371 989 K, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière KIAKA SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Madame Palingwindé Inès Zoé Lydia TAPSOBA/ROUAMBA, Mle 241 739 Y, Maître de recherche, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Potiandi Serge DIAGBOUGA.

Le second décret nomme Madame Palingwindé Inès Zoé Lydia TAPSOBA/ROUAMBA, Mle 241 739 Y, Maître de recherche, Présidente du Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Potiandi Serge DIAGBOUGA.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon 

Compte rendu du Conseil des ministres du Jeudi 21 mai 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 21 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 42 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè.
Ces projets visent l’approvisionnement de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè en médailles et pin’s « made in Burkina ». Ils portent sur l’acquisition de 5875 médailles, de 2300 agrafes et de 47 005 pin’s.
Le coût global des projets spécifiques s’élève à cinq cent deux millions deux cent soixante-dix-huit mille (502 278 000) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de l’abattage, des mouvements intérieurs et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
Ce décret est une relecture du décret n°2016-857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016 portant règlementation de l’abattage et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.

Les insuffisances constatées dans l’application dudit décret ne permettent pas de lutter efficacement contre le commerce transfrontalier et la sortie massive des animaux sur pied qui est le nouveau mode opératoire utilisé par les trafiquants.
En effet, depuis 2015, l’existence des asins est menacée dans notre pays en raison de la forte demande en Asie des produits asins en général et des peaux en particulier. Pourtant, l’élevage des asins, des camélins et des équins au Burkina Faso revêt une importance socio-économique et culturelle indéniable pour les populations rurales.

Les principales innovations du nouveau décret portent sur :
– la prise en compte du mouvement intérieur et la gestion des animaux et produits saisis ;
– l’instauration d’un agrément de commerçant pour les acteurs exerçant ce commerce ;
– l’obtention préalable d’une autorisation de déplacement dans les zones à fort potentiel de trafic ;
– la saisie ou la confiscation des animaux et de leurs produits.
L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de lutter efficacement contre le trafic des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant statut général des établissements publics de prévoyance sociale.
Ce décret est une relecture du décret n°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 1er août 2014 portant statut général des établissements publics de prévoyance sociale.
Cette relecture vise à pallier les insuffisances constatées dans son application et à harmoniser le cadre juridique des établissements publics de prévoyance sociale avec celui des Etats membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale.

Les innovations du décret portent entre autres, sur :
– la possibilité pour l’établissement public de prévoyance sociale de bénéficier d’un patrimoine d’affectation dont les conditions sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de la tutelle technique et du ministre chargé de la tutelle financière ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de l’établissement public de prévoyance sociale dont les ressources proviennent essentiellement de l’Etat ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de l’établissement public de prévoyance sociale en charge de la gestion des régimes d’assurance maladie ;
– la création d’un comité d’audit et d’un comité d’investissement au sein du Conseil d’administration ;
– la prévision de l’établissement d’un contrat de performance devant être conclu entre le Conseil d’administration et le Directeur général.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre juridique et institutionnel du système de protection sociale au Burkina Faso.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso.
Le domaine public ferroviaire de notre pays fait l’objet d’une occupation anarchique se traduisant par un envahissement des couloirs ferroviaires à la sortie des agglomérations et des emprises des gares par des riverains aux fins d’activités diverses ou d’érection d’habitats spontanés.
Cette situation compromet la sécurité des installations, des convois ferroviaires et la mise en œuvre des projets de réhabilitation envisagés par la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B).

Ce décret vise à déclarer d’utilité publique urgente les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso afin de permettre la libération des emprises des sites en vue de sauvegarder le patrimoine ferroviaire et de prévenir les risques d’arrêt du trafic.
Les projets de réhabilitation envisagés concernent :
– la remise en état des infrastructures ferroviaires à travers une régénération intégrale des 622 km du linéaire, de manière à permettre un trafic avec une charge de 20 tonnes par essieu contre 17 tonnes par essieu actuellement ;
– le renouvellement de la voie ferrée et ses dépendances de manière à réduire le temps de parcours pour le transport international et à relever la vitesse moyenne à 100 km/h ;
– la mise en place d’un système de signalisation moderne permettant l’amélioration de la sécurité et la gestion automatisée des circulations ferroviaires.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente les projets de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso.

Le troisième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars.
Au 31 mars 2026, les recettes budgétaires recouvrées atteignent 807,56 milliards F CFA, pour un objectif trimestriel de 748,60 milliards F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 107,88% sur le trimestre et de 22,71% sur l’année.

Au terme du premier trimestre 2026, le niveau d’exécution des crédits de paiement s’établit à 741,23 milliards F CFA, sur une prévision de 3 918,29 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 18,92%. A la même date en 2025, le montant des dépenses exécutées était de 730,24 milliards F CFA.
Au niveau de la gestion de la trésorerie, au 31 mars 2026, au total 1 453,44 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du trésor, contre 911,20 milliards F CFA à la même période en 2025, soit un taux de progression de 59,51%.
Le montant total des décaissements effectués par le Trésor public se chiffre à 1 245,33 milliards F CFA contre 969,70 milliards F CFA à la même période en 2025.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde créditeur de 208,11 milliards F CFA.
A l’issue du premier trimestre 2026, une analyse des principaux soldes et indicateurs permet d’apprécier la performance de la mise en œuvre des mesures prises en matière de gouvernance budgétaire et économique.

Ainsi, au 31 mars 2026, il se dégage une épargne budgétaire de 239,45 milliards F CFA et un solde budgétaire global excédentaire de 66,33 milliards F CFA. A fin mars 2025, l’épargne budgétaire était excédentaire de 86,32 milliards F CFA et le solde budgétaire global déficitaire de 52,68 milliards F CFA.
Au regard de ces performances, le Conseil recommande aux acteurs de poursuivre les efforts en faveur de l’efficacité budgétaire et invite les ordonnateurs à réengager en priorité sur le budget 2026, les dépenses non abouties des exercices 2025 et antérieurs, avant tout nouvel engagement afin d’éviter l’accumulation de la dette intérieure.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars à l’Assemblée législative du Peuple.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds souverain minier d’investissements du Burkina Faso (FSMIB) « Siniyan-Sigui ».
Depuis plusieurs mois, le cours de l’or connaît une hausse historique franchissant le seuil de 4000 dollars américains (USD) l’once, soit environ 78 000 F CFA le gramme. Cette conjoncture exceptionnelle génère des revenus miniers excédentaires considérables pour l’Etat, dont la capitalisation structurée permettrait de transformer une rente conjoncturelle en un levier de développement durable. Malgré cette embellie du cours de l’or, des insuffisances majeures ont été relevées, notamment l’absence d’un mécanisme dédié à la captation et à la gestion des recettes minières excédentaires ainsi que celle d’épargne intergénérationnelle permettant aux générations futures de bénéficier des rentes minières actuelles.
Au regard de la place stratégique du secteur des mines dans l’économie nationale, il est impératif de doter notre pays d’un fonds souverain adossé aux ressources minières.
Le présent décret vise la mise en place dudit fonds pour entre autres :
– financer de manière autonome des infrastructures stratégiques et la relance industrielle nationale ;
– renforcer la souveraineté financière du Burkina Faso et améliorer sa notation souveraine.

L’adoption de ce décret permet la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » en vue de la transformation des rentes minières en levier de développement durable et de souveraineté économique au profit des populations du Burkina Faso.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Patrick JABRE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant définition et sanctions des infractions en matière de métrologie.
Les infractions et les sanctions en matière de métrologie sont régies au Burkina Faso par la Zatu n°86-021/CNR/PRES du 24 mars 1986 relative au système de mesure et organisant le contrôle des instruments de mesure. Au fil des années et au regard des évolutions dans le secteur de la métrologie, ce cadre légal a montré ses limites.

Ce projet de loi permettra notamment à notre pays de corriger les insuffisances décelées dans les dispositions de ladite Zatu, de s’adapter au contexte actuel des textes en matière de métrologie et de se conformer aux dispositions du Règlement n°08/2014/CM/UEMOA du 25 septembre 2014.
Les innovations majeures du projet de loi se rapportent au relèvement du quantum des peines et du taux des amendes ainsi qu’à la prise en compte des infractions relatives aux mesures présentées dans des publicités ou autres communications publiques, aux préemballages et à la règlementation sur les mesurages.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2016-357/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 13 mai 2016 portant approbation des statuts de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (A.B.NOR.M).
Le décret n°2025-1683/PF/PRIM/MEF du 31 décembre 2025 portant modification du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA) a consacré la réduction du nombre d’observateurs aux sessions du Conseil d’administration et rend obligatoire la modification de leurs statuts.
L’Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat a également recommandé en 2024, la prise en compte des Bureaux comptables des matières dans les statuts particuliers et les organigrammes des Etablissements publics de l’Etat.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Ces projets spécifiques portent sur l’acquisition d’équipements au profit de l’éducation en situation d’urgence afin d’assurer la continuité éducative et de renforcer la résilience des populations impactées par la crise sécuritaire.
Ces projets concernent :
– la fourniture, l’installation et l’équipement de tentes sahéliennes ;
– l’acquisition à bonne date de matières d’œuvres pour les deux (02) sessions de certification de 2026 des examens nationaux au profit de trois (03) directions régionales de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Le coût global des projets s’élève à deux milliards cinq cent cinq millions cent cinquante-sept mille cent trente-neuf (2 505 157 139) F CFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02) communications :
La première communication est relative à la situation économique et financière du Burkina Faso en 2025, les premières tendances en 2026 etles perspectives 2027-2029.
Sur la base des données quasi-définitives, l’économie burkinabè affiche une croissance de 5,3% en 2025 après 4,8% en 2024, confirmant ainsi une trajectoire ascendante encourageante. Cette croissance, moins forte que les précédentes prévisions en raison d’une révision à la baisse des performances des secteurs secondaire et tertiaire, témoigne néanmoins d’une résilience économique remarquable et d’un renforcement des acquis de croissance grâce aux efforts soutenus du Gouvernement. L’inflation s’établit à -0,5% pour l’année 2025 en baisse de 4,7 points de pourcentage par rapport à 2024. Cette évolution reflète principalement les effets de la bonne campagne agricole 2025/2026 sur les prix des produits alimentaires.
En 2026, l’activité économique évoluerait dans un environnement international toujours marqué par les incertitudes géopolitiques et commerciales, avec leurs effets potentiels sur le cours des matières premières et l’économie. Malgré ce contexte, les perspectives économiques nationales demeurent encourageantes, portées par la poursuite des efforts de reconquête du territoire et les perspectives d’une bonne campagne agro-pastorale.
L’activité économique maintiendrait sa trajectoire ascendante avec une croissance projetée à 5,7% en 2026 après 5,3% en 2025 en scénario tendanciel mais pourrait atteindre une croissance de 7,7% avec la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.

Sur la période 2027-2030, l’économie s’inscrirait sur une trajectoire de croissance soutenue avec des taux de 6,1% en 2027, de 5,5% en 2028 et de 5,3% en 2029. Cette dynamique serait portée par l’ensemble des secteurs. L’inflation resterait maîtrisée en dessous de 3% sur l’ensemble de la période 2027-2029 sous l’hypothèse d’une bonne campagne agricole, de l’amélioration de la situation sécuritaire nationale, de la poursuite des mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère et de l’atténuation des tensions géopolitiques.
La seconde communication est relative à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 31 décembre.

Au 31 décembre 2025, les recettes budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 3 693,71 milliards F CFA, soit un taux de recouvrement de 108,40%. Comparé au niveau des recouvrements au 31 décembre 2024 qui était de 2 947,67 milliards F CFA, il ressort une progression de 746,04 milliards F CFA et une hausse de la performance de recouvrement de 14,99 points de pourcentage.
Au titre de l’exécution des dépenses budgétaires, le niveau d’exécution du budget de l’Etat s’établit à 4 076,77 milliards F CFA sur une prévision des Crédits de paiement (CP) ajustés de 4 095,41 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 99,55%. A la même date en 2024, le montant des dépenses exécutées était de 3 666,13 milliards F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 98,92% sur les CP ajustés de 3 706,12 milliards F CFA.

Au titre de la gestion de la trésorerie, au total 5 082,05 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du trésor, contre 3 919,20 milliards F CFA au 31 décembre 2024, soit un taux de progression annuelle de 29,67%. Le montant total des décaissements effectués par le Trésor public se chiffre à 5 022,73 milliards F CFA contre 3 814,86 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de progression annuelle de 31,66%.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde créditeur de 59,32 milliards F CFA.
Au 31 décembre 2025, l’épargne budgétaire est ressortie à 625,35 milliards F CFA contre 347,96 milliards F CFA en 2024, soit une amélioration de 277,39 milliards F CFA et un solde budgétaire global déficitaire de 506,48 milliards F CFA pour une prévision corrigée de -813,06 milliards F CFA.
Au regard de la situation d’exécution du budget au 31 décembre 2025 et dans le cadre de la poursuite des actions visant l’efficacité de la dépense budgétaire, le Conseil a instruit les ordonnateurs de poursuivre le réengagement des dépenses non abouties des budgets 2025 et antérieurs sur le budget 2026 avant tout engagement de nouvelles dépenses, afin d’éviter la constitution de nouvelles dettes.

II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la 30e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 20 au 27 mars 2027 sur le thème « Cinémas d’Afrique et développement endogène ».
Malgré leur croissance et la diversification des récits, les cinémas d’Afrique font face à des défis nécessitant des stratégies endogènes pour leur diffusion. Le cinéma, en tant qu’expression culturelle impactant, est central dans la quête d’émancipation et de souveraineté des peuples africains. Ce thème vise à mettre en évidence les passerelles entre le développement endogène et le cinéma en Afrique.

II.3. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN) et celui de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (MESFPT) ont fait au Conseil le point des préparatifs des examens et concours scolaires et de la certification professionnelle de la session de 2026.
Au titre du MEBAPLN, les épreuves écrites et orales de l’évaluation certificative des acquis des apprenants de l’alphabétisation ont débuté le 19 mai 2026 et s’achèvent le 06 juin 2026. Le Certificat d’études primaires (CEP) débute le 02 juin et prend fin le 18 juin 2026.

Au titre du MESFPT, les examens et les concours scolaires ainsi que les certifications professionnelles ont débuté le 05 mai 2026 par les épreuves physiques et sportives et prennent fin le 22 septembre 2026 avec la proclamation des résultats du Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS).
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), des Brevets d’études professionnelles (BEP) et des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) se sont déroulés du 05 au 19 mai 2026. Leurs épreuves écrites commencent le 02 juin et s’achèvent respectivement les 12, 13 et 15 juin 2026.
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Baccalauréat (BAC) se déroulent du 21 mai au 04 juin 2026. Leurs épreuves écrites auront lieu du 23 juin au 10 juillet 2026.

Pour ce qui concerne les certifications de qualification professionnelles, le Certificat de qualification professionnelle (CQP) se déroulera du 30 juin au 07 juillet 2026. Quant au Brevet de qualification professionnelle (BQP), il se déroulera du 21 au 28 juillet 2026. Le Brevet professionnel de technicien (BPT) est prévu du 1er au 08 septembre 2026, et celui du Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS) du 15 au 22 septembre 2026.
Le MEBAPLN enregistre au total 385 543 candidats, soit 219 388 filles/femmes et 166 155 garçons/hommes. Le MESFPT enregistre au total 373 631 candidats dont 212 450 filles/femmes et 161 181 garçons/hommes. L’ensemble des candidats enregistrés au compte des deux ministères s’élève à 759 174.
Des dispositions sont prises pour la bonne tenue des concours et examens scolaires et des certifications professionnelles de la session de 2026.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Yaya SANOU, Mle 245 217 M, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Ernest KABORE, Mle 91 269 A, Inspecteur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire technique chargé du suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur David Dléwigo Dimitri KAM, Mle 57 448 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire général de la Société Faso Agropoles ;
– Monsieur Abdoulaye GUIRE, Mle 254 862 R, Ingénieur agronome, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la formation continue et de l’incubation de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Madame Nana BANDRE/TRAORE, Mle 58 465 E, Inspecteur des impôts, 2e classe, 6e échelon, est nommée Conseiller fiscal de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires ;
– Monsieur Romiald Samdpawendé NIKIEMA, Mle 57 139 W, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ;
– Monsieur Lassané KARGOUGOU, Mle 55 744 D, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre IV ;
– Madame Orokia DIABI/SANOGO, Mle 239 762 Y, Contrôleur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï » ;
– Monsieur Bassene BAKONE, Mle 346 173 X, Inspecteur des douanes, catégorie I, grade initial, 4e échelon, est nommé Membre permanent à la Coordination nationale de lutte contre la fraude.

D. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Monsieur Ousmane David ZANNE, Mle 212 429 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Monsieur Salifou OUARMA, Mle 220 278 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général de la communication et des médias.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Souako KOHOUN, Mle 91 369 J, Géographe, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur général de l’Office national du contrôle des Aménagements et des constructions (ONC-AC) ;
– Monsieur Moussa DEMBELE, Mle 48 523 H, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des travaux publics ;
– Monsieur Bobolewendé Solomé OUEDRAOGO, Mle 241 642 R, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la formation initiale de l’Ecole nationale des travaux publics.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Ouagadougou accueille pour la première fois la Foire artisanale africaine des diasporas

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Après deux éditions organisées à Paris, la Foire artisanale africaine des diasporas (FAAD) s’installe pour la première fois à Ouagadougou. Prévu du 22 au 24 mai 2026 à l’espace Jean-Pierre-Guingané, l’événement ambitionne de promouvoir l’artisanat africain, valoriser les acteurs culturels et rapprocher les diasporas de leurs pays d’origine.

Portée par le groupe Faso Diasporama, cette initiative culturelle et économique réunira artisans, artistes, stylistes, entrepreneurs culturels et acteurs des diasporas autour d’un même objectif : promouvoir le savoir-faire africain et créer des passerelles entre les communautés africaines du continent et celles vivant à l’étranger.

Créé en 2018, le groupe Faso Diasporama est une structure basée autour d’un site d’information en ligne dédié à la visibilité des diasporas africaines dans le monde. Son slogan, « Faso Diasporama – Ensemble pour le développement » traduit sa volonté de mettre en lumière la contribution des diasporas au développement culturel, social et économique de leurs pays d’origine.

Selon le représentant de Faso Diasporama à Ouagadougou, Lassané Ouédraogo, l’idée de la foire est née de la volonté de valoriser davantage les initiatives culturelles africaines. « La promotrice vit en France depuis plus de vingt ans et elle a décidé de promouvoir la culture burkinabè en Europe et à travers le monde à travers Faso Diasporama », a-t-il expliqué.

Lassané Ouédraogo, représentant de Faso Diasporama à Ouagadougou, détaillant les objectifs de rapprochement entre artisans locaux et diasporas africaines

Les deux premières éditions de la FAAD ont été organisées à Montrouge, en région parisienne, avec le soutien de la mairie de la ville et de plusieurs partenaires associatifs. D’après les organisateurs, ces éditions ont permis de faire connaître davantage l’événement auprès des diasporas africaines et des amateurs d’artisanat africain.

Rendez-vous à Ouagadougou, Paris et New York

Pour cette troisième édition, les promoteurs ont choisi d’élargir l’événement à trois grandes villes : Ouagadougou, Paris et New York. La première étape se tiendra donc dans la capitale burkinabè du 22 au 24 mai 2026, à Paris du 26 au 28 juin puis à New York du 17 au 19 juillet.

Pour les organisateurs, ce choix d’ouvrir la foire au Burkina Faso répond avant tout à une volonté de rapprochement avec les artisans africains confrontés à des difficultés de mobilité et d’obtention de visas.

« Habituellement, ces activités sont organisées au sein de la diaspora pour permettre à nos compatriotes de se sentir au pays. Mais cette fois-ci, nous avons décidé de faire un retour aux sources en organisant la foire à Ouagadougou », a souligné Lassané Ouédraogo.

Même son de cloche chez la promotrice de la foire, Abibata Barro, qui considère cette édition comme une étape importante dans l’internationalisation de l’événement. « Comme on le dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même. J’ai voulu commencer par Ouaga avant Paris et New York », a-t-elle confié.

Abibata Barro, promotrice de la FAAD, expliquant la vision d’une foire dédiée au rayonnement de l’artisanat africain et des diasporas

Placée sous le thème « De l’Afrique au monde : l’artisanat comme langage universel », la FAAD 2026 mettra en avant la richesse et la diversité de l’artisanat africain. Les visiteurs pourront découvrir des pagnes tissés tels que le Faso Danfani, le Koko Donda, le Kenté ou encore le Bogolan, ainsi que des bijoux, sculptures, tableaux, objets décoratifs, accessoires de mode, produits cosmétiques et créations artisanales diverses.

Les organisateurs annoncent également un programme varié mêlant expositions-ventes, conférences thématiques, projections de films, gastronomie africaine, expoxitions littéraires, animations culturelles, prestations artistiques et défilés de mode.

Les conférences réuniront des experts, artisans, entrepreneurs, institutions et membres des diasporas autour des enjeux liés à la valorisation de l’artisanat africain et à son rayonnement international. Les projections de films permettront, quant à elles, de mettre en lumière des œuvres issues des diasporas du monde, suivies d’échanges avec des acteurs culturels.

La gastronomie occupera aussi une place importante durant la foire avec des dégustations de spécialités africaines et des espaces dédiés aux saveurs des diasporas. Des artistes et groupes musicaux assureront également des prestations afin de donner une ambiance festive à l’événement.

« Les partenaires viennent progressivement »

Au-delà de son volet culturel et économique, la FAAD 2026 veut également porter un message social et solidaire. Un espace sera consacré à la sensibilisation contre le cancer du sein ainsi qu’aux associations engagées dans l’action humanitaire et communautaire.

« Cette foire crée de la fraternité, de la solidarité et permet aux artisans de développer leurs contacts et leurs activités », a affirmé Lassané Ouédraogo.

La promotrice de la foire reconnaît que les débuts du projet n’ont pas été simples, notamment en matière de mobilisation de partenaires. Mais les résultats enregistrés lors des précédentes éditions ont progressivement rassuré les institutions et structures intéressées par l’initiative.

« Au départ, il fallait convaincre les partenaires que c’était un projet sérieux. Aujourd’hui, les éditions organisées à Paris ont montré que l’activité fonctionne et les partenaires viennent progressivement », a expliqué Abibata Barro.

a FAAD ambitionne de créer un pont entre les artisans du continent et les acteurs de la diaspora autour de l’art et de la culture

Les organisateurs indiquent que plusieurs démarches ont été entreprises depuis plusieurs mois auprès des institutions et partenaires. La FAAD bénéficie aujourd’hui du soutien des ministères en charge de la Culture, des Affaires étrangères, du Commerce, de la Femme ainsi que de la mairie de Ouagadougou et de plusieurs partenaires privés.

Les inscriptions des exposants et artisans se poursuivent toujours, tandis que les préparatifs avancent, selon les organisateurs. Plusieurs artistes ont déjà confirmé leur participation aux différentes prestations prévues durant les trois jours de l’événement.

Avec cette première édition à Ouagadougou, les promoteurs espèrent inscrire durablement la FAAD dans l’agenda culturel burkinabè et en faire une plateforme internationale de promotion de l’artisanat africain et des cultures des diasporas.

L’organisation est joignable par téléphone / WhatsApp au (+33) 6 11 90 63 03, par mail à foireartisanalediaspora@gmail.com
et abarro@fasodiasporama.net . Le site web de Faso Diasporama www.fasodiasporama.net reste ouvert pour toute information complémentaire.

Anita Mireille Zongo

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 13 mai 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Au regard du caractère stratégique du secteur de l’élevage, le Burkina Faso a adopté la loi n°048-2017/AN du 16 mai 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.

Cette loi a permis à notre pays de prévenir et de contrôler des maladies animales ainsi que de protéger la santé publique vétérinaire.

Toutefois, après une décennie de mise en œuvre des insuffisances ont été décelées. Des mutations profondes sont également apparues dans les domaines sanitaire, technologique, économique et institutionnel, d’où la nécessité de la révision de ladite loi.

Les innovations majeures sont :
– le renforcement de la qualité du vétérinaire commissionné à travers la consécration de la dénomination « vétérinaire officiel » ;
– la prise en compte des thématiques majeures telles que la Résistance aux antimicrobiens (RAM), le bien-être animal et l’approche One Health « une seule santé » ;
– la possibilité d’accorder une exclusivité à une structure publique vétérinaire pour l’importation de certaines catégories de médicaments vétérinaires jugés d’importance stratégique ;
– la levée des restrictions dans l’exercice de la médecine et de la pharmacie vétérinaires par les services vétérinaires publics ;
– la prise en compte de la médecine vétérinaire traditionnelle ;
– le renforcement des sanctions.
Ce projet de loi s’inscrit dans la vision actuelle du Gouvernement qui est de renforcer le rôle de la souveraineté de l’Etat burkinabè en matière de santé et production animales dans l’optique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à l’acquisition d’un ensemble immobilier (R+5 et R+4) au profit de l’Etat.
Il s’agit d’un ensemble immobilier unique composé d’un bâtiment principal de type R+5 et d’un bâtiment secondaire de type R+4, reliés par des passerelles.

Cet ensemble immobilier a une superficie totale exploitable de 4 055,93 m2 avec 85 pièces. Il comprend entre autres, un groupe électrogène, un forage et divers équipements. D’un coût d’acquisition de trois milliards (3 000 000 000) F CFA, il est situé au secteur 30 de la ville de Ouagadougou et contribuera à renforcer les capacités immobilières de l’Etat ainsi qu’à réduire le coût des baux administratifs.

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de cet ensemble immobilier pour les besoins de l’Administration publique.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2026-0348/PF/PRIM/MEF du 27 mars 2026 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.

Cette modification vise à corriger les insuffisances constatées au moment de l’opérationnalisation dudit décret et à prendre en compte des structures opérationnelles dans l’organisation de la Direction générale des impôts.
La modification vise également la prise en compte d’une disposition générale relative à la nomination des chefs de département des directions régionales du ministère de l’Economie et des finances.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de remplir efficacement ses missions.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Tikum NJOYA, en qualité de Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur MD HABIB ULLAH, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso, avec résidence à Tripoli, en Libye.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des fonctions des responsables des structures d’enseignement post-primaire et secondaire.

Ce décret est une relecture du décret n°2018-1092/PRES/PM/MENA/MINEFID/MFPTPS du 03 décembre 2018 portant règlementation des fonctions de chefs d’établissement et d’autres responsables dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire.

Les innovations majeures du décret portent sur la possibilité pour le proviseur/directeur et le censeur d’enseigner dans les établissements où ils occupent des postes de responsabilité ainsi que sur la création du poste de responsable du service de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle.
L’adoption de ce décret permet un meilleur fonctionnement des établissements d’enseignement post-primaire et secondaire en vue d’améliorer le rendement des apprenants.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nominations d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.

L’adoption de ce décret permet la création de trois (03) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de trois (03) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.

Le deuxième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.

L’adoption de ce décret permet la création de huit (08) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de huit (08) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.

Le troisième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.

L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.

Le quatrième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’un emploi de Maître de conférences agrégé et nomination d’un Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.

L’adoption de ce décret permet la création d’un (01) emploi de Maître de conférences agrégé et la nomination d’un (01) Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.

Le cinquième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.

L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo, prévue du 02 au 23 novembre 2026, dans la commune de Ziniaré, Région de Oubri.

La 15e édition vise à consolider les acquis tout en développant les compétences artistiques et en élargissant la formation pratique des jeunes sculpteurs.

Elle s’articulera autour de trois 03 composantes principales : le chantier-école, la résidence de création et un colloque scientifique sur le thème « La sculpture sur granite : expression et construction des identités culturelles ». Une attention particulière sera accordée aux pays de la Confédération des Etats du Sahel afin de valoriser les liens historiques et culturels qui unissent ces nations.

Organisé tous les deux ans, le Symposium international de sculpture sur granite de Laongo est un rendez-vous artistique majeur au Burkina Faso. Il offre aux sculpteurs burkinabè et étrangers un cadre privilégié d’expérimentation, de création et de transmission de savoir-faire.

L’innovation majeure de cette 15e édition porte sur l’élaboration et l’édition d’un catalogue des œuvres destiné à documenter, à valoriser l’ensemble des créations issues des différentes éditions et à renforcer la visibilité du site et de la « destination Burkina Faso à l’international ».

Au total 20 artistes professionnels burkinabè et étrangers ainsi que 15 stagiaires sont attendus à cette édition du Symposium.

II.2. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage des métiers par les élèves pendant les vacances.

Ce programme vise à offrir à 2300 élèves issus des lycées et collèges l’opportunité d’acquérir, durant les vacances scolaires, des compétences pratiques dans quinze (15) métiers porteurs.

La phase pilote organisée du 15 juillet au 15 septembre 2025 dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, a permis de former 246 élèves dans 12 métiers et domaines de compétences.

La 2e édition du programme se tiendra du 1er juillet au 30 septembre 2026, dans 13 chefs-lieux de région, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Koudougou, Ziniaré, Dédougou, Gaoua, Manga, Tenkodogo, Kaya, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Dori.

Ce programme s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE qui consiste à réformer le système éducatif « afin de permettre aux jeunes d’apprendre des métiers pour entrer rapidement dans le monde du travail et faire en sorte que l’Université soit un choix et non une obligation ».

II.3. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation par le Burkina Faso du championnat World Boxing Association (WBA/Afrique), prévu le 26 juin 2026 au Palais des sports Ouaga-2000.

Cette compétition mettra en jeu la prestigieuse ceinture WBA/Afrique dans la catégorie des supers-moyens, avec la participation de notre compatriote Abel Hamed NIKIEMA, dit « le Percuteur » classé premier challenger africain selon le classement officiel de la WBA/Afrique.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Wend-Pagnangdé Jean Modeste SOUBEIGA, Mle 85 910 Z, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo ;

– Monsieur Denis COMPAORE, Mle 229 860 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) ;

– Monsieur Moussa NABI, Mle 216 730 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) ;

– Monsieur Aboubacar Sidiki SANOU, Mle 216 732 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHUP) ;

– Madame Rosine NOULA, Mle 312 783 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya (CHUR-OHG) ;

– Madame Kadidia DISSA/BORO, Mle 229 863 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Mle 306 760 L, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Issa YAGUIBOU, Officier, est nommé Responsable du Programme budgétaire 166 « Sécurisation des zones rurales », cumulativement avec ses fonctions de Chef d’Etat major de la Gendarmerie nationale ;
– Monsieur Abou Bakar COMPAORE, Mle 57 721 W, Inspecteur général de police, catégorie I, 5e classe, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 168 « Secteurs spécifiques de sécurité », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Sécurité intérieure ;

– Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire principal de police, catégorie I, 2e classe, 4e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 167 « Cybercriminalité et investigation anti-terroriste », cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité ;

– Monsieur Lassana BARGO, Mle 111 495 E, Contrôleur général de police, catégorie I, 4e classe, 1er échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 139 « Pilotage et soutien des services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 086 « Ressources forestières et fauniques », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des eaux et forêts ;

– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Inspecteur général de police, catégorie I, grade 5, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 012 « Sécurisation des zones urbaines », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Police nationale.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

– Monsieur Towendé DAWEGA, Mle 208 435 J, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Noëlle DOULKOM/ZONGO, Mle 246 962 H, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Chargé d’études ;

– Madame Mariam ZAGRE, Mle 225 783 Y, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la protection et de la promotion des personnes handicapées.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Chiep SIE, Mle 111 152 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 117 065 V, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Idrissa GUIGMA, Mle 41 929 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

– Monsieur Boukary NEBIE, Mle 286 831 S, Enseignant-chercheur, catégorie P, classe initiale, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Valentin OUEDRAOGO, Mle 116 774 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre ;

– Monsieur Hyacinthe YAMEOGO, Mle 105 119 X, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique de Nando ;

– Monsieur François Xavier OUEDRAOGO, Mle 52 267 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2e classe, 12e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Boulkiemdé.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Tibi Didier ZOUNGRANA, Mle 271 358 B, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade 1, 2e échelon, est nommé Président de l’Université Thomas SANKARA ;

– Monsieur Dommèbèiwin Juste METOIOLE SOME, Mle 333 985 T, Maître-assistant en Sciences économiques, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 22 novembre 2025.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO, pour compter du 22 novembre 2025 :

– Monsieur Soumaïla GANSONRE, Mle 358 737 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Ziniaré (CU-Z), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Ziniaré rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;

– Monsieur Abdoulganiour Almame TINTA, Mle 356 357 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Kaya (CU-K), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Kaya rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;

– Monsieur Mohamed Tidjane KINDA, Mle 334 022 K, Maître-assistant en Economie du développement à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut burkinabè des arts et métiers à l’Université Joseph KI-ZERBO.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA, pour compter du 22 novembre 2025 :

– Madame Honorine SANGARE/ILLA, Mle 59 246 A, Maître-assistant en Sciences de gestion, est nommée Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ;

– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 245 752 F, Maître-assistant en Gestion commerciale, marketing, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ;

– Monsieur Piabié Jean-Baptiste BAKO, Mle 366 245 V, Maître-assistant en Droit international public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;

– Monsieur Samson Mwin Sôg Mé DABIRE, Mle 375 220 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;

– Monsieur Léon Dié KASSABO, Mle 216 331 Z, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;

– Monsieur Oumar TRAORE, Mle 392 178 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;

– Madame Aïssata DABO, Mle 360 851 H, Maître-assistant en Droit privé, est nommée Maître de conférences agrégé en Droit privé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;

– Monsieur Antoine YERBANGA, Mle 271 356 P, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut universitaire de formation initiale et continue (IUFIC).

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (UFR/SJPEG) de l’Université Nazi BONI, pour compter du 22 novembre 2025 :

– Monsieur Issa DIANDA, Mle 330 035 J, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;

– Monsieur Martin SAWADOGO, Mle 375 268 K, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Institut de formation et de perfectionnement aux métiers (IFPM) de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO, pour compter du 22 novembre 2025 :

– Monsieur Serge Stéphane KY, Mle 334 074 D, Maître-assistant en Economie, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;

– Monsieur Tiatité NOUFE, Mle 245 263 L, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S).

A. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Kaongo Wilfried Séraphin KIENTEGA, Mle 54 645 E, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Professeur titulaire ;
– Madame Aissaioulè Pauline MILLOGO/DAH, Mle 258 253 L, Chargé de recherche.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Cheick Ali Mohamed TRAORE, Mle 104 312 F, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Ingénieur d’agriculture.
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Monsieur Souleymane YOADA, Mle 343 484 H, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

– Madame Alizèta SAWADOGO, Mle 334 036 C, Maître de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)

– Monsieur Dramane SAWADOGO, Mle 359 213 T, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB

– Monsieur Sié PALE, Mle 271 408 F, Maître-assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS) DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB

– Monsieur Nongsida Hervé Rodolphe SINARE, Mle 87 111 A, Instituteur certifié.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COLLECTIVITE TERRITORIALE DE LA REGION DU DJÔRÔ

– Monsieur Mwinguiré Constantin PODA, Mle 210 020 150 001, Comptable.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB

– Monsieur Modiempo Apollinaire Salvador DIABO, pour la durée de son mandat de délégué général.
Le second décret nomme Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Diplomatie culturelle : le MAE lance la 2ème édition de l’exposition d’œuvres d’art au profit du Corps diplomatique

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Ouagadougou, le 12 mai 2026

Le ministère des Affaires étrangères, en collaboration avec le ministère en charge de la Culture et des Arts, a lancé, ce mardi 12 mai 2026 au sein du département, la 2ème édition de l’exposition d’œuvres d’art, organisée sur deux jours, à l’intention du Corps diplomatique accrédité au Burkina Faso.

Cette activité qui entre dans le cadre de la 4ème édition du mois du patrimoine burkinabè, a connu une grande mobilisation des Chefs de Missions diplomatiques et Postes consulaires, ainsi que des responsables d’organisations internationales et interafricaines, venus découvrir la créativité, la richesse et la diversité des œuvres réalisées par une quarantaine d’artistes plasticiens burkinabè.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Madame Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRE/ KABORE qui a rappelé, dans son discours, que cette exposition constitue une vitrine du talent burkinabè et un espace de dialogue entre artistes, diplomates, et la population.

A travers cette initiative qui se veut un instrument d’affirmation culturelle et de souveraineté, le ministère des Affaires étrangères entend faire de la diplomatie culturelle, un axe majeur de l’action extérieure du Burkina Faso.

« A travers cette exposition, le Burkina Faso parle au monde avec ses œuvres, ses symboles, ses mémoires et son âme », a indiqué Madame le ministre délégué.

Pour le ministre en charge de la Culture et des Arts, Monsieur Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, cette exposition qui se tient dans le cadre du mois du patrimoine burkinabè, vient renforcer l’appropriation de notre patrimoine culturel et promouvoir la consommation des biens et services culturels burkinabè.

« Le gouvernement du Burkina Faso demeure convaincu que la culture constitue un levier du développement économique, de cohésion sociale et de diplomatie. C’est pourquoi nous poursuivons nos efforts pour soutenir la création artistique, professionnaliser les acteurs culturels et renforcer la présence des œuvres burkinabè sur les marché nationaux et internationaux » a déclaré le ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

L’ambassadeur du Royaume de Maroc, SEM Youssef SLAOUI a, au nom des Ambassadeurs, félicité le gouvernement pour cette initiative qui permet au Corps diplomatique de découvrir les chefs d’œuvre des artistes plasticiens burkinabè, et de participer à un dialogue interculturel.

Il a salué cette activité qui contribue essentiellement au rayonnement international du Burkina Faso.

A la suite de la cérémonie de lancement, le public a eu droit à une visite guidée pour découvrir davantage et apprécier les talents des créateurs burkinabè.

A noter qu’à la faveur de cette exposition, l’ambassade de l’Inde au Burkina offre à l’un des artistes exposants, un voyage d’affaires en Inde en marge du 4e forum Inde-Afrique.

Le lancement de l’exposition a également été le lieu pour remettre des exemplaires du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire aux membres du Corps diplomatique.

DCRP/MAE

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Coopération bilatérale: le Burkina Faso invité au 4e Sommet Inde Afrique

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(Ouagadougou, le 11 mai 2026)

Le ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a reçu en audience, ce lundi 11 mai 2026, l’Ambassadeur de la République de l’Inde, SEM Om Prakash MEENA.

Le diplomate indien est venu transmettre officiellement l’invitation des premières autorités de son pays adressée à celles du Burkina Faso, pour prendre part au sommet Inde-Afrique prévu à la fin du mois de mai à New Delhi.

Cet fut également l’occasion pour l’ambassadeur, de faire le point des préparatifs du sommet et de partager avec SEM Karamoko Jean Marie TRAORE, quelques informations relatives à la participation du Burkina Faso à ce grand rendez-vous.

SEM Om Prakash MEENA a indiqué que le Burkina Faso est particulièrement attendu à ce sommet, au regard du leadership du Président du Faso et au regard des bonnes relations de coopération qui existent et se renforcent de jour en jour entre les deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères dit avoir pris bonne note des informations sur le sommet dont le programme est « motivant », ce qui annonce de belles perspectives dans la coopération entre l’Inde et les Etats africains.

Il a rassuré le diplomate indien de la participation du Burkina Faso à cette rencontre majeure qui permettra, dans le volet bilatéral, de consolider le partenariat entre l’Inde et le pays des Hommes intègres.

DCRP/MAE

MOIS DU PATRIMOINE CULTUREL

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Le personnel de la Présidence du Faso se ressource au Musée national

(Ouagadougou, 8 mai 2026). Dans le cadre du mois du Patrimoine culturel, le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a présidé, le jeudi 7 mai 2026 au Musée national, une conférence organisée au profit du personnel de la Présidence du Faso. Placée sous le thème : « Patrimoine culturel et vivre-ensemble », cette conférence a permis au personnel de se ressourcer.

A cette occasion le Directeur du patrimoine culturel, conférencier du jour, Bély Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, a défini le patrimoine « comme l’ensemble des biens culturels, publics ou privés, matériels et immatériels, religieux ou profanes, transmis de génération en génération et dont la sauvegarde et la conservation ou la valorisation présentent un intérêt historique, mémoriel, artistique, scientifique, symbolique, légendaire, pittoresque ».

À l’issue de la conférence, le personnel de la Présidence du Faso a visité le Musée national et participé au vernissage de l’artiste plasticien Boureima BAMOGO, sur le thème : « La résilience : consolider le lien entre l’Armée et la Nation pour vaincre le terrorisme au Burkina Faso et dans le Sahel ».

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso a apprécié cette initiative. « Il est important pour tout Burkinabè de reconnaître son identité, pour mieux amorcer cette Révolution sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Nous sortons de cette visite très motivés. Ce genre de visite permet de nous ressourcer et de continuer le combat même lorsque la fatigue peut se faire sentir », a-t-il déclaré.

Pour l’artiste plasticien, M. Boureima BAMOGO, cette exposition s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ qui entend réarmer culturellement le Peuple burkinabè.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Renforcement des investissements de la diaspora : le Burkina Faso lance officiellement la souscription à l’emprunt obligataire patriotique « Diaspora bond »

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( Ouagadougou, le 6 mai 2026 )

Le Burkina Faso a officiellement lancé ce mercredi 6 mai 2026, l’emprunt obligataire « Diaspora bond », une opération visant à mobiliser 240 milliards de FCFA auprès des Burkinabè de l’étranger et de l’intérieur sur la période 2026-2027.

Il s’agit d’un mécanisme structuré permettant à la diaspora de contribuer de façon durable au développement.

Ces obligations émises serviront à financer des projets de développement structurants à fort impact pour le Burkina Faso.

Ce programme est porté par l’Etat burkinabè à travers le Trésor public en partenariat avec un consortium d’établissements financiers avec Vista group Holding comme lead.

La cérémonie marquant le lancement officiel de l’opération a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Dr Aboubakar NACANABO et placée sous le parrainage du ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.

Dans un discours introductif le président de Vista group Holding, Monsieur Simon TIEMTORE a indiqué qu’il s’agit d’un mécanisme pour canaliser l’épargne de la diaspora, en offrant un cadre transparent et sécurisé tout en renforçant le lien économique entre le Burkina Faso et ses citoyens de l’extérieur.

En procédant au lancement de ce nouvel mécanisme de financement, Dr Aboubakar NACANABO a présenté les opportunités de ce type d’investissement pour les souscripteurs et l’impact certain sur la marche de la nation burkinabè.

« Avec le lancement des « diaspora bonds » que nous avons choisi d’appeler l’emprunt patriote, le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la mobilisation des ressources en s’appuyant sur ce qu’il a de plus précieux, ses filles et ses fils », a déclaré le ministre NACANABO.

Il poursuit en indiquant que cette stratégie innovante de l’investissement marque « une rupture, une affirmation, une décision corrective consistant à prendre en main avec lucidité et détermination, le financement de notre développement».

Il a aussi insisté sur la sécurité et la fiabilité de cette opération en mettant l’accent sur les opportunités pour les souscripteurs.

« L’emprunt obligataire n’est ni un appel à l’aide, ni un acte de charité, c’est un placement rentable, un investissement sécurisé, un choix stratégique gagnant-gagnant », a-t-il soutenu.

Le parrain de la cérémonie de lancement, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a exprimé toute sa fierté pour la concrétisation de ce projet pionnier.

« Ce que nous lançons aujourd’hui ce n’est pas un simple produit financier, c’est un pont entre la nation et ses filles et fils, un pont entre le présent et l’avenir, un pont entre l’effort individuel et la réussite collective » a-t-il affirmé.

« Diaspora bond est une contribution à l’histoire d’un Burkina qui veut rester dans la dignité, la fierté et le progrès », a renchérit le ministre TRAORE.

Le Chef de la diplomatie a sonné la mobilisation de la diaspora autour de ce nouveau projet, en l’invitant à se l’approprier à travers une souscription massive.

La campagne de souscription est ouverte depuis ce jour 6 mai jusqu’au 6 juin 2026 avec un montant minimum de souscription fixé à 10 000 F CFA.

Pour les souscriptions, plusieurs outils sont mis en place, dont le site web www.diaspora-bond-burkina.com.

DCRP /MAE

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 7 mai 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 07 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 57 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°79810-BF signé le 15 mars 2026 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement de l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso (OATA-BF).

L’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso est financé par l’Association internationale de développement à hauteur de 83 760 577 000 F CFA pour un coût total de 104 405 001 000 F CFA.

L’objectif global de l’OATA-BF est d’améliorer la productivité agricole et la résilience au changement climatique, d’accroître la compétitivité des filières ciblées et de promouvoir l’accès des acteurs au financement et à l’investissement privé.

D’une durée de cinq (05) ans, les principaux résultats attendus sont :

l’opérationnalisation d’une brigade d’engins et de matériels de travaux (foreuses) ;
l’aménagement de 3 900 ha de nouveaux périmètres irrigués ;
la réalisation de 1 800 ha de bas-fonds à travers la Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ;
la réalisation de 02 centres modernes de silos de 400 000 tonnes chacun à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ;
le financement de 800 sous-projets et micro-projets au profit des producteurs, des populations retournées dans les zones reconquises et des anciens Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) en quête d’insertion socio-économique dans le secteur agricole.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement pour le financement de l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification du Protocole d’Accord de Don n°2100155044177 et de l’Accord de prêt n°2100150045149 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) et de l’Accord de prêt n°5900150004501 entre le Burkina Faso, le FAD et la Banque africaine de développement (BAD) signés le 11 mars 2026 pour le financement de l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (OURPA-BF) dans le cadre de l’initiative sectorielle « Lijeeguoli ».

D’un coût estimé à 60 043 142 400 F CFA, l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso, qui est la phase II du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (PURPA-BF), est financée par la Banque africaine de développement et l’Etat burkinabè.

L’objectif global de l’OURPA-BF est de contribuer à la souveraineté alimentaire à travers l’accroissement de la production des spéculations ciblées.

De façon spécifique, il s’agit de faciliter l’accès des agriculteurs aux intrants agricoles de qualité, de renforcer les capacités des acteurs sur les bonnes pratiques agricoles et d’améliorer la gouvernance des sous-secteurs semence et fertilisant.

Les principaux résultats attendus sont :

l’acquisition de 68 700 tonnes d’engrais ;
la constitution d’un stock de sécurité de 56 700 tonnes d’engrais pour faire face à la flambée des prix des engrais ;
l’acquisition d’équipements d’un montant de 4,7 milliards F CFA au profit d’une unité semi-industrielle de production de phosphate ;
l’acquisition de 10 087 tonnes de semences améliorées (riz, soja, blé, maïs, mil) ;
la construction et l’équipement de 04 entrepôts de stockage à usages multiples de 15 000 tonnes chacun (Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ziniaré et Koupéla) ;
la construction et l’équipement de 05 magasins de stockage d’une capacité de 500 tonnes chacun ;
l’acquisition de 30 camions pour le transport des intrants ;
la production de 725 000 tonnes de riz, 1 300 000 tonnes de maïs, 28 500 tonnes de niébé, 24 000 tonnes de soja, 71 000 tonnes de sorgho et 1 000 tonnes de blé additionnelles.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance les Accords de prêt et de don signés le 11 mars 2026, d’une part, entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) et d’autre part, entre le Burkina Faso, le FAD et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement de l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°2026 022/PR BF 2026 06 00 signé le 27 mars 2026 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel de l’Opération de développement de la filière cotonnière campagne 2026-2027.

L’opération de développement est financée à hauteur de 50 000 000 000 F CFA par la Banque Ouest-africaine de développement pour un coût total de 53 200 000 000 F CFA.

L’objectif global de cette opération est d’accroître durablement la production cotonnière nationale en garantissant aux producteurs un accès effectif, rapide et maîtrisé aux intrants agricoles indispensables à la campagne 2026-2027.

Les résultats attendus sont :

l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants au profit des producteurs de coton ;
l’accroissement du volume de la production cotonnière de 300 000 tonnes à 550 000 tonnes durant la campagne 2026-2027 ;
l’augmentation de 26,67% de la contribution de la filière cotonnière aux recettes d’exportation et de 47,7% celle de la circulation monétaire dans les zones rurales.
Les bénéficiaires directs de l’opération de développement sont les producteurs de coton, les coopératives, les ménages ruraux vivant de la filière et plus largement l’ensemble des acteurs économiques de la chaîne de valeur cotonnière dans les régions du Guiriko, de Nando, du Djôrô, de Bankui, du Sourou et des Tannounyan.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt signé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel de l’opération de développement de la filière cotonnière campagne 2026-2027, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR dans la commune de Ouagadougou.

Dans le cadre de l’opérationnalisation de FASO YAAR, l’Etat a engagé un programme structurant visant à doter la société d’infrastructures adaptées de stockage, d’entreposage, de logistique et de sécurisation des flux de produits de consommation. La réalisation de ces infrastructures constitue une condition essentielle à l’accomplissement effectif de la mission de service public économique confiée à ladite société.

Trois terrains stratégiques ont été identifiés dans la commune de Ouagadougou pour la réalisation des infrastructures du projet. Il s’agit :

d’un terrain situé au secteur 19, section 412, lot 08, parcelle 02, d’une superficie de 178 018 m2 ;
d’un terrain situé au secteur 21, section 89 (EN), lot 02, parcelle 03, d’une superficie de 38 712 m2 ;
d’un terrain situé au secteur 18, section 222 (E1), lot 23, parcelle 03, d’une superficie de 29 539 m2 .
Ce décret vise à déclarer d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR, en vue de la libération des emprises des terrains concernés, nécessaires à la réalisation desdits investissements.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR dans la commune de Ouagadougou.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale de Somalie auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Jama Hassan KHALIF, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale de Somalie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Juba, en République du Soudan du Sud.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Famille et de la solidarité.

Le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement, consacre le changement de dénomination du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale en ministère de la Famille et de la solidarité. Aussi, le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont induit des évolutions institutionnelles et organisationnelles rendant nécessaire la relecture de l’organigramme des départements ministériels.

Ce décret vise à doter le ministère de la Famille et de la solidarité d’un organigramme prenant en compte les changements opérés afin de répondre aux attentes des populations et contribuer à la consolidation de la cohésion sociale, de la solidarité nationale et du vivre-ensemble.

Les innovations majeures du décret sont :

le changement de dénomination de la Direction générale de la solidarité et du relèvement (DGSR) qui devient la Direction générale de la solidarité et de la résilience, en abrégé « DGSR » ;
le changement de dénomination de la Direction de l’action humanitaire et du relèvement de la DGSR qui devient la Direction de la résilience sociale ;
la création des Services départementaux de la famille et de la solidarité, en abrégé « SDFS » et des Services de la famille et de la solidarité d’arrondissement, en abrégé « SFSA » ;
la création du Département des études et de la planification, en abrégé « DEP » au Secrétariat technique de la Promotion de la paix et du vivre-ensemble (ST/PPVIE).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de la Famille et de la solidarité d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte modalités de désignation des membres des instances traditionnelles de règlement des différends.

Ce décret vise l’application des articles 11 et 34 de la loi n°003-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant « FASO BƱ-KAOORE ». Il détermine le mode de désignation des membres des instances traditionnelles de règlement des différends au niveau des villages et des secteurs des villes du Burkina Faso. Les membres de ces instances sont désignés selon les us et coutumes de chaque localité.

L’adoption de ce décret permet d’opérationnaliser ladite loi en vue d’améliorer l’accès à la justice des populations par le recours aux instances traditionnelles de règlement des différends.

Le second décret porte création, organisation et fonctionnement de l’Agence judicaire de l’Etat.

Ce décret vise l’application de la loi n°2025-019/ALT du 21 novembre 2025 portant statut de l’Agent judicaire de l’Etat. Cette loi consacre notamment le changement d’ancrage institutionnel de l’Agence judicaire de l’Etat, désormais rattachée au ministère de la Justice.

Les innovations majeures de ce décret sont :

la consécration de structures de métier, regroupant les départements au cœur des missions de l’Agence judicaire de l’Etat ;
le renforcement des structures d’appui, à travers l’augmentation de leur nombre, avec notamment la création d’un Service de communication et des relations presse et d’un bureau comptable matières secondaire ;
la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement de l’Agence judicaire de l’Etat dans l’optimisation du recouvrement.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence judicaire de l’Etat d’exercer efficacement ses missions, conformément aux dispositions de la loi n°2025-019/ALT du 21 novembre 2025.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques.

Le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont induit des évolutions institutionnelles et organisationnelles rendant nécessaire la relecture de l’organigramme des départements ministériels.

Ce décret vise à doter le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques d’un organigramme prenant en compte les changements opérés.

Les innovations majeures du décret sont :

la réorganisation de la Direction générale de la Transition digitale « DGTD » qui passe de quatre (4) directions techniques à trois (3), à travers la fusion des directions de l’industrie numérique et de la valorisation de l’écosystème numérique ;
la prise en compte du rattachement de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

La 25e session de l’Assemblée Générale des Etablissements publics de l’Etat (AG-EPE) tenue le 1er août 2024 a recommandé une relecture des statuts particuliers des Etablissements publics de l’Etat (EPE) afin d’améliorer la gestion du patrimoine de l’Etat et des autres organismes publics.

Ce décret vise l’application de cette recommandation.

Les innovations majeures du décret sont :

la création du Bureau comptable des matières principal ;
la création d’autres structures techniques et d’appui pour prendre en compte les villages artisanaux ;
la réduction du nombre de membres observateurs représentant la Direction générale du SIAO dans le Conseil d’administration ;
l’ajout d’une disposition relative au règlement intérieur conformément au statut général des Etablissements publics à caractère économique (EPEC).
L’adoption de ce décret permet au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou de disposer de nouveaux textes règlementaires en vue de renforcer son efficacité organisationnelle.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation des enseignements post-primaire et secondaire.

Ce décret est une relecture du décret n°2008-373/PRES/PM/MESSRS du 02 juillet 2008 portant organisation de l’enseignement secondaire en vue d’améliorer l’organisation et l’efficacité des structures d’enseignement post-primaire et secondaire.

Les innovations majeures du décret sont :

la prise en compte de l’enseignement post-primaire ;
la possibilité donnée aux apprenants des structures éducatives de postuler aux examens scolaires et aux certifications professionnelles ;
la prise en compte des recettes de la vente des biens et services produits par les apprenants dans le financement des enseignements post-primaire et secondaire.
Ce décret traduit la vision actuelle du Gouvernement qui est d’orienter la majorité des apprenants du système éducatif vers l’enseignement technique et professionnel.

L’adoption de ce décret permet de disposer de nouveaux textes règlementaires en matière d’organisation des enseignements post-primaire et secondaire.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative aux résultats de la prévision saisonnière des cumuls pluviométriques des périodes de Juin-Juillet-Août (JJA), Juillet-Août-Septembre (JAS) et des caractéristiques agro-climatiques de la campagne agropastorale au titre de l’année 2026.

Durant la période Juin-Juillet-Août (JJA) 2026, il est attendu une pluviométrie normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) sur les régions du Guiriko, de Bankui, du Sourou, de Yaadga, du Soum, du Liptako, des Koulsé, de la Sirba, de Oubri, du Kadiogo et le nord des régions des Tannounyan, de Nando, du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou.

Dans les régions du Djôrô, de la Tapoa et le sud des régions des Tannounyan, du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou, une pluviométrie déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) est attendue.

Durant la période Juillet-Août-Septembre (JAS) 2026, il est attendu une pluviométrie normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) sur les régions de Bankui, du Sourou, de Yaadga, du Soum, du Liptako, des Koulsé, de la Sirba, de Oubri, du Kadiogo et le nord des régions de Nando, du Nazinon, du Nakambé, du Goulmou et de la Tapoa.

Dans les régions du Guiriko, des Tannounyan, du Djôrô et le sud des régions de Nando, de Nazinon, du Nakambé, du Goulmou et de la Tapoa, une pluviométrie déficitaire à tendance normale est attendue.

La prévision saisonnière des paramètres agro-climatiques pour la saison pluvieuse de l’année 2026 donne des dates d’installation tardives (après les dates moyennes de la période 1991-2020) dans les régions des Tannounyan, du Djôrô, du Guiriko, du Nakambé, du Nazinon, de Bankui, de Nando, du Goulmou, de la Tapoa et dans la moitié sud de la Sirba, de Oubri et du Kadiogo.

Pour les régions du Sourou, des Koulsé, de Yaadga, du Soum et du Liptako, la moitié nord de la Sirba, de Oubri, de Nando et du Kadiogo, des dates d’installation proches de la normale (proches des dates moyennes de la période 1991-2020) avec une tendance précoce sont attendues.

Une fin de saison tardive à tendance normale est attendue sur les régions du Soum, du Liptako, des Koulsé, de Yaadga, du Sourou, de Oubri, de la Sirba, de Nando, du Nakambé, du Kadiogo, du Goulmou, de la Tapoa, de Bankui et du Nazinon.

Dans les régions du Guiriko, des Tannounyan et du Djôrô, une fin normale à tardive est attendue.

Des séquences sèches de longueurs normales (proches des valeurs moyennes de la période 1991-2020) sont attendues en début de saison sur l’ensemble du pays.

Les risques des séquences sèches longues en fin de saison sont élevés dans les régions du Djôrô, des Tannounyan, du Guiriko, de Bankui, du Sourou, de Yaadga, des Koulsé, du Soum, du Liptako, du Kadiogo, la partie nord des régions de Nando, de Oubri et de la Sirba.

Des séquences sèches courtes sont attendues dans les régions de la Tapoa, du Goulmou, du Nakambé, du Nazinon et les parties sud des régions de la Sirba, de Oubri et de Nando.

II.2. Leministrede l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la deuxième édition de la Semaine de reconnaissance de l’Elève/Etudiant envers l’Enseignant (SRE), qui se tient du 04 au 10 mai 2026.

Cette 2e édition du SRE est placée sous le thème « Mon enseignant, pilier de ma formation et de mes valeurs ».

La Semaine de reconnaissance de l’Elève/Etudiant envers l’Enseignant vise à permettre à chaque apprenant régulièrement inscrit dans une institution d’éducation, d’enseignement ou de formation publique ou privée, de trouver un cadre d’expression de sa gratitude envers l’enseignant. Elle est également un cadre par lequel tout ancien élève ou étudiant pourra par des gestes simples concrets et symboliques traduire sa gratitude et ses hommages envers au moins un enseignant qui a marqué sa vie d’apprenant.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DE LA PRIMATURE

Monsieur Salifou GANAME, Mle 212 350 T, Conseiller en économie et en développement, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé d’études.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Monsieur Hermand ZANGRE, Mle 303 063 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Trésorier auprès du Centre hospitalier régional de Kaya ;
Monsieur Ferdinand BAMOUNI, Mle 111 109 E, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires ;
Monsieur Mamoudou SAYBOUN, Sous-officier supérieur, est nommé Comptable principal des matières de l’Institut supérieur d’études de protection civile.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Monsieur Tèlè Georges Camille SANON, Mle 346 241 R, Commissaire principal de police, 2e classe, 1er échelon, est nommé Conseiller en sécurité à l’Académie de police ;
Monsieur Sidwagna Sié Silvère ZONGO, Mle 211 749 S, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation de la Direction générale des études et des statistiques sectorielles.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Monsieur Brahima OUEDRAOGO, Mle 104 654 C, Administrateur des services financiers, 2e classe, 5e échelon, est nommé Chargé de mission.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

Monsieur Hamadé GUIRO, Mle 51 683 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur de la promotion de la solidarité et de la protection sociale ;
Monsieur Foldioa Eric YONLI, Mle 57 236 S, Administrateur des affaires Sociales, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’action humanitaire et de la résilience ;
Monsieur Inoussa GONDE, Mle 108 588 D, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la protection et de la promotion des personnes âgées et de la lutte contre l’exclusion sociale ;
Monsieur Issaka BANGRE, Mle 55 789 E, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional de la Famille et de la solidarité de Nando ;
Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 116 702 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de la Famille et de la solidarité de la Comoé.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 130 400 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Tarwendpanga Eric YOUGBARE, Mle 59 971 Y, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e grade, 3e échelon, est nommé Directeur de la détention, de la sécurité et des opérations ;
Monsieur Evariste ZOUGMORE, Mle 240 058 S, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e échelon, est nommé Directeur du matériel et du budget ;
Monsieur Guingraogo Fidèle SANDWIDI, Mle 203 379 Y, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie I, 5e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Pô ;
Monsieur Adama KABORE, Mle 113 355 A, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e échelon, est nommé Directeur de la planification et de la coopération pénitentiaire ;
Monsieur Gueswinde Mohamed OUEDRAOGO, Mle 240 038 N, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie I, 4e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Diapaga.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Monsieur Kouami Christophe KAMBIRE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Monsieur Nicomède KAFANDO, Expert en stratégie industrielle,est nommé Secrétaire général adjoint ;
Monsieur Oumarou SONGNE, Mle 111 500 R, Contrôleur général de police, 4e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires.

I. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Monsieur Elie TARPAGA, Officier, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;
Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, 2e classe, 11e échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Oumarou ZONO, Mle 130 408 J, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Kélguingalé ILLY, Mle 254 888 W, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Conseiller technique ;
Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, 2e classe, 4e échelon, est nommée Conseiller technique ;
Monsieur Romains KYELEM, Mle 117 046 V, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Eric BOUDA, Officier, est nommé Secrétaire technique des travaux à Haute intensité de main d’œuvre ;
Monsieur Pingdwendé Basile François NIKIEMA, Mle 85 128 D, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Programme sectoriel des transports (SP-PST) ;
Monsieur Adama TOU, Mle 119 405 Y, Commissaire divisionnaire de police, catégorie I, 3e grade, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Néhoun NIGNAN, Mle 372 815 U, Attaché en études et analyses, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Elie ZOURE, Mle 56 715 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Madame Thérèse Kiswendsida SOULAMA/NANA, Mle 104 680 U, Attachée de direction, 2e classe, 2e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Fidèle SANKARA, Mle 39 721 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Saïdou Madi OUEDRAOGO, Mle 38 340 W, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Seydou TRAORE, Mle 92 736 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Alexis ZOUNGRANA, Mle 108 904 V, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Madame Hélène Kipsa LEMA, Mle 96 682 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
Monsieur Sidiki SANOU, Mle 59 691 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Emmanuel Rél-wendé KAGUEMBEGA, Mle 117 462 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Monhouo KAMBIRE, Mle 52 857 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Ali ZINA, Mle 32 350 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Jean Raphaël ZONGO, Mle 212 428 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur de conception en génie civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Boureima Jacob OUANRE, Mle 76 784 Z, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Borgia SOMDA, Mle 45 324 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Gaoussou TOU, Mle 208 039 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Oumarou SONGRE, Mle 508 199 E, Ingénieur statisticien, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;
Monsieur Frédéric OUEDRAOGO, Mle 260 021 L, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;
Monsieur Logossina OUATTARA, Mle 117 047 H, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation.

J. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;
Madame Odette ZOUNGRANA/KISBEDO, Mle 36 879 Y, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Chef de département de l’accès à l’éducation formelle au Secrétariat permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP-PSDEBES) ;
Monsieur Tibouo-ion Romaric SOME, Mle 82 505 X, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Ioba.

K. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Monsieur Tobdem Gaston DABIRE, Mle 334 004 E, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé des Enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) ;
Monsieur Raogo Noël GANSAONRE, Mle 348 127 X, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 3e échelon est nommé Vice-Président chargé de la Recherche et de la coopération universitaire de l’Université Faustin Sié SIB ;
Monsieur Anasthase SOMDA, Mle 78 036 B, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur administratif et financiers de l’Université Faustin Sié SIB.

L. AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

Monsieur Bohitere Benoit KAMBOU, Mle 212 182 D, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Conseiller technique.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso » (TEXFORCES-BF) et de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ;
de l’Institut DEEN KANU (IDK) au titre du ministère de la Famille et de la solidarité ;

du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) au titre du ministère de la Santé ;
de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la Filature du Sahel (FILSAH) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

de l’Ecole normale supérieure (ENS), de l’Université Nazi BONI (UNB) et de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) et de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).

PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso » (TEXFORCES-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique :

Monsieur Jean YAMEOGO, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA SOCIETE NATIONALE BURKINABE D’HYDROCARBURES (SONABHY)

Monsieur Lamine TRAORE, Mle 257 157 R, Administrateur des services financiers.
Le second décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 181 S, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Présidence du Faso au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

Monsieur Emile ZABSONRE, Mle 41 063 R, Administrateur des affaires sociales ;
Monsieur Vininguesba OUEDRAOGO, Mle 43 790 E, Inspecteur d’éducation spécialisée.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

Monsieur Michel OUEDRAOGO, Mle 212 602 D, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère de la Justice :

Madame Emma Adélaïde PARE/KI, Mle 130 426 U, Magistrat.
Au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

Madame Emilienne KONSEM/SAWADOGO, Mle 52 917 J, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.
Au titre du ministère de la Santé :

Monsieur Siaka Laurent GANOU, Mle 49 993 E, Ingénieur des sciences infirmières et obstétricales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DE L’INSTITUT DEEN KANU

Monsieur Bassirou TARNAGDA, Mle 378 090 W, Attaché d’éducation spécialisée.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PARENTS D’ENFANTS DE L’INSTITUT DEEN KANU

Monsieur Hamado SAWADOGO, Mle 345 492 P, Adjoint en archivistique.
Le second décret nomme Monsieur Emile ZABSONRE, Mle 41 063 R, Administrateur des affaires sociales, Président du Conseil d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Alexandre SANFO, Mle 51 324 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Alexandre SANFO, Mle 51 324 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) pour une dernière période de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination de Monsieur Fidèle YOUGBARE, Mle 91 279 L, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hadi Honoré YONLI.

Le deuxième décret nomme Monsieur Fidèle YOUGBARE, Mle 91 279 L, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hadi Honoré YONLI.

Le troisième décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Levin Médard SIB, Mle 200 578 T, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Filature du Sahel (FILSAH) pour une dernière période de trois (03) ans.

E. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Aimé Sosthène OUEDRAOGO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique au Conseil d’administration de l’Ecole normale supérieure (ENS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Aboubakar GUITI, Etudiant en 2e année licence à l’Unité de formation et de recherche en Sciences exactes et appliquées, Administrateur représentant les étudiants au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour la durée de son mandat de délégué général, en remplacement de Monsieur Jules OUEDRAOGO.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :

Monsieur Sayouba OUEDRAOGO, Mle 216 827 H, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

Monsieur Ambroise SANKARA, Mle 91 268 Z, Inspecteur du trésor, en remplacement de Monsieur Adolphe OUOBA.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS

Monsieur Inoussa DIONI, Etudiant à l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines, Lettres, arts et communication (UFR/SH-LAC) pour la durée de son mandat.
Le Porte-parole du Gouvernement,

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Officier de l’Ordre de l’Etalon