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Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration

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Régularisation exceptionnelle des travailleurs sans papiers dans certains métiers, durcissement du regroupement familial et de l’accès à la nationalité française, aide médicale d’État supprimée, éloignement facilité en cas d’infractions graves … Que contient le projet de loi sur l’immigration et l’intégration après son passage au Parlement ?

Le 12 décembre 2023, le gouvernement a annoncé convoquer rapidement une commission mixte paritaire afin de trouver un compromis sur une version finale du projet de loi immigration. Cette décision fait suite au rejet d’emblée du texte par l’Assemblée nationale en première lecture le 11 décembre 2023, après adoption de la motion de rejet préalable du groupe écologiste.

Le projet de loi avait été présenté au Conseil des ministres du 1er février 2023 par Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur et des outre-mer, par Éric Dupond-Moretti, ministre de la justice, et par Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion. Il avait été adopté en première lecture, avec modifications, par le Sénat le 14 novembre 2023.

SOMMAIRE

  1. Le projet du gouvernement
  2. L’examen du texte au Parlement

Le projet du gouvernement

Le projet de loi comporte plusieurs volets : travail, intégration, éloignement mais aussi asile et contentieux des étrangers.

Travail facilité pour certains métiers

Face à la pénurie de main-d’oeuvre rencontrée par certains secteurs (bâtiment, aide à domicile…), l’article 3 du projet de loi crée une carte de séjour « travail dans des métiers en tension » d’une durée d’un an. Les travailleurs irréguliers pourront demander leur régularisation dans ce cadre. Cette nouvelle carte sera délivrée automatiquement, sous certaines conditions (ancienneté de séjour d’au moins trois ans en France, expérience de huit mois pendant les derniers 24 mois dans un métier ou une zone géographique en tension). Elle sera expérimentée jusqu’à fin 2026, avant son éventuelle pérennisation. Les employeurs n’auront pas de démarches à faire, la carte valant autorisation de travail. À l’heure actuelle, les travailleurs sans papiers employés dans les secteurs en tension peuvent obtenir une carte « salarié » ou « salarié temporaire » mais il s’agit de régularisations exceptionnelles à l’initiative des employeurs.

Pour répondre aux besoins de recrutement dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux, une nouvelle carte de séjour pluriannuelle « talent – professions médicales et de la pharmacie » est instituée au profit de praticiens diplômés hors Union européenne – PADHUE (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens).

Les demandeurs d’asile originaires des pays les plus à risques (demandeurs bénéficiant d’un fort taux de protection en France) pourront travailler immédiatement (contre six mois en principe). Une liste de ces pays sera établie tous les ans. 

Pour lutter contre le travail illégal, une nouvelle amende administrative de 4 000 euros maximum par salarié concerné (doublée en cas de récidive) sanctionnera les employeurs qui abusent de travailleurs irréguliers. Cette amende s’ajoutera aux sanctions pénales et administratives déjà existantes.

Intégration et titres de séjour 

Les étrangers qui demandent une première carte de séjour pluriannuelle devront avoir une connaissance minimale de la langue française (la liste des compétences requises sera fixée par décret). Aujourd’hui, les cartes de séjour, en général valables quatre ans, sont délivrées à la seule condition d’avoir suivi un apprentissage du français dans le cadre du contrat d’intégration républicain, mais sans obligation de résultat. Un niveau minimal de français est déjà exigé pour l’octroi d’une carte de résident (dix ans) et pour l’accès à la nationalité française.

Les obligations des employeurs en matière de formation au français langue étrangère (FLE) de leurs salariés étrangers sont renforcées. 

Par ailleurs, tous les étrangers qui demandent une carte de séjour devront s’engager à respecter les principes de la République : liberté d’expression et de conscience, égalité femmes-hommes, devise et symboles de la République… Aujourd’hui, pour certains titres, cette condition n’est pas prévue. En cas de rejet d’un de ces principes, les préfectures pourront refuser, retirer ou ne pas renouveler le titre de séjour.

La menace grave pour l’ordre public devient un motif de non-renouvellement ou de retrait de la carte de résident. De plus, un séjour effectif de six mois par an en France sera imposé pour le renouvellement de certains titres longs.

Possibilités d’éloignement renforcées

Le projet de loi entend faciliter l’éloignement des étrangers qui représentent une menace grave pour l’ordre public. Il permettra l’expulsion des étrangers réguliers, même présents depuis longtemps en France ou y ayant des liens personnels et familiaux, condamnés notamment pour des crimes ou délits passibles d’au moins dix ans de prison ou cinq ans en cas de récidive (meurtre, viol…). Parallèlement, le juge pourra plus largement prononcer une interdiction du territoire français (ITF). Le texte autorisera aussi le prononcé d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) contre des étrangers irréguliers menaçant gravement l’ordre public, y compris lorsqu’ils ont des liens personnels et familiaux en France (étranger arrivé en France avant ses 13 ans, conjoint de Français…). 

L’interdiction de placer en centre de rétention administrative (CRA) des mineurs étrangers de moins de 16 ans, y compris lorsqu’ils accompagnent des adultes, est posée. Cette mesure traduit la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). En revanche, les conditions de rétention des mineurs de 16 à 18 ans n’évoluent pas. 

D’autres mesures pour lutter contre l’immigration irrégulière complètent le texte : répression accrue contre les passeurs et les « marchands de sommeil », possibilité de relever les empreintes digitales des étrangers irréguliers sans leur consentement, contrôle visuel possible des voitures de particuliers en « zone-frontière » (et non plus seulement des véhicules de plus de neuf places)…

Asile et contentieux des étrangers

Le projet de loi crée des « espaces France Asile » en remplacement des guichets uniques d’accueil des demandeurs d’asile (GUDA), qui permettront en un même lieu l’enregistrement du demandeur d’asile par la préfecture, l’ouverture de droits par l’Office français pour l’immigration et l’intégration (OFII) et l’introduction de la demande auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le gouvernement prévoit de déployer progressivement ce dispositif.

L’organisation de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) est aussi réformée, avec la création de chambres territoriales de la CNDA et la généralisation du juge unique. La formation collégiale ne sera saisie que pour les affaires complexes.

Enfin, le contentieux des étrangers (qui représente 40% de l’activité des juridictions administratives) est simplifié. Le nombre de procédures contentieuses types est réduit de 12 à 4. Cette simplification s’inspire d’un rapport du Conseil d’État sur le sujet du 5 mars 2020

L’examen du texte au Parlement

Les sénateurs ont, en première lecture, largement modifié le projet de loi. En matière de séjour, d’accès aux soins et de prestations sociales, ils ont notamment : 

  • instauré des quotas migratoires (les orientations pluriannuelles de la politique d’immigration devront faire l’objet d’un débat annuel au Parlement, lequel devra voter, pour trois ans, le nombre des étrangers, par catégorie, admis à s’installer en France, hors asile) ;
  • durci les conditions du regroupement familial (durée de séjour en France pour demander le regroupement familial rallongée de 18 à 24 mois…) ; 
  • restreint l’accès à une carte de séjour et de résident pour les conjoints de Français et parents d’enfants français ;  
  • créé une caution « retour » pour l’obtention d’un premier titre de séjour étudiant ; 
  • durci les conditions d’accès au séjour des étrangers malades et transformé l’aide médicale d’État (AME) destinée aux sans-papiers en une aide médicale d’urgence (AMU) plus restrictive ;  
  • rétabli le délit de séjour irrégulier, qui sera passible de 3 750 euros d’amende ;
  • conditionné l’accès à certaines prestations sociales (allocations familiales, aide personnalisée au logement…) à cinq ans de séjour régulier en France ;
  • prévu de protéger les étrangers victimes de « marchands de sommeil » ayant déposé plainte (octroi d’un carte de séjour pendant la procédure).

Les dispositions sur l’intégration ont aussi été renforcées (création d’un contrat d’engagement au respect des principes de la République) et les conditions d’accès à la nationalité française restreintes (conjoint de Français, fin de l’acquisition automatique de la nationalité à leur majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers, délai de résidence de dix ans en France pour une naturalisation contre cinq aujourd’hui, déchéance de nationalité pour les binationaux coupables d’homicide sur les forces de l’ordre…). 

En matière de travail, le Sénat a supprimé les articles 3 et 4 du projet de loi sur la régularisation des travailleurs sans papiers et l’accès immédiat au travail de certains demandeurs d’asile. Il a inséré à la place un nouvel article 4 bis qui prévoit d’expérimenter jusque fin 2026 une admission exeptionnelle au séjour des travailleurs sans papiers exerçant dans des métiers en tension à leur demande, sous réserve notamment d’avoir travaillé 12 mois (consécutifs ou non) au cours des 24 derniers mois, de résider depuis trois ans en France et de leur intégration. Les préfets disposeront, comme aujourd’hui,  d’un pouvoir discrétionnaire pour leur accorder une carte de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire ». 

Les dispositions sur l’éloignement ont été modifiées pour autoriser plus largement l’expulsion et les OQTF de certaines catégories d’étrangers (par exemple levée des protections contre l’expulsion en condamnation pour des faits passibles de 3 ou 5 ans de prison ou de violences à l’encontre d’élus ou d’agents publics).  Pour faciliter l’exécution des mesures d’éloignement, le texte tel que voté au Sénat permet de conditionner la délivrance de visas et l’aide publique au développement à la bonne délivrance des laissez-passer consulaires par les États étrangers. Il prévoit, en outre, la radiation, auprès des caisses de sécurité sociale et de Pôle emploi, des étrangers objet d’un refus de séjour, d’un retrait de titre de séjour ou d’une expulsion. Un fichier des mineurs étrangers isolés délinquants est créé. 

Concernant le volet « asile », le Sénat a souhaité encadrer, par le biais d’une expérimentation dans au moins dix départements, la création des « espaces France Asile ». D’autres amendements concernent les déboutés du droit d’asile : systématisation du prononcé d’une OQTF et interruption immédiate de la prise en charge de leurs soins au titre de la protection universelle maladie (PUMA), sortie des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA)…

Enfin, la réforme du contentieux des étrangers proposée par le gouvernement a été revue, afin de réduire les procédures de quatre à trois.  Des amendements gouvernementaux ont été votés notamment pour conférer un caractère suspensif à l’appel du parquet contre une décision mettant fin à la rétention lorsque l’étranger placé l’est pour des motifs terroristes.

L’Assemblée nationale a rejeté en première lecture le projet de loi, la motion de rejet préalable déposée par le groupe écologiste ayant atteint la majorité absolue des 268 voix requises (pour l’adoption 270, contre 265 et 13 abstentions)

Le gouvernement a décidé de convoquer rapidement une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs, afin de trouver un accord sur un texte final, qui sera ensuite soumis au vote des deux assemblées.

Source: https://www.vie-publique.fr

Loi immigration : la motion de rejet serait « un déni de démocratie », selon Gérald Darmanin

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Avant même le début des débats, le projet de loi immigration sera soumis au vote d’une motion de rejet ce lundi. Et Gérald Darmanin le reconnaît : « mathématiquement, les oppositions réunies » peuvent la faire adopter.

C’est une journée qui pourrait être décisive pour le ministre de l’Intérieur. Ce lundi, à 16 heures, Gérald Darmanin – qui s’est fortement engagé sur le texte – présentera le projet de loi immigration à l’Assemblée nationale. Mais, avant même le début des débats, une motion de rejet déposée par les écologistes sera examinée.

« Nous avons une majorité relative. Mathématiquement, les oppositions réunies gagnent, donc mathématiquement la motion de rejet est adoptée cet après-midi », a reconnu le locataire de la place Beauvau sur CNews/Europe 1 ce lundi matin. « Ça, c’est la logique. Maintenant, il y a la politique », a-t-il nuancé.

Et, pour lui, l’adoption de cette motion de rejet – qui implique que le texte retournera au Sénat sans être débattu par les députés ou sera renvoyé en commission mixte paritaire – serait « un déni de démocratie ». « Ce serait particulier qu’on ne puisse pas débattre d’un sujet qui passionne les Français », a jugé Gérald Darmanin. D’autant que « le texte a été adopté par le Sénat, qui ne soutient pas le gouvernement. Et pourtant, il a accepté de débattre », a-t-il rappelé.

Le ministre de l’Intérieur est même allé plus loin, en faisant porter aux députés la responsabilité d’un potentiel drame futur, s’il impliquait une personne qui aurait pu être expulsée conformément au projet de loi. « Si vraiment les oppositions ne veulent débattre d’aucun sujet, ce sont les parlementaires qui auront cette responsabilité », a-t-il insisté. « Moi, je n’ai pas peur du débat », a poursuivi Gérald Darmanin, assurant que sa main était « tendue, notamment vers les LR ».

« Les députés sont des gens libres »

Interrogée sur RTL ce lundi matin, Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, a estimé que l’adoption de la motion de rejet serait « très paradoxale » alors que « tout le monde a un avis sur le projet de loi immigration, en témoigne le nombre d’amendements » – 2 600. La chambre basse se « tirerait une balle dans le pied » si le texte ne pouvait pas y être débattu, a-t-elle insisté. « Les débats doivent permettre de faire naître un compromis, comme l’ont fait les sénateurs. Il y a un chemin, c’est à nous de le trouver », a fait valoir Yaël Braun-Pivet.

De son côté, l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint – dont le parti a déposé la motion de rejet – a jugé sur Sud Radio que « personne ne veut de ce texte, pour des raisons diamétralement opposées ». Elle estime par ailleurs que, puisque la question de l’immigration est discutée au niveau européen, « le texte en débat (en France) pourrait être caduc ».

« Ce n’est pas les gens qui utilisent le 49.3 toutes les semaines (…) qui peuvent venir donner des leçons aux députés en disant : il faut débattre », a balayé de son côté le député RN Sébastien Chenu sur LCI ce lundi matin. « Les députés sont des gens libres », a-t-il réagi face aux accusations de « déni de démocratie » portées par Gérald Darmanin en cas de vote de la motion de rejet.

Source:

Niger: la Cedeao ouvre la voie à un allègement sous conditions des sanctions

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La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), réunie en sommet à Abuja, a ouvert la voie dimanche à un allègement de ses sanctions à l’encontre du Niger, en le conditionnant à une « transition courte » avant un retour des civils au pouvoir.

Un comité composé des présidents du Bénin, du Togo et de Sierra Leone négociera avec le régime militaire nigérien les engagements à mettre en oeuvre avant un éventuel assouplissement des sanctions, a annoncé le président de la commission de la Cedeao, Omar Touray.

Ces militaires, qui ont renversé le 26 juillet lors d’un coup d’Etat le président élu Mohamed Bazoum, dirigent depuis lors le pays au sein du Conseil national de la sauvegarde de la patrie (CNSP).

En réaction, début août, les membres de la Cedeao avaient imposé de lourdes sanctions économiques et financières à Niamey.

« Sur la base des résultats de l’engagement du comité des chefs d’Etat avec le CNSP, l’autorité va progressivement alléger les sanctions imposées au Niger », a déclaré M. Touray à l’issue du sommet. Mais « si le CNSP ne se conforme pas aux résultats de l’engagement avec le comité, la Cedeao maintiendra toutes les sanctions ?, a-t-il ajouté.

L’organisation régionale veut que Niamey s’engage sur « une courte feuille de route pour la transition » vers « le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel », soit le retour à un régime civil.

rôle de médiateur

Cette décision de la Cedeao fait suite à la visite vendredi au Togo du chef militaire du Niger, le général Abdourahamane Tiani, avec certains de ses ministres. Quelques jours avant, Niamey avait demandé au président togolais Faure Gnassingbé de jouer un rôle de médiateur.

« Tiani est prêt à discuter de la durée de la transition et de la situation de Bazoum », qui est séquestré à Niamey dans sa résidence depuis le 26 juillet, a déclaré une source togolaise à propos de ces discussions.

En ouverture du sommet, M. Touray avait déclaré que « les autorités militaires (à Niamey) ont malheureusement montré peu de remords en s’accrochant à leurs positions intenables, prenant en otage non seulement le président Bazoum, sa famille et les membres de son gouvernement, mais aussi le peuple nigérien ».

La secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires africaines, Molly Phee, a fait savoir dimanche qu’elle avait été conviée à participer aux discussions du sommet visant à permettre le retour d’un régime démocratique au Niger et à contribuer à rendre le Sahel plus sûr.

Historiquement un partenaire clé de l’Occident dans la lutte contre les groupes jihadistes, le Niger a exigé le départ des troupes françaises qui a déjà débuté, tandis que les États-Unis y ont encore du personnel militaire.

Sur les quinze pays membres de la Cedeao, quatre sont désormais dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d’Etat depuis 2021: le Mali (2021), la Guinée (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023).

Avec les régimes militaires du Mali et du Burkina Faso, celui du Niger a créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES), afin de renforcer leurs coopérations.

« Cette alliance fantôme semble destinée à détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance », a dénoncé dimanche le président nigérian Bola Tinubu, qui préside la Cedeao.

Tout en appelant à « renouer le dialogue avec les pays sous régime militaire avec des transitions planifiées réalistes et à court terme ».

La multiplication de ces régimes militaires inquiète la Cedeao pour leurs mises en cause de la démocratie mais aussi pour les risques de déstabilisation régionale.

Le retrait de l’armée française du Sahel a renforcé les craintes de voir l’instabilité s’étendre aux États du golfe de Guinée: Ghana, Togo, Bénin et Côte d’Ivoire.

Et ce alors qu’en Sierra Leone et en Guinée-Bissau ont eu lieu récemment des événements présentés par les autorités comme des tentatives de coup d’Etat.

Source: www.lepoint.fr

Le sésame, un trésor nutritionnel pour la santé

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Première plante ayant servi, pendant la préhistoire, à produire de l’huile, le sésame est originaire de l’Asie du Sud et d’Afrique. De son nom scientifique Sesamum indicum, le sésame appartient à la famille des Pédaliacées. C’est une plante comestible et médicinale.

Le sésame est une plante cultivée pour ses graines. Les graines de sésame sont prisées surtout en Chine dont l’Afrique est le principal fournisseur. Même si sur le continent, beaucoup de peuples l’utilisent pour ses valeurs médicinales et nutritionnelles.

D’après les données de N’Kalô, une initiative de l’ONG RONGEAD qui donne des statistiques sur les filières agricoles en Afrique de l’Ouest et Centrale, les exportations africaines de la graine de sésame vers la Chine ont atteint plus de 400.000 tonnes en 2021. Cela représente 60 % des achats de la Chine concernant cette graine dans le monde.

Le Soudan est considéré comme le plus gros fournisseur de la Chine avec 120.554 tonnes. Le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso et le Togo sont également des clients importants de la Chine.

Comment se présente le sésame ?

Il faut reconnaître que c’est une plante qui est souvent confondue avec la graine de courge ou la graine de pistache. Le Sésame, lui, est une minuscule graine de la taille d’un grain de sable et sa plante peut mesurer jusqu’à 2 m de hauteur.

Le fruit du sésame se trouve dans une capsule qui est oblongue et qui s’ouvre et laisse entrevoir de petites graines lisses mesurant quelques millimètres.

Alors que pour la graine de courge (goussi en langue mina), c’est une plante rampante, avec des graines dont la taille peut faire entre 1 et 3 cm.

La couleur du vrai sésame peut varier du blanc crème à la couleur noire et parfois au brun. « Cela veut dire qu’il y a plusieurs variétés de Sesamum indicum qui est le vrai sésame », souligne le Dr Mathieu Kpônou Tobossi, Spécialiste en hygiène et qualité alimentaire, Directeur du Cabinet de Diétothérapie NFS-Togo.

DR MATHIEU KPÔNOU TOBOSSI
Selon le Dr Mathieu Kpônou Tobossi, deux à quatre cuillerées par jour, sans l’associer à quoi que ce soit, de façon régulière, élimine beaucoup de déchets dans l’organisme.

D’impressionnantes valeurs nutritionnelles

« Quel que soit ce que vous mangez, si vous prenez du sésame en quantité raisonnable, vous allez pouvoir évacuer les déchets issus de ce repas le lendemain », confie Dr Tobossi à BBC Afrique.

Selon lui, les petits grains qu’on retrouve sur les croissants ou les hamburgers à la pâtisserie, ce sont des sésames. « C’est croustillant quand on consomme ça », explique-t-il en insistant que le sésame est un très bon digestif.

Certains le mangent directement après l’avoir bien traité en enlevant les grains de sable. Mais la plupart le fait passer au feu en le torréfiant légèrement sans toutefois le griller. On peut après le conserver dans un flacon hermétiquement fermé.

Et selon le nutritionniste-diététicien, deux à quatre cuillerées par jour, sans l’associer à quoi que ce soit, de façon régulière, élimine beaucoup de déchets dans l’organisme. « Je l’ai toujours conseillé à mes patients depuis plus de 10 ans, et j’ai toujours eu de bons résultats », confirme Dr Togossi.

Et d’ajouter : « C’est très bon pour ceux qui sont hypertendus, les diabétiques, ceux qui ont les problèmes d’articulation, de nerfs et autres ». Il est également conseillé à des personnes qui ont des palpitations au cœur, des crampes, une vision floue, de l’insomnie.

GETTY IMAGES
On retrouve les grains de sésame sur les croissants ou les hamburgers à la pâtisserie.

Les bienfaits du sésame

Les bienfaits du sésame découlent de ses richesses en anti-oxydant. Les graines de sésame sont riches en fibres, protéines, lipides, en minéraux et surtout en vitamines B6.

Les graines produisent de l’huile, l’huile de sésame, riche en acide gras non saturé, qui a d’énormes bienfaits sur l’organisme de l’homme. Cette huile améliore la glycémie chez les diabétiques. Elle réduit la pression artérielle, parce que les graines de sésame sont chargées d’un nutriment qu’on appelle le magnésium qui contribue à baisser la tension artérielle.

Avec sa contenance en phytostérol, la graine de sésame bloque la production de mauvais cholestérol. Elle renferme également du zinc, producteur du collagène qui donne à la peau beaucoup plus d’élasticité. « L’huile de sésame, de par sa richesse en anti-oxydant, en minéraux et autres, régulièrement appliquée sur la peau, peut aider à réduire le risque de développer un cancer de peau », affirme le Dr Tobossi.

C’est un précieux complément pour le cardiaque, puisque le sésamol, composé d’anti-oxydant et d’anti-inflammatoire qui empêchent l’athérosclérose. Le sésame, poursuit-il, est très indiqué au niveau du cœur et des vaisseaux pour empêcher ce mal.

« L’acide phytique, le magnésium et les phytostérols constituent une triade qui permet de lutter efficacement contre l’installation et le développement des cellules cancéreuses », ajoute-t-il. C’est également un bon aliment contre l’anxiété, la mauvaise humeur et le stress, parce qu’il contient des vitamines calmante et relaxante, thiamine et tryptophane, surtout pour le cerveau, selon lui.

« J’ai été conseillé une fois pour traiter mon insomnie. J’avoue que j’ai un sommeil profond lorsque j’ai pris les graines de sésame que j’ai pris soin d’abord de torréfier », confirme Simplice, magasinier au port de Cotonou.

Le sésamol issu de l’huile de sésame, a des effets sur l’ADN. Il le protège contre les dommages causés par les radiations. Les nutritionnistes conseillent le sésame et l’huile de sésame à ceux qui travaillent dans les sociétés de téléphonie, dans les agences nucléaires, à la radiologie dans les hôpitaux.

Il traite aussi l’arthrite de par sa forte teneur en cuivre. Le sésame protège aussi le foie contre les effets de l’alcool. Une poignée de sésame contient plus de calcium qu’un verre de lait, et donc fait du bien aux os. « Ceux qui sont du troisième âge doivent beaucoup consommer le sésame pour éviter l’ostéoporose », indique le nutritionniste-diététicien.

Du sésame après un passage au mixeur

Pour le bien-être du bébé

Selon lui, un doux massage au bébé avec de l’huile de sésame améliore la croissance et apaise le sommeil de ce dernier. Cette huile corrige également la rougeur qu’on remarque sur la peau du bébé, surtout au niveau de l’entre-jambe lorsqu’on lui enlève les couches. On peut frotter la partie avec de l’huile du sésame.

Les graines de sésame, surtout sa variété noire sont très bonnes pour la santé oculaire, selon Dr Tobossi. On peut utiliser aussi l’huile de sésame pour faire les bains de bouche afin d’éliminer les plaques dentaires. « Ça blanchit aussi les dents », souligne-t-il.

« Ceux qui ont des problèmes respiratoires comme les asthmatiques, on leur conseille aussi d’utiliser le sésame pour bénéficier du magnésium qui empêche les spasmes des voies respiratoires », conseille-t-il.

Graine de sésame, un délice à la cuisine

Comme beaucoup d’autres qu’on rencontre sur le continent, les graines de sésame sont prisées aussi dans les cuisines africaines, notamment au Togo, au Bénin, au Ghana, etc. Beaucoup les utilisent comme épaississant pour les sauces.

C’est un délice, comme le confirme Armand. Quand BBC Afrique l’a joint depuis Cotonou, ce dernier n’a pas manqué de raconter comment son épouse, togolaise, l’a séduite avec la sauce faite à base des graines de sésame lors d’un voyage à Lomé.

« La sauce des graines de sésame, avec de la viande, du poisson fumé, du crabe et des crevettes, je ne réponds pas quand on m’appelle devant ce délice. Je me rappelle le soir où je me suis régalé chez Ami dans son petit restaurant dans le quartier Nyékonakpoé à Lomé, cette sauce et la pâte », se souvient-il, avec beaucoup d’émotion dans la voix.

Sauce à base de graines de sésame.

Et d’ironiser que « depuis ce jour, j’ai décidé de ne pas laisser Ami » qui est devenue aujourd’hui son épouse, mère de ses deux enfants.

Pour faire cette sauce, ajoute Armand visiblement conquis par ce plat, on écrase les graines de sésame dans le mixeur pour avoir un ensemble pâteux qu’on incorpore à la sauce tomate ou à la sauce légumes.

« Le résultat présente l’aspect d’une sauce graine ou d’arachide, mais différente par son goût unique. J’aime bien cette sauce. Ma femme me fait ça une fois dans la semaine, surtout quand j’ai appris que les graines de sésame sont bénéfiques pour la santé », se réjouit-il.

Mais pas très bénéfique après le passage au feu

Le Diétothérapeute Tobossi a également confirmé le délice qu’est la sauce des graines de sésame. Beaucoup de ses patients lui en parlent visiblement. C’est une habitude culinaire dans son pays, le Togo.

Sauf que le sésame perd beaucoup de ses valeurs lorsqu’il passe au feu ou que l’on en fait une sauce. Il explique qu’« on peut en tirer profit aussi, mais ce ne sera pas la même chose lorsqu’on le consomme cru ». Parce que la chaleur « détruit certains principes nutritionnels qui se trouvent dans les aliments ».

Selon lui, plus les aliments passent ou durent au feu, plus ils perdent certaines vertus. « Pour mieux profiter de tout ce que renferme le sésame, il faut le consommer sans que ça passe au feu », déclare-t-il. Et d’ajouter qu’on peut le torréfier légèrement pour que ça soit croustillant.

Les 10 bienfaits de la noix de cajou pour la santé

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Découvrez quelques faits fascinants sur les noix de cajou, notamment si ces noix sont bonnes ou non pour vous.

Que sont les noix de cajou ?

Les noix de cajou sont souvent appelées noix, mais botaniquement, elles sont classées comme graines, car elles proviennent du fruit de la noix de cajou (également connu sous le nom de drupe). Les drupes sont des fruits charnus à l’extérieur, mais contenant une coquille avec une graine à l’intérieur. Les plantes de noix de cajou appartiennent à un groupe de plantes appelées anacardiacées, qui comprend la mangue, le sumac et l’herbe à puce.

Les anacardiers poussent dans des climats plus chauds, comme l’Inde et le Vietnam, qui comptent parmi les plus grands producteurs mondiaux de noix de cajou. .

Les noix de cajou sont petites, en forme de rein, de couleur jaune pâle et ont un goût riche, de noisette et légèrement plus sucré que celui des cacahuètes. Ils peuvent être consommés crus, rôtis, sous forme de beurre de noix ou cuits dans des currys , des sautés et des pâtisseries .

Profil nutritionnel des noix de cajou

CLÉMENT TARDIF VIA GETTY IMAGES

30g de noix de cajou crues contiennent :

  • 166Kcal/695KJ
  • 5,5 g de protéines
  • 13g de graisse
  • 9g de glucides
  • 1g de fibres
  • 2 mg de fer
  • 88 mg de magnésium
  • 1,7 mg de zinc

Sur le plan nutritionnel, les noix de cajou sont une bonne source de protéines et de graisses insaturées. Une portion de 30 g contient environ 160 calories, mais comme elles sont riches en protéines et en graisses insaturées, elles procurent un plus grand niveau de satiété.

Cette portion fournit également environ 20 % de votre apport quotidien en magnésium, ce qui est important pour la santé hormonale, et contient également du manganèse, du sélénium, du fer et du zinc.

Bienfaits des noix de cajou pour la santé

AARONAMAT VIA GETTY IMAGES
  • Elles aident à protéger contre le rétrécissement des artères
  • Elles vous aident à vivre plus longtemps
  • Elles contiennent des antioxydants, pour aider à se protéger contre certaines maladies
  • Elles réduisent le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral
  • Elles peuvent réduire les symptômes de l’arthrose
  • Elles peuvent aider à gérer les symptômes de la colite
  • Elles peuvent aider à perdre du poids sainement
  • Elles peuvent aider à gérer la glycémie
  • Elles peuvent aider à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral
  • Elles peuvent aider à prévenir la perte de mémoire

Les noix de cajou sont-elles bonnes pour vous ?

GETTY IMAGES

1. Elles aident à protéger contre l’athérosclérose et peuvent abaisser le taux de cholestérol

Les noix de cajou contiennent du folate et de la vitamine E qui aident à protéger contre les artères bloquées ou rétrécies (athérosclérose). Une étude de 2019 a également révélé que la consommation quotidienne de noix de cajou peut contribuer à améliorer le taux de cholestérol chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

2. Elles vous aident à vivre plus longtemps

Des recherches ont montré que les régimes alimentaires riches en graisses insaturées, comme celles contenues dans les noix de cajou, réduisent le risque de mortalité totale et spécifique.

3. Elles aident à protéger l’organisme contre le stress oxydatif

Le stress oxydatif peut, au fil du temps, causer des dommages aux organes, aux tissus et même aux cellules, pouvant entraîner diverses maladies telles que la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques. Les antioxydants aident à « éponger » le stress oxydatif et les noix de cajou sont une excellente source d’antioxydants , en particulier de polyphénols et de caroténoïdes.

4. Elles contribuent à réduire le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral

L’homocystéine est un acide aminé, mais si les niveaux deviennent trop élevés dans l’organisme, cela augmente l’inflammation et donc le risque de maladie cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral. La consommation de noix de cajou a été associée à une réduction des niveaux d’homocystéine dans le corps.

5. Elles peuvent aider à réduire la dégénérescence due à l’arthrose

Une étude de 2020 a démontré que les bienfaits combinés des antioxydants et des anti-inflammatoires de la consommation de noix de cajou aident à lutter contre les effets négatifs de l’arthrose.

6. Elles peuvent aider à gérer la colite

La colite est une maladie inflammatoire de l’intestin et la recherche suggère que les noix de cajou peuvent aider à réduire l’inflammation et à gérer la colite.

7. Elles peuvent aider à perdre du poids sainement

La recherche indique que les régimes qui incluent une consommation plus élevée de noix, comme les noix de cajou, sont associés à une prise de poids réduite et à un risque moindre d’obésité.

8. Elles peuvent aider à gérer la glycémie

Une étude de 2019 a révélé que la consommation quotidienne de noix de cajou contribuait à améliorer la sensibilité à l’insuline , et donc la gestion de la glycémie chez les personnes diabétiques. Cela est probablement dû à la teneur élevée en protéines et en graisses insaturées qui contribuent à favoriser une saine régulation de la glycémie.

9. Elles peuvent aider à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral

Les noix de cajou sont une bonne source de magnésium, et des recherches ont montré que des taux sanguins plus élevés de magnésium étaient associés à une réduction du risque d’accident vasculaire cérébral.

10. Elles peuvent aider à protéger contre la perte de mémoire

Le bon profil nutritionnel des noix de cajou – protéines, graisses essentielles, vitamines et minéraux – collabore pour contribuer à offrir d’éventuels bienfaits contre la perte de mémoire.

Les noix de cajou sont-elles sans danger pour tout le monde ?

Il est possible d’avoir une allergie aux noix de cajou, et s’il y a le moindre signe de réaction allergique telle que des difficultés respiratoires, un gonflement du visage, de la langue ou des lèvres, contactez les services de secours, car cela peut mettre la vie en danger.

Les personnes allergiques aux noix sont plus susceptibles d’être allergiques aux noix de cajou.

Le fromage de cajou est-il bon pour vous ?

Lorsqu’il s’agit de fromage végétalien, le fromage de cajou est l’un des meilleurs choix car il est peu transformé et ne contient généralement que des noix de cajou et de l’eau, ou peut-être un peu de jus de citron et des flocons de levure.

Vérifiez l’étiquette lorsque vous achetez du fromage de noix de cajou pour vous assurer qu’il ne contient pas beaucoup d’extras ajoutés comme du sucre ou de l’huile supplémentaire.

L’essentiel…

Les noix de cajou présentent de nombreux avantages pour la santé et constituent une bonne source de nutriments, notamment de protéines et de graisses insaturées, ainsi que de nombreuses vitamines et minéraux.

Comme pour toutes les noix, il est préférable de les consommer avec modération dans le cadre d’une alimentation équilibrée, et il est toujours préférable de les consommer crues plutôt que celles salées ou grillées au miel, ce qui tend alors à annuler leurs bienfaits naturels pour la santé.

Source: https://www.bbc.com/afrique/articles/czr2zx97rxzo

Conseil des ministres du 6 décembre : suppression du Médiateur du Faso, du CES et de la Haute Cour de justice

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(Ouagadougou, 6 décembre 2023). L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi sous la présidence du Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Il a examiné plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour la marche de la Transition, selon le ministre Porte-parole du Gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Au titre de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution. Selon le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue BAYALA, sur les grandes réformes contenues dans ce projet de texte, il faut noter l’institutionnalisation des langues nationales comme langues officielles et le français demeure une langue de travail.

Au nombre des innovations de ce projet de loi, le ministre a cité la suppression du Médiateur du Faso et du Conseil économique et social (CES) dont les attributions et les missions seront confiées à une nouvelle institution dénommée Conseil national des communautés. Cette nouvelle institution va regrouper des leaders religieux, des coutumiers et les communautés à la base qui pourront dorénavant donner leur avis sur les grandes décisions relatives à la vie de la nation.

Ce projet de texte intègre aussi la transformation de l’Agence nationale de renseignement en Conseil national de sécurité qui sera constitutionnalisé, le réaménagement du régime de responsabilité pénale des dirigeants politiques qui entraîne nécessairement la suppression de la Haute cour de justice dont les compétences seront données à la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou, assistée par des jurés parlementaires.

Selon le ministre BAYALA, d’autres réformes sont inscrites dans ce projet de texte comme l’élargissement du pouvoir du Conseil constitutionnel, l’arrivée de personnes non magistrats dans la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et une connexion entre le parquet et le ministère en charge de la justice dans le cadre de la vision de la politique pénale du Chef de l’Etat.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un décret portant Conditions d’exercice de l’action récursoire. Ce texte entend renforcer l’état de discipline, de professionnalisme et de rigueur dans l’administration publique.

« Si un agent de l’Etat qui agit au nom de l’Etat venait à prendre une décision qui a un impact négatif sur autrui, si autrui porte plainte en justice par rapport à cette décision et si toutefois la justice donnait raison à autrui, l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités pour régler. Mais l’Etat va se retourner contre cet agent indélicat qui a agi sans professionnalisme, sans discipline et sans rigueur », a indiqué le ministre d’Etat, ministre en charge de la Fonction publique, Bassolma BAZIE.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a autorisé l’acquisition d’un immeuble de type R+11 avec sous-sol au profit de l’administration publique pour optimiser les locations. Pour le ministre en charge des Finances, Aboubakar NACANABO, l’acquisition de cet immeuble permettra à l’Etat d’économiser autour d’un milliard de FCFA de loyer par an.

Pour le compte de la Primature, le Conseil a adopté un décret portant institution des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Les chefs de la diplomatie du Mali, Niger et Burkina Faso proposent une confédération

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Les ministres des Affaires étrangères du Mali, Niger et Burkina Faso ont recommandé vendredi 1er décembre la création d’une confédération avec pour ambition de parvenir, à terme, à une fédération.

« Conscients du formidable potentiel de paix, de stabilité, de force diplomatique et d’émergence économique qu’offre une alliance politique renforcée, les ministres (…) guidés par l’ambition de parvenir, à terme, à une fédération réunissant le Burkina, le Mali et le Niger, recommandent aux chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel la création d’une confédération des trois pays », dit un communiqué conjoint publié au sortir d’une réunion de deux jours à Bamako.

Renforcement de l’alliance

Le Mali et le Burkina Faso, respectivement dirigés par Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État en 2020 et 2022, avaient rapidement affiché leur solidarité avec les généraux de Niamey, menés par le général Abdourahamane Tiani, après leur prise de pouvoir fin juillet. Ensemble, ils ont créé une « Alliance des États du Sahel » (AES) qui prévoit une assistance mutuelle en cas d’atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des trois États et des liens économiques renforcés.

Soudés contre les pressions internationales qui poussent pour un retour à des régimes démocratiques, les trois régimes militaires le sont également contre les jihadistes dont les attaques ravagent leurs pays.

Durant la réunion qui visait à rendre plus concrète le mode de fonctionnement de la nouvelle alliance, les trois ministres ont insisté sur la diplomatie, la défense et le développement « pour consolider l’intégration politique et économique » entre les trois pays.

Banque d’investissement et fonds de stabilisation

Réunis le 25 novembre, les ministres de l’Économie et des Finances avaient recommandé la création d’un fonds de stabilisation et d’une banque d’investissement, ainsi que la mise en place d’un comité chargé d’approfondir les réflexions sur les questions d’union économique et monétaire, dit le communiqué.

Les ministres des Affaires étrangères ont été reçus par le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, et à la primature malienne. Les conclusions seront soumises aux chefs d’États qui doivent se réunir prochainement à Bamako, a indiqué Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie malienne, sans préciser la date.

www.jeuneafrique.com

Yacouba Sawadogo, le Burkinabè qui arrêta le désert, est mort

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Le paysan, lauréat d’un prix Nobel alternatif en 2018, s’est éteint dans son village du nord du Burkina Faso le 3 décembre.

« L’homme qui a arrêté le désert » est décédé chez lui, à Gourga, près de la forêt à laquelle il a consacré sa vie. Yacouba Sawadogo avait vu son travail acharné récompensé par le prix Right Livelihood en 2018. Il s’était fait connaître en plantant des arbres durant plus de quarante ans, dans la région du Yatenga (Nord).

Malgré l’aridité du sol, le septuagénaire tradipatricien était parvenu à développer une forêt de près de trente hectares, au sud de Ouahigouya, devenant par la même occasion une figure de proue de la lutte contre la désertification et de la préservation de la biodiversité au Burkina Faso.

La forêt Bangr-Raaga, le « marché du savoir » en mooré, abrite aujourd’hui plusieurs dizaines d’espèces de végétaux, ainsi que différentes espèces d’animaux. Armé d’une machette, et d’un savoir-faire rodé pendant des décennies, Yacouba Sawadogo s’était notamment appuyé sur la technique du zaï. Utilisée dans plusieurs pays du Sahel, et notamment au Burkina Faso et au Mali, elle consiste à creuser des trous à semis afin d’y concentrer de la matière organique et de l’eau de ruissellement de manière à attirer des termites et favoriser l’infiltration.

Hommages

Si ses voisins étaient sceptiques au premier abord, Yacouba Sawadogo a vu sa popularité augmenter au fil des années. Il a obtenu en 2020 le titre de « Champion de la terre » des Nations unies pour son travail, et a vu ses techniques de reforestation rayonner à travers tout le pays. Dans le Nord, « les gens partaient, les animaux et les arbres mouraient » au début des années 1980, racontait l’agriculteur burkinabè à l’ONU. « Nous avons donc dû chercher une nouvelle façon de cultiver, car toute la bonne terre disparaissait et si nous restions ici à ne rien faire, notre vie était en danger », avait-il expliqué.

L’annonce de sa mort a suscité de nombreuses réactions. Le gouvernement burkinabè a publié un communiqué, dimanche 3 décembre, dans lequel l’exécutif « rend hommage à un visionnaire et à un homme d’action », « un exemple de résilience, d’engagement, de combativité et de persévérance dans la lutte contre la désertification ».

Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, porte-parole du gouvernement, le combat de Yacouba Sawadogo « doit inspirer les générations actuelles, enseigner aux futures et interpeller nos consciences sur notre responsabilité individuelle et collective dans la préservation de l’environnement ». Le président de la transition, Ibrahim Traoré, a également présenté ses condoléances à la famille de Yacouba Sawadogo et salué son travail sur les réseaux sociaux.

Source: www.jeuneafrique.com

Décès de Drissa Malo TRAORÉ dit Saboteur, le Ministre Dr Boubakar SAVADOGO salue la mémoire d’un homme qui a consacré toute sa vie au sport

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C’est avec une grande tristesse que le Ministre des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi, Dr Boubakar SAVADOGO a appris le décès ce dimanche 3 décembre 2023, de Drissa Malo TRAORÉ dit Saboteur, ancien sélectionneur national des Étalons football.

Drissa Malo TRAORÉ dit Saboteur, en tant que coach et sélectionneur national a fortement contribué à l’éclosion de talents dans le domaine du football. Il a, de par son expertise, contribué à promouvoir l’image du Burkina dans la sous-région, où il fut un entraîneur dévoué et talentueux.

Au nom de Son Excellence Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambela Premier Ministre Chef du Gouvernement et en son nom propre, il présente ses condoléances à la famille biologique de Drissa Malo TRAORÉ, et à tout le monde sportif Burkinabè.

Puisse Drissa Malo TRAORÉ dit Saboteur reposer en paix, et que la terre libre du Burkina lui soit légère.

DCRP MSJE