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Burkina Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré annonce de grandes initiatives pour 2024

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A l’occasion de la fête du nouvel an, le président de la transition Ibrahim Traoré a livré un discours dans la nuit du dimanche 31 décembre 2023. Dans son allocution, il est revenu sur la situation sécuritaire du pays, le combat contre l’impérialisme et contre la corruption. Par ailleurs, il annonce que de grandes réformes seront entreprises dans le secteur de l’industrie, de l’agriculture et de la culture pour un développement plus radieux du pays. Ses vœux pour cette année 2024 sont entre autres la santé, l’amour et le bonheur pour les citoyens.

Peuple du Burkina Faso,
Camarades combattants pour la liberté, pour la paix, la souveraineté et l’indépendance réelle ;

C’est un honneur et un plaisir pour moi de m’adresser à vous au seuil du nouvel an 2024 pour souhaiter aux Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, aux amis et aux partenaires du Burkina Faso, bonne et heureuse année 2024.

Rendons grâce à Dieu qui nous a permis de voir ce jour qui marque la fin de l’année 2023. Prions également le bon Dieu pour ceux qui ont donné leur vie pour l’indépendance du Burkina Faso dans la reconquête de notre territoire ; que leurs âmes reposent en paix sur la terre libre du Burkina Faso.

Nous prions également que Dieu accorde la santé à tous ceux qui, aujourd’hui, se

retrouvent blessés du fait de l’hydre terroriste et qui ont mené le combat noble pour notre liberté.

Nous sommes solidaires de toutes ces personnes qui ont dû quitter leur contrée, qui se retrouvent aujourd’hui personnes déplacées internes.

Camarades ;

2023 a été une année au cours de laquelle nous avons fait une analyse profonde de la situation du Burkina Faso. Une année au cours de laquelle nous avons posé un diagnostic profond des maux qui minent le Burkina Faso ; ce qui a amené à prendre des décisions importantes. Ces décisions ont été de briser les premières chaînes de l’esclavage, de l’impérialisme, du néocolonialisme. Parce que, dit-on, vous ne pouvez espérer retrouver votre objet perdu en faisant appel à l’aide, à celui qui vous l’a dérobé.

2023 a été une année où beaucoup d’initiatives ont vu le jour. Le 11 décembre dernier,

comme nous le résumions, à propos de tout ce que nous avons pris comme initiatives dans le domaine de la défense, dans le domaine sanitaire, aussi dans le domaine de l’autosuffisance alimentaire, beaucoup d’initiatives de développement, d’industrialisation ont été lancées. C’est le lieu pour moi de saluer le peuple burkinabè pour sa résilience, pour avoir compris le sens du combat que nous menons pour la reconquête du territoire et pour l’indépendance réelle du Burkina Faso.

2024 sera une année au cours de laquelle nous allons continuer ce combat. Nous allons continuer à briser les chaînes de l’esclavage, à briser les chaînes du néocolonialisme qui nous empêchent de connaître le bonheur.

Au cours de cette année 2024, nous allons poursuivre les efforts de reconquête du territoire et amplifier la lutte. C’est pour cela qu’au niveau de la Défense, nous verrons la création de la première brigade de combat que nous avons dénommée, la Brigade spéciale d’intervention rapide qui regroupera les différents bataillons d’intervention

rapide, un groupement de forces spéciales et un groupement spécifique.

Cela s’inscrit toujours dans le sens de la réorganisation de notre armée, de sa réarticulation, de la relocalisation des différentes forces en mesure de faire face à la situation sécuritaire. Un plan d’équipement stratégique et un plan de réorganisation des différentes forces a vu le jour en 2023. Cela va se concrétiser en 2024 par l’arrivée de nouveaux moyens lourds de protection et l’augmentation de la puissance de feu des unités combattantes. En plus de ce volet, il faut savoir que 2024 sera aussi une année de défis parce que nous nous sommes fixés des objectifs dans le domaine de la reconquête et aussi pour le retour des PDI dans leurs localités et leur sécurisation.

Au cours de l’année 2023, comme je vous le disais, beaucoup d’initiatives ont été entamées et en 2024, nous devrons pouvoir approfondir et mettre réellement en œuvre tout ce que nous avons entamé, notamment l’Initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire et aussi l’Offensive agro-pastorale du ministère de

l’agriculture qui a été lancée dernièrement. La campagne sèche est en cours dans le cadre de ces deux initiatives pour que nous puissions, au cours de l’année 2024, atteindre sinon nous approcher de l’autosuffisance alimentaire.

C’est un défi pour nous et j’invite donc le peuple burkinabè à s’approprier ces initiatives et à vous lancer partout où vous êtes pour que l’État puisse aussi vous accompagner et que nous puissions relever ce défi-là. Dans le domaine de l’industrialisation et de tout ce qui peut aller dans le sens d’apporter un plus à tous ces vaillants commerçants qui font de leur mieux pour desservir les différentes localités de Burkina Faso, beaucoup d’initiatives seront prises dans ce sens. L’APEC est déjà lancée pour nous permettre d’avoir un certain nombre d’usines. Beaucoup d’initiatives sont à venir au cours de l’année 2024.

Au cours de l’année 2024, nous allons encore demander au peuple burkinabè de s’approprier l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire. Après

analyse de la situation sanitaire comme nous l’avons dit le 11 décembre dernier, il faut que nous puissions reconstruire nos villes et les assainir. Il s’agira donc pour les populations de s’approprier cette initiative et de se lancer dans l’assainissement, l’urbanisation et faire en sorte que nos cadres de vie soient encore plus agréables pour que certaines épidémies que nous avons connues ne puissent pas ressurgir au cours de cette année.

Le combat que nous menons aujourd’hui est également un combat de la culture. Comme vous l’aurez remarqué, en posant un diagnostic du problème, nous avons compris que la colonisation nous a déracinés. Nous avons perdu notre culture, notre belle culture qui nous enseigne la paix, la solidarité, l’entraide. Nous avons perdu ces valeurs. Voilà pourquoi nous tenons à ce que la culture occupe une place importante dans notre combat.

C’est ce qui nous a amené à officialiser nos langues nationales et à créer le Conseil national des communautés à travers le projet de loi qui vient d’être adopté à l’Assemblée législative de Transition. Ceci doit nous amener à revenir à nos racines, à nos traditions, à nos cultures pour pouvoir faire ressurgir ces valeurs de solidarité qui nous manquent beaucoup, ces valeurs de paix, de tolérance et d’entraide.

Sur le volet de la corruption, le phénomène a perduré au cours de l’année 2023. Pour 2024, nous comptons lancer la machine de la lutte contre la corruption. C’est le lieu pour moi d’inviter toutes ces institutions et structures qui œuvrent dans la lutte contre la corruption à redoubler d’efforts pour que nous puissions bannir ce phénomène de notre société.

Camarades ;

Nous restons convaincus de notre trajectoire, de la ligne que nous avons adoptée. Il n’y a pas mieux que cet itinéraire que nous avons emprunté pour notre liberté, pour notre souveraineté et pour que le Burkina puisse prospérer. Nous sommes convaincus et avec le peuple burkinabè, nous sommes rassurés plus que jamais que le combat que nous menons est noble pour le Burkina Faso, pour l’AES (Alliance des Etats du Sahel) et pour l’Afrique toute entière.

Je vous souhaite une très bonne année 2024 ; une année pleine de santé, une année de combattivité, une année au cours de laquelle tous les Burkinabè pourront cultiver l’amour entre eux ; une année au cours de laquelle nous souhaitons que les Burkinabè fassent fi des différends qu’ils ont connus afin de regarder ensemble vers l’avenir ; une année de bonheur, une année au cours de laquelle les espoirs des uns et des autres vont se voir accomplis.

Je ne saurai terminer sans remercier le peuple burkinabè qui a compris le sens de la lutte et qui se bat, jour et nuit, à travers la veille citoyenne pour protéger cette transition. Parce que dit-on, l’ennemi n’a pas encore rangé sa hache de guerre ; que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur, l’impérialisme est toujours en activité.

Merci au peuple burkinabè pour ce combat que nous menons ; et merci à tous ceux qui, de près ou de loin, nous soutiennent, qu’ils soient de l’intérieur, de l’extérieur, partout dans le monde, qui soutiennent le Burkina Faso dans cette lutte.

Vive le Burkina Faso !
Que Dieu protège le Burkina Faso !
La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Le Président de la Transition,
Chef de l’Etat,

Conseil des ministres : le gouvernement adopte un décret portant gestion des agents publics de l’Etat en situation de crise

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(Ouagadougou, 29 décembre 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi, le dernier Conseil des ministres de l’année 2023. Plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises pour la bonne marche de la Transition, selon le Porte-parole du gouvernement, le ministre d’Etat Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil des ministres a adopté un décret portant gestion des agents publics de l’Etat en situation de crise. Ce décret vient combler un vide et vise à permettre au gouvernement d’avoir des éléments opérationnels pour gérer les cas de certains agents publics se trouvant dans des situations de crise, a indiqué le ministre d’Etat Bassolma BAZIE.

« Notre pays traverse une situation difficile qui fait que malgré l’engagement, la détermination et l’esprit de sacrifice des agents publics, il y a certaines situations dans lesquelles ils se retrouvent ; pour les gérer, l’ancienne législation ne permet pas de prendre certains cas en charge », a expliqué M. BAZIE. Il a précisé que le décret qui s’articule sur six (6) parties porte, entre autres, sur l’organisation du service public de l’Etat dans les localités impactées par l’insécurité, les examens et concours professionnels, les affectations des agents, leurs évaluations annuelles, la prise en charge de ceux blessés, la discipline et les sanctions.

Pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et Halieutiques, deux rapports ont été présentés au Conseil. Le premier porte sur la situation prévisionnelle de la campagne humide 2023-2024. « Nous avons une production céréalière d’environ 5 346 304 tonnes de céréales produites. Ce qui représente une augmentation d’environ 1,30% par rapport à la campagne humide précédente et une augmentation 5,30% par rapport à la moyenne des cinq (5) dernières années.

Ces résultats ont été atteints bien que certaines zones n’aient pas pu produire », a indiqué le chef du département, le Commandant Ismaël SOMBIE. Il est important de relever que ces résultats auraient pu être meilleurs si l’ensemble des données avaient été compilées dans les délais impartis.

Le Commandant Ismaël SOMBIE se réjouit des performances atteintes qui se justifient par l’importance des moyens mis à disposition par le gouvernement en termes de soutien à la production. Toutefois, « malgré cet accompagnement et compte tenu de la campagne pluvieuse assez capricieuse dans certaines localités, il y a 19 provinces qui sont déficitaires, 7 sont en équilibres et 19 autres sont en production excédentaire. Ce qui découle sur un déficit céréalier d’environ 81 000 tonnes » a-t-il ajouté. Un plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables est donc en cours de validation.

Le deuxième rapport présenté est relatif à une proposition de solution pour la mise en valeur des sites de production de fruits et légumes de l’ex société Flex- FASO abandonnés depuis quelques années. Ces sites sont d’une superficie totale estimée à environ mille (1000) hectares.

Selon le ministre Ismaël SOMBIE, le conseil a autorisé que des dispositions soient rapidement prises pour mettre en exploitation ces superficies en collaboration avec les populations locales en les organisant sous forme de coopératives en vue d’une reprise de la production d’anacarde et de fruits divers.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Unité africaine et souveraineté des Etats : Tiken Jah FAKOLY salue l’engagement du Chef de l’Etat

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(Ouagadougou, 22 décembre 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a reçu en audience ce vendredi, la star du reggae, Tiken Jah FAKOLY présent au Burkina Faso pour une série de concerts à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

Tiken Jah FAKOLY a parlé d’unité africaine avec le Chef de l’Etat. « Le combat au Burkina Faso aujourd’hui, est un combat pour l’Afrique et pour la vraie copie de l’indépendance. Parce que, celle qui nous a été donnée en 1960 était la photocopie. Notre génération a donc décidé de récupérer la vraie copie sans animosité et sans être contre quelqu’un », a déclaré l’artiste.

C’est pourquoi la star du reggae a loué l’engagement du Capitaine Ibrahim TRAORE dans la lutte contre le terrorisme et pour la souveraineté du Burkina Faso. « Le combat du président TRAORE, c’est un combat pour l’Afrique. On ne peut que le féliciter et lui souhaiter beaucoup de courage car ce n’est pas facile. Ce n’est pas un combat contre quelqu’un mais c’est pour la liberté », a soutenu le reggae man panafricaniste.

Il a rassuré le Président de la Transition de son accompagnement au niveau de l’éveil des consciences pour que les populations puissent comprendre le sens de son travail. Pour lui, « si le Chef de l’Etat continue de faire le combat, c’est parce que le peuple est d’accord et le soutient ».

Le reggae man est présent dans notre pays pour deux concerts à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou. A travers ces activités, il entend faire passer des messages d’éveil de conscience et de sensibilisation. « Je me suis dit que c’est actuellement que je dois venir au Burkina Faso pour apporter mon soutien au peuple Burkinabè. Nous sommes heureux de faire ces deux concerts à cette période », a-t-il conclu.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Loi immigration : « La République n’est pas raciste », affirme Huguette Tiegna, députée Renaissance

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Deux jours après l’adoption de la loi immigration, l’élue du Lot née au Burkina-Faso explique dans un entretien à Challenges les raisons de son vote en faveur de ce texte salué par le Rassemblement national.

Le parcours d’Huguette Tiegna est singulier. Née au Burkina-Faso et naturalisée française quelques mois avant les élections législatives de 2017, elle est devenue députée En Marche ! du Lot puis réélue en 2022 sous la bannière Renaissance.

Ingénieure et docteure en génie électrique au Havre après une partie de ses études supérieure en Afrique, elle explique pourquoi elle a voté en faveur d’une loi fustigée par une partie de la majorité et qui a fissuré la macronie.

Challenges – Pourquoi avoir voté en faveur de la loi immigration qui durcit les conditions d’entrée sur le territoire et contient des éléments qui, de l’aveu de l’exécutif, sont contraires à la constitution ?

Je l’ai votée non pas parce qu’elle est parfaite mais parce qu’elle contient plusieurs aspects qui vont dans le sens que je défends. Le volet sur la criminalisation des passeurs est renforcé : ils seront désormais punis d’une amende d’un million et demi et d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. Je soutiens également le volet portant sur l’intégration des étrangers notamment par le travail. C’est une mesure que j’ai toujours défendue. Pour moi, les étrangers ne viennent pas en France pour bénéficier des aides. Ils viennent parce qu’ils ont envie de travailler et mieux gagner leur vie.

Les employeurs veulent régler la question de l’emploi. Parmi les travailleurs sans papiers, beaucoup sont précaires ou exploités. Cette loi contient des mesures qui vont dans le sens de l’intérêt national.

Vous faites référence à l’article 4bis du Sénat. Mais cette mesure permettrait, au mieux, la régularisation de 7.000 à 10.000 travailleurs sans papiers par an selon Gérald Darmanin.

Si grâce à cette loi, on arrive à sortir de la précarité 10.000 femmes de ménages, ouvriers du bâtiment ou encore des employés de restaurant, alors c’est déjà un pas vers une réponse humaine.

Le préfet décide déjà d’une régularisation d’un travailleur irrégulier. A quoi sert donc cet article ?

La situation sera encore plus formalisée qu’aujourd’hui puisqu’il y aura un cadre de loi plus précis même si, il est vrai que le préfet aura toujours le dernier mot. C’est aussi au ministère de l’Intérieur à veiller à ce que la loi soit respectée. J’essaye d’être efficace et si dans une loi, je peux participer à résoudre des situations alors je la vote même si je ne suis pas d’accord avec l’ensemble des mesures.

Justement, la déchéance de nationalité, la réduction du droit du sol, le durcissement des APL pour les étrangers… Que pensez-vous de toutes ces mesures inspirées par un programme d’extrême droite ?

Je ne suis pas pour la déchéance de nationalité mais il faut savoir qu’elle a été instaurée par François Hollande et existe déjà pour des motifs terroristes.

Ce qui a été voté complète cet aspect puisque cette déchéance de nationalité s’étend désormais aux personnes condamnées pour un crime commis sur une personne dépositaire de l’autorité publique ou un magistrat. Et pour les APL, le texte en CMP a adouci celui du Sénat sur plusieurs points.

Avec cette loi, vous n’auriez certainement pas pu rester en France à la suite de vos études puisqu’elle exige le dépôt d’une caution conditionnée au retour dans le pays d’origine…

Cette loi n’empêche pas les étudiants de venir en France ! Elle se concentre sur l’immigration illégale, pas l’immigration régulière. Les étudiants viennent avec un titre de séjour qu’ils renouvellent chaque année.

Si vous voulez parler de mon cas personnel, je suis arrivée en France avec une bourse pour mon master et j’ai travaillé en parallèle pendant mon doctorat. La caution ? Il s’agit d’un montant qui sera certainement compris en 20 et 50 euros même si je sais que c’est beaucoup pour certains. Cette loi ne m’aurait pas empêchée de venir en France et elle n’empêchera pas non plus ceux qui ont envie de venir étudier en France. Je ne vote pas en fonction de mes origines mais dans le respect des valeurs de la République en tâchant d’être efficace dans la mission que les électeurs m’ont confiée.

L’aile gauche de la majorité a vacillé à cause de ce texte avec un point d’orgue la démission du ministre de la Santé. Certains disent que la philosophie de la Macronie de 2017 n’existe plus. Partagez-vous leur constat ?

La plupart de nos députés n’ont pas voulu voter parce que la version de la commission n’a pas été retenue et c’est difficile pour toute la majorité. Il y a parmi nous beaucoup de sensibilités et l’aile gauche a parfois du mal à bouger et l’aile droite aussi alors que dans un texte de compromis, tout le monde doit faire des efforts. Mais cette loi ne va pas à l’encontre de nos valeurs. La République n’est pas raciste comme je peux parfois le lire sur les réseaux sociaux et si des mesures ne sont pas conformes à la Constitution, le Conseil constitutionnel les retoquera.

Lire aussiImmigration : le Conseil constitutionnel pourrait censurer la  » préférence nationale déguisée  » des aides sociales

A titre personnel, avez-vous hésité à voter cette loi ?

J’ai beaucoup réfléchi après la motion de rejet votée à l’initiative de la gauche. Elle a beaucoup ricané ce soir-là mais comment on arrive à un texte convenable en partant de celui du Sénat ? Le texte de la majorité était celui de la commission des lois. Ça a été un vote dur, certainement l’un des plus durs depuis que j’ai été élue mais il contient des mesures que les Français attendaient.

Source: www.challenges.fr

Loi immigration : le texte définitivement adopté par le Parlement

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Après le Sénat, l’Assemblée nationale a à son tour adopté mardi soir le projet de loi immigration issu d’un compromis entre la majorité et les Républicains. Le texte est définitivement voté mais non sans avoir causé d’importants remous au sein du camp présidentiel.

Au terme d’une intense journée, le projet de loi immigration a été adopté par les deux chambres du Parlement. Si le Sénat a voté, sans surprise, majoritairement pour ce nouveau texte issu d’un compromis trouvé entre la majorité et les Républicains, rien n’était moins sûr pour l’Assemblée nationale. Le texte a été considérablement durci, ce qui a été salué par l’extrême droite. Et c’est ce rôle et soutien du Rassemblement national qui ont suscité de très vives réactions lors de débats agités à l’Assemblée nationale.

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, s’est félicité d’un « texte fort« . Il a salué un « long combat pour mieux intégrer les étrangers et expulser ceux qui commettent des actes de délinquance. Un texte fort et ferme. Sans les voix des députés RN« , a-t-il écrit sur le réseau social X à l’issue du vote à l’Assemblée nationale où le projet de loi a été adopté par 349 voix pour et 186 contre, après un vote favorable du Sénat plus tôt dans la soirée.

Ce texte controversé, promis depuis dix-huit mois par le ministre de l’Intérieur, n’est « certes pas parfait, mais c’est un texte très difficile qui a été voté sans 49-3″, l’arme constitutionnelle qui aurait permis une adoption sans vote, s’est-il félicité devant les médias à la sortie de l’hémicycle. L’adoption de ce texte à la coloration très droitière s’est faite grâce à une majorité « très large« , même en retirant le vote pour des députés RN, a encore déclaré le ministre.

Sur le fond, le texte adopté mardi ne comporte pas de mesure de suppression de l’Aide médicale d’État, réservée aux sans-papiers et dont le sort a été retiré du projet de loi immigration et renvoyé vers un nouveau texte début 2024 par le gouvernement, s’est satisfait le ministre de l’Intérieur.

20 députés de la majorité ont voté contre, 17 se sont abstenus

Dans le détail, sur le 170 députés Renaissance, 20 d’entre eux ont voté contre, dont, comme annoncé, Sacha Houlié et Gilles Le Gendre, et 17 se sont abstenus, deux étaient visiblement absents. Au Modem, cinq députés ont voté contre et 15 se sont abstenus, un député était visiblement absent. Chez Horizons, seuls deux députés ont voté contre.

Emmanuel Macron envisageait de ne pas promulguer le texte s’il passait grâce aux voix du RN

Conséquence de ce qui a été perçu comme un rapprochement des idées défendues par le Rassemblement national, plusieurs députés de la majorité n’ont pas voté en faveur du texte et plusieurs ministres de l’aile gauche du macronisme ont menacé de démissionner. Pour apaiser le jeu, Emmanuel Macron a proposé que le texte ne soit pas promulgué s’il était adopté grâce aux voix du RN. Le président de la République envisageait d’utiliser l’article 10 de la Constitution qui lui permet de demander une nouvelle délibération à l’Assemblée et au Sénat.

Elisabeth Borne dénonce une « grossière manoeuvre » du RN

Plus tôt dans la journée, la Première ministre Elisabeth Borne avait dénoncé devant les députés Renaissance une « grossière manoeuvre » du RN. Elle a également promis que les voix du RN ne seraient pas prises en compte, appelant les élus Renaissance à voter pour le projet de loi. « Nous faisons face à une grossière manoeuvre du RN. Ne tombons pas dans leur piège. Ils plantent le drapeau sur notre texte alors qu’ils ne l’ont pas voté au Sénat et qu’ils disent depuis plusieurs semaines ne pas pouvoir voter un texte de régularisation par le travail« , a affirmé la Première ministre, selon des participants à cette réunion.

Plusieurs ministres ont mis leur démission dans la balance

Dans l’après-midi, plusieurs ministres avaient envisagé de démissionner. Selon les informations de franceinfo, une réunion était prévue dans la soirée avec Roland Lescure, chargé de l’Industrie, Clément Beaune, ministre des Transports, Sylvie Retailleau, chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Patrice Vergriete, chargé du Logement.

Deux entourages de ministres ont tenu à démentir ce mardi soir auprès de France Télévisions leur présence à ce rendez-vous. Il s’agit de l’entourage de la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, et celui du ministre de la Santé Aurélien Rousseau.

Le député Sacha Houlié, figure de l’aile gauche macroniste et président de la commission des Lois, a lui aussi annoncé mardi voter contre le projet de loi. D’autres députés de l’aile gauche de Renaissance ont annoncé voter contre, tels Gille Le Gendre, Stella Dupont, Cécile Rilhac, Nadia Hai et Eric Bothorel.

Les Jeunes avec Macron (JAM) ont par ailleurs appelé les parlementaires à voter contre ce projet de loi.

Source: www.francebleu.fr

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 13 novembre 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 décembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 55 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités dans les structures de l’Administration publique.

Ce décret est une relecture du décret n°2003-266/PRES/PM/MFPRE du 27 mai 2003 portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités.

Les innovations majeures de ce décret sont relatives à :

  • un démarrage du processus d’élaboration des contrats d’objectifs à partir de l’adoption du projet de loi de finances ;
  • la révision des délais en vue de permettre aux départements ministériels de disposer des programmes et rapports d’activités adoptés par les Conseils d’administration des secteurs ministériels (CASEM) respectivement au 31 décembre de l’année N et au 31 mars de l’année N+1 ;
  • la proposition de la date limite du 30 juillet pour le réaménagement/révision des programmes d’activités.

L’adoption de ce décret permettra d’améliorer l’élaboration des programmes et rapports d’activités ainsi que la performance des structures de l’Administration publique.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination  d’un Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Gaston GAKOSSO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant fin de fonction du Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, République Fédérale d’Allemagne.

Monsieur Gisbert DREYER a été nommé en 2010 Consul honoraire du Burkina Faso à Munich avec pour circonscription la Bavière et Saxe mais depuis décembre 2022, l’intéressé a changé de domicile et réside à Berlin.

L’adoption de ce décret consacre la fin de fonction de Monsieur Gisbert DREYER en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, conformément à l’article 11 du décret n°2003-283/PRES/PM/MAECR du 09 juin 2003, portant règlementation de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger qui fait obligation au Consul de résider dans sa circonscription consulaire.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de formation en travail social (INFTS).

L’adoption de ce décret permet à l’Institut national de formation en travail social de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Cyprien TRAORE, Mle 51 929 L, Inspecteur des douanes, Membre représentant le ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, à la Brigade nationale anti-fraude de l’or pour un premier mandat de trois (03) ans. 

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la mobilisation de ressources en vue de l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex Télévision numérique terrestre (TNT) ainsi que l’opérationnalisation du nouveau modèle économique pour la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Cette demande d’autorisation fait suite aux conclusions des travaux du comité national de suivi et d’orientation du projet multiplex de la TNT mis en place dans le cadre de la feuille de route adoptée en Conseil des ministres, le 03 novembre 2021.

L’ouverture d’autres multiplex permettra à terme à notre pays d’avoir une plus grande souveraineté en matière de canaux de diffusion. Elle offre également l’opportunité de recentrer le modèle économique de la SBT pour lui permettre d’assurer son équilibre financier et de participer à la mobilisation des ressources financières pour le Trésor public.

Il s’agira aussi de permettre à la SBT d’être un opérateur national de diffusion avec des contenus en clair pour les chaînes nationales et des bouquets payants.

L’adoption de ce rapport permettra à la Société burkinabè de télédiffusion d’entreprendre les actions nécessaires en vue d’acquérir, d’installer et d’exploiter les nouveaux multiplex TNT et d’opérationnaliser le nouveau modèle économique.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1.Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso aux Sommets Saoudo-Afrique et Arabe-Afrique à Riyad, tenus les 10 et 11 novembre 2023 à Riyad, au Royaume d’Arabie Saoudite.

Placé sous le thème « Développement et prospérité : agriculture, éducation, santé et aide humanitaire », le sommet Saoudo-Afrique a permis aux Etats africains et au Royaume d’Arabie Saoudite de revisiter leur coopération et de réfléchir à des actions de renforcement. Le sommet Arabe-Afrique a permis de discuter de la crise sécuritaire et politique en Palestine.

Une cinquantaine de pays africains dont une quinzaine de Chefs d’Etat ont pris part à ces sommets autour de Son Altesse Royale, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz Al SAOUD, Prince héritier, Premier ministre du Royaume d’Arabie Saoudite.

En marge des travaux de ces sommets, des accords bilatéraux de financement ont été signés entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie Saoudite. Il s’agit de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de développement de l’élevage laitier de la zone périurbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO II) et de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.

II.2Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 1ère table-ronde des ministres africains chargés de l’Enseignement, de la formation technique et professionnelle (EFTP) tenue du 10 au 14 novembre 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).

Cette 1ère table-ronde est née de la volonté d’apporter des réponses concertées aux problématiques du chômage et du sous-emploi au regard des défis liés à l’insertion professionnelle des jeunes.

A l’issue des travaux, il a été mis en place un bureau exécutif du Réseau des cadres de qualification et de certification regroupant toutes les communautés régionales africaines. Le Burkina Faso a été désigné à l’unanimité comme membre représentant la Communauté des Etats sahélo sahariens (CEN-SAD) pour siéger au sein dudit bureau pour un mandat de trois (03) ans.

III. NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
-Madame Yéri Mathilde Ida SIB, Mle 112 441 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des finances et de la comptabilité du Fonds d’assistance judiciaire.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
-Monsieur Moustapha Alassane TASSEMBEDO, Mle 207 965 L, Ingénieur halieute, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des ressources halieutiques ;
-Monsieur Inoc POODA, Mle 91 480 R, Ingénieur d’agriculture,1ère classe,  5ème échelon, est nommé Chef de département de la résilience et de la nutrition au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) ;
-Monsieur Serge Bonaventure BANCE, Mle 288 588 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la gestion des crises et vulnérabilités en élevage ;
-Monsieur Irissa ILBOUDO, Mle 57 453 X, Ingénieur agronome,1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département de la gouvernance, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.
C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT
-Monsieur Franck Ismaël Télesphore KABORE, Mle 343 577 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des projets et programmes de logements au Secrétariat permanent de la promotion du logement ;
-Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département des études, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent de la promotion du logement.

III.2. FIN DE FONCTIONS
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a mis fin aux fonctions de Haut-commissaire de province de :

-Monsieur Jean Marie KIENTEGA, Mle 105 186 K, Administrateur civil, Province du Noumbiel.
Le Conseil a également mis fin aux fonctions de Préfets de département de :
-Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Mle 247 228 L, Secrétaire administratif, département de Korsimoro, Province du Sanmatenga ;
-Monsieur Fousséni KONATE, Mle 304 118 W, Administrateur civil, département de Batié, Province du Noumbiel ;
-Monsieur Yaya FARAMA, Mle 260 520 A, Secrétaire administratif, département de Loropéni, Province du Poni.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
-du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ;
-de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.


A.MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :
-Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT
-Monsieur Gaël Ulrich Yissan ZIO, Mle 231 471 K, Médecin interniste.

B.MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 111 139 M, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Léa, 2ème Jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA.

Source: www.sig.gov.bf

2m08 à 12 ans, Dabone ou le nouveau Wembanyama qui enflamme la planète basket

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Âgé de seulement 12 ans, le basketteur du FC Barcelone, Mohamed Dabone, fait rêver les observateurs qui le comparent déjà à Victor Wembanyama.

Un phénomène. Encore un. Mohamed Dabone fait déjà parler de lui, et pas seulement pour sa croissance hors-norme, lui qui mesure 2,08 mètres à seulement 12 ans. Le jeune basketteur, pensionnaire du FC Barcelone, a été récemment surclassé chez les jeunes, participant à un tournoi U15. Plus que d’y jouer, il en a été élu MVP, comme le rapporte le quotidien Marca .

Dabone a même signé une performance qualifiée «d’anthologie» par Marca en finale face au Real Madrid, compilant 25 points, 14 rebonds et 6 contres. «Voici le Wembanyama du centre de formation du Barça», s’enflamme le journal catalan Mundo Deportivo , frappé par «sa domination physique spectaculaire» mais aussi «ses bonnes mains au-delà de la ligne à 3 points».

L’entraîneur de l’équipe première du Barça, Roger Grimau, se serait déjà penché sur son cas. Les Blaugranas sont 2es d’Euroligue, la plus prestigieuse compétition européenne, après 13 matches joués. Dabone est arrivé cet été à Barcelone en provenance du Burkina Faso, son pays de naissance. De là ce qu’il finisse en NBA, il y a du chemin. Probablement pas avant 2030.

Source: www.lefigaro.fr

COP28 à Dubaï : un accord historique sur une « transition » hors des énergies fossiles

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Réunis à Dubai, les États ont approuvé, par consensus, une décision appelant à une « transition » vers l’abandon des énergies fossiles.


Les discussions se sont prolongées tard dans la nuit jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé, ce mercredi matin à Dubai. Réunis pour la COP28, les pays du monde entier ont approuvé, par consensus, une décision appelant à une « transition » vers l’abandon des énergies fossiles. Dès l’ouverture de la séance plénière de clôture, les délégués ont adopté la décision préparée par les Émirats arabes unis, déclenchant une ovation debout et de longs applaudissements. Il s’agit d’une décision « historique pour accélérer l’action climatique », a déclaré Sultan Al Jaber, président de la conférence de l’ONU.

« Transitionner hors des énergies fossiles. » Tel était le nouveau défi lancé aux pays par le dernier projet d’accord à la COP28 de Dubai, qui insistait aussi sur la nécessité d’accélérer l’action « dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 », selon le dernier compromis que les Émirats arabes unis ont tenté de faire adopter par consensus.

Le texte visait à devenir la première décision d’une conférence climatique de l’ONU à traiter du sort de toutes les énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon –, ne réintroduisait pas le terme de « sortie » réclamé par les pays plus ambitieux, mais refusé par des pays producteurs, Arabie saoudite en tête.

Dans son article le plus scruté, le texte en débat proposait de reconnaître « la nécessité d’une réduction forte, rapide et soutenue des émissions de gaz à effet de serre, en lien avec les trajectoires de 1,5 °C et appelle les parties à contribuer aux efforts mondiaux suivants », soit une liste de huit types d’action.

Le triplement des énergies renouvelables d’ici 2030

Le levier qui devait être le plus débattu est ainsi rédigé : « Transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d’une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l’action dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques. »

Les autres leviers cités sont, entre autres, le triplement des énergies renouvelables d’ici 2030, le développement du nucléaire, de l’hydrogène « bas carbone », et les technologies balbutiantes de captage du carbone, plébiscitées par les pays producteurs de pétrole. La transition d’une « manière juste, ordonnée et équitable » signifie le respect d’un rythme différent selon les pays, leurs besoins de développement et leur responsabilité historique dans le réchauffement climatique.

Jusqu’ici, les COP n’avaient adopté que des objectifs de « réduction » des émissions de gaz à effet de serre, sans explicitement aborder le sort de toutes les énergies fossiles, responsables de deux tiers des émissions. Seule une « réduction » du charbon avait été actée à la COP26 à Glasgow, mais des objectifs sur le pétrole et le gaz n’ont jamais été adoptés.

Le sujet s’est imposé dans les négociations face à l’accélération des conséquences du réchauffement, l’échec des pays à tenir la trajectoire du 1,5 °C, très menacée, et à l’occasion de l’organisation de la COP dans un riche pays pétrogazier.

Une décision « historique »

Le texte issu de douloureuses négociations a été adopté par consensus à Dubai, aucune voix ne s’élevant parmi les quelque 200 nations représentées en séance plénière avant le coup de maillet entérinant son adoption. De longs applaudissements et une ovation debout ont accueilli l’adoption de cette décision qui, pour la première fois dans l’histoire des conférences sur le climat des Nations unies, mentionne toutes les énergies fossiles, largement responsables du changement climatique.

Il s’agit d’une décision « historique pour accélérer l’action climatique », a déclaré Sultan Al Jaber, président émirati de la conférence de l’ONU. La France a quant à elle salué « une victoire du multilatéralisme et de la diplomatie climatique », par la voix de sa ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, présente à Dubai.

« Pour la première fois en 30 ans, nous pourrions maintenant approcher le début de la fin des énergies fossiles », avait salué la commissaire européenne chargée du Climat, Wopke Hoekstra, juste avant d’entrer en séance plénière.

« Transitioning away », une formulation qui change tout

Le texte, dont chaque mot a été négocié par les Émiratis, appelle à « transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d’une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l’action dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques ». L’appel à accélérer l’action dès la décennie en cours était une exigence de l’Union européenne et de nombreux autres pays.

En choisissant le terme de « transitioning away » (« transitionner hors de », « s’éloigner », « abandonner », selon les traductions possibles en français), le texte ne parle plus de « phase-out » (« sortie ») du pétrole, du gaz et du charbon, un terme devenu depuis des mois la bannière derrière laquelle se rangeaient plus d’une centaine de pays et des milliers d’ONG.

Une source proche de la présidence émiratie estime que le texte a été finement « calibré » pour tenter de réconcilier des points de vue opposés, et notamment éviter un blocage de l’Arabie saoudite. Tout en laissant volontairement un peu d’ambiguïté dans les formulations pour que chacun y trouve son compte… L’alliance des petits États insulaires (Aosis), en pointe pour réclamer des mesures fortes contre les énergies fossiles, a ainsi à la fois salué une « amélioration » et signalé des « inquiétudes ».

Mais l’émissaire chinois pour le climat, Xie Zhenhua, est arrivé tout sourire et les deux pouces levés. Un seul pays pouvait objecter à l’adoption d’une décision à la COP, selon les règles de l’ONU Climat, et une possible objection de dernière minute de l’Arabie saoudite ou de l’Inde rendait nerveux les observateurs.

« Le sens de l’histoire est clair »

« Si Glasgow (2021) était la première fissure dans le barrage avec l’appel à réduire le charbon, maintenant c’est une grosse rupture avec l’extension au pétrole et au gaz », s’est félicité auprès de l’AFP Alden Meyer, du groupe de réflexion E3G. « Les Saoudiens essaient de colmater furieusement le barrage mais le sens de l’histoire est clair », juge-t-il.

« Le génie ne retournera jamais dans la bouteille », ajoute Mohamed Adow, directeur de Power Shift Africa, autre groupe de réflexion. « Ce n’est pas la promesse historique du « phase-out », mais « transition hors », cela envoie quand même un signal important. Et si c’est adopté, ce serait quand même la première fois qu’on a de tels mots, qui couvrent non seulement le charbon, mais aussi le pétrole et le gaz », avait réagi Caroline Brouillette, directrice du réseau d’ONG Réseau Action Climat Canada, peu avant la séance plénière. Elle a regretté cependant l’inclusion de « distractions dangereuses comme la capture et le stockage du carbone, le nucléaire ».

Une « amélioration » pour l’ONG WWF

L’ONG WWF a qualifié le nouveau projet d’accord d’« amélioration » concernant les énergies fossiles, par rapport à la version précédente, tout en notant l’absence d’appel à une « sortie complète » des fossiles. Mais « si ce texte est adopté, il représenterait un moment significatif », avait estimé Stephen Cornelius, de WWF.

Sultan Al Jaber s’évertuait depuis plus de 24 heures à sauver une COP qu’il avait annoncée comme « un tournant », à même de préserver l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, adopté il y a huit ans : limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5 °C.

Un texte plus ambitieux

Le premier projet de texte émirati, lundi, avait suscité un tollé car il listait trop d’options au choix et n’appelait pas à la « sortie » des énergies fossiles, dont la combustion depuis le XIXe siècle est largement responsable de l’élévation actuelle des températures mondiales de 1,2 °C, par rapport à l’ère préindustrielle.

À ce jour, seule la « réduction » du charbon avait été actée à la COP26 à Glasgow. Jamais le pétrole ni le gaz n’avaient été désignés. Dans le projet d’accord des Émirats figure une reconnaissance du rôle joué par des « énergies de transition », allusion au gaz, pour assurer la « sécurité énergétique » des pays en développement, où près de 800 millions de personnes manquent d’accès à l’électricité.

Le texte contient de multiples appels liés à l’énergie : tripler les capacités d’énergies renouvelables et doubler le rythme d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici à 2030 ; accélérer les technologies « zéro carbone » et « bas carbone », dont le nucléaire, l’hydrogène bas carbone, et le balbutiant captage et stockage du carbone, défendu par les pays producteurs de pétrole pour pouvoir continuer à pomper des hydrocarbures.

L’Arabie saoudite, le Koweït ou l’Irak étaient sur une ligne dure, refusant tout accord s’attaquant aux énergies fossiles qui font leur richesse. Mais n’ont finalement pas bloqué l’accord.

Source: www.lepoint.fr

États-Unis : des accords « records » avec l’Afrique

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OFFENSIVE. Un an après le Sommet de Washington, le regain d’intérêt de la Maison-Blanche pour l’Afrique s’est traduit par des accords records estimés à 14,2 milliards de dollars.

n an après le sommet entre l’Afrique et les États-Unis, la Maison-Blanche s’est fait l’écho d’un premier bilan de cette rencontre qui devait relancer les relations entre le continent africain et Washington en pleine guerre d’influence avec la Chine. L’administration Biden s’est donc félicitée, ce mercredi 13 décembre, d’avoir conclu, cette année, des accords commerciaux records avec l’Afrique, d’un montant total de 14,2 milliards de dollars. Mais le continent est courtisé et les États-Unis courent loin derrière la Chine du point de vue des relations commerciales, avec trois fois moins d’échanges en termes de valeur.

Des premiers résultats encourageants

Près de 550 nouveaux accords commerciaux et d’investissement ont été signés, représentant une augmentation de 67 % par rapport à 2022 en termes de nombre et de valeur, a déclaré British Robinson, coordinateur de l’initiative commerciale « Prosper Africa » lancée par les États-Unis. « Nous avons connu une année record pour les relations américano-africaines », a souligné Judd Devermont, responsable pour l’Afrique subsaharienne à la Maison-Blanche, lors d’une conférence de presse en ligne organisée un an après le sommet avec des dirigeants africains au cours duquel le président américain Joe Biden s’est engagé à « mettre le paquet » sur le continent. Les États-Unis ont déjà réalisé plus de 40 % de ces engagements, a souligné M. Devermont. « D’ici à la fin de la deuxième année, nous prévoyons de dépasser au moins 70 % de nos objectifs », a-t-il ajouté.

Preuve de ce nouveau dynamisme américain en Afrique, les nombreuses visites de responsables de premier plan. Lors de la visite de la vice-présidente Kamala Harris au Ghana en mars dernier, la représentante américaine Katherine Tai a tweeté : « Pour les États-Unis et l’économie mondiale : l’avenir, c’est l’Afrique. »

Stratégie globale

Soucieux de faire oublier les années Trump marquées par un désintérêt hautain pour l’Afrique, Washington s’est engagé en décembre à investir 55 milliards de dollars sur trois ans en Afrique. Cette stratégie vise en particulier à contrer la présence croissante de la Chine, qui a notamment fait des percées en matière de construction d’infrastructures, d’investissements et de prêts. Et au-delà l’administration Biden a déployé une nouvelle stratégie américaine en Afrique subsaharienne qui repose sur plusieurs piliers, comme la nécessité d’établir un partenariat d’égal à égal entre Africains et Américains. Dans un document établi en août 2022, Washington ambitionne d’investir dans des domaines qui vont de la démocratie, au commerce mondial, en passant par les enjeux climatiques.

Sur le plan diplomatique, l’administration Biden a poussé pour que l’Union africaine ait sa place à la table du G20. Reste l’épineuse question de la place de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, la plus haute instance de la gouvernance mondiale. Le sujet est particulièrement sensible dans un contexte international fragmenté, avec l’émergence d’un « Sud global » non aligné.

Source: www.lepoint.fr

Lancement officiel de la RTB3, une chaîne dédiée aux langues nationales

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Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel OUEDRAOGO a pris part à la cérémonie de lancement officiel de la chaîne RTB3, ce samedi 9 décembre à Ouagadougou.

Selon le Directeur général de la Radiodiffusion et télévision du Burkina (RTB), Atéridar Galip SOME, la création de cette nouvelle chaîne permettra, entre autres, de mettre l’information saine à la disposition des Burkinabè, faire la promotion des langues nationales et de la culture, porter la communication gouvernementale auprès des populations, favoriser l’expression plurielle citoyenne et le vivre-ensemble, etc.

Aux dires du Ministre, face à la crise sécuritaire qui secoue le Burkina Faso depuis plusieurs années, nous devons nous appuyer sur nos langues et notre culture qui sont des canaux de communication pour la promotion de nos valeurs communes et l’affirmation de notre identité.

<< l’opérationnalisation de la RTB3 viendra renforcer au-delà de l’offre médiatique nationale, l’offre des contenus audiovisuels et par conséquent, celle de la programmation au sein de la RTB télé>> a-t-il indiqué.

Pour lui, cette nouvelle chaîne va contribuer à l’affirmation de la souveraineté de notre pays à travers la promotion de la cohésion sociale et le vivre-ensemble si chers au Burkina Faso.

Pour ce faire, le Chef du département en charge de la Communication a, au nom du Gouvernement de Transition, exhorté les travailleurs de la RTB3, à faire preuve de professionnalisme, en s’employant pour l’atteinte des objectifs et des missions de la chaîne, dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie, ce, pour le bonheur du pays des Hommes intègres.

DCRP/MCCAT