mardi, mars 3, 2026

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CAN 2025: le Maroc commence bien en battant les Comores pour son entrée en piste

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Dans un stade du Prince Moulay Abdellah survolté et acquis à sa cause, le Maroc a cafouillé son jeu le temps d’une mi-temps lors de son premier match de cette CAN 2025, face aux Comores. Et puis, après la pause, les Lions de l’Atlas se sont libérés pour aller chercher la victoire à Rabat (2-0) grâce à Brahim Diaz et un bijou signé Ayoub El Kaabi.

Mission remplie pour les Marocains. Donnés parmi les favoris de cette CAN 2025, les joueurs de Walid Regragui voulaient d’une part l’emporter pour leur entrée en lice, et d’autre part prouver qu’ils pouvaient gérer la pression. Sur ce deuxième point, on suivra de près la suite de la compétition pour être convaincu. Mais l’essentiel est là : le Maroc repart avec les trois points de la victoire et une confiance renforcée après ce premier match.

Rahimi échoue sur penalty d’entrée

Sans Achraf Hakimi, présent pour brandir son trophée de Joueur africain de l’année 2025 mais laissé sur le banc par son coach, la sélection marocaine a commencé son tournoi continental dans une atmosphère spéciale. Dans les tribunes d’un stade flambant neuf et magnifique, des dizaines de milliers de supporters étaient présents et surchauffés pour l’encourager. Dans le ciel, par contre, ce fut un déluge de pluie pour les deux équipes.

Dominateur d’entrée, le Maroc a grincé des dents en ratant sa première occasion d’ouvrir le score. Soufiane Rahimi, sur un penalty obtenu après une faute du Comorien Iyad Mohamed sur Brahim Diaz, a vu son tir plein axe être repoussé du genou par le gardien Yannick Pandor (11e). Puis, Romain Saïss a dû, en pleurs, laisser sa place après un quart d’heure de jeu sur blessure.

Peu efficaces dans ce premier acte (un seul tir cadré… le penalty raté), les Marocains sont rentrés aux vestiaires à la pause sous quelques sifflets. Le bloc promis par l’équipe des Comores a tenu bon (seulement 20% de possession de balle), et les Cœlacanthes auraient même pu ouvrir le score dans le temps additionnel sans une parade de Yassine Bounou.

Diaz déverrouille, El Kaabi étincele

Après la pause, les Lions de l’Atlas ont repris leur domination territoriale et ont finalement trouvé la faille dans le coffre-fort comorien. Noussaïr Mazraoui, insaisissable dans la surface côté droit, a servi Brahim Diaz, et le milieu offensif du Real Madrid a libéré tout un peuple d’un plat du pied bien ajusté (55e). Mais heureusement pour les locaux que Yassine Bounou veillait au grain pour conserver cet avantage : parti dans le dos de la défense, Rafiki Saïd a semé la panique avant de perdre un duel face au portier marocain.

Finalement, à un quart d’heure du terme, le but du K.O. est arrivé pour le Maroc. Et quel but ! Entré en jeu dix minutes plus tôt à la place de Rahimi, l’expérimenté Ayoub El Kaabi a fait le break d’un splendide retourné acrobatique après un centre d’Anass Salah-Eddine (74e). Assez pour clore les débats, même si les Comoriens, courageux, ont tenté jusqu’au bout de revenir.

Le Maroc, avec cette victoire somme toute logique, peut sereinement se tourner vers son prochain rendez-vous face au Mali, le 26 décembre. Les Comores, eux, devront relever la tête le même jour à Casablanca contre la Zambie.

Source: www.rfi.fr

Développement industriel : le Président du Faso inaugure une usine de transformation de maïs en produits dérivés

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(Bobo-Dioulasso, 20 décembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inauguré, ce samedi après-midi, le complexe agroindustriel Agroserv Industrie à Bobo-Dioulasso.

La société Agroserv Industrie est spécialisée dans la transformation du maïs en produits dérivés en l’occurrence la semoule, la farine, le gritz et le son. Elle produit également de la farine infantile et des protéines de soja.

Pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, l’inauguration de cette usine est « la matérialisation concrète de notre vision de valoriser nos matières premières à travers la transformation industrielle. L’industrie, c’est ce qu’il faut au Burkina Faso et nous encourageons tout le secteur privé à emboîter le pas à ceux qui ont décidé de transformer nos matières premières ».

Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, M. Serge Gnaniodem PODA soutient que cette inauguration marque « une étape de plus dans la dynamique industrielle de notre pays, impulsée sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ ».

La présence du Président du Faso à la cérémonie d’inauguration, selon le promoteur du complexe Agroserv Industrie, M. Siaka SANON, traduit l’engagement constant du Chef de l’État pour la transformation des matières premières locales. Ainsi, Agroserv Industrie entend « contribuer par l’investissement privé productif à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et à la réduction de la dépendance aux importations », soutient-il.

D’un coût d’investissement de 11 milliards FCFA, ce complexe agroindustriel doté d’équipements modernes, a une capacité de transformation de 160 tonnes de maïs par jour et 12 tonnes de farine infantile par jour.

Boosté par l’engagement du gouvernement à soutenir durablement le développement industriel de notre pays, le promoteur entend créer un champ de maïs et de soja de 3 000 hectares dans la perspective de couvrir 50% des besoins de son complexe industriel à l’horizon 2026.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

‎Développement industriel : le Chef de l’État inaugure Burkina Cajou à Bobo-Dioulasso

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‎(Bobo-Dioulasso, 20 décembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé, ce samedi, à l’inauguration de l’usine de transformation de noix d’anacarde, dénommée Burkina Cajou.

‎Située dans la zone industrielle de Bobo 2010, Burkina Cajou est la concrétisation d’un rêve, celui de Madame Masso SO/TRAORÉ. Confronté à des obstacles de plusieurs natures, c’est grâce au soutien du Capitaine Ibrahim TRAORÉ que ce projet a pu, enfin, se réaliser.

‎Selon la promotrice, chaque difficulté surmontée renforçait sa détermination. « Je savais qu’au-delà de mon histoire personnelle, il y avait une conviction plus grande, celle que notre pays mérite mieux que d’exporter ses richesses à l’état brut », se convainc-t-elle.

‎« Elle nous a approchés avec le projet qui avait connu des difficultés, et nous avons décidé de l’accompagner avec les instruments de l’État », explique le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

‎La réalisation de Burkina Cajou a donc bénéficié, pour un total de 25%, de l’accompagnement décisif du Conseil burkinabè des Filières agricoles, du Fonds Dumu Ka Fa, du Fonds burkinabè de Développement économique et social (FBDES) et de la Banque commerciale du Burkina (BCB).

‎L’usine, selon sa promotrice, incarne une vision industrielle ambitieuse, avec une capacité de transformation de 150 000 tonnes de noix d’anacarde par an grâce à des équipements de dernière génération.

‎D’un coût total de 9 milliards 743 millions francs CFA, l’usine offre une opportunité de 1 700 emplois directs et indirects.

‎Dans son discours, le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA a rappelé que l’anacarde constitue aujourd’hui l’une des filières stratégiques du Burkina Faso.

‎La dynamique étant de valoriser les productions nationales et donner de l’emploi à la jeunesse, le Président du Faso invite « tous ceux qui sont dans l’exportation à revenir dans la transformation », car l’État est prêt à les accompagner.

‎‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

INSTITUT DES PEUPLES NOIRS FARAFINA

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Le président Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambela installé

(Ouagadougou, 19 décembre 2025). Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, représentant le Président du Faso, a installé ce vendredi, Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambèla dans ses fonctions de président de l’Institut des Peuples Noirs Farafina (IPN-Farafina). Nommé le 13 août 2025, Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambèla, ancien Premier ministre prend ainsi les rênes de l’IPN-Farafina, créé le 14 mai dernier.

Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ a rappelé que l’IPN, créé sous la Révolution d’août 1983, renaît dans un contexte de Révolution sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il a donc invité le président de l’IPN-Farafina à porter l’espoir du Capitaine Thomas SANKARA et la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Après son installation, le président de l’IPN-Farafina, Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambèla a exprimé ses remerciements au Président du Faso pour la confiance placée en lui. « L’Institut des Peuples Noirs Farafina concerne les Peuples Noirs, au-delà, l’humanité entière », soutient-il.

Pour lui, l’une des tâches de l’IPN-Farafina va consister à enseigner aux peuples noirs leur histoire afin de se projeter dans le futur. « L’Institut des Peuples Noirs Farafina sera un laboratoire qui va recueillir les avis des uns et des autres pour que nous puissions reconstruire notre histoire », indique Dr Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambèla.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

À PARIS, CÉLÉBRATION SOLIDAIRE AVEC LE MALI ET LE NIGER, DE LA 2E ÉDITION DE LA JOURNÉE DE MOBILISATION PATRIOTIQUE ET D’ENGAGEMENT POUR LA PAIX AU BURKINA FASO

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À l’invitation du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur – France, de la Représentation diplomatique du Burkina Faso en France et d’associations burkinabè de France, la communauté burkinabè de France, les amis du Burkina Faso ont convergé à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, le samedi 13 décembre 2025 pour communier à l’occasion de la 2e édition de la Journée de mobilisation patriotique et d’engagement pour la paix au Burkina Faso de la Région 1 Île-de-France et DOM-TOM.

S’inscrivant dans la même dynamique, les 5 autres Régions relevant des délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur-France organisent leur journée de mobilisation patriotique. C’est ainsi que la Région 2 a tenu la sienne le 6 décembre 2025, les Régions 4, 5 et 6, le 13 décembre 2025, tandis que la Région 3 la célébrera le 20 décembre 2025.

En répondant en très grand nombre à l’appel pour la célébration de cette journée particulière, la communauté burkinabè de France et les amis du Burkina Faso confirment s’il en était encore besoin, leur totale détermination à bâtir sur la base d’objectifs communs, une Nation libre, souveraine et prospère.

Établi dès la 1re édition, l’objectif de cette journée demeure la mobilisation interne de toutes les ressources humaines, techniques et financières qui permettront au Burkina Faso de penser, de concevoir et de mettre en œuvre par lui-même, une politique structurante de développement économique et de défense du territoire national menacé par le terrorisme.

En Île-de-France, la célébration de cette journée conduite par le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina Faso en France M. Jean Marie Bakouan, du Consul général du Burkina Faso à Paris, M. Éric Zoungrana, des Délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger, M. Aly Traoré et M. Daniel Zinssoni et leurs suppléants Assita Sidibé et Ini kadi Kambou a été marquée par la présence de leurs homologues des Ambassades de la République du Mali et du Niger et des sages de la communauté. Par cet acte de solidarité, le Mali et le Niger réaffirment ainsi, la communauté de destin qui les lie au pays des Hommes intègres.

Dans son allocution de bienvenue, le Représentant des délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger- Région 1 Île-de-France et DOM-TOM, M. Aly Traoré, rappellera qu’au pays, le choix du « Sacrifice absolu » opéré par les Forces de Défense et de Sécurité et les VDP pour « la préservation de l’héritage sacré qu’est le Burkina Faso » commande un devoir de solidarité qui doit aller au-delà de la simple compassion. En ce sens, il a exhorté la communauté burkinabè de France à s’investir davantage dans l’effort financier qui lui est demandé afin de dépasser largement le montant de 11 361 000 F. CFA récolté lors de la 1re édition en 2024.

Lui emboîtant le pas, Mme Haoua Octavie Zon, Présidente du Conseil de Base, Délégué HCBE de la Région 5, a salué l’élan patriotique remarquable qui anime le collège des sages, les délégués du CSBE, aujourd’hui HCBE et plus généralement, la communauté burkinabè de France qui dira-t-elle, a choisi d’avancer dans une unité d’action.

En clôture de son allocution, elle proposera une rotation régionale de l’organisation de la Journée patriotique. À ses yeux, cette proposition qui se veut inclusive, fédératrice et structurante, permettra à chaque Région de « porter la flamme patriotique, avec sa dynamique propre, son énergie et son identité ».

Quant au Consul général du Burkina Faso à Paris, M. Éric Zoungrana, il s’est dit particulièrement fier et reconnaissant à la communauté pour sa constante mobilisation dès lors qu’il s’agit de la mère patrie. Il l’exhorte au maintien de cette ferveur qui contribuera, de manière certaine, à l’édification d’un Faso prospère, havre de paix. Il adressera également sa gratitude aux représentants des pays frères de l’AES que sont le Mali et le Niger.

M. Bakary Dembélé, Chargé d’affaires de l’Ambassade de la République du Mali en France, Président en exercice du cadre de concertation des Missions diplomatiques et Postes consulaires des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) en France, s’est dit honoré de l’invitation de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Paris. Clamant sa foi en la lutte des peuples des pays de l’AES pour leur émancipation totale, il dira : « L’AES n’est pas un simple accord sur le papier. C’est un serment. Un serment de dignité retrouvée, un serment de marcher main dans la main vers un destin que nous forgeons nous-mêmes » puis d’ajouter que le temps de la complainte était révolu et qu’il fallait maintenant passer aux actes patriotiques.

Clôturant la série des interventions, le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris a fait un rappel historique de la longue marche du Burkina Faso vers l’indépendance acquise au prix de nombreux sacrifices, puis a rendu hommage aux fils et filles du pays qui ont consacré leur vie à cette noble mission.

Pour finir, le Chargé d’affaires livrera à l’audience, le message du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Ce message du chef de l’État, dira-t-il, « est un message plein d’espoir qui appelle à la mobilisation, un message qui résume l’essence de notre rendez-vous de ce jour : mobilisation et engagement pour la paix au Burkina Faso ».

Au fil de la journée, plusieurs activités culturelles et de réflexion se sont succédées. On notera ainsi, un panel portant sur « Le patriotisme et le développement » animé par le Dr Yacouba Dabo, membre fondateur du Mouvement d’Action Patriotique qui intervient notamment dans les domaines humanitaires, de sensibilisation et d’accompagnement des jeunes du Burkina et par Mme Juliette Sméralda, docteure en sociologie d’origine martiniquaise.

Outre le lancement officiel de la cagnotte, un accent a été mis sur le remarquable apport financier de la diaspora burkinabè au développement du pays et sur des projets structurants en cours de réalisation au pays. De nombreuses animations culturelles et artistiques assurées par les artistes Moïse Djiguemdé, Djamada, Cisby, Big Desalle, Kwadjimi, Cheezy, un défilé de mode haut en couleur et une tombola ont constitué les autres points forts d’une journée somme toute réussie.

Mais la réussite ne saurait être complète tant que le défi d’obtenir une cagnotte supérieure à celle de l’année précédente n’aura pas été relevé. L’élan des contributions financières entamé le samedi 13 décembre doit être substantiellement amplifié afin de ne pas décevoir les espoirs que suscite la communauté burkinabè de France.

LES CANAUX DE CONTRIBUTION CI-APRES, RESTERONT OUVERTS AUX CONTRIBUTEURS JUSQU’A LA FIN DU MOIS DE FÉVRIER 2026 :

-CAGNOTTE EN LIGNE

https://www.helloasso.com/…/journee-de-mobilisation-et…

-CONTRIBUTIONS DIRECTES

Auprès du Consulat général du Burkina Faso à Paris et, si besoin, auprès des Délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger.

-AUTRES MOYENS DE PAIEMENT

Pour les autres moyens de paiement, les contributeurs de la Région 1 Île-de-France et DOM-TOM pourront se rapprocher des Délégués au Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger Aly Traoré (06 71 87 45 91) et Daniel Zinssoni (07 44 77 11 67)

Rendez-vous est donc pris pour le mois de février 2026 pour le décompte définitif des contributions financières.

Apollinaire Baghnyan

Services Relations publiques/Presse de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris.

Burkina Faso : Compte rendu du Conseil des ministres du 17 décembre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 décembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la réalisation d’infrastructures administratives et pédagogiques dans le cadre de la construction de l’Académie technologique du Faso.
Cette académie formera des ingénieurs dans les technologies de pointes à savoir, la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le projet de construction de l’Académie technologique du Faso entre en droite ligne de la vision de développement endogène prôné par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Cette Académie contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat, de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso.
Bâtie sur une superficie d’environ soixante (60) hectares dans la commune rurale de Pabré, l’Académie technologique du Faso s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

La première phase du projet, d’un coût de trente-sept milliards trois cent soixante-neuf millions six cent quarante-huit mille quatre-vingt-neuf (37 369 648 089) F CFA TTC, permettra :
  la réalisation des études architecturales et techniques, et le suivi contrôle de la réalisation des infrastructures ;

  la construction d’une administration, des blocs pédagogiques, des amphithéâtres, d’une bibliothèque, des ateliers et laboratoires, d’une forge, d’une infirmerie, d’un pôle logements pour étudiants et enseignants, d’un réfectoire, d’un pôle sportif, d’un foyer étudiant, d’une aire de traitement des déchets, des aires de détentes, des aires de stationnements et d’une zone d’extension future.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2025.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a examiné un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.
La situation nationale marquée par la menace terroriste place les Forces armées nationales et les Forces de sécurité intérieure dans un état d’engagement permanent nécessitant des capacités renforcées et un mécanisme d’adaptation juridique.

L’organisation existante, fondée essentiellement sur le régime classique de production normative, ne permet pas de déployer rapidement des mesures adaptées aux exigences opérationnelles.
Ce projet de loi offre un cadre juridique exceptionnel permettant au Gouvernement, durant une période déterminée, de prendre par voie d’ordonnances des mesures spécifiques destinées à renforcer la capacité opérationnelle des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure et à améliorer la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.

Le projet de loi permettra au Gouvernement d’agir avec la flexibilité requise dans la conduite de mesures urgentes et ciblées, en lien direct avec la sécurisation du territoire, la restructuration opérationnelle des forces et la gestion stratégique des ressources humaines militaires et paramilitaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant adoption de la nomenclature des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques au Burkina Faso.
L’élaboration de la nomenclature des métiers et emplois dans le secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de notre pays vise à opérer une réforme de notre système éducatif pour donner une place de choix à la formation aux métiers. Elle se fonde sur une Classification internationale type des professions (CITP) combinée à une démarche de codification « Pays ».
Cette nomenclature comprend six (06) branches d’activités, trente-six (36) corps de métiers et trois cent quarante-huit (348) métiers.

Les six (06) branches d’activités sont structurées ainsi qu’il suit :
  la branche « production végétale » composée de sept (07) corps de métiers et quatre-vingt-neuf (89) métiers se rapportant à la production agricole, à l’aménagement hydro-agricole, à la mécanisation agricole, à la protection des végétaux et à la fertilisation des sols ;
  la branche « production animale » composée de neuf (09) corps de métiers et soixante-quatorze (74) métiers se rapportant à l’élevage, aux soins et entretien des animaux, à l’amélioration génétique et à la production d’équipements, de produits et d’aliments de l’élevage ;

  la branche « production halieutique » composée de trois (03) corps de métiers et vingt-trois (23) métiers, se rapportant à l’aquaculture, à la pêche, à la production des équipements, à la réalisation d’infrastructures aquacoles et la production d’intrants et d’équipements de pêche ;
  la branche « commercialisation des produits agropastoraux et
halieutiques » composée de quatre (04) corps de métiers et quarante (40) métiers se rapportant à l’achat et la vente des intrants, des équipements, des produits agropastoraux et halieutiques ;

  la branche « transformation et conservation des
productions agropastorales et halieutiques » composée de neuf (09) corps de métiers et cent cinq (105) métiers se rapportant au stockage, au traitement et à la production des produits dérivés du secteur ;
  la branche « vulgarisation et innovation » composée de quatre (04) corps de métiers et dix-sept (17) métiers se rapportant à l’agriculture, aux ressources animales et halieutiques.
L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer d’une nomenclature harmonisée des métiers et emplois du secteur de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques.
Le second rapport est relatif aux résultats provisoires de la campagne agropastorale 2025/2026 et de la situation alimentaire.

La campagne agropastorale 2025/2026 a été caractérisée par un démarrage tardif à normal dans la plupart des localités du Burkina Faso. Elle a été marquée par des attaques principalement dues à la chenille légionnaire d’automne sur le maïs et le sorgho. Sur 47 213 hectares prospectés, 20 568 hectares de cultures ont été infestés, dont 17 724 hectares traités.
Au terme de cette campagne, la production céréalière provisoire est estimée à 7 142 484 tonnes, en hausse de 17,63% et de 37,19% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

La production des autres cultures vivrières (niébé, voandzou, igname et patate) est estimée à 1 246 132 tonnes, en baisse de 1,29% par rapport à la campagne agricole 2024/2025 et en hausse de 27,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Quant à la production des cultures de rente hors coton, elle est estimée à 1 353 298 tonnes, en hausse de 3,03% par rapport à la campagne agricole précédente et de 37% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Ainsi, sur les 47 provinces du pays, le bilan céréalier fait ressortir les résultats suivants : 15 provinces sont déficitaires, 08 en équilibre et 24 sont excédentaires.
Au niveau national, le taux de couverture apparent des besoins céréaliers est ressorti à 126,6% contre 111,5% pour la campagne 2024/2025.

Pour ce qui concerne la production fourragère, elle est estimée à
10 147 741 tonnes de matière sèche constituée de résidus de récoltes et de fourrages cultivés.
Ces résultats ont été obtenus grâce aux multiples appuis de l’Etat au profit des agriculteurs et éleveurs, notamment par la dotation en intrants, en engrais et en équipements.

Le Conseil félicite tous les acteurs pour ces résultats positifs et instruit les ministres chargés du dossier à prendre les mesures nécessaires en vue de la sécurisation des revenus des producteurs et la stabilisation des prix des produits agricoles sur les marchés.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant renouvellement du Fonds de soutien patriotique (FSP).
Le Fonds de soutien patriotique, créé par décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023, a été reconduit successivement en 2024 et 2025, conformément aux dispositions relatives à sa durée de prorogation.
Après trois (03) années de mise en œuvre, le FSP confirme son statut d’outil stratégique de financement de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Les résultats enregistrés au cours des exercices précédents témoignent en effet de sa pertinence, de son efficacité et de sa capacité à susciter l’engagement citoyen autour de l’effort national de défense.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et la nécessité d’un financement endogène, robuste et prévisible des efforts de défense, la poursuite de la mise en œuvre du fonds apparaît nécessaire.
L’adoption de ce décret permet le renouvellement du Fonds de soutien patriotique pour une année supplémentaire pour compter du 1er janvier 2026.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel, signé le 22 novembre 2025 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), pour le financement du Projet de protection du capital humain (PPCH).
Le coût global de mise en œuvre du Projet de protection du capital humain est estimé à 85 500 000 euros, soit environ 56 084 323 500 F CFA, financé par un prêt contracté par l’Etat burkinabè auprès de la Banque mondiale.

L’objectif du Projet de protection du capital humain est de soutenir les efforts du Gouvernement burkinabè dans sa dynamique de renforcement des services sociaux essentiels.
D’une durée d’un an, le PPCH sera déployé sur l’ensemble du territoire national.
De façon spécifique, il s’agit :

  d’assurer la fourniture de services de santé essentiels, notamment par la mise en œuvre du Programme de soins de santé gratuits du bénéficiaire, la fourniture de services hospitaliers et de centres de santé et la fourniture de vaccins systématiques ;

  d’assurer la fourniture de services éducatifs essentiels, notamment par l’organisation d’examens et de concours, y compris le baccalauréat, les frais de vacation des enseignants.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier ladite ordonnance, pour le financement du Projet de protection du capital humain, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification des accords de crédits (A) n°7782-BF (PBA), (B) n°7781-BF
(PBA-SML) et (C) n°7783-BF (WHR) et des accords de dons n°E4430-BF (WHR) et n°TF0C9797 (GPE), signés le 24 novembre 2025 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) et entre le Burkina Faso et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience (REPAIR).

Le montant total du financement de l’Association internationale de
développement s’élève à 175 574 256 euros, soit 115 169 162 243 F CFA.
L’objectif du projet REPAIR est de contribuer à l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation au préscolaire, au primaire et au non formel.

D’une durée de quatre (04) ans (2026-2029), la mise en œuvre du projet sera axée sur l’accès, les interventions d’urgence, l’inclusion, l’amélioration de la qualité de l’éducation et le renforcement institutionnel qui sont alignés sur l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ).
Ce projet permettra de toucher plus de 2 000 000 d’apprenants et environ 40 000 enseignants sur toute l’étendue du territoire national.

L’adoption de ce rapport permet la ratification de ladite ordonnance, pour le financement du projet de Renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience, conformément aux dispositions de la loi n°040-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte modification du décret n°2025-1013/PF/PRIM/MSECU/MDAC/MATM/MJDRHI du 07 août 2025 portant création, attributions et composition d’une Brigade civique pour l’ordre et la discipline.
La modification de ce décret consacre les innovations majeures suivantes :
  la création d’un poste de Commandant adjoint de la Brigade civique pour l’ordre et la discipline dénommée « Brigade Laabal » ;

  la prise en compte de l’exécution des travaux d’intérêt général ;
  l’élargissement des missions de la Brigade Laabal à la lutte contre la fraude et les trafics de tous genres.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif juridique de la Brigade Laabal.
Le second décret porte modification du décret n°0641/PRES/PM/MSECU/MEF du 28 mai 2025 portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de la sécurité routière « ONASER ».
La modification de ce décret vise la prise en compte de certains acteurs dans le Conseil d’administration de l’ONASER et la création du poste de Secrétaire général.
L’adoption de ce décret permet à l’Office national de la sécurité routière de se doter de textes règlementaires adéquats en vue d’assurer efficacement ses missions.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Renato Soares MENEZES, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et

Plénipotentiaire de la République Fédérative du Brésil auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Oliveira Francisco Joaquim ENCOGE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret porte statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».
Ce décret est une relecture du décret
n°2021-0285/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Promotion et protection des Droits humains ».

Ce décret vise la prise en compte des changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME) et le renforcement du dispositif de gestion des emplois publics.
Les innovations majeures de ce décret sont :
  le changement de dénomination de la famille d’emplois « Education sociale » en « Assistance sociale », consacré par le RIME ;

  le changement de dénomination des emplois d’ « Adjoint en éducation sociale » en « Adjoint des affaires sociales » de catégorie C, d’ « Assisant en éducation sociale » en « Assistant des affaires sociales » de catégorie B, et de « Conseiller en éducation sociale » en « Administrateur des affaires sociales » de catégorie A ;

  l’introduction d’une disposition spécifique relative au détachement du fonctionnaire stagiaire. Cette disposition qui était destinée au métier « Santé humaine et animale » est élargie aux métiers de l’Etat et conditionnée d’avance à l’avis conforme du ministre chargé de la fonction publique.
L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte statut particulier du métier « Santé humaine et animale ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0308/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 27 avril 2021 portant statut particulier du métier « Santé humaine et animale » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :
  la prise en compte de l’emploi de Vétérinaire spécialiste classé dans la catégorie P, dans la famille d’emplois « Diagnostic et soins vétérinaires », avec la définition des attributions et des conditions d’accès à ce nouvel emploi ;

  la prise en compte du changement de dénomination de l’emploi de « Biologiste médical » en « Ingénieur en biologie médicale » dans la famille d’emploi « Laboratoire de biologie médicale » ;
  l’introduction d’une disposition qui stipule l’arrêt de recrutement dans l’emploi de Psychologue clinicien de la famille d’emploi « Psychologie clinique ».
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le troisième décret porte statut particulier du métier « Administration économique et financière ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0286/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Administration économique et financière » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).
Les innovations majeures de ce décret sont :

  la prise en compte de la création par le RIME de l’emploi d’« Assistant en économie et développement », classé dans la catégorie B, dans la famille d’emplois « Economie et développement », avec la définition des attributions et des conditions d’accès de ce nouvel emploi ;
  la prise en compte de la création par le RIME de la famille d’emploi « Développement industriel » avec les emplois de « Technicien supérieur en génie industriel » classé en catégorie B, et d’« Ingénieur en génie industriel » classé en catégorie A ;

  la mise en voie d’extinction de l’emploi d’« Ingénieur statisticien » classé en catégorie A, dans la famille d’emploi « Statistique et démographie », supprimé par le RIME.
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.
Le quatrième décret porte statut particulier du métier « Gouvernance administrative ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0288/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Gouvernance administrative » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :

  la prise en compte du changement de dénomination de l’emploi de « Secrétaire administratif » en « Attaché administratif » dans la famille d’emploi « Administration du territoire » ;
  la prise en compte du changement de dénomination de la famille d’emplois « Gestion des ressources humaines et management des administrations en « Gestion des ressources humaines » ;
  la prise en compte du changement de dénomination des emplois d’ « Adjoint en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Adjoint en gestion des ressources humaines » de catégorie C, d’« Assistant en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Assistant en gestion des ressources humaines » de catégorie B et de « Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations » en « Conseiller en gestion des ressources humaines » de catégorie A.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.
Le cinquième décret porte statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0287/PRES/PM/MINEFID/MFPTS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier « Eau, agriculture et environnement » en vue de prendre en compte les changements intervenus dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Les innovations majeures de ce décret sont :
  la prise en compte de la création par le RIME de l’emploi d’« Ingénieur de travaux en hydrogéologie » de catégorie A, dans la famille d’emploi « Hydrogéologie » avec la définition des attributions et des conditions d’accès à ce nouvel emploi ;
  la prise en compte de la création par le RIME de la famille d’emplois
« Atelier de forage » avec les emplois d’« Agent technique des ateliers de
forage » de catégorie C, de « Technicien supérieur des ateliers de forage » de catégorie B, d’« Ingénieur des travaux des ateliers de forage » de catégorie A, et d’« Ingénieur de conception des ateliers de forage » de catégorie A.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à une visite de travail à Florence et Turin en Italie, du 13 au 17 octobre 2025.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des efforts de modernisation de notre système météorologique national en vue de renforcer la résilience dans les secteurs vulnérables aux aléas climatiques.
La visite a également servi de cadre à la signature d’une convention spécifique entre l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), la Direction nationale de la météorologie du Niger (DNM) et le Laboratoire de modélisation et de surveillance environnementale pour le développement durable.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE

 Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 260 037 Z, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général du Service national pour le développement (SND).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

  Monsieur Sidbékrista Eric Flavien BOUDA, Mle 111 114 H,
Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique du budget ;
  Madame Tinga Mariette RAMDE/YAMEOGO, Mle 59 898 U,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Fondé de pouvoirs du trésorier auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres Institutions ;
  Monsieur Vivien Casimir Larba BOURGOU, Mle 91 267 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et des autres institutions ;

  Monsieur Jean Sabin Wilfried OUEDRAOGO, Mle 272 944 D,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier régional de Oubri ;
  Monsieur Emmanuel NACOULMA, Mle 49 356 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe terminale, 3e échelon, est nommé Directeur de la modernisation et de la prospective à la Direction générale des douanes ;
  Monsieur Patinde Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U,
Inspecteur du trésor, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur général du trésor et de la comptabilité publique ;

  Monsieur William Oswald BICABA, Mle PNVB-00 351, Comptable,
7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso
(GIP-PNVB) ;
  Monsieur Issiaka KABORE, Mle 278 253 P, Contrôleur du trésor,
1ère classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du
Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ;
  Monsieur Mamadou KARA, Mle 112 475 G, Contrôleur du trésor,
1ère classe, 9e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) ;

  Madame Zonabo COMPAORE/OUEDRAOGO, Mle 261 282 C,
Contrôleur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommée Comptable principal des matières de Faso tourisme ;
  Monsieur Sansan François d’Assise KAMBOU, Mle 51 972 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, 4e grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Djôrô ;
  Monsieur Djidjouma SANOU, Mle 212 313 B, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8e échelon est nommé Directeur régional de l’économie et de la planification de Nando ;
  Monsieur David SAWADOGO, Mle 294 311 T, Inspecteur du trésor,
1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier provincial du
Kourwéogo ;
  Madame Aminata OUEDRAOGO/SORE, Mle 334 162 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Trésorier provincial du Ziro.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

  Madame Aline Verlaine ZOROM/KABORE, Mle 79 384 L, Conseiller
en sciences et techniques de l’information et de la communication,
1ère classe, 12e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Barthelemy KABORE, Mle 43 339 D, Professeur certifié, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Jean-Louis Ludovic OUEDRAOGO, Mle 76 323 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,

1ère classe, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Eustache OUEDRAOGO, Mle 75 715 H, Conseiller des affaires culturelles, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
  Monsieur Amidou Paul BAMOGO, Mle 212 401 E, Conseiller des
affaires culturelles, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Brice Flavien OUEDRAOGO, Mle 216 785 F, Administrateur des services touristiques et hôteliers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;

  Monsieur Pengwendé Alexis YAMEOGO, Mle 212 408 V, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  Monsieur Noufo Enok KINDO, Mle 102 942 T, Journaliste, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

  Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Enseignant-chercheur, catégorie P1, 2e échelon, est nommé Chargé de mission, en remplacement de Monsieur Luc YE ;
  Madame Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Professeur titulaire, catégorie P1, 1er grade, 1er échelon, est nommée Directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) ;
  Monsieur Ayouba MAIGA, Mle 54 998 V, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation à la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
  de la société FASO GUULGO et de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
  de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), des Centres hospitaliers universitaires de Pala (CHU-P) et de Bogodogo (CHU-B), du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) et du Service d’aide médicale urgente (SAMU) au titre du ministère de la
Santé ;

  de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) et de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Madame Aïssa Estelle BAMBARA, Mle 207 975 X, Nutritionniste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de la société FASO GUULGO pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Issaka YAMEOGO.
Le second décret nomme Monsieur Mamadi Moctare NACANABO, Mle 87 306 K, Elève Conseiller d’élevage et de la santé animale, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’élevage et de la santé animale (ENESA) pour la durée de son mandat de Délégué général.

B. MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté six (06) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Boureïma OUEDRAOGO,
Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret nomme Madame Olga Mélanie LOMPO, Mle 53 411 L,
Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé :
  Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin de santé publique.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
  Monsieur Aboubacar COULIBALY, Mle 54 156 H, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire.
Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :
  Monsieur Abdou GUEBRE, Mle 55 814 E, Inspecteur d’éducation spécialisée.
Le quatrième décret nomme Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Noraogo OUEDRAOGO,
Mle 34 706 C, Attaché de santé, Administrateur représentant les travailleurs du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour un premier mandat de trois
(03) ans, en remplacement de Monsieur Ousséni OUEDRAOGO.

Le sixième décret nomme Monsieur Youssouf BAGAYOGO, Officier,
Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration du Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Inoussa KABORE, Mle 246 603 E,
Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Abdelaziz OUEDRAOGO.
Le deuxième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F,
Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

AUTOROUTE OUAGADOUGOU-BOBO DIOULASSO

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– Le rêve prend corps avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

L’autoroute Koudougou-Yako bientôt lancée

(Ouagadougou 16 décembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé ce mardi après-midi au lancement des travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso.

Ce rêve longtemps caressé par les burkinabè, pour relier les deux premières villes du pays, est devenu une réalité sous le magistère du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. L’Initiative présidentielle Faso Mêbo, dont l’un des objectifs majeurs est le désenclavement des villes, est le maître d’ouvrage de cette autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso en 2 fois 4 voies (2X4), moderne et écologique.

Cet ouvrage ambitieux est financé sur fonds propres et le Chef de l’État veut que les travaux soient exécutés sans délai, à un rythme accéléré. « J’ai déjà dit au Ministre des finances de prévoir pour 2026, au minimum 200 milliards FCFA », déclare le Président du Faso. Il invite les populations des localités traversées à se mobiliser pour apporter leur contribution à la réalisation du projet.

Bientôt une autoroute Koudougou-Yako

D’autres autoroutes régionales seront bientôt lancées. « Nous voulons relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes », souligne le Président du Faso. C’est d’ailleurs une raison qui justifie le report du lancement de la construction de la route Koudougou-Yako, qui devient une autoroute de 2 x 2 voies, explique le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

« L’ambition, c’est que les chefs-lieux de région soient reliés les uns aux autres par des autoroutes (…) C’est ça l’objectif, de Ouagadougou vers les chefs-lieux de région et les chefs-lieux de région entre eux », précise le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Dernier Sommet en 2025 de la CEDEAO: L’essentiel des décisions adoptées à Abuja

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La 68è session ordinaire de la CEDEAO a clos ses travaux avec l’ambition renouvelée de bâtir une Afrique de l’Ouest plus sûre, plus intégrée et résolument tournée vers la prospérité pour tous.

Les Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis ce 14 décembre 2025 au Nigeria pour leur  68e Sommet. Au menu, plusieurs dossiers dont deux en particulier.

Face aux récentes crises en Guinée-Bissau et au Bénin, les conclusions de la rencontre ont souligné l’importance de la stabilité régionale, de l’intégration économique et des défis sécuritaires. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont examiné les crises socio-politiques en Guinée-Bissau et au Bénin, et ont évalué les mécanismes d’apaisement et de soutien communautaire.

Au terme de la session, le bloc ouest-africain a réaffirmé son attachement à la résolution pacifique des crises, prônant un dialogue inclusif pour consolider la démocratie. Les États membres ont souligné l’urgence de renforcer la coopération en matière d’infrastructures, de libre-échange et de gestion des ressources. Cette rencontre de haut niveau s’est inscrite dans la clôture solennelle de l’année du cinquantenaire de l’organisation (2025). Dans la capitale fédérale du Nigeria, elle a réuni les plus hautes autorités politiques de la sous-région autour d’enjeux majeurs touchant à la paix, la stabilité institutionnelle et l’avenir du projet communautaire ouest-africain.

Une feuille de route visant à accélérer l’intégration régionale a été adoptée, avec un accent mis sur les projets structurants et la mutualisation des efforts sécuritaires. Les Chefs d’État ont réitéré leur engagement en faveur des objectifs fondateurs de la CEDEAO: paix durable, gouvernance vertueuse et prospérité partagée. A cet effet, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont examiné les crises sécuritaires et politiques qui continuent de fragiliser l’espace communautaire. Spécifiquement, ils ont évoqué la situation préoccupante au Bénin, consécutive à une tentative de coup d’État du dimanche, 7 décembre 2025. Et ont salué la mobilisation rapide et coordonnée de la CEDEAO face à cette menace à l’ordre constitutionnel.

La Conférence a réitéré avec fermeté que la Communauté ne saurait transiger sur les principes de gouvernance démocratique, de respect de l’État de droit et de la légalité constitutionnelle, considérés comme des fondements intangibles de la stabilité régionale.

Le Sommet a dressé un bilan approfondi des cinquante années d’existence de l’organisation, mettant en lumière les acquis significatifs enregistrés dans la marche vers une «CEDEAO des peuples».

En attente de la création, à l’horizon 2026, d’une Brigade régionale

Il ressort que l’ensemble des actions communautaires converge désormais vers le bien-être tangible des populations ouest-africaines. Le Sommet a relevé par ailleurs, les défis persistants auxquels fait face la sous-région au premier rang desquels figurent le terrorisme, l’extrémisme violent, les flux migratoires incontrôlés et les tentatives récurrentes de déstabilisation politique.

Face à ces menaces multiformes, le Sommet annonce la création, à l’horizon 2026, d’une Brigade régionale en attente, forte de plus de mille soldats, destinée à lutter contre l’extrémisme violent, à prévenir les changements anticonstitutionnels et à endiguer les dynamiques de déstabilisation. Cette initiative traduit la volonté des dirigeants ouest-africains de doter la CEDEAO d’outils opérationnels crédibles, capables de répondre efficacement aux impératifs de sécurité collective.

Les travaux d’Abuja ont également permis une réflexion de fond sur l’avenir de la Communauté, à la lumière des défis mondiaux actuels et de leur impact sur la ‘Vision 2050’ de la CEDEAO, laquelle ambitionne de promouvoir une prospérité partagée et durable. Les Chefs d’État et de Gouvernements ont réaffirmé leur volonté de faire de la CEDEAO une communauté fondée sur la justice sociale et le bien-être de chaque peuple. Ils ont insisté sur le renforcement de l’intégration économique régionale, érigée en socle de la réussite collective, à travers la mise en place d’un véritable marché unique, l’amélioration de la coordination fiscale et la promotion de la stabilité macro-économique.

Des mesures concrètes ont également été évoquées pour désenclaver les zones marginalisées, impulser un développement transformateur et réduire de 25% les taxes sur les billets d’avion, afin de stimuler le tourisme régional et la mobilité intra-communautaire. La Conférence des dirigeants a souligné par ailleurs la nécessité de placer les femmes et les jeunes au cœur des politiques publiques communautaires, tout en intégrant pleinement les enjeux climatiques dans les stratégies de développement. En la matière, le Togo a été cité comme un bon élève.

A l’issue du Sommet, le Sénégal a été désigné à la présidence de la Commission de l’organisation pour la période 2026-2030. Un Sénégalais ou une Sénégalaise succédera ainsi à Omar Alieu Touray à la tête de la Commission de la CEDEAO. Pour Dakar, cette décision traduit l’estime et la confiance renouvelées des États membres, tout en consacrant le rôle jugé majeur du pays dans la dynamique d’intégration régionale et africaine.

Le communiqué final souligne également que cette désignation confirme la crédibilité du Sénégal ainsi que son engagement constant en faveur de l’intégration régionale, du renforcement de la gouvernance communautaire et du développement harmonieux de l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a exprimé sa gratitude à l’ensemble des États membres pour la confiance accordée, tout en réaffirmant son attachement à la consolidation de la CEDEAO et à la promotion de la paix, de la stabilité et de la prospérité dans l’espace communautaire.

La 68è session ordinaire de la CEDEAO a clos ses travaux avec l’ambition renouvelée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de bâtir une Afrique de l’Ouest plus sûre, plus intégrée et résolument tournée vers la prospérité pour tous.

Source:www.afriquinfos.com

Accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda sous l’égide de Trump

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En présence du président américain Donald Trump, les dirigeants de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont signé un accord de paix à Washington ce jeudi.

Donald Trump a présidé jeudi à Washington une cérémonie de signature d’un accord de paix avec ses homologues congolais et rwandais, dans un bâtiment renommé en son honneur, parlant d’un « miracle » alors même que d’intenses combats se déroulent dans l’est de la République du Congo.

« Cela va être un grand miracle », a dit le président américain, en vantant un accord « puissant et détaillé », tandis que les présidents de la RDC Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame ont eu une tonalité plus prudente.

Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo. – AFP.

Les deux dirigeants vont à l’avenir « passer beaucoup de temps à se donner des accolades et se tenir la main », a prédit Donald Trump, avec son emphase habituelle, en assurant aussi que « tout le monde allait gagner beaucoup d’argent » grâce à ces « accords de Washington », qui comportent une dimension économique.

Reagan Miviri, chercheur à l’institut congolais Ebuteli, contacté par l’AFP, estime que cette cérémonie est le résultat d’une « forte pression » exercée par les Etats-Unis, et ajoute : « Pour eux, l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même ».

La signature, qui visait à formaliser des engagements pris en juin déjà sous la houlette de Washington, a eu lieu au siège de l’« Institut Donald Trump pour la paix ».

Reagan Miviri, chercheur à l’institut congolais Ebuteli, contacté par l’AFP, estime que cette cérémonie est le résultat d’une « forte pression » exercée par les Etats-Unis, et ajoute : « Pour eux, l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même ».

La signature, qui visait à formaliser des engagements pris en juin déjà sous la houlette de Washington, a eu lieu au siège de l’« Institut Donald Trump pour la paix ».

AFB

« Grand honneur »

Anciennement « Institut américain pour la paix », cet organisme a été renommé mercredi par le département d’Etat et porte désormais sur sa façade le nom du président américain.

« C’est un grand honneur », s’est réjoui Donald Trump, qui se targue d’être un grand pacificateur même si ses interventions dans divers conflits internationaux ont eu des résultats contrastés.

Paul Kagame a salué sa médiation « pragmatique », tout en avertissant qu’il y aurait « des hauts et des bas » dans l’application de l’accord. Félix Tshisekedi a lui aussi remercié le républicain de 79 ans pour avoir amené un « tournant », et a salué « le début d’un nouveau chemin », avertissant toutefois qu’il serait « exigeant » et « assez difficile ».

Les conflits armés qui ensanglantent la région depuis trois décennies ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué une vaste crise humanitaire.

Trois volets

Les accords signés jeudi comportent trois volets. Le premier porte sur la cessation des hostilités, avec l’instauration d’un cessez-le-feu, un programme de désarmement, un processus de retour des personnes déplacées et des mesures de « justice » contre les responsables d’exactions, selon Donald Trump.

Le second volet est un cadre d’intégration économique régionale. Le dernier pan porte sur la conclusion d’accords bilatéraux des Etats-Unis avec chacun des deux pays sur l’exploitation de minerais stratégiques, indispensables aux industries de pointe et dont la RDC en particulier regorge.

Source: www.lesoir.be