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Burkina Faso : les correspondantes du « Monde » et de « Libération » expulsées

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La rédaction du journal « Le Monde » ainsi que celle de « Libération » dénoncent une mesure « inacceptable » et « arbitraire » après l’expulsion de leurs correspondantes.

es correspondantes des quotidiens français Le Monde et Libération au Burkina Faso ont été expulsées de ce pays samedi soir, ont annoncé dimanche leurs rédactions, qui dénoncent une mesure « inacceptable » et « arbitraire ».

« Notre correspondante au Burkina Faso, Sophie Douce, vient d’être expulsée du pays […] en même temps que sa consœur de Libération, Agnès Faivre », indique Le Monde sur son site. « La sanction est tombée et, avec elle, la confirmation que la liberté de la presse au Burkina Faso est lourdement menacée », écrit pour sa part Libération, en précisant que sa correspondante et sa consœur du Monde sont arrivées « dimanche matin à Paris ».

Lundi, le Burkina Faso, dirigé par des autorités issues de deux coups d’État en 2022 et confronté à une multiplication d’attaques djihadistes meurtrières, avait coupé la diffusion de la chaîne d’information française France 24 sur son territoire. Seuls des médias français ont pour l’instant été ainsi sanctionnés par les autorités burkinabées.

Depuis la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré le 30 septembre 2022, second coup d’État en huit mois au Burkina, les relations avec Paris se sont dégradées, Ouagadougou ayant réclamé et obtenu le départ de l’ambassadeur de France et des 400 soldats français des forces spéciales basés dans le pays.

Début mars, le Burkina a en outre dénoncé un accord d’assistance militaire signé en 1961 avec la France.

Le Monde « condamne avec la plus grande fermeté cette décision arbitraire » qui a obligé les deux journalistes à quitter Ouagadougou en moins de vingt-quatre heures. « Sophie Douce, comme sa consœur, exerce pour Le Monde Afrique un journalisme indépendant, à l’écart de toute pression », ajoute-t-il.

Le directeur du journal, Jérôme Fenoglio, « demande aux autorités locales de revenir au plus vite sur ces décisions et de rétablir sans délai les conditions d’une information indépendante dans le pays ».

Des expulsions en représailles à des révélations

Selon Libération, « Agnès Faivre et Sophie Douce sont des journalistes d’une parfaite intégrité, qui travaillaient au Burkina Faso en toute légalité, avec des visas et des accréditations valables délivrées par le gouvernement burkinabé. »

« Nous protestons vigoureusement contre ces expulsions absolument injustifiées et l’interdiction faite à nos journalistes de travailler en toute indépendance », ajoute le journal.

Les deux journalistes avaient été convoquées vendredi à Ouagadougou à la sûreté nationale et il leur a ensuite été donné l’ordre de quitter le Burkina Faso dans les 24 heures.

Libération précise « que la publication le 27 mars de [son] enquête sur les circonstances dans lesquelles a été filmée une vidéo montrant des enfants et des adolescents exécutés dans une caserne militaire, par au moins un soldat, avait évidemment fortement déplu à la junte au pouvoir au Burkina Faso ».

« Le gouvernement condamne fermement ces manipulations déguisées en journalisme pour ternir l’image du pays des Hommes intègres », avait écrit le porte-parole du gouvernement burkinabé, Jean Emmanuel Ouédraogo, après la publication de cette enquête, assurant que l’armée agit « dans le strict respect du droit international humanitaire ».

Début décembre, la junte au pouvoir avait déjà suspendu la diffusion de Radio France Internationale (RFI), du même groupe que France 24, France Médias Monde. Jean Emmanuel Ouédraogo avait indiqué que ces deux médias étaient accusés d’avoir « ouvert leurs antennes à des leaders terroristes pour qu’ils propagent l’idéologie du terrorisme, de la violence, de la division ».

Le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a dénoncé auprès de l’AFP cette double expulsion « arbitraire, scandaleuse, indigne, qui n’est même pas notifiée par écrit publiquement ».

« Après le renvoi d’ambassadeur, on est dans une logique du renvoi de journalistes comme s’ils étaient une variable d’ajustement des tensions diplomatiques : c’est absurde », a-t-il ajouté, affirmant que « le régime veut camoufler ses exactions ».

Source: www.lepoint.fr

Conseil des ministres du 29 mars 2023 : le gouvernement décide de la reprise des relations diplomatiques avec la Corée du Nord

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(Ouagadougou, 29 mars 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce jour l’hebdomadaire conseil des ministres qui a examiné et adopté, selon le Porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs rapports soumis à son ordre du jour.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, le Conseil a examiné et approuvé un agrément pour la nomination d’un ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée auprès du Burkina Faso. Selon le ministre en charge des affaires étrangères, Mme Olivia ROUAMBA, le Burkina Faso a jadis entretenu de très bonnes relations avec ce pays qui était un partenaire privilégié sous la période de la Révolution d’août 1983.

Cette reprise des relations diplomatiques avec la Corée du Nord permettra à ce pays d’Asie de l’Est et au Burkina Faso d’entretenir une coopération bilatérale exemplaire dans plusieurs domaines comme le secteur de la sécurité, à travers l’octroi à notre pays

d’équipement et de matériel militaires, les secteurs des mines, de la santé, de l’agriculture et de la recherche.

Pour le compte du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, le Conseil a adopté un rapport relatif au guide de négociations des traités d’investissements et relatif aux traités burkinabè des investissements. Pour le ministre en charge du commerce, Serge PODA, il s’agit d’outils juridiques très importants en matière de négociations des traités sur les investissements entre le Burkina Faso et les autres pays.

« Ces outils juridiques viennent combler le vide qui existait de par le passé au sein du corpus et du cadre de négociations des investissements. Avec leur adoption, le Conseil vient donner à ces cadres de négociations beaucoup plus d’outils qui permettent au Burkina Faso, dans les négociations des traités d’investissements, de tenir compte de l’intérêt général et de la problématique des différends qui pourraient advenir dans l’application de ces différents traités », a indiqué le ministre Serge PODA.

Il a profité lancer un appel à tous les investisseurs, en particulier les Burkinabè de la diaspora qui investissent dans d’autres pays à bien vouloir revenir participer au développement de leur propre patrie.

Au titre du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant promotion immobilière au Burkina Faso. « Il s’agit d’une relecture de la loi actuelle qui régit la promotion immobilière au Burkina Faso et vise à assainir la gouvernance du foncier dans le pays, à préserver nos terres agricoles et à corriger les dérives constatées dans la mise en œuvre de la loi actuelle qui a provoqué l’étalement urbain et l’accaparement des terres en lieu et place de la construction de logements », a souligné le ministre de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, Mikaïlou SIDIBE.

Cet avant-projet de loi contient, selon le ministre SIDIBE, des innovations qui vont permettre d’améliorer l’offre en matière de logement décent au profit de la population.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 ELIM. CAN 2023 : LE BURKINA FASO TIENT EN ÉCHEC LE TOGO ET VALIDE SON TICKET POUR LA CÔTE D’IVOIRE

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Venu à Lomé pour chercher, au pire, un match nul qui lui permettra de valider son ticket pour la CAN 2023, le Burkina Faso réussit son coup. Vainqueurs du Togo (1-0) lors de la troisième journée des éliminatoires, les Etalons sont parvenus à tenir en échec les Eperviers au Stade de Kégué et obtiennent un nul 1-1.

C’est d’ailleurs les hommes d’Hubert Velud qui ouvrent le score dans ce match par Dango Ouattara à la 12e minute. Piqué, le Togo réagit et égalise par Fo Doh Laba à la 26e minute.

Alors qu’ils avaient besoin d’une victoire pour se relancer, les Eperviers ne parviendront pas à marquer durant toute la deuxième mi-temps et se compliquent la tâche dans ce groupe B qui a vu le Cap-Vert se rapprocher de la qualification cet après-midi en battant l’Eswatini (1-0).

Derniers du groupe avec seulement 2 points, Paulo Duarte et ses poulains doivent absolument gagner les deux matchs restant pour espérer se qualifier.

Quant au Burkina Faso, il est qualifier pour la CAN ivoirienne, prévue en janvier-février 2024.

Source: www.africatopsports.com

Vie de la diaspora aux USA : une délégation des Burkinabè du Nebraska sollicite la création d’un consulat honoraire

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Reçue en audience ce vendredi 24 mars 2023 par M. Hermann Toé, Chargé d’Affaires a.i. de l’Ambassade, c’est une délégation forte de six (6) personnes qui est venue exposer quelques préoccupations chères aux burkinabè du Nebraska.

A entendre leur Porte-parole, L. Sosthène Compaoré, premier Président de l’Association des Burkinabè du Nebraska (ABN), les six délégués sont venus plaider pour la création d’un Consulat honoraire dans le Nebraska.

La seconde préoccupation majeure est la sollicitation d’une mission consulaire de l’Ambassade dans cette zone qui compte officiellement 800 burkinabè (selon un recensement de 2021) mais dont les estimations non officielles avoisinent les 2000 burkinabè.

En plus de ces préoccupations dites majeures, les représentants du Nebraska ont plaidé pour la création d’une forme de faitière des Associations des Burkinabè des USA, au grand bonheur de notre diaspora. Pour étayer leur engagement à faire aboutir ce « rêve », ils ont remis au Chargé d’Affaires de l’Ambassade une proposition écrite.

Monsieur Toé qui avait à ses côtés M. Jean Baptiste Gagré, Deuxième Conseiller et M. Abdoul Aziz Konfé, Deuxième Secrétaire, a salué cette dynamique et encouragé ses visiteurs à la maintenir afin de donner plus de chance à la cohésion au sein de notre diaspora et à l’union sacrée de l’ensembles de la communauté burkinabè des USA qu’il appelle de tous ses vœux.

Il s’est donc montré favorable à la création d’un cadre de concertation, de brassage et d’intégration de notre communauté vivant aux Etats-Unis d’Amérique, de sorte à favoriser l’épanouissement de nos compatriotes partout où ils se trouvent. Pour ce faire il a tenu à encourager les différentes associations à développer des initiatives dans ce sens.

Il a également rassuré ses hôtes que leur requête d’ouverture d’un Consulat honoraire dans le Midwest sera transmise aux Autorités burkinabè pour appréciation.

S’agissant de l’organisation d’une mission consulaire au Nebraska, M. Toé a précisé que les contraintes budgétaires ne permettent pas toujours d’effectuer ce type de missions mais que cette année, l’Ambassade a déjà fait l’effort d’organiser deux missions consulaires au Wisconsin et à Ohio. Il a cependant apprécié la démarche et les propositions faites par les délégués d’appuyer l’Ambassade dans l’organisation de la mission et a pris l’engagement de leur apporter une réponse dans les jours à venir.

Avant de prendre congé, L. Sosthène Compaoré et ses camarades ont félicité l’Ambassade pour non seulement la qualité du service rendu aux usagers mais aussi les efforts fournis ces dernières années pour être plus proche de nos compatriotes. Ils ont souhaité que des missions d’échanges et de formations sur le rôle et les attributions de la Représentation diplomatique du Burkina Faso aux Etats-Unis d’Amérique soient régulièrement menées dans les États à forte concentration de burkinabè.

À cette audience étaient présents cinq anciens Présidents de l’ABN et le Président en exercice.

Service Communication et Relations Presse

Ambassade du Burkina Faso à Washington DC

Lutte contre le terrorisme : la Banque mondiale exprime sa disponibilité à accompagner la Transition

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Le lundi 27 mars 2023, Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a accordé une audience au vice-président Afrique de l’Ouest et Centrale du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane DIAGANA. Présent au Burkina Faso dans le cadre d’une mission dans la sous-région, le vice-président Afrique de l’Ouest et centrale du Groupe de la Banque mondiale, a échangé avec le Chef de l’Etat sur les crises que connaît le pays.

Ousmane DIAGANA a déclaré avoir exprimé la solidarité de son institution au Burkina Faso qui fait face à une crise sécuritaire et son corollaire, la question humanitaire. « Nous avons exprimé à son Excellence monsieur le Président de la Transition, la disponibilité de la Banque mondiale en tant que partenaire au développement du Burkina Faso, à œuvrer avec le pays pour, ensemble, juguler les conséquences néfastes de ces crises notamment sur les populations et sur l’économie en tant qu’institution économique et financière », a-t-il expliqué.

Ce fut une occasion pour le vice-président de s’enquérir, avec le Chef de l’Etat, des indicateurs actuels sur notre pays en matière économique ainsi que de la situation humanitaire. « Vous savez que le Burkina Faso est un pays qui a des potentialités extrêmement importantes et quand l’insécurité est là, ces potentialités sont difficiles à transformer en programme de développement », a ajouté Ousmane DIAGANA.

Selon lui, le Président de la Transition lui a, en retour, expliqué clairement sa vision, et les actions qui sont en cours sur le terrain pour venir à bout de la crise sécuritaire et de la question humanitaire.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Arrivée au Ghana de Kamala Harris, première étape de sa tournée africaine

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US Vice President Kamala Harris (R) addresses the crowd after arriving at the Kotoka International Airport in Accra, Ghana, on March 26, 2023. - US Vice President Kamala Harris starts a three-country tour of Africa, promoting the White House's positive vision of the continent as the "future of the world." Harris' trip to Ghana, Tanzania and Zambia is the latest salvo in deepening US engagement with a continent largely ignored under Republican Donald Trump -- and long viewed in Washington as more of a problem area than a land of opportunity. (Photo by Nipah Dennis / AFP)

Après une première étape ouest-africaine, la vice-présidente se rendra en Afrique australe, en Tanzanie puis en Zambie, jusqu’au 2 avril.

La vice-présidente américaine Kamala Harris est arrivée, dimanche 26 mars, au Ghana, première étape de sa tournée dans trois pays d’Afrique qui vise à renforcer les liens diplomatiques de Washington avec le continent.

Sa tournée au Ghana, en Tanzanie et en Zambie, prévue jusqu’au 2 avril, intervient après un sommet Etats-Unis-Afrique en décembre 2022 à Washington, au cours duquel le président Joe Biden a plaidé pour créer un vaste partenariat avec l’Afrique, au moment où les Etats-Unis cherchent à affirmer leur présence sur le continent face à l’influence croissante de la Chine et de la Russie.

Accompagnée de son mari Douglas Emhoff, Kamala Harris a été accueillie à l’aéroport d’Accra par le vice-président du Ghana Mahamudu Bawumia et de hauts responsables. Des danses traditionnelles au son de tambours et des élèves agitant de petits drapeaux du Ghana l’attendaient à sa descente d’avion.

« Nous avons hâte de faire de ce voyage une nouvelle affirmation de la relation et de l’amitié durables et très importantes entre le peuple des Etats-Unis et ceux qui vivent sur le continent africain, a déclaré Kamala Harris à son arrivée. Je suis très enthousiaste quant à l’avenir de l’Afrique. Je suis très enthousiaste quant à l’impact de l’avenir de l’Afrique sur le reste du monde, y compris les Etats-Unis. »

Crise économique

Elle devrait aborder au cours de sa visite la crise climatique, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la hausse des investissements sur le continent, a-t-elle indiqué.

La vice-présidente américaine devrait rencontrer des entrepreneurs, des étudiants, des femmes et des agriculteurs. Elle doit aussi visiter une ancienne plaque tournante de la traite des esclaves, le fort de Cape Coast (sud).

Elle s’entretiendra en outre avec le président Nana Akufo-Addo et rencontrera des représentants de la société civile. Elle doit quitter le Ghana mercredi pour la Tanzanie.

Le Ghana est confronté à une crise économique avec une inflation de plus de 50 % et une baisse de la monnaie locale, le cedi, touchée par les effets de la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

Le Ghana a conclu un accord de 3 milliards de dollars (2,78 milliards d’euros) de crédit avec le Fonds monétaire international (FMI) et est également en pourparlers avec la Chine sur ses problèmes économiques.

Source: www.lemonde.fr

Qualification CAN 2023 : Les Étalons toujours leaders en battant les Eperviers du Togo (1-0)

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Un grand pas franchi pour la qualification à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Les Étalons du Burkina Faso ont battu (1-0) les Éperviers du Togo ce vendredi 24 mars 2023 au Grand Stade de Marrakech dans le cadre de la troisième journée des éliminatoires. Il a fallu attendre en fin de rencontre pour voir Abdoul Fessal Tapsoba marquer le but de la victoire et s’ouvrir le chemin pour une 13e qualification à la CAN.

Source: burkina24.com

Le rôle clé des Femmes au cœur de l’avenir du Numérique en Afrique

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En 2021, près de 4 milliards de la population mondiale n’avait pas accès à Internet. La moitié était des Femmes, la fracture étant tout particulièrement notoire en Afrique.

Si le continent connaît pourtant une Transformation Numérique sans précédent depuis quelques années, il semble que certaines catégories de la population restent marginalisées, parmi lesquelles les Femmes, et ne bénéficient donc pas des opportunités offertes par la Transformation Digitale.

En effet, bien qu’elles représentent plus de 50% de la population africaine, les Femmes restent encore trop souvent sous-représentées dans l’économie numérique africaine. Combler ce fossé est donc une priorité. S’il en va tout d’abord de leur émancipation et de leur autonomisation sociale, leur inclusion est bel et bien essentielle afin d’assurer parallèlement une croissance économique prospère et pérenne.

Les Femmes, des piliers de l’Entrepreneuriat en Afrique

Le fort potentiel des Femmes dans l’Economie n’est aujourd’hui plus à démontrer. Selon le cabinet McKinsey, leur apport pourrait rapporter 12 trillions de dollars au PIB mondial d’ici 2025.

Plus que partout ailleurs, les Femmes en Afrique déplacent des montagnes. Leur apport au développement socio-économique est considérable. Pour ne citer que l’exemple de l’Agriculture, elles représentent près de 70% de la main d’œuvre agricole et produisent jusqu’à 80% des denrées alimentaires, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ces pourcentages viennent ainsi souligner la place prépondérante qu’elles occupent dans le développement du continent, bien que leur contribution soit rendue peu visible. A la tête de structures agricoles, artisanales ou commerçantes, elles sont de plus en plus nombreuses à proposer des initiatives pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Aspirant à s’autonomiser et à s’émanciper, elles sont porteuses d’un véritable dynamisme économique, l’Afrique ayant le plus fort taux d’Entrepreneuriat féminin au monde, celui-ci s’élevant à 27% en 2019. En Ouganda plus précisément, 38% des sociétés enregistrées ont été créées par des femmes. Des initiatives telles que Women in Africa (WIA) ont ainsi vu le jour afin de souligner combien l’engagement des Femmes a et continuera d’avoir un fort impact pour l’ensemble des économies sur le continent.

Conquérantes, les Femmes africaines sont des actrices du changement. Entre envie et détermination, elles cherchent à s’imposer et sont ainsi à l’origine d’un nouveau paradigme. Cependant, il leur faut prendre la vague du Numérique afin d’être pleinement les vecteurs d’un changement qu’elles veulent imposer.

Les Femmes confrontées au défi de la fracture Numérique

La fracture numérique entre les hommes et les femmes est bien réelle, tout particulièrement dans certaines régions du monde. Ainsi, en Afrique subsaharienne, quelque 190 millions de femmes n’ont pas recours aux services de l’Internet mobile, soit un écart de 37% entre les hommes et ces dernières. Outre refléter les inégalités de genre, ce fossé risque en sus de les aggraver, la population féminine risquant d’être de plus en plus exclue à mesure que les économies se digitalisent. L’inclusion de cette frange de la population est d’autant plus importante que d’après une étude de l’Association Mondiale des Opérateurs de Téléphonie Mobile (GSMA) publiée en 2019, la réduction de l’écart entre les sexes dans l’utilisation de l’Internet mobile dans les pays à revenu faible et intermédiaire pourrait générer une croissance additionnelle du PIB de 700 milliards de dollars, sur une période de cinq années.

En ce sens, combler la fracture numérique permettrait ainsi de favoriser des opportunités commerciales d’autant plus importantes chez les Femmes. En Afrique subsaharienne, les estimations soulignent que d’ici moins de 10 ans, quelque 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques. Eldorado tech de demain, les opportunités d’affaires sont nombreuses pour repenser le développement actuel et la prospérité du continent. Le champ d’action offert par les Nouvelles Technologies semble donc très prometteur pour les Femmes, leur permettant ainsi de créer des Entreprises innovantes répondant aux besoins et problématiques identifiés.

Capitalisant sur leur rôle essentiel, Huawei a conjointement organisé avec l’Organisation Women In Tech, le « Women in Tech Salon », lors du Mobile World Congress (MWC) 2023 à Barcelone, le 27 février 2023.

Lors de cet événement, plusieurs personnalités de renom se sont exprimées sur diverses thématiques mettant au cœur la place de la Femme dans le monde numérisé qu’est le nôtre. Au-delà de la question de l’égalité, il était bel et bien question de s’interroger sur le point suivant : « Pourquoi la diversité et l’inclusion sont-elles essentielles pour un avenir durable ? ».

De l’entrepreneure à l’entrepreneure 2.0 : pour que les Femmes ne soient plus les grandes oubliées du Numérique

Nonobstant un taux d’Entrepreneuriat féminin élevé sur le continent, les Femmes sont confrontées à quelques difficultés, les empêchant de pleinement jouir des bénéfices que peut leur apporter la Transformation Numérique.

Le manque de formation, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, est l’une des premières tares.

Outre le fait que les compétences numériques sont aujourd’hui essentielles pour accéder à – et de facto développer – des services divers et variés tels que la Santé, la Finance ou encore le Commerce, elles sont également nécessaires à la création d’emplois.

Rappelons en effet que la croissance démographique de l’Afrique est forte et que les Nouvelles Technologies seront cruciales dans l’intégration de ces jeunes populations au marché de l’emploi. Dès lors, la formation aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est un prérequis.

Dans ce cadre, ONU Femmes et la Commission de l’Union africaine (CUA) en collaboration avec l’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ont lancé en 2018 l’initiative « Les jeunes Africaines savent coder ».

A travers celle-ci, ces Institutions ont pour ambition d’autonomiser les filles sur le continent en les aidant à acquérir les compétences et connaissances nécessaires à leur avenir professionnel. Des entreprises ont également fait de l’Education des jeunes filles et des Femmes en Afrique l’une de leurs priorités. C’est notamment le cas de Huawei, qui propose depuis de nombreuses années des Programmes de formation visant à permettre à tout un chacun de se former au numérique. L’Entreprise a par ailleurs conclu un Partenariat avec l’Organisation caritative ivoirienne DYNEXAFRICA en 2020. 1.000 femmes vivant en zones rurales ont ainsi pu bénéficier de cette Association.

L’ensemble de ces acteurs est en effet conscient qu’investir dans la formation des Femmes dans le secteur Numérique revient à investir dans la croissance économique de l’Afrique. Disposant des compétences et connaissances nécessaires, elles pourront dès lors créer leurs propres Entreprises, dont les bénéfices seront nombreux pour l’ensemble des concitoyens.

A ce premier frein s’ajoute la faiblesse voire le manque d’Infrastructures, notamment pour les populations résidant en zones rurales et étant de factomoins reliées au réseau national. Peu nombreuses, elles empêchent ainsi les Femmes de pleinement profiter des opportunités de l’Economie Numérique et ainsi de créer leurs propres structures.

Outre ces deux premiers points, le manque d’investissement financier est l’une des difficultés à laquelle sont également confrontées les Femmes sur le continent. Peu, voire pas bancarisées, leur capacité financière leur permettant de couvrir les coûts liés à l’accès au numérique est limitée. Au Kenya par exemple, plus de 50% des Femmes ont ainsi déclaré que le coût constituait le principal obstacle à l’acquisition d’un téléphone portable, d’après le rapport 2022 de la GSMA. Dans ce contexte, des Organisations se sont mobilisées pour répondre à la difficulté d’accès aux prêts et financements pour les femmes. C’est notamment le cas de l’initiative AWAFA, acronyme pour Affirmative Finance Action for Women in Africa. Afin de combler le déficit de financement qui s’élevait à 42 milliards de dollars en 2019, AWAFA propose une approche holistique reposant sur trois piliers : les financements, l’assistance technique et l’environnement des affaires. En se mobilisant pour accroître le volume de prêts accordés aux femmes, en leur proposant des formations visant à optimiser la productivité et la croissance de leur entreprise et en engageant un dialogue avec les Gouvernements africains et autres parties prenantes, AWAFA participe à la mise en place de moyens et de politiques favorables à l’Entrepreneuriat Féminin.

Celui-ci étant à juste titre un secteur clé pour le développement socio-économique, il est essentiel de mettre en œuvre une coopération concertée afin de favoriser l’inclusion des femmes. En ce sens, les acteurs institutionnels et Entreprises privées doivent joindre leurs efforts afin de déployer des politiques et cadres réglementaires qui donnent la primauté à l’inclusion numérique dans le développement socio-économique de l’Afrique.

Comme démontré, les Nouvelles Technologies sont un pilier de la croissance socio-économique du continent. Cependant, afin que cette croissance soit pleinement effective, elle devra mobiliser l’ensemble de la population africaine et ne laisser personne de côtéL’inclusion, vecteur de changement et d’espoir, doit être un catalyseur de l’Economie Numérique et les pays doivent en prendre acte dès maintenant.

                                                                        Nadège Koffi

Source: www.afriqueeconomie.net

A la Conférence sur l’eau, des gouvernements lancent le Défi de l’eau douce

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A la Conférence des Nations Unies sur l’eau qui se déroule du 22 au 24 mars à New York, une coalition de gouvernements a lancé le Défi de l’eau douce, la plus grande initiative jamais entreprise pour restaurer les fleuves, les rivières, les lacs et les zones humides dégradés. 

Ce sont des écosystèmes essentiels pour faire face à l’intensification des crises de l’eau, du climat et de la nature dans le monde, note le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). 

Le Défi de l’eau douce vise à restaurer 300.000 kilomètres de cours d’eau, l’équivalent de plus de sept fois le tour de la Terre, ainsi que 350 millions d’hectares de zones humides, une superficie plus grande que l’Inde, d’ici à 2030. 

Outre l’approvisionnement en eau, des écosystèmes d’eau douce en bonne santé offrent une multitude d’avantages à l’être humain et à la nature, et sont essentiels pour atténuer les changements climatiques et s’y adapter, ainsi que pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Pourtant, un tiers des zones humides de la planète ont disparu au cours des 50 dernières années, et leur disparition est toujours plus rapide que celle des forêts. Les rivières et les lacs sont les écosystèmes les plus dégradés au monde. Les populations de poissons qui y vivent, dont beaucoup sont vitales pour la sécurité alimentaire des communautés, ont énormément diminué. 

UN Photo/Ray Witlin – Le lac Fewa au Népal.

Développer la résilience

Le sixième Rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié cette semaine, souligne les graves conséquences des changements climatiques sur les écosystèmes d’eau douce et met en évidence la nécessité de les protéger et de les restaurer afin de renforcer les mesures d’adaptation aux changements climatiques et de créer des sociétés, des économies et des écosystèmes résilients. 

Soutenu par les gouvernements de la Colombie, de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Gabon, du Mexique et de la Zambie, le Défi de l’eau douce encourage tous les gouvernements à s’engager à atteindre des objectifs clairs dans leurs stratégies et plans d’action nationaux actualisés en matière de biodiversité, leurs contributions déterminées au niveau national et leur plan national de mise en œuvre des ODD, afin de restaurer d’urgence des écosystèmes d’eau douce en bonne santé. 

« Des cours d’eau, des lacs et des zones humides sains sont la fondation de nos sociétés et de nos économies. Pourtant, ces écosystèmes sont régulièrement sous-évalués et négligés. C’est la raison pour laquelle l’engagement des gouvernements de la Colombie, de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Gabon, du Mexique et de la Zambie est remarquable. Alors que les pays se sont engagés à restaurer un milliard d’hectares de terres, le Défi de l’eau douce est une première étape cruciale pour se consacrer aux écosystèmes d’eau douce, qui en ont bien besoin », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE. 

Le Défi de l’eau douce est une initiative dirigée par les pays. Sa mise en œuvre est inclusive et collaborative : les gouvernements et leurs partenaires créeront des solutions en matière d’eau douce en collaboration avec les peuples autochtones, les communautés locales et d’autres parties prenantes. 

S’appuyant sur le cadre mondial de la biodiversité adopté à Montréal en décembre 2022, qui prévoit la restauration de 30% des « eaux intérieures » dégradées de la planète, le Défi contribuera à la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, une initiative visant à redonner vie à notre planète, menée conjointement par le PNUE et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). 

Financer la lutte contre la sécheresse

UNEP/Lisa Murray – L’eau devient de plus en plus rare dans les régions arides et semi-arides du Soudan.

Lors d’un autre événement à la Conférence sur l’eau, la FAO a appelé à des mécanismes innovants de financement pour aider à faire face à la fréquence et à la gravité croissantes des épisodes de sécheresse. 

« Le manque de ressources financières adéquates, opportunes et innovantes reste un obstacle majeur à une gestion proactive et intégrée de la sécheresse », a déclaré le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, lors de  cet événement. 

Étant donné que les sources, mécanismes et instruments financiers conventionnels peuvent ne pas être suffisants pour soutenir les investissements dans la réduction des risques de sécheresse et le renforcement de la résilience, « des mécanismes de financement réactifs et innovants contre la sécheresse doivent être clairement identifiés comme une composante du financement climatique global », a souligné M. Qu. 

La FAO continuera d’aider les pays à attirer des financements climatiques et à mettre en œuvre des innovations résilientes au climat dans les systèmes agroalimentaires, guidées par une approche proactive, a-t-il ajouté. 

La FAO soutient déjà des plans nationaux de renforcement de la résilience à la sécheresse au Cabo Verde, à Cuba, au Panama, en Ouzbékistan et au Vietnam. La collaboration, qui fait partie d’un programme mondial financé par le Fonds mondial pour l’environnement, s’étend à 31 pays de toutes les régions. 

Participation du secteur privé

Le Directeur général de la FAO a également appelé à une augmentation de la participation du secteur privé, ainsi qu’à une plus grande base de connaissances mondiales pour garantir que les décisions d’investissement reflètent les besoins actuels et prévoient les tendances. 

« Nous ne pouvons pas mettre fin à la pauvreté et à la faim à moins de prendre de l’avance sur la courbe des sécheresses », a-t-il déclaré. 

Actuellement, 2,3 milliards de personnes vivent dans des pays en situation de stress hydrique et environ 10% de la population mondiale vivent dans des pays en situation de stress hydrique élevé ou critique. De plus, 80% des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l’environnement et plus de 90% des catastrophes naturelles sont liées à l’eau. 

L’agriculture étant responsable de 72% des prélèvements mondiaux d’eau douce et la consommation augmentant pour répondre à la demande accrue de denrées alimentaires, de fibres et d’aliments pour animaux, la clé est de commencer à utiliser l’eau de manière plus durable et équitable. 

Source: https://news.un.org

Conseil des ministres du 24 mars 2023 : le gouvernement dissout le Haut Conseil pour le Dialogue social

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(Ouagadougou, 24 mars 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi le Conseil des ministres qui a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour, selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Au titre du ministère en charge de la justice, le Conseil a adopté deux décrets. Le premier porte dissolution du Haut Conseil pour le Dialogue social (HCDS), répondant à la logique de la suppression des institutions jugées non indispensables. « Sur la base d’un rapport qui a révélé en quoi il est nécessaire de dissoudre cette institution, le conseil a adopté ce décret qui nous permet d’avancer dans les recommandations issues des Assises nationales, où il est ressorti que certaines institutions non seulement ne sont pas indispensables comme on le pense mais également sont des structures qui peuvent être budgétivores », a indiqué la ministre de la Justice et des Droits humains chargée des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Bibata NEBIE/OUEDRAOGO.

Le second dossier décrète l’Etat d’urgence dans certaines régions du Burkina Faso dans le but de répondre aux besoins d’encadrer les actions dans ces régions dans la légalité. Selon la ministre, l’un des évènements qui ont mis fin à l’Etat d’urgence qui avait été décrété, c’est la dissolution de l’Assemblée législative de Transition.

Pour le compte du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, le Conseil a adopté un décret portant organisation, fonctionnement et attributions dudit ministère en vue de le conformer au décret portant attributions des membres du gouvernement. Le nouvel organigramme prévoit la création des unités d’assistance à la maîtrise d’ouvrages publics. « La création de ces unités d’assistance à la maîtrise d’ouvrages publics, permettra d’assister les différents départements ministériels en matière d’expertise technique pour nous permettre d’avoir des projets qui sont élaborés suivant les normes techniques en vigueur et respectant la règlementation », a expliqué le ministre en charge de l’urbanisme Mikaïlou SIDIBE. Ces mesures, selon le ministre, vont également permettre d’éviter les catastrophes constatées dans de nombreux chantiers.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso