Le 22 avril dernier dans la salle Miramar à Cannes, la compagnie TENE que dirige le burkinabè Issa Aimé OUEDRAOGO a tenu avec brio sa 7e édition du festival les « Les deux Terres » avec huit compagnies invitées.
Issa Aimé OUEDRAOGO Directeur de la Compagnie Téné
La danse contemporaine s’est toujours distinguée dans les danses classiques et modernes grâce à sa grande mobilité du buste et surtout une grande fluidité des mouvements corporels. La particularité de cette danse qui est systématiquement différente des autres, est qu’elle introduit d’autres arts et de la technologie dans ses représentations. Bref, chacun apporte quelque-chose à la danse contemporaine en fonction de son expérience et de son ressenti.
Séance de formation
Issa Aimé Ouédraogo, installé à Cannes depuis plus de deux décennies a fait de cet art, son cheval de bataille. Grand leader de cette discipline dans la Côte d’Azur et personnalité culturelle respectée à Cannes, ce natif de Nédogo au nord du Burkina Faso a fondé un festival de danse qui fait la fierté de la ville et surtout de la danse et de l’Afrique dans sa globalité. Chaque année au mois d’avril ; professionnels, artistes musiciens et danseurs, cannois et amateurs de la danse, se donnent rendez-vous dans cette cité balnéaire pour communier avec la danse autour de ce festival dénommé « Les deux Terres ». Stages, exposition, spectacles de danses et concerts sont les grandes attractions de ce festival.
l’exposition des tableaux ouvre toujours le festival
Pour cette édition, huit chorégraphes étaient invités pour un programme bien détaillé : de 14h à 17h, stage de danse qui a été dispensé par Claudel Bertili venue des Antilles et Issa Aimé Ouédraogo. A partir de 19h les expositions de tableaux prenaient le relais avec l’artiste Manuela Biocca.
Les moments fatidiques ont commencé à 20h avec les différentes compagnies dot entre autres : Unidance, le ballet de France intitulé « La Valise », ensuite le solo de la compagnie AT de la Côte d’Ivoire « Dans le couloir » de la célèbre Aminata Traoré, puis s’en est suivie de la compagnie A titre d’elles/compagnie Téné respectivement de la France et du Burkina intitulée « Peut-être demain ».
Cie Unidanse “La Valise”
La talentueuse Ange Aoussou de la Côte d’Ivoire-Allemagne à travers sa pièce « N’mati na Kanié» avait cristallisé le public qui avait fait massivement le déplacement. Le promoteur du festival, Issa Aimé Ouédraogo, très attendue avec sa nouvelle création « Hors ligne » a tenue le public en haleine pendant 20 mn devant une scénographie et une chorégraphie hors du commun. Avec un mannequin sur scène et deux grandes voiles chinoises, la burkinabè a fait bonne impression dans un environnement artistique dont lui sel connait le secret.
C’est autour de 22h que les chorégraphes ont laissé la place à deux magnifiques concerts offerts par le groupe Moe Gin de la France dans une version pop-rock et le duo de la musique thérapeutique venu de la Tunisie Salah El-Ouergli et Mehdi Belhassen.
A travers ce festival, Issa Aimé Ouédraogo un espace d’expression et de liberté aux artistes Nord et du Sud ; D’où le titre éponyme du festival « Les Deux Terres ». Ce festival confirme parfaitement que la danse contemporaine n’a pas un type de danse unique, mais de nombreuses variantes. Depuis 2013 que Issa Aimé Ouédraogo porte cet évènement, la ville de Cannes contribue merveilleusement bien au brassage culturel entre l’Afrique et l’Europe. Les bénéfices des soirées de ces différents festivals iront soutenir la construction d’une école de danse à Nédogo au Burkina Faso
(Ouagadougou, 24 mai 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce mercredi le Conseil des ministres. Selon le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Dr Boubakar SAVADOGO, assurant l’intérim du Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a examiné et adopté des dossiers dans plusieurs domaines et donné des précisions sur certaines polémiques concernant plusieurs dossiers sur la vie de la Nation.
Le Conseil des ministres, au nom de son excellence le Président de la Transition, a félicité l’ensemble du peuple pour « le courage, l’abnégation, mais aussi l’attitude de franchise que nous constatons dans le comportement vis à vis des différents gouvernants », a déclaré le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique du Travail et de la Protection sociale Bassolma BAZIE. Il soutient que les réactions des Burkinabè au sujet de certaines décisions montrent que le peuple est toujours débout et exige la redevabilité et la transparence.
« Un Burkinabè a déjà été identifié et a été reçu par le Chef de l’Etat sur la question du timbre », a indiqué le ministre BAZIE. Il précise que « le timbre sera bel et bien un timbre produit au niveau national et mieux, nous allons aller à une phase de production numérique ».
Concernant les chiffres annoncés par le Conseil national de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), sur le nombre des déplacés internes dans notre pays, Bassolma BAZIE a expliqué que la plateforme utilisée pour la diffusion de ces données n’a pas tenu compte de l’ensemble de tous ceux qui sont retournés dans leur village. « Le travail sera repris en tenant compte de tous ces paramètres », a-t-il soutenu.
Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Conseil a adopté un rapport relatif au bilan de l’organisation des concours de la Police nationale, session 2022 et à une demande d’autorisation de recrutement sur concours professionnel et direct au profit de la Police nationale au titre de l’année 2023. Au compte de l’année 2022, le département en charge de la sécurité a recruté 810 élèves policiers et policiers élèves, et pour 2023, le département souhaite recruter 2100 élèves policiers et policiers élèves, selon le ministre délégué chargé de la sécurité, le Commissaire de police, Mahamadou SANA.
Le ministère en charge de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’installation des bureaux d’appui et d’accompagnement au sein des universités. Ces bureaux viennent en réponse aux préoccupations exprimées par les étudiants lors de leur rencontre avec le Président de la Transition en janvier dernier. « Les démarches ont été entreprises et le lancement de l’initiative va se dérouler à Fada N’Gourma en fin de semaine », a expliqué le ministre des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi, Dr Boubakar SAVADOGO.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
(Ouagadougou, 17 mai 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce mercredi le Conseil des ministres qui a examiné plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour et pris des décisions importantes sur la vie de la nation, selon le ministre Porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO.
Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, le Conseil a adopté un projet de décret relatif au casier judiciaire central. « Nous avons entrepris au niveau du ministère un processus pour digitaliser la délivrance du casier judiciaire. En clair, nous souhaitons qu’à terme, chaque Burkinabè puisse, au lieu où il se trouve, pouvoir demander un casier judiciaire en ligne et se faire délivrer le document en ligne », a indiqué le ministre en charge de la justice, Mme Bibata NEBIE/OUEDRAOGO.
Selon elle, l’avantage de ce processus est qu’il permet d’avoir un document fiable avec la centralisation des informations sur les personnes condamnées.
Pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté le Plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition pour l’année 2023. «Le plan a pour objectif d’améliorer l’accès à l’eau potable, aux intrants agricoles et aux équipements de production, mais aussi d’améliorer l’alimentation pour le bétail », a soutenu le ministre en charge de l’agriculture, Dénis OUEDRAOGO.
Ce plan, d’un coût global de 215 milliards de FCFA dont 70% est déjà mobilisé à ce jour, a introduit des innovations par rapport à sa configuration initiale qui accordait une place importante à l’assistance. Pour le ministre Dénis OUEDRAOGO, le gouvernement a donné des orientations pour qu’une partie de ces ressources consacrées à l’assistance puisse être utilisée pour soutenir la production afin d’améliorer la résilience des personnes concernées et en vue de l’atteinte des objectifs de production de la campagne humide 2023.
Au titre du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises, le Conseil a approuvé la demande d’inscription des médicaments pharmaceutiques de spécialités sur la liste des biens et services soumis à la règlementation des prix.
Le ministre en charge du commerce, Serge PODA a indiqué qu’il y a deux types de médicaments en matière de produits de santé au Burkina Faso, à savoir les médicaments essentiels génériques et les médicaments de spécialités.
« Eu égard à l’actualité récente qui nous a permis de constater la flambée généralisée des prix des produits de spécialités dans les officines pharmaceutiques, ce rapport adopté nous permet de poursuivre la procédure en la matière pour fixer désormais des marges plafonds sur les prix des produits de spécialités », a indiqué le ministre Serge PODA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Une nouvelle étude scientifique menée par des Français révèle des détails inédits sur la structure interne de la Lune.
a Lune a beau nous être familière, nous sommes encore bien loin d’avoir percé tous ses secrets. Sa structure interne notamment pose depuis longtemps question. Grâce aux données récoltées par les sismomètres des missions américaines Apollo, les scientifiques ont d’abord découvert que le satellite de la Terre était un corps bien différencié présentant une croûte, un manteau et un noyau.
Mais à quoi pouvait bien ressembler ce noyau ? Deux hypothèses ont été émises : celle d’un noyau entièrement fluide et celle d’un noyau fluide contenant en son cœur une graine solide comme c’est le cas pour la Terre. Toutefois, aucune étude n’était parvenue à les départager. Du moins jusqu’à la parution des travaux d’une équipe française issue du CNRS, de l’Université et de l’Observatoire de la Côte d’Azur, de Sorbonne Université et de l’Observatoire de Paris-PSL, dans la revue Nature, il y a quelques jours. Selon eux, aucun doute : la Lune possède bien une graine solide en son cœur, comme notre propre planète. Mais ce n’est pas tout…
Pour s’en convaincre, ces chercheurs ont dû procéder par étapes. Dans un premier temps, ils ont utilisé l’ensemble des informations disponibles sur les déformations liées aux effets de marée induits par la Terre, le Soleil et d’autres planètes sur la Lune. « Il s’agit à la fois des données du laser qui mesure la distance Terre-Lune depuis une quarantaine d’années et de celles recueillies par les satellites, GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) sur le champ de gravité de la Lune et LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) sur la topographie lunaire », nous précise l’un des coauteurs de l’étude, Arthur Briaud. « Cela nous a permis de décrire les profils en profondeur, en viscosité et en densité, des différentes couches internes de la Lune, avec ou sans graine, puis, dans un second temps, de partir des viscosités et des épaisseurs pour en déduire des conditions de pression et de température, toujours avec ou sans graine », nous explique l’astrophysicienne Agnès Fienga, également coauteur de l’étude.
Mais ce n’est qu’en cherchant les matériaux compatibles avec ces conditions que les scientifiques ont découvert que la Lune devait nécessairement posséder non seulement une graine solide au cœur d’un noyau liquide d’environ 500 kilomètres de diamètre (15 % de la taille de la Lune), mais également une zone de faible viscosité à la frontière entre ce noyau et le manteau.
Or ce dernier élément résout du même coup une seconde énigme ! En effet, les missions Apollo ont mis en évidence que la croûte lunaire était étonnamment riche en fer et en matériaux métalliques. Des éléments dont la présence pouvait s’expliquer de deux manières : soit par un intense bombardement météoritique par de petits corps métalliques, soit par une remontée de ces matériaux depuis le noyau de la Lune vers sa croûte. Un phénomène appelé « retournement du manteau » qui se trouve être justement parfaitement compatible avec la présence d’une zone de faible viscosité que la nouvelle étude devine entre le noyau et le manteau.
Le fer et les métaux prélevés à la surface lunaire viendraient donc bien des profondeurs de l’astre et non d’un épisode cataclysme si intense qu’il aurait pu modifier les orbites des planètes externes du système solaire, Uranus et Neptune. Les implications des résultats de l’étude française dépassent donc largement les frontières du couple Terre-Lune. Permettront-ils aussi de mieux comprendre pourquoi la Lune a possédé un temps un champ magnétique cent fois plus puissant que celui de notre planète ? Les scientifiques l’espèrent !
Le comité d’organisation du Kundé d’Or a rendu publique la liste des nominés dans les différentes catégories de la 21e édition, à moins d’un mois du prestigieux gala qui se tiendra le 12 mai prochain à Ouagadougou.
75 artistes sont en lice dans les 15 catégories de récompense prévues par les organisateurs. Les prix sanctionneront les réalisations des artistes burkinabés les plus brillants et les plus prolifiques, mais aussi celles des créateurs de toute la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Avant le grand gala du 12 mai, il est prévu le Kundé Music Export, une sorte de tournée qui vise à faire voyager les musiques du Burkina Faso à l’extérieur.
En effet, 10 artistes burkinabè ayant déjà reçus un trophée dans une des catégories Kundé, donneront performances devant des promoteurs de spectacle et des patrons de festivals internationaux, ce, pendant deux jours, du 10 au 11 mai 2023, avant la grande cérémonie de remise des trophées qui se tiendra à la salle des banquets du centre Ouaga2000.
Au sujet de cette initiative, Ismaël Zongo, directeur de la commission artistique des Kundé s’est exprimé : «Depuis plus de 20 ans que les Kundé ont lieu, nous avons pensé qu’on pouvait trouver des opportunités pour faire voir la musique burkinabè au-delà du Burkina Faso ».
Salfo Soré dit Jah Press, commissaire général des Kundé, a quant à lui insisté dans la presse burkinabé, sur le critère inchangé pour la nomination des candidats aux prix Kora : avoir au minimum deux albums sur le marché.
Ci-bas, la liste des nominés dans les différentes catégories :
Kundé d’or
Alif Naaba
Floby
Greg Burkimbila
Smarty
Tanya
Meilleur artiste burkinabé de la diaspora
Jahkassa (France)
Kandy Guira (France)
Mamadou Diabate (Autriche)
Mao Zybamba (Suède)
Rickson (USA)
Meilleur artiste étranger vivant au Burkina Faso
Barça 1er (Côte d’Ivoire)
Bibich Sérénité (Côte d’Ivoire)
MTY (Côte d’Ivoire)
Pata Pata (Côte d’Ivoire)
Young Create (Nigeria)
Meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest
Didi B (Côte d’Ivoire)
Roseline Layo (Côte d’Ivoire)
Santrinos Raphael (Togo)
Sidiki Diabaté (Mali)
Toofan (Togo)
Meilleur artiste de l’Afrique centrale
Afara Tshena (Congo)
Extra Musica Nouvel Horizon (Congo)
Innoss’ B (RD Congo)
Krys M (Cameroun)
Locko (Cameroun)
Meilleur featuring de l’intégration africaine
« Bara » – Barack la voix d’or (Burkina Faso) featuring Iba One (Mali)
De Paris à Marrakech, en passant par Le Cap, Abidjan et Dakar, galeries, maisons de vente et foires construisent ensemble les règles d’un marché en expansion.
En une décennie, tout a changé. Les galeries et les foires commerciales qui mettent à l’honneur les artistes africains se sont multipliées. On compte désormais cinq foires d’art spécialisées : 1-54 à Londres, New York, Marrakech, Paris, mais aussi AKAA à Paris, FNB Art Joburg à Johannesburg, Art X Lagos et Investec Cape Town Art Fair dans la ville du Cap, en Afrique du Sud. Au-delà des foires dédiées, les artistes africains trouvent aussi de plus en plus leur place, et avec succès, dans toutes les foires internationales, de Miami à Londres, de New York à Genève. Qu’en est-il de Paris ?
De nombreuses galeries se sont ouvertes à Paris…
Longtemps à la traîne derrière Londres et New York, la capitale française est devenue une des places les plus attractives du marché de l’art contemporain africain. Ces dernières années, malgré le Covid qui a mis un certain moment la vie sous cloche et forcé les acteurs de l’art à proposer des éditions digitales, le « physique » a retrouvé ses lettres de noblesse. Nombre de nouvelles galeries dédiées aux artistes africains ou des diasporas ont ouvert dans des espaces physiques, d’autres ont déménagé pour s’agrandir.
En décembre dernier, le vernissage de la petite dernière, la galerie de Christophe Person dans le Marais, en a été une belle illustration. Après avoir monté le département art contemporain africain de la maison de vente Piasa, puis dirigé le même département chez Artcurial, où il est resté consultant externe, Christophe Person a décidé de lancer un projet plus personnel. Et il n’est pas le seul.
Les nouvelles galeries ont cette particularité d’avoir rapidement pris leurs marques. Ainsi Florian Azzopardi, qui a lancé Afikaris en 2018, une galerie en ligne, a transformé son appartement en show-room, avant de rapidement opter pour une galerie près du Centre Georges Pompidou et de déménager fin 2022 pour un espace plus en rapport avec ses ambitions près de République. Dans le même quartier, la galerie 193 (pour 193 pays); lancée, elle aussi, en 2018, a déménagé vers un espace plus grand avant d’ouvrir un second lieu conçu comme un atelier en résidence ouverte. Pour l’inaugurer comme premier artiste invité, le choix s’est porté sur le Burkinabé Hyacinthe Ouattara.
… renforçant l’attractivité de la capitale française
À peine sorties du Covid, en septembre 2021, deux galeristes ont inauguré un nouvel espace dans le triangle d’or du 8e arrondissement. À cette occasion, Cécile Fakhoury et Mariane Ibrahim ont mis à l’honneur des artistes ivoiriens, ghanéens, sénégalais ou encore nigérians. Et elles comptent bien convaincre à la fois la clientèle huppée, française et internationale, qui affectionne le quartier, mais aussi les grands collectionneurs, sans oublier les responsables d’institutions et de musées européens et américains de passage à Paris. Est-il nécessaire de rappeler que, dans ce triangle d’or de l’art contemporain, avec l’avenue Matignon et la rue Saint-Honoré comme marqueurs, on côtoie des institutions comme Emmanuel Perrotin, Gagosian, Lelong, ainsi que les incontournables du secteur, les maisons de vente aux enchères Artcurial, Christie’s et Piasa ?
« Aujourd’hui, Paris revit, et renoue avec son faste culturel, artistique et historique d’antan. Nous voyons une opportunité incroyable pour les artistes que nous représentons de faire partie de ce retour de la capitale sur la scène internationale, et de revendiquer la contribution incontestable des artistes de la diaspora africaine.
sur les canons artistiques passés, présents et futurs », se réjouit Mariane Ibrahim, qui, de Chicago où elle était présente, annonçait l’ouverture de sa galerie parisienne. Pour Cécile Fakhoury, bien ancrée dans sa belle galerie de 400 m2 sise à Abidjan, l’ouverture de l’adresse parisienne suit celle de Dakar en 2018. Elle compte ainsi bien profiter de sa présence à Paris pour augmenter la visibilité internationale de ses artistes.
Art contemporain africain : un nouvel écosystème s’installe
De Paris à Marrakech, en passant par Le Cap, Abidjan et Dakar, galeries, maisons de vente et foires construisent ensemble les règles d’un marché en expansion.
En une décennie, tout a changé. Les galeries et les foires commerciales qui mettent à l’honneur les artistes africains se sont multipliées. On compte désormais cinq foires d’art spécialisées : 1-54 à Londres, New York, Marrakech, Paris, mais aussi AKAA à Paris, FNB Art Joburg à Johannesburg, Art X Lagos et Investec Cape Town Art Fair dans la ville du Cap, en Afrique du Sud. Au-delà des foires dédiées, les artistes africains trouvent aussi de plus en plus leur place, et avec succès, dans toutes les foires internationales, de Miami à Londres, de New York à Genève. Qu’en est-il de Paris ?
De nombreuses galeries se sont ouvertes à Paris…
Longtemps à la traîne derrière Londres et New York, la capitale française est devenue une des places les plus attractives du marché de l’art contemporain africain. Ces dernières années, malgré le Covid qui a mis un certain moment la vie sous cloche et forcé les acteurs de l’art à proposer des éditions digitales, le « physique » a retrouvé ses lettres de noblesse. Nombre de nouvelles galeries dédiées aux artistes africains ou des diasporas ont ouvert dans des espaces physiques, d’autres ont déménagé pour s’agrandir.
En décembre dernier, le vernissage de la petite dernière, la galerie de Christophe Person dans le Marais, en a été une belle illustration. Après avoir monté le département art contemporain africain de la maison de vente Piasa, puis dirigé le même département chez Artcurial, où il est resté consultant externe, Christophe Person a décidé de lancer un projet plus personnel. Et il n’est pas le seul.
Les nouvelles galeries ont cette particularité d’avoir rapidement pris leurs marques. Ainsi Florian Azzopardi, qui a lancé Afikaris en 2018, une galerie en ligne, a transformé son appartement en show-room, avant de rapidement opter pour une galerie près du Centre Georges Pompidou et de déménager fin 2022 pour un espace plus en rapport avec ses ambitions près de République. Dans le même quartier, la galerie 193 (pour 193 pays); lancée, elle aussi, en 2018, a déménagé vers un espace plus grand avant d’ouvrir un second lieu conçu comme un atelier en résidence ouverte. Pour l’inaugurer comme premier artiste invité, le choix s’est porté sur le Burkinabé Hyacinthe Ouattara.
… renforçant l’attractivité de la capitale française
À peine sorties du Covid, en septembre 2021, deux galeristes ont inauguré un nouvel espace dans le triangle d’or du 8e arrondissement. À cette occasion, Cécile Fakhoury et Mariane Ibrahim ont mis à l’honneur des artistes ivoiriens, ghanéens, sénégalais ou encore nigérians. Et elles comptent bien convaincre à la fois la clientèle huppée, française et internationale, qui affectionne le quartier, mais aussi les grands collectionneurs, sans oublier les responsables d’institutions et de musées européens et américains de passage à Paris. Est-il nécessaire de rappeler que, dans ce triangle d’or de l’art contemporain, avec l’avenue Matignon et la rue Saint-Honoré comme marqueurs, on côtoie des institutions comme Emmanuel Perrotin, Gagosian, Lelong, ainsi que les incontournables du secteur, les maisons de vente aux enchères Artcurial, Christie’s et Piasa ?
« Aujourd’hui, Paris revit, et renoue avec son faste culturel, artistique et historique d’antan. Nous voyons une opportunité incroyable pour les artistes que nous représentons de faire partie de ce retour de la capitale sur la scène internationale, et de revendiquer la contribution incontestable des artistes de la diaspora africaine sur les canons artistiques passés, présents et futurs », se réjouit Mariane Ibrahim, qui, de Chicago où elle était présente, annonçait l’ouverture de sa galerie parisienne. Pour Cécile Fakhoury, bien ancrée dans sa belle galerie de 400 m2 sise à Abidjan, l’ouverture de l’adresse parisienne suit celle de Dakar en 2018. Elle compte ainsi bien profiter de sa présence à Paris pour augmenter la visibilité internationale de ses artistes.
Une convergence galeries-maisons de vente se dessine…
Tout cela se passe dans l’univers d’un marché de l’art qui évolue énormément. Pour César Lévy, fondateur de la galerie 193, « la frontière entre le premier et le second marché s’estompe. Ainsi, la maison de vente Drouot a lancé une plateforme, comme Artsy, une offre destinée aux galeries et positionnée sur les artistes émergents », explique-t-il précisant qu’il commence à être régulièrement démarché. « Les modèles et les périmètres explosent et tout le monde veut profiter de la digitalisation. On change de modèle aussi avec le galeriste Perrotin qui propose dans ses galeries à Paris, mais aussi maintenant à Dubai, des œuvres du second marché, rachetées à des collectionneurs. Chacun cherche à élargir son activité », poursuit-il.
En revanche, pour les artistes, s’exposer trop rapidement sur le second marché peut être dangereux, notamment si leur cote chute ou si les œuvres ne trouvent pas preneur. Cela se sait. « Le risque est moindre pour les artistes déjà reconnus, mais c’est beaucoup plus compliqué pour les artistes émergents », confie César Lévy. « Au sein d’une galerie, l’artiste est plus protégé. La galerie le représente, fait sa promotion dans les foires et l’expose. Les maisons de vente font désormais de plus en plus de petites expositions avant les ventes plus curatées. Pour autant, elles communiquent toujours sur leur volume de ventes ! Nous travaillons sur le long terme avec nos artistes, ce n’est pas le cas des maisons de vente », ajoute-t-il.
« Si nous conservons un axe fort pour l’Afrique, nous élargissons notre programmation à l’international avec des artistes comme l’Italien Aron Demesde ou la Hongroise Márta Kucsora », précise Stella Melbye, fondatrice à Hambourg de la galerie Melbye Konan, qui a réussi à se lancer entre deux vagues de Covid et qui a déménagé pour investir des locaux encore plus spacieux. « Il est important que la galerie essaye de contrôler le second marché et connaisse bien ses collectionneurs », indique-t-elle, précisant qu’elle refuse de « vendre en ligne sans un appel pour faire connaissance ». Et de conclure : « C’est un bon moyen d’éviter les art flippers, ces acheteurs juste intéressés par la revente immédiate pour empocher un profit. »
Il convient en tout cas de retenir que, si le digital a pris une grande place dans le marché de l’art contemporain, il ne fait pas tout. Pour Gazelle Guirandou, par exemple, « c’est la rencontre qui prime, avec l’artiste, bien sûr, mais aussi avec le collectionneur ». Pour preuve, en reprenant la direction de la galerie LouiSimone Guirandou, cofondée avec sa mère, elle a souhaité poursuivre à Abidjan le travail d’exposition déjà engagé par sa mère, et ce, sur des artistes du monde entier. « Je reçois parfois des critiques sur le fait que certains des artistes que je représente ne seraient pas assez africains », dit-elle avec une pointe d’étonnement. « Il faut parler des artistes, africains peut-être, mais l’important n’est-il pas qu’ils soient bons et qu’ils rencontrent aussi d’autres artistes qui viennent d’horizons différents », insiste-t-elle.
… sur un marché de plus en plus organisé
Ce sont là autant d’éléments qui illustrent que la réflexion autour des œuvres se densifie à juste raison. Ainsi, pour éviter de voir leurs poulains se retrouver trop rapidement sur une vente aux enchères, ils font signer des clauses de protection. Celles-ci interdisent en principe à l’acheteur de revendre l’œuvre dans les 5 ans. Il s’agit là d’un premier pas important, même si, dans les faits, il y a quelques couacs. « J’ai entendu un galeriste parisien très mécontent de la mise aux enchères, dans son dos, d’une toile d’un de ses jeunes protégés. Heureusement, le tableau avait été adjugé à un prix convenable », soutient un observateur attentif du milieu. « Les galeristes essayent de se protéger, mais la tendance a été lancée par de grandes maisons de vente comme Phillips. Il est difficile d’aller contre », reconnaît Charlotte Lidon, codirectrice au département art contemporain africain chez Piasa. « Nous essayons de respecter et nous discutons beaucoup avec les galeries et même les artistes. Nous considérons que nous faisons partie de cet écosystème et ne sommes pas là pour écraser du monde. L’objectif final est de faire partie de la création et de faciliter le mouvement de transfert des œuvres d’une main à l’autre, d’une collection à l’autre », ajoute Olivia Anani, également codirectrice au département art contemporain africain chez Piasa.
La ville de Lyon a brillé de mille feux du 21 au 22 avril 2023, à l’occasion de la 17ème Edition des Journées culturelles des Burkinabè de Lyon initiée par l’Association des Burkinabè de Lyon (ABL).
Cette 17ème édition de l’ ABL placée sous le thème: « La culture au service de la paix » était présidée par Monsieur Nouffou Tapsoba avec comme marraine Mme Abibata Barro, fondatrice du site en ligne Faso Diasporama.
L’ensemble des membres du comité d’organisation ont mis les petits plats dans les grands pour la réussite de ces journées culturelles qui s’inscrivent désormais dans le paysage des évènements culturels burkinabè majeurs en France.
Veuillez suivre, ci-dessous le résumé de ces journées culturelles
Après son concert du 18 mars dernier, Faso Diasporama tend le micro à l’artiste chanteur burkinabè Floby, le Baba national qui a fait un guichet fermé.
(Ouagadougou, 03 mai 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire conseil des ministres qui a examiné et adopté plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour, a indiqué le Porte-parole du gouvernement Jean-Emmanuel OUEDRAOGO à l’issue des travaux du Conseil.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil des ministres a examiné et adopté trois décrets. Le premier décret porte sur le prélèvement à la source des cotisations syndicales des agents publics de l’Etat et les modalités de mise en œuvre.
Selon le ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique, c’est « un prélèvement volontaire ». Ce qui signifie que « le militant syndical remplit une fiche qui permet à l’Etat de savoir quel est le montant qu’il consent au nom de son organisation syndicale et ce montant est coupé et reversé dans un compte dûment indiqué et exprimé par l’organisation syndicale en question », a expliqué le ministre Bassolma BAZIE. Ce décret, devra permettre, en outre, à l’organisation syndicale d’être financièrement indépendante et à l’Etat de veiller au contrôle de la transparence des ressources.
Le deuxième projet de décret adopté au titre de ce même ministère est relatif aux procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue pour fait de grève. Pour le ministre Bassolma BAZIE, ce texte vient disposer des modalités de retenue pour fait de grève et fixe les montants qui peuvent être coupés à l’agent qui est allé en grève. « Et le montant qui doit être retenu est le 30e indivisible du salaire de base », a soutenu le ministre en charge de la fonction publique.
Le troisième dossier adopté au titre du ministère en charge de la fonction publique est relatif à la fixation du nombre et de la modalité de désignation des agents publics de l’Etat bénéficiaires de mise à disposition auprès des organisations syndicales. Ce décret concerne essentiellement ceux que l’on appelle « les permanents syndicaux ». Selon le ministre Bassolma BAZIE, « ce décret permet de dire que si les travailleurs ont eu confiance en vous en vous élisant premier responsable pour parler en leur nom, il faut forcément que l’Etat crée les conditions pour que l’intéressé soit disponible à tout moment afin qu’il puisse, faire face à un certain nombre de préoccupations, donner son point de vue dans la vie de la Nation ».
Le ministre BAZIE précise que l’adoption de ces trois décrets permet à notre pays d’être en conformité avec l’ensemble des conventions internationales notamment la convention 87 et la convention 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Au titre du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le Conseil a examiné et validé une demande de permis d’exploitation industrielle de la mine d’or de Poura à la Société Poura Gold Operation SA. Selon le ministre charge des mines, Simon Pierre BOUSSIM, le Conseil a accordé le permis d’exploitation sur la base des critères et des exigences que la société doit remplir. Cette mine d’or qui va couvrir une superficie de 32, 59 km2 a une production estimée à 11, 47 tonnes d’or. Cette mine va apporter plus de 51 milliards FCFA de recettes budgétaires à l’Etat et une contribution aux Fonds miniers de développement local à hauteur de plus 2 milliards 956 millions de FCFA. A la fin des activités de la mine qui vont s’étendre sur 10 ans, la société devra investir 4 812 750 000 FCFA pour les activités de fermeture et de réhabilitation de Poura.
Direction de la communication de la présidence du Faso
Porte d’entrée vers le tabagisme et fléau écologique, la cigarette électronique est visée par une demande d’interdiction.
Elle fait fureur chez les adolescents. La cigarette électronique jetable, la puff – prononcez peuf –, est la nouvelle star chez les jeunes Français. Mini-cigarette électronique préremplie et préchargée à usage unique, elle diffuse des arômes sucrés comme des bonbons. Disponible en grande surface ou chez les buralistes, au prix de 9 euros, elle présente des risques pour les consommateurs et constitue un véritable fléau pour l’environnement.
La puff est un déchet dangereux pour la biodiversité. Le constituant en plastique et la batterie au lithium qui la composent entraînent une pollution importante. « On en retrouve déjà énormément sur les plages. Il n’existe aucune précaution d’emploi vis-à-vis de l’environnement ou de consigne stricte après utilisation », affirme Diane Beaumenay-Joannet, responsable des campagnes contre les déchets aquatiques au sein de l’association Surfrider Foundation Europe, qui lutte pour la protection de l’océan et de ses usagers.
Le plastique, une fois fragmenté et dégradé, est avalé par les animaux et les métaux lourds de la batterie contaminent les eaux et les sols. « En fonction de la taille de la cigarette et du lieu où elle est jetée, le temps pour qu’elle se détériore est différent. Mais on reste sur une moyenne d’une dizaine d’années », ajoute Diane Beaumenay-Joannet.
Un risque d’addiction
La puff est également un véritable piège pour les jeunes consommateurs. Même si la vente de ces mini-cigarettes est interdite aux mineurs, les fabricants ne se cachent pas pour réaliser des stratégies marketing agressives à destination des jeunes publics sur les réseaux sociaux. Une tactique payante puisque la puff est de plus en plus répandue dans les collèges et lycées français. Quelque 13 % des adolescents l’ont déjà utilisée en 2022, selon un sondage de l’ACT Alliance contre le tabac.
L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) précise que l’utilisation de la puff a triplé entre 2017 et 2022. Un succès qui peut s’expliquer par des emballages aux couleurs vives et des arômes attirants proches des confiseries. « Un piège particulièrement sournois pour les enfants et les adolescents », rappelle l’Académie nationale de médecine dans un communiqué en février 2023.Ce mercredi sur France Inter, François Braun, le ministre de la Santé, a rappelé sa volonté de mettre fin à la vente de puffs. « Oui, je suis favorable à l’interdiction des puffs, ils amènent une partie des jeunes vers le tabagisme », affirme-t-il, pour éviter l’augmentation de ce « fléau » qui cause « 75 000 morts par an ».
Le produit est majoritairement dosé en nicotine, jusqu’à 20 mg/ml, ce qui peut développer une inflammation des voies respiratoires, une forte dépendance et une porte d’entrée vers le tabagisme. « Quand on sait que l’interdiction de vente aux mineurs n’est pas respectée, avec près d’un jeune sur dix ayant déjà acheté ce produit, le seul levier efficace est l’interdiction pure et simple de cette cigarette électronique jetable », alerte Loïc Josseran, président de l’ACT Alliance contre le tabac, également médecin et chercheur en santé publique.
Le ministre de la Santé espère mettre en place une réforme dans le cadre de son nouveau plan tabac, prévu sur la période 2023-2028. De plus, un collectif de vingt personnalités – médecins, tabacologue et défenseur de l’environnement – a adressé, fin avril, une tribune au journal Le Monde pour que la France, comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Irlande, interdise les puffs. En novembre 2022, la députée Francesca Pasquini (EELV) a déposé une proposition de loi en ce sens. Pour Diane Beaumenay-Joannet, « il faut faire émerger une prise de conscience sur cette nouvelle façon de fumer, c’est un nouveau défi ».