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Poivre blanc de Penja

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Piper nigrum Dried fruits with and without pericarp - Penja Cameroun

Le poivre blanc de Penja est une variété de poivre du Cameroun

La culture du poivre a été introduite au Cameroun par Antoine Decré, planteur de bananes à Penja, qui a décidé d’implanter dans cette zone, reconnue pour son terroir volcanique, quelques lianes de Piper nigrum provenant d’Inde. La première exportation, un sac de 40 kg de poivre blanc, a eu lieu en mars 1958.

Très peu de plantations de bananes consacrent une partie de leurs terres à cette nouvelle culture. La culture du poivre reste confidentielle (et non industrielle) et très peu vouée à l’exportation (quelques tonnes par an maximum).

L’aventure continue[Quand ?] avec l’implication de Paul Breton, Pierre Aubriet, Erwann de Kerros puis Dick Scott. Aujourd’hui la culture se développe et offre à de nombreux petits planteurs la possibilité de cultiver ce roi des épices, culture exigeante, délicate et de longue haleine.

En 2013, le poivre de Penja a obtenu la première Indication géographique protégée africaine1. Véritable consécration pour ce poivre si apprécié2 par les chefs3 et les fins gourmets4.

Botanique

Il appartient à l’espèce Piper nigrum (famille des Pipéracées) qui se décline en poivres vert, noir, blanc ou gris selon le stade de maturité à la récolte et les procédés de transformation.

Le genre Piper comprend également d’autres espèces qui offrent des poivres riches en arômes comme le poivre sauvage de Madagascar « voatsiperifery » de l’espèce Piper borbonense.

En revanche le poivre rose, ou baies roses (Schinus molle), n’est pas un poivre mais appartient à la famille des Anacardiacées tout comme la mangue, la noix de cajou ou la pistache.

Transformation

Le poivre de Penja est récolté lorsqu’il est rouge. Il est mis à fermenter dans des tonneaux remplis d’eau. Les enveloppes rouges des fruits se détachent et s’accumulent à la surface, emportées lors de l’ascension du gaz carbonique. En fin de fermentation, les fruits sans peau devenus blancs sont égouttés et mis à sécher.

Saveurs et accords

Le poivre blanc de Penja est long en bouche et très légèrement piquant. Il est doux et raffiné.

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Poivre_blanc_de_Penja

Fespaco : les 15 longs-métrages en compétition sélectionnés

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ACTION. Prévu du 25 février au 4 mars prochain, le 28e festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se met sur orbite.

Le cinéma africain donne à nouveau rendez-vous au Burkina Faso pour la 28e édition du Fespaco. Pour la période s’étalant du 25 février au 4 mars, les organisateurs ont d’ores et déjà choisi les 15 longs-métrages qui vont participer à la compétition. Pour cette année, quelque 170 œuvres vont cependant se disputer les honneurs. Réparties dans 11 catégories, parmi lesquelles la fiction long-métrage, le court-métrage, le documentaire, les séries télé, les films d’écoles et les films d’animation, elles vont illustrer la diversité et lé créativité des professionnels africains du 7e art. Et le thème retenu est « Cinémas d’Afrique et culture de la paix », comme l’a indiqué le délégué général du festival, Alex Moussa Sawadogo. Pour rappel, cette 28e édition se tient dans un pays qui a connu deux coups d’État en 2022 et qui est déstabilisé par des attaques récurrentes de groupes djihadistes depuis 2015.

Une productrice tunisienne comme présidente du jury

Comme présidente du jury devant décerner l’Étalon d’or, le Fespaco a choisi la productrice tunisienne Dora Bouchoucha. Sur les 15 longs-métrages en course pour briguer l’Étalon d’or du Yennenga, la récompense suprême, le Cameroun et la Tunisie sont les pays les plus représentés avec chacun 2 films en compétition. Les autres sont originaires du Burkina, du Sénégal, d’Égypte, du Nigeria, du Mozambique, d’Angola, du Kenya, de l’île Maurice, du Maroc et d’Algérie. Un film de la République dominicaine a également été retenu. Le Fespaco, principal rendez-vous du cinéma en Afrique, se tient tous les deux ans à Ouagadougou. Chaque édition voit des films de tous formats entrer en compétition pour briguer l’Étalon d’or. Depuis 1969, date de sa création, il rassemble à Ouagadougou des dizaines de milliers de spectateurs et acteurs du milieu du 7e art.

LISTE DES 15 FILMS RETENUS POUR BRIGUER L’ETALON D’OR DU YENNENGA

« La plantation des planteurs » de Dingha Eystein Young (Cameroun) ; « Mon père, le diable » d’Ellie Foumb (Cameroun) ; « Ashkal » de Youssef Chebbi (Tunisie) ; « Under the fig trees » d’Erige Sehiri (Tunisie) ; « Sira » d’Appoline Traoré (Burkina) ; « Abu Saddam » de Nadine Khan (Egypte) ; « Bantú Mama » de Ivan Herrera (République dominicaine) ; « Mami Wata » de C.J. « Fiery » Obasi (Nigeria) ; « Maputo Nakuzandza « d’Ariadine Zampaulo (Mozambique) : « Our lady of the Chinese Shop » d’Ery Claver (Angola) ; « Shimoni » d’Angela Wamaï (Kenya) ; « Simin Zetwal/Regarde les étoiles » de David Constantin (Ile Maurice) ; « The Blue Caftan/Le bleu du Caftan » de Maryam Touzani (Maroc) ; « The Last Queen/ La dernière reine » de Damien Ounouri (Algérie) ; « Xalé, Les blessures de l’enfance » de Moussa Séné Absa (Sénégal).

Umaro Sissoco Embaló apporte son soutien au Burkina Faso d’Ibrahim Traoré

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Président en exercice de la Cedeao, le chef de l’État bissau-guinéen s’est dit rassuré sur « la bonne conduite de la transition ». Et appelle les pays de l’organisation ouest-africaine à épauler Ouagadougou face à la menace jihadiste.

Le chef de l’État bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao), s’est rendu à Ouagadougou le 11 janvier pour apporter son « soutien » au Burkina Faso face à la violence jihadiste.

Le président en exercice de la Cedeao s’est entretenu avec le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition qui a pris le pouvoir le 30 septembre 2022 après un coup d’État, le deuxième en huit mois au Burkina.

À l’issue de la rencontre, « rassuré de la bonne conduite de la transition, il a réaffirmé la disponibilité de l’organisation ouest-africaine à soutenir et à accompagner le Burkina Faso dans la lutte engagée contre le terrorisme », selon un communiqué de la présidence burkinabè.

Défis sécuritaire et humanitaire

Umaro Sissoco Embaló « a souligné la nécessité de poursuivre les échanges avec les chefs d’État de la Cedeao, et aussi avec les différents partenaires, pour apporter du soutien dans les meilleurs délais à notre pays qui fait face à des défis sécuritaire et humanitaire », ajoute le texte.

Arrivé au pouvoir après le renversement du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, le capitaine Traoré a promis de respecter les engagements à l’égard de la Cedeao sur l’organisation d’élections et un retour de civils au pouvoir, au plus tard en juillet 2024.

Source: www.jeuneafrique.com

Chine : au moins 60 000 morts en lien avec le Covid depuis un mois

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À la suite de manifestations généralisées, la Chine a commencé à assouplir sa politique dite de « zéro Covid », entraînant de nombreuses contaminations.

La Chine a annoncé samedi au moins 60 000 décès dans les hôpitaux en lien avec la pandémie de Covid-19, depuis la levée des restrictions sanitaires dans le pays il y a un mois. « Un total de 59 938 [décès] ont été recensés entre le 8 décembre 2022 et le 12 janvier 2023 », a indiqué devant la presse une responsable des autorités sanitaires, Jiao Yahui. Ce bilan ne tient pas compte des décès enregistrés en dehors des structures médicales.

Après trois années de restrictions parmi les plus draconiennes au monde, la Chine a brutalement levé début décembre l’essentiel de ses mesures sanitaires contre le coronavirus. Le nombre de malades a connu dans la foulée une forte croissance. Des hôpitaux se retrouvent submergés de patients âgés et des crématoriums apparaissent dépassés par l’afflux de corps.

Une méthode critiquée

Pékin a revu en décembre sa méthodologie pour la comptabilité des morts du Covid. Seules les personnes décédées directement d’une insuffisance respiratoire liée au coronavirus sont désormais intégrées dans les statistiques. Ce changement de méthodologie controversé signifie qu’un grand nombre de décès ne sont plus répertoriés comme étant dus au Covid.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a critiqué la semaine dernière cette nouvelle définition chinoise d’un mort du Covid, la jugeant « trop étroite ». Pékin avait fustigé ces critiques et appelé l’OMS à adopter une position « impartiale » sur le Covid. Mercredi, les autorités sanitaires chinoises avaient estimé qu’il n’était « pas nécessaire » de s’attarder dans l’immédiat sur le nombre précis de décès liés au Covid. L’organisation a salué samedi la publication de nouvelles données par Pékin, mais a demandé plus de détails sur l’évolution par provinces. « Plus tôt dans la journée, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est entretenu avec le ministre Ma Xiaowei, directeur de la Commission nationale de la santé de Chine, au sujet de la situation du Covid-19 dans le pays », a précisé l’OMS dans un communiqué.

Source: www.lepoint.fr

Conseil des ministres du 11 janvier 2023 : Le gouvernement crée un fonds de soutien aux Volontaires pour la Défense de la Patrie

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(Ouagadougou, 11 janvier 2023). Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres qui a examiné et adopté, selon le Porte-parole du Gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs dossiers importants. Parmi ces dossiers figurent deux rapports au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective.

Le premier rapport porte création du Fonds de soutien patriotique, avec un besoin de près de 100 milliards de francs CFA pour son alimentation. Selon le Ministre chargé des Finances, Aboubakar NACANABO, il s’agit de la contribution des Burkinabè à la lutte contre le terrorisme, notamment par le soutien des Volontaires pour la Défense de la Patrie qui a plusieurs composantes.

La première composante est relative à la contribution des fonctionnaires et des travailleurs du privé. « Pour cette composante, nous avons voulu qu’elle soit volontaire, dans la mesure où on n’a pas pu dégager un consensus avec les partenaires sociaux », a expliqué le Ministre NACANABO.

Selon le Ministre Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO, « la Transition a affirmé de façon claire la volonté de pouvoir mener cette guerre de façon souveraine. Il faut que les Burkinabè eux même soient les acteurs de la reconquête de notre territoire et de la refondation de notre pays ».

Aussi, les membres du gouvernement ont-ils décidé de façon unanime de céder chacun 5% de son salaire mensuel comme contribution à ce fonds.

La deuxième composante concerne les taxes sur la consommation des boissons, du tabac et une contribution sur la consommation en matière de télécommunication et sur les jeux de hasard.

Le second décret porte sur l’évaluation de l’étude nationale prospective Burkina 2025 qui décrit la vision du Burkina jusqu’en 2025. Pour le ministre Aboubakar NACANABO, cette évaluation est à son terme et l’on devrait passer à une autre.

Le Conseil s’est également penché sur les violences perpétrées par des éléments des Forces de Défense dans le quartier Nangrin de Ouagadougou. « Le Conseil condamne fermement cette dérive et exprime toute sa solidarité avec les populations civiles qui en ont été victimes », a déclaré le Ministre Jean-Emmanuel OUEDRAOGO qui a ajouté que le gouvernement a instruit le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions afin de s’assurer, « d’une part, que les auteurs de cette dérive puissent être sanctionnés sévèrement, et, d’autre part, de travailler pour que de telles dérives ne puissent pas se produire à l’avenir » dans notre pays.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Compte rendu du Conseil des ministres du vendredi du 30 décembre 2022

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 30 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA, Premier ministre, Chef du Gouvernement, par délégation du Président de la Transition. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022042/PR BF 2022 21 00, conclu le 30 juin 2022 à Lomé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) pour le bouclage du financement de la phase 3 du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou : aménagement de l’exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo.

D’un montant d’environ 4 milliards 500 millions F CFA HT, ce financement de la Banque Ouest africaine de développement est destiné aux composantes études, travaux, contrôle et surveillance des travaux, mesures environnementales et sociales et coordination et gestion du projet.

Ce projet d’aménagement d’un exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo participe de la mise en œuvre du schéma directeur de drainage des eaux pluviales et contribue efficacement au renforcement et au bon fonctionnement du réseau d’assainissement pluvial de la ville de Ouagadougou.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022041/PR BF 2022 06 00, signé le 30 juin 2022 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement pour le financement partiel de la troisième phase du Programme d’appui au développement des économies locales du Burkina Faso (PADEL).

D’un coût d’environ 15 milliards F CFA HT, ce financement contribuera à améliorer les conditions socio-économiques des populations à la base dans les régions du Burkina Faso. Il vise à :

développer des filières porteuses d’emplois dans les collectivités en vue de soutenir l’économie locale ;
développer les infrastructures socio-économiques de base au profit des collectivités et des micro entreprises ;
renforcer la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables et les inclure dans le circuit économique ;

développer des services financiers adaptés, inclusifs et accessibles pour soutenir l’économie locale.
Le troisième rapport est relatif à un avant-projet de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnances la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Cette loi d’habilitation vise à faciliter une mobilisation plus rapide et effective des ressources nécessaires à l’exécution des projets et programmes de développement à travers la loi de finances. Elle permettra au Gouvernement de ratifier les accords et conventions de financement par voie d’ordonnances pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2023.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant dématérialisation des bulletins de paie des agents publics de l’Etat.

La mise en œuvre de la bancarisation intégrale des salaires des agents publics de l’Etat, intervenue en mars 2019, a mis à nu les insuffisances du système actuel de ventilation des bulletins de paie. Il s’agit de l’indisponibilité des billeteurs chargés de la remise des bulletins de paie aux agents, de l’inaccessibilité du bulletin en temps réel du fait de la mobilité des agents, de la mauvaise tenue de ces documents sur leurs lieux d’entreposage et de l’absence d’un système d’archivage sécurisé et durable.

Ce décret vise à moderniser le système actuel en offrant la possibilité à tous les travailleurs de la fonction publique d’accéder à leurs bulletins de paie à partir de la connexion Internet.

L’adoption de ce décret permettra d’améliorer les services offerts aux agents publics de l’Etat et de rationnaliser la dépense publique.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil aadopté cinq (05) décrets.

Le premier décret porte transfert provisoire de charge à Ouagadougou.

Ce décret vise le transfert de charge d’huissier de justice créée au siège du Tribunal de Grande Instance de Kongoussi à Ouagadougou.

L’adoption de ce décret permet à Maître Abdoul Aziz OUEDRAOGO d’exercer provisoirement sa profession d’huissier de justice à Ouagadougou en attendant la sécurisation du ressort de sa charge.

Le deuxième décret porte remise de peines à l’occasion du 1er janvier 2023.

Ce décret est une application de l’article 54 de la Constitution du 02 juin 1991 qui accorde un droit de grâce au Chef de l’Etat. Les dispositions de la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret n°160 du 18 avril 1961 réglementent ce droit de grâce.

Conformément à ces textes, les bénéficiaires de grâce sont choisis parmi les détenus ayant fait preuve de bonne conduite et ayant purgé la moitié de leur peine. Ils sont également choisis en raison de leur âge, de leur minorité pénale, de la précarité de leur santé, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et chantiers des établissements pénitentiaires. Le Président de la Transition a usé de son droit de grâce au profit de 966 détenus.

L’adoption de ce décret permet, pour la nouvelle année 2023, la remise totale du reliquat de leurs peines à trois cent vingt-deux (322) détenus condamnés, une remise partielle de peines allant de 3 à 12 mois à six cent trente-deux (632) autres et une commutation des peines à douze (12) condamnés à vie.

La liste de ces personnes sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le troisième décret est relatif à la création de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC).

L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués a pour mission principale d’assurer, sur l’ensemble du territoire et sur mandat de justice, au cours d’une procédure pénale, la gestion de tout bien, quelle que soit sa nature, saisi, confisqué, ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire.

L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un dispositif en vue d’une meilleure gestion des avoirs saisis ou confisqués.

Le quatrième décret est relatif à l’approbation des Statuts particuliers de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC).

L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le cinquième décret est relatif au règlement de discipline des personnels de la Garde de sécurité pénitentiaire.

L’adoption de ce décret permettra de renforcer les capacités de l’Administration pénitentiaire en vue de la rendre plus performante.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres ouvert pour les travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, phase I.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 :Entreprise EKS SA, pour les travaux d’aménagement et de bitumage de la voie d’accès principale au quartier Rimkiéta (6,880 km), pour un montant de trois milliards trois cent douze millions sept cent trente mille six cent soixante-cinq (3 312 730 665) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ;

Lot 2 :Groupement ATP/MONDIAL TRANSCO SARL, pour la voie d’accès principale au quartier de Nagrin (4,950 km), pour un montant de deux milliards quatre cent vingt-huit millions deux cent quatre-vingt-neuf mille neuf cent huit (2 428 289 908) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;

Lot 3 :Groupement GLOBEX CONSTRUCTION/ALPHA SERVICE, pour la voie d’accès principale au quartier Bassinko (6,17 km), pour un montant de trois milliards quatre cent soixante-treize millions quatre cent soixante-deux mille quatre-vingt-treize (3 473 462 093) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois ;

Lot 4 :Groupement SONAF SA/COSTRUZIONI ICM SARL, pour la voirie Embranchement RN22-Rues Nord et Ouest du Sanctuaire de Yagma (9,548 km), pour un montant de quatre milliards quatre cent dix-sept millions cent trois mille cinq cent soixante-dix-huit (4 417 103 578) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Gestion 2022.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres restreint international pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°11 (RR11) Kolinka-Fara-Poura Carrefour au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises COGEB International SA/EGK, pour un montant de trente-trois milliards neuf cent trente-neuf millions deux cent quatre-vingt-quinze mille douze (33 939 295 012) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois hors saisons pluvieuses.

Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement : 94% du montant HT-HD (accord de prêt de la BOAD n°2021 022/PR BF 2021 10 00 du 10 juin 2021, Burkina Faso : 6% du montant HT-HD et 100% des Droits et Taxes exigibles).

Le troisième rapport estrelatif aux résultats de l’appel d’offres pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°36 (RR36) : Dandé-Kourouma (30km).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises EKS/SOBATRAP/SOBMTI, pour un montant de huit milliards quatre-vingt-douze millions trente mille cinq cent trente-deux (8 092 030 532) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quinze (15) mois hors saisons pluvieuses.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Le quatrième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres précédé d’une pré-qualification pour les travaux de réhabilitation des tronçons de routes : RN08 : Bobo-Orodara (76 km) et RN12 : Pâ-Dano-Diébougou (93 km).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

SOGEDIM BTP SARL/SOBATRAP, pour le tronçon RN08, Bobo-Orodara (76 km), pour un montant de douze milliards quatre cent sept millions six cent trente-sept mille quatre cent dix-huit (12 407 637 418) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois hors saisons pluvieuses ;
EKS/SOBMTI, pour le tronçon RN12, Pâ-Dano-Diébougou (93 km), pour un montant de quinze milliards deux cent trente-sept millions cinq cent soixante-sept mille cent quatre-vingt-cinq (15 237 567 185) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saisons pluvieuses.
Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.

Le cinquièmerapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert direct de travaux d’entretien courant du réseau classé, des pistes rurales et des travaux par la méthode Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) de l’année 2022 dans sept (07) régions du Burkina Faso.

REGION DU PLATEAU-CENTRAL

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

Lot unique Association : TIBILA HAMIDOU SERVICES (THS), pour un montant de vingt-un millions sept cent quatre-vingt-dix-sept mille (21 797 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

ROUTES EN TERRE

Lot 1 : GROUPEMENT INTREPIDE SERVICE SARL/MKA SYSTEME, pour un montant de cent-quatre vingt dix-sept millions neuf cent soixante-huit mille huit cent trente-six (197 968 836) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : Entreprise LPC, pour un montant de deux cent neuf millions sept cent trente-six mille trois cent cinquante-sept (209 736 357) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : Entreprise EBERAF, pour un montant de soixante-six millions six cent soixante-sept mille cinquante (66 667 050) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : Entreprise ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent quatre-vingt-huit millions six cent quatre-vingt-treize mille trois cent vingt-huit (188 693 328) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES

Lot 1 : Groupement d’Entreprises GCI/SIFA, pour un montant de deux cent sept millions trois cent trente-deux mille cent quatre-vingt-dix-sept (207 332 197) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

REGION DU CENTRE-OUEST

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

Lot 1 : ROUTE EN TERRE (HIMO) : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DU GENIE CIVIL (APGC), pour un montant de quinze millions deux cent soixante mille quatre cent dix-huit (15 260 418) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : INITIATIVE JEUNESSE CITOYENNE ET SANTE DE LA REPRODUCTION IJC/SR, pour un montant de dix millions cent quatre-vingt-deux mille cinq cents (10 182 500) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : Groupement EKS SA/ECIM SARL, pour un montant de cent dix-neuf millions huit cent trente-sept mille (119 837 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 5 : Entreprise SEPS INTERNATIONAL SARL, pour un montant de cent un millions cent trente-huit mille cinq cents (101 138 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 6 : ETABLISSEMENT BOUDA SOUMAILA (EBS), pour un montant de cent vingt-huit millions six cent dix mille deux cent soixante-trois (128 610 263) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : Entreprise ACM-BTP, pour un montant de cent quatorze millions cinq cent soixante-cinq mille quatre cent neuf (114 565 409) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 8 : SOCIETE SEYDOU BUILDING, pour un montant de cent vingt-neuf millions trois cent quatre-vingt mille six cent quarante-six (129 380 646) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 9 : Groupement CHEDIA/ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent trente-deux millions trois cent vingt-six mille six cent quarante (132 326 640) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 10 : Entreprise ESSAF, pour un montant de deux cent huit millions cinq cent quatre-vingt-huit mille trois cent trente-huit (208 588 338) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : Groupement d’entreprises KAMA CONCEPT SARL/SASIB-TP, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quinze mille deux cent trente-quatre (131 815 234) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : Groupement d’entreprises GROUPE SOCA SARL/FASO TEENDBA, pour un montant de cent quarante-un millions cinq cent cinquante un mille deux cent sept (141 551 207) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE SGTM, pour un montant de cent soixante-onze millions deux cent soixante-quinze mille deux cent trente (171 275 230) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES

Lot 1 : Entreprise INGENIERIE-PRESTATION-COMMERCE (IPCO), pour un montant de huit millions huit cent vingt et un mille trois cents (8 821 300) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

REGION DU CENTRE-SUD

TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)

LOT UNIQUE ROUTE EN TERRE : ASSOCIATION POUR LA BIENVEILLANCE POUR LA PROMOTION DE L’ISLAM, pour un montant de onze millions neuf cent cinquante-neuf mille trois cents (11 959 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois ;

LOT UNIQUE ROUTE BITUMEE : ETABLISSEMENT CONSI, pour un montant de huit millions deux cent quatre-vingt-cinq mille (8 285 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de trois (03) mois.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : E.B.T.M SARL, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions trente-huit mille huit cent onze (182 038 811) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 2 : Société Togolaise de travaux et Commerce STTC, pour un montant de cent trente-un millions cent soixante-dix-sept mille sept cent quatre-vingt-quinze (131 177 795) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 3 : C.D.A SERVICES ET TRADING Sarl, pour un montant de cent soixante-six millions quatre cent soixante-quinze mille cinq cent cinquante-quatre (166 475 554) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

PISTES RURALES T3 ou T4

Lot 1 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES ETS SOMKINDA ET FRERES/BUREAU ETUDES AFRIQUE EXPERTISE, pour un montant de cent quarante-trois millions deux cent dix-huit mille quatre cent vingt et un (143 218 421) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

Lot 2 : Entreprise DE TOUTES CONSTRUCTIONS SARL (ETC SARL), pour un montant de cent quatre-vingt-quatre millions cinq cent soixante-six mille sept cent six (184 566 706) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

ROUTE BITUMEE T3 ou T4

Lot unique : Entreprise FASO CONCEPT, pour un montant de cent soixante-quatorze millions trois cent vingt-trois mille cinq cent six (174 323 506) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

REGION DU CENTRE-EST

ROUTES BITUMEES HIMO

Lot unique : ENTREPRISE DE CONSTRUCTION NAABA ET FRERE, pour un montant de quarante-un millions cinq cent quarante-trois mille cent quatre-vingt-quatre (41 543 184) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE HIMO

Lot unique : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION POUR LA FEMME ET DE L’ENFANT AU BURKINA (APROFED), pour un montant de douze millions deux cent dix-sept mille sept cent cinquante (12 217 750) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : GROUPEMENT ELOMA Sarl/YILGA TECNOLOGIE TRAVAUX ET SERVICE, pour un montant de cent trente-huit millions cinq cent quatre mille trois cent soixante-dix-neuf (138 504 379) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : Groupement d’Entreprises EGC-BGC/SCS, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions six cent onze mille quatre cent seize (182 611 416) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 4 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

PISTES RURALES : T3 ou T4

Lot 1 : Entreprise BCS, pour un montant de cent trente-neuf millions six cent quatre-vingt-dix mille neuf cent quinze (139 690 915) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : Groupement Novis Burkina/Planète technologie/BTS, pour un montant de cent onze millions deux cent trois mille six cent vingt (111 203 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DU CENTRE

ROUTES EN TERRE LOT UNIQUE

Lot unique : Entreprise IKUSO Sarl, pour un montant de cent quatre-vingt-six millions deux cent soixante-douze mille cinq cent quatre-vingt-trois (186 272 583) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

ROUTES BITUMEES

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES EMIB SARL/MRJF SA, pour un montant de cent soixante-un millions neuf cent soixante-douze mille cent dix (161 972 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

PISTES RURALES

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : SAWBAT INTERNATIONAL, pour un montant de cent millions six cent cinquante-quatre mille cinq cent soixante-huit (100 654 568) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DES HAUTS-BASSINS

ROUTES EN TERRE HIMO

Lot 1 : EUROLEC TECHNOLOGIE, pour un montant de huit millions huit cent sept mille cinq cent vingt (8 807 520) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 2 : ECASF DADY IMMO, pour un montant de sept millions quatre cent quatre-vingt-onze mille (7 491 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE POULOUNGO, pour un montant de dix millions cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingt (10 190 480) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

ROUTES EN TERRE T3 ou T4

Lot 1 : ENTREPRISE ECOBA, pour un montant de cent soixante-seize millions trois cent neuf mille cent dix (176 309 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;

Lot 2 : MONDIAL TRANSCO, pour un montant de quatre-vingt-seize millions six cent quarante-deux mille (96 642 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : GROUPEMENT ENG SARL/ECODI, pour un montant de cent quarante-cinq millions deux cent quatre-vingt-treize mille quatre cents (145 293 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 5 : ENTREPRISE ROADS, pour un montant de cent quatre-vingt-onze millions quatre cent vingt-quatre mille quatre cent soixante-huit (191 424 468) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 6 : ENTREPRISE MSLT SARL, pour un montant de cent millions neuf cent treize mille six cents (100 913 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : ENTREPRISE EBC-BTP, pour un montant de cent dix-neuf millions neuf cent soixante-treize mille quatre cent trente-deux (119 973 432) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 8 : GROUPEMENT SOTRABD SARL/KANGALA SARL, pour un montant de cent trente-un millions cinquante-sept mille cent quatre-vingt-seize (131 057 196) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 9 : GROUPE GENITH/ETD, pour un montant de cent trente-neuf millions cinq cent vingt-six mille six cent quatre-vingt-trois (139 526 683) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 10 : ENTREPRISE STE, pour un montant de cent treize millions cent quarante-sept mille neuf cent quatre-vingt-deux (113 147 982) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTE BITUMEE HIMO

Lot unique HIMO : METAL BUILDING SARL, pour un montant de dix-huit millions quatre cent seize mille deux cent soixante (18 416 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

ROUTE BITUMEE catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : EGTRAM/ECCKAF, pour un montant de cent soixante-quatre millions neuf cent cinquante-un mille huit cent soixante-dix (164 951 870) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 : ENTREPRISE ECKF, pour un montant de cent vingt-trois millions trois cent dix-huit mille deux cent soixante (123 318 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

PISTES RURALES catégorie T3 ou T4

Lot unique : GROUPEMENT ZOODNOMA BTP/EGTES, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quarante mille quatre cent soixante-trois (131 840 463) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

REGION DU SUD-OUEST

TRAVAUX HIMO

Lot unique : ASSOCIATION VIE SECOURS, pour un montant de seize millions sept cent sept mille six cent vingt (16 707 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

PISTES RURALES-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 4 : GROUPEMENT EdPA Sarl/GROUPE SISSINOMA-SIKOUDOUIN, pour un montant de cent quatre-vingt-quinze millions trois cent-vingt-un mille cent quinze (195 321 115) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 5 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;

Lot 6 : ENTREPRISE EOF, pour un montant de cent vingt-six millions quatre cent cinquante-un mille cinq cent deux (126 451 502) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 7 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.

ROUTE BITUMEE-catégorie T3 ou T4

Lot 1 : ENTREPRISE DES FRERES KABORE, pour un montant de quatre-vingt-quatorze millions sept cent quatre mille quatre-vingt-six (94 704 086) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 2 : AFRIQUE CONTACT, pour un montant de cent treize millions quatre cent quatorze mille deux cent quatre-vingt-quatre (113 414 284) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

Lot 3 :ENTREPRISE NAMEBA, pour un montant de cent quatre-vingt-trois millions soixante-quinze mille huit cent vingt (183 075 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.

Le montant total des attributions est de cinq milliards sept cent quatre-vingt-quatre millions quatre cent trente-six mille deux cent un (5 784 436 201) F CFA dont un montant de cinquante-six millions cinq cent soixante-seize mille huit cents (56 576 800) F CFA HTVA et de cinq milliards sept cent vingt-sept millions huit cent cinquante-neuf mille quatre cent un (5 727 859 401) F CFA TTC.

Le financement des travaux est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de conclusion de trois (03) marchés par la procédure d’entente directe pour l’achèvement des travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 :HARMONY Sarl, pour le suivi architectural des travaux, pour un montant de soixante-six millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille trois cents (66 994 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 2 :CAFI-B Sarl, pour le suivi contrôle des travaux, pour un montant de cent dix millions neuf cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingt-deux (110 990 482) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

Lot 3 :Groupement INTERFACE/DELCO Sarl, pour les travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts, pour un montant d’un milliard cinq cent treize millions sept cent trente-six mille cent quatre-vingt-six (1 513 736 186) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Le montant total des attributions s’élève à un milliard six cent quatre-vingt-onze millions sept cent vingt mille neuf cent soixante-huit (1 691 720 968) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat délégué à l’Agence habitat et développement (AHD).

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a présenté au Conseil le rapport de la première réunion du Comité de pilotage régional du Schéma de développement de l’espace régional (COPIL-SDER) de l’UEMOA, tenue à Ouagadougou, le 24 novembre 2022.

La réunion avait entre autres objectifs, la présentation du SDER et le portefeuille de ses projets prioritaires, la validation de ses stratégies de financement et de communication ainsi que le plan d’actions 2023-2025 de son comité de pilotage régional.

A l’issue de cette réunion, il a été recommandé aux pays membres, la poursuite du processus d’adoption des textes de mise en place des comités nationaux de suivi du SDER (CN-SDER), l’appropriation du SDER à travers des lancements officiels précédés de présentation en Conseil des ministres dans leurs pays respectifs, la diversification des mécanismes de vulgarisation du SDER et la mise à disposition des ressources nécessaires au profit des CN-SDER pour l’accomplissement de leurs missions.

II.2. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la passation de service au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) le 09 janvier 2023 au siège de l’institution, sise à Ouagadougou au Burkina Faso.

Un renouvellement de l’équipe dirigeante de l’institution a été opéré à l’occasion de la 39ème session du Conseil des ministres. Ainsi, le nouveau Secrétaire général et deux nouveaux Directeurs Programme seront officiellement installés dans leurs fonctions.

En marge de cette cérémonie de passation de service, 29 personnalités dont 22 Burkinabè seront décorées dans l’Ordre international des palmes académiques (OIPA/CAMES) pour leurs contributions au rayonnement et au progrès des systèmes africains d’éducation et de formation.

II.4. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la tenue de la 13ème édition du Symposium international de sculptures sur granite de Loango du 1er au 21 octobre 2022 à Loango, dans la commune de Ziniaré, région du Plateau-Central.

Cette édition du Symposium a connu la participation de 16 artistes sculpteurs venus de la république de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Benin, du Congo Brazzaville, de l’Algérie et du Burkina Faso.

Ces professionnels de la sculpture ont permis par leurs créations, l’enrichissement du patrimoine sculptural de Loango avec 15 nouvelles œuvres portant ainsi à environ 365 œuvres monumentales de sculpture sur granite.

La seconde communication est relative à la 25ème édition de la « Nuit des Galian » tenue le 16 décembre 2022 à Ouagadougou.

A cette 25ème édition, 186 œuvres journalistiques ont été présentées par 93 candidats. A l’issue de la proclamation des palmarès, le super Galian édition 2022 a été décerné au journaliste Philippe Liradan ADA de Oméga TV pour ses grands reportages intitulés « Titao : Dernier souffle d’une ville encerclée » et « Tougan : le calvaire des suppliciés du terrorisme ».

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

- Monsieur Sanbé Yannick SOMDA, Economiste, est nommé Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina.

B.AU TITRE DE LA PRIMATURE

- Monsieur Yacouba GUIRO, Mle 359 445 F, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
- Monsieur Palingwendé Wilfried Faysal SAWADOGO, Officier, est nommé Aide de camp.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Il est mis fin aux fonctions des personnes nommées à la Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF) :
- Monsieur Paul Kaba THIEBA, Directeur général ;
- Monsieur Rémy Léopold MALGOUBRI, Mle 29 799 U, Caissier général.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
- de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;
- de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
- de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

- de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou et de l’Office national de la sécurité routière.

Le Conseil a aussi procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

A.MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Moussa LENGANE, Mle 57 169 D, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
- Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major ;
- Monsieur Issa SARRE, Officier, logisticien.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
- Monsieur Oumar TRAORE, Mle 59 244 R, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS ET INSTRUCTEURS PERMANENTS BURKINABE DE L’INSTITUT

- Monsieur Dinkou Ousseine KARAMBIRI, Officier.
Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.

B.MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
- Monsieur Jude Yamgânagré OUEDRAOGO, Mle 105 245 P, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSUJETTIS

Au titre du personnel de la CNAMU :
- Madame Macanie OUEDRAOGO/FONDIO, Mle 249 142 M, Pharmacien.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
- Monsieur Karlé ZANGO, Mle 111 128 K, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES

Au titre des Ordres professionnels de la santé :
- Monsieur Alfred SANDOUIDI, Président de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso.

C.MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
- Monsieur Yves-Patrick OUEDRAOGO, Officier.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :
- Monsieur Norbert KABORE, Mle 225 090 E, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS DES ENSEIGNANTS PERMANENTS

- Monsieur Sidnoma Francis Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT SUPERIEUR D’ETUDES ET DE PROTECTION CIVILE (IPSEC)

- Monsieur Mahamadou TAPSOBA, Mle 105 295 U, Secrétaire administratif.

D.MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Yacoubou SIA, Mle 104 850 D, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) en remplacement de Monsieur Mathias THIAO, dont il achève le mandat.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :
- Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ONASER

- Monsieur Ibrahim Cheick Tidiane ILLA, Mle 000 011 L, Informaticien.
Le troisième décret nomme Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Porte-parole du Gouvernement
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO
Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts,
des lettres et de la communication

Numérique en Afrique : l’urgence de la formation

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RAPPORT. Alors que le secteur numérique bat des records de croissance, des experts du Boston Consulting Group alertent sur le principal défi à relever, celui de la formation.

es experts sont unanimes : d’ici à 2050, environ 40 % de la population mondiale âgée de moins de 18 ans sera née et aura grandi en Afrique. Sans compter le fait qu’avec une population de 1,3 milliard d’habitants le continent africain va devenir celui qui abritera la main-d’œuvre et le marché de consommation à la croissance la plus rapide au monde. Autant de tendances qui auront forcément un impact très fort sur la trajectoire du continent, avec d’autres données dont il faut également tenir compte, comme le changement climatique, l’explosion des villes, etc. Sauf que seuls 3 millions d’emplois sont annuellement créés en Afrique alors que 10 à 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année, selon l’Organisation internationale du travail.

Les services numériques en plein boom

Dans ce contexte, le secteur du numérique, en plein boom, peut offrir des opportunités. D’autant plus que la révolution numérique de l’économie est en marche en Afrique ces dernières années. En dix ans, la pénétration d’Internet en Afrique subsaharienne a été multipliée par trois. Et, selon les projections, l’économie numérique de l’Afrique atteindra 180 milliards de dollars d’ici à 2025 et 712 milliards de dollars d’ici à 2050. De l’agriculture au e-commerce, à la santé, en passant par les moyens de paiement, les champs d’application sont infinis et le continent a développé un écosystème d’innovation dynamique dans plusieurs domaines. Une véritable opportunité pour certains territoires, déjà fortement digitalisés. Au Kenya, par exemple, le paiement mobile a pris le dessus sur le paiement par cash, sans passer par la « case » bancarisation. Aujourd’hui, le mobile money représente 50 % du PIB du pays. Alors qu’en 2019 l’Afrique comptait plus de 600 pôles technologiques, la pandémie de Covid-19 a accéléré l’urgence de la transformation vers plus de numérique. Et c’est déjà visible puisque l’ investissement dans les start-up technologiques a atteint un peu plus de 700 millions de dollars en 2020, contre 492 millions de dollars en 2019.

Faut-il, pour autant, en conclure que le continent a rattrapé son retard sur le reste du monde ? Dans un récent rapport, le Boston Consulting Group (BCG) apporte un éclairage nuancé à cette question. En effet, dans les faits, le continent a toujours le taux d’utilisation d’Internet le plus bas au monde. Environ 40 % seulement de la population a accès à Internet, contre une moyenne mondiale de 66 %. Ces données impactent aussi les entreprises et, malgré l’élan remarquable observé dans les écosystèmes tech, la plupart des start-up n’ont pas les moyens de passer à l’échelle.


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Couverture du Point N° 2630

Numérique en Afrique : l’urgence de la formation

RAPPORT. Alors que le secteur numérique bat des records de croissance, des experts du Boston Consulting Group alertent sur le principal défi à relever, celui de la formation.Par Le Point Afrique


Le paiement par telephone pour les menus achats, deja present en Afrique, explose depuis la crise du Covid-19 (photo d'illustration prise au Zimbabwe le 10 decembre 2019).
Le paiement par téléphone pour les menus achats, déjà présent en Afrique, explose depuis la crise du Covid-19 (photo d’illustration prise au Zimbabwe le 10 décembre 2019). © EKESAI NJIKIZANA / AFP

Publié le 30/12/2022 à 11h45

Temps de lecture : 4 min

Les experts sont unanimes : d’ici à 2050, environ 40 % de la population mondiale âgée de moins de 18 ans sera née et aura grandi en Afrique. Sans compter le fait qu’avec une population de 1,3 milliard d’habitants le continent africain va devenir celui qui abritera la main-d’œuvre et le marché de consommation à la croissance la plus rapide au monde. Autant de tendances qui auront forcément un impact très fort sur la trajectoire du continent, avec d’autres données dont il faut également tenir compte, comme le changement climatique, l’explosion des villes, etc. Sauf que seuls 3 millions d’emplois sont annuellement créés en Afrique alors que 10 à 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année, selon l’Organisation internationale du travail.

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Les services numériques en plein boom

Dans ce contexte, le secteur du numérique, en plein boom, peut offrir des opportunités. D’autant plus que la révolution numérique de l’économie est en marche en Afrique ces dernières années. En dix ans, la pénétration d’Internet en Afrique subsaharienne a été multipliée par trois. Et, selon les projections, l’économie numérique de l’Afrique atteindra 180 milliards de dollars d’ici à 2025 et 712 milliards de dollars d’ici à 2050. De l’agriculture au e-commerce, à la santé, en passant par les moyens de paiement, les champs d’application sont infinis et le continent a développé un écosystème d’innovation dynamique dans plusieurs domaines. Une véritable opportunité pour certains territoires, déjà fortement digitalisés. Au Kenya, par exemple, le paiement mobile a pris le dessus sur le paiement par cash, sans passer par la « case » bancarisation. Aujourd’hui, le mobile money représente 50 % du PIB du pays. Alors qu’en 2019 l’Afrique comptait plus de 600 pôles technologiques, la pandémie de Covid-19 a accéléré l’urgence de la transformation vers plus de numérique. Et c’est déjà visible puisque l’ investissement dans les start-up technologiques a atteint un peu plus de 700 millions de dollars en 2020, contre 492 millions de dollars en 2019.

Faut-il, pour autant, en conclure que le continent a rattrapé son retard sur le reste du monde ? Dans un récent rapport, le Boston Consulting Group (BCG) apporte un éclairage nuancé à cette question. En effet, dans les faits, le continent a toujours le taux d’utilisation d’Internet le plus bas au monde. Environ 40 % seulement de la population a accès à Internet, contre une moyenne mondiale de 66 %. Ces données impactent aussi les entreprises et, malgré l’élan remarquable observé dans les écosystèmes tech, la plupart des start-up n’ont pas les moyens de passer à l’échelle.

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À LIRE AUSSIAfrobytes : « L’Afrique va être au cœur des enjeux de la tech internationale »

Priorité à la formation

Les experts du BCG pointent particulièrement la formation comme point de blocage, alors qu’elle peut devenir un levier afin que l’Afrique subsaharienne puisse tirer le plus de bénéfice possible du boom du numérique actuel. D’après leurs calculs, il faudrait former jusqu’à 650 millions d’Africains dans les compétences numériques d’ici à 2030. Pour appuyer cette urgence, des patrons africains ont été interrogés. Résultat : neuf chefs d’entreprise africains sur dix identifient « le développement des compétences numériques comme un domaine prioritaire nécessitant des investissements supplémentaires ». Aujourd’hui, d’après les experts « sur les 20 pays du monde ayant les compétences numériques les plus faibles, 12 se trouvent en Afrique et seuls 11 % des diplômés de l’enseignement supérieur en Afrique ont une formation numérique officielle », peut-on lire dans le document publié en novembre. Pour les experts, une meilleure coopération entre les grandes entreprises internationales – comme Citi, IBM ou Cisco –, les incubateurs locaux – il y en existe déjà 600 – et les systèmes éducatifs fera décoller le développement de la formation aux nouvelles technologies. Le secteur privé local est également de plus en plus actif. Il reste que tous ces efforts devront être soutenus par les gouvernements africains, dont beaucoup ont publié des stratégies numériques.

Intégrer plus de jeunes et mettre l’accent sur le climat

Les auteurs se sont également penchés sur des pistes de réflexion qui permettraient à l’Afrique de tirer pleinement profit de l’économie numérique. En premier lieu, les experts préconisent d’intégrer massivement dans ces formations au numérique, en particulier, les jeunes Africains entrant sur le marché du travail. Ils conseillent aussi aux pays africains d’investir dans la formation de compétences spécialisées dans l’analyse des données climatiques, l’objectif étant de renforcer la résilience du continent au dérèglement du climat. Bien que le continent ne contribue qu’à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, 16 des 20 États les plus vulnérables au climat dans le monde se trouvent en Afrique. Dans ce contexte, les décideurs souhaitent de plus en plus anticiper et comprendre les risques, mais aussi les besoins de financement et les enjeux liés au changement climatique, « en particulier pour les populations les plus vulnérables ». « La planification fondée sur les données est encore malheureusement limitée et les capacités analytiques, qui sont nécessaires pour appliquer les données et les informations à la prise de décision et à l’action dans le monde réel, sont également jugées faibles. » Pour les experts du BCG, « l’investissement dans ces compétences est d’une importance cruciale pour le continent. Il permettra une prise de décision fondée sur des données probantes en renforçant l’infrastructure et les compétences nécessaires ».

Source: www.lepoint.fr

Le roi Pelé est mort

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Le plus grand joueur de l’histoire du foot s’est éteint à l’âge de 82 ans. Il a marqué à jamais l’histoire du sport le plus populaire de la planète.

e football vient de perdre son plus illustre ambassadeur, son totem et l’une de ses plus grandes références. Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, s’est éteint à l’âge de 82 ans des suites d’un cancer, et c’est tout le monde du ballon rond qui est orphelin, car il a souvent été présenté comme le meilleur joueur de l’histoire.

Depuis des semaines, son état de santé était devenu préoccupant et sa famille s’était réunie autour de lui tandis que les Brésiliens se préparaient à la triste nouvelle. 

Il est, déjà, le seul à avoir gagné trois Coupes du monde (1958, 1962 et 1970). Il a également participé aux premières heures de gloire du football brésilien, celles qui contribuent aujourd’hui encore à la légende sportive de ce pays. Ce n’est donc pas un hasard s’il a aussi été désigné comme athlète du siècle en 1999 par le Comité international olympique. Il gagna son premier Mondial alors qu’il n’avait que 17 ans et endossa la panoplie de jeune prodige grâce notamment à un but somptueux marqué contre l’équipe de France en demi-finale (5-2).

Mais la Coupe du monde de 1970 demeure à jamais son plus glorieux moment. Cette année-là, à 29 ans, il fut en pleine possession de ses moyens et mit son costume de chef d’orchestre pour guider l’une des plus belles équipes que le football nous ait offertes. Ce Mondial mexicain étant le premier à être diffusé en direct et en couleur, les prouesses de Pelé restent bien ancrées dans l’imaginaire collectif. Il doit aussi son titre de meilleur joueur de l’histoire à cette exposition médiatique inédite et relègue au second plan les gloires antérieures du foot international comme Alfredo Di Stéfano.

Actions de légende

Ses actions ratées ont contribué à nourrir sa légende, mais aussi à enjoliver de manière considérable les carrières de ses adversaires. Pour le quart de finale 1970, il offre l’occasion au gardien anglais Gordon Banks de réaliser l’arrêt du siècle via un tir de la tête a priori imparable qui percute le sol avant de filer au ras du montant, mais le portier sort un plongeon impensable pour dévier la balle au dernier moment.

Lors de cette même compétition, en demi-finale, Pelé réussit un grand pont sur le gardien uruguayen, sans toucher le ballon au moment du duel, ce qui trompe complètement ce dernier. Sauf que le tir du génie brésilien frôle le montant droit alors que le but était grand ouvert. Au lieu de relativiser le talent de Pelé, ces deux loupés ont renforcé son aura et démontré son génie.

L’épopée du Santos FC

Le maillot auriverde (97 buts en 91 sélections) ne sera pas la seule étoffe à contribuer à la légende de Pelé. Sous les couleurs du Santos FC, il conduit cette équipe au panthéon mondial du ballon rond. Un an avant l’arrivée du prodige en 1956, le club ne compte que deux titres de champion régional de São Paulo. Sous son règne, le club gagne cinq fois le championnat national entre 1961 et 1965, deux Copas Libertadores (la version sud-américaine de la Coupe des champions) et deux Coupes intercontinentales en 1962 et 1963. Après le départ du numéro dix brésilien, le Santos FC est classé 5e plus grande équipe du XXe siècle par la Fifa.

Si Pelé est considéré comme le plus grand de tous, il le doit aussi à sa propension à ne pas avoir raté ses rendez-vous cruciaux, contrairement à Johan Cruijff (finaliste du Mondial en 1974) et à ne pas s’être fait trop étourdir par la célébrité, tel Diego Maradona (suspendu pour usage de cocaïne). Il est le symbole de la rationalité sportive. Son talent se met au service du spectacle, mais c’est aussi sa meilleure arme pour vaincre. Il n’est pas un puriste du jeu comme son homologue néerlandais fier d’avoir perdu face à la RFA parce que son équipe des Pays-Bas avait tout de même marqué les esprits. Il est un gagneur qui raisonne avec des objectifs chiffrés, comme dépasser les 1 000 buts inscrits (1 281 au total en 1 363 matchs sur 21 ans de carrière).

La vengeance du père

Pelé n’incarne donc en rien la face dionysiaque et carnavalesque du Brésil, celle de l’alcool et des excès, mais le versant apollinien lié au culte et au soin du corps. Né en juin 1940, fils d’un footballeur amateur, il grandit à Três Corações, dans l’État du Minas Gerais, au nord de Rio de Janeiro. Victime d’une grave blessure, son père avait échoué à l’orée d’une grande carrière. Conséquence, le jeune Edson Arantes do Nascimento n’envisage pas le football comme un loisir, mais comme une profession. Il adopte cette vision non hédoniste du ballon rond dès l’âge de 15 ans lorsqu’il débarque au Santos FC et qu’il est logé dans la Concentraçāo, l’hôtel qui sert d’appui pour les mises au vert des joueurs pros. Il mène là-bas une vie monacale et se montre extrêmement soucieux de son corps. D’ailleurs, Pelé n’est pas un colosse au physique de Hulk. Lorsqu’il était joueur, il mesurait 1,72 m pour 75 kilos et chaussait du 39. Mais son anatomie était harmonieuse et bien proportionnée, suffisante pour lui permettre de devenir un joueur de niveau planétaire et de nous régaler par des buts ou des actions d’anthologie.

La revanche sur la vie et la réussite par le prisme de l’échec du père, tous les ingrédients de la success-story sont réunis. Il n’est pas un héros racinien comme Garrincha, vaincu par ses démons. Il est un personnage de Hollywood qui va jusqu’au bout de son happy end. Pelé véhicule comme message aux yeux des élites que le travail et l’abnégation paient. Il est alors un exemple idéal pour ne pas désespérer les classes populaires qui ont raté le train de la prospérité économique. Il est une hagiographie du « petit Noir » qui surpasse les préjugés racistes et les barrières sociales, sans la verve revendicative de Muhammad Ali, ce qui rassure les annonceurs. Il est la preuve ultime de l’universalité du sport, une version édulcorée de la négritude, de son tropicalisme, de son tiers-mondisme. Il n’oppose pas les Noirs à l’establishment et ne s’inscrit pas dans une logique communautariste.

Premier ministre des Sports noir

Non, le leitmotiv de Pelé est de jouer sur le terrain de la White Class, au sein d’une société brésilienne où l’élite a la peau blanche. Il est l’un des premiers Noirs, en 1974, à signer un contrat de publicité avec Pepsi-Cola. Il devient ministre des Sports de 1995 à 1998 : jamais une personne de couleur n’avait exercé une telle haute responsabilité jusque-là. Il n’est plus un Afro-Brésilien originaire des favelas, il est désormais un notable, invité aux soirées mondaines. La fée football l’a fait changer de couleur.

Sa notoriété lui a même permis de partager la vedette sur grand écran avec Sylvester Stallone dans le film À nous la victoire (1981) et de s’offrir un bain de foule avec le public américain du club de Cosmos de New York, le dernier club de sa carrièreUn challenge plus mercantile que sportif pour ce footballeur, certes, extraordinaire, mais qui avait ses heures de gloire derrière lui.

Exemple de reconversion

À sa manière, Pelé a dépassé le cadre du football pour transgresser les codes sociaux et raciaux du Brésil. Mais il n’est pas devenu pour autant un serviteur docile du pouvoir. En tant que ministre, il s’est opposé aux diktats du football brésilien incarnés par les élites blanches et menés par l’ancien président de la Fifa João Havelange à propos d’une réforme sur la transparence financière des clubs et la lutte contre la corruption.

Son après-carrière constitue d’ailleurs aussi une révolution. Il est le premier sportif retraité à obtenir un rôle important auprès de l’ONU et de la Fifa pour mener des actions humanitaires. Messages de prévention contre la drogue, commission du fair-play, Téléthon de l’Unesco pour les enfants en difficulté et même une participation au processus de paix israélo-palestinien, il aura été un exemple de reconversion pour les gloires futures comme le Brésilien Ronaldo ou Zinedine Zidane en utilisant sa notoriété pour des causes nobles. Une légende du football d’autrefois et une inspiration pour les joueurs du XXIe siècle, la trace qu’il laisse est immense.

Source: www.lepoint.fr

Autonomisation économique : le long chemin de croix des Africaines

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REPORTAGE. Malgré leur dynamisme en tant qu’entrepreneures et leur fort impact économique, les femmes d’Afrique butent plus que de raison sur des obstacles discriminants.

No bird can fly with one wing. [Aucun oiseau ne peut voler avec une seule aile]. » Tel est le mantra que répète inlassablement le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, lorsqu’on l’interroge sur les fonds conséquents investis pour l’autonomisation des femmes. Depuis plusieurs années, le sujet figure parmi les priorités de l’institution panafricaine, à importance égale avec d’autres sujets de premier plan tels que les infrastructures ou l’énergie. Régulièrement, la BAD lance des initiatives dédiées. Depuis 2016 par exemple, il y a l’Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA), conjointement avec le Fonds africain de garantie (AGF). Elle vise à combler le déficit de financement qui affecte les femmes en Afrique.

Un impact économique fort constaté

Lors de l’Africa Investment Forum, la grand-messe de la BAD tenue début novembre cette année à Abidjan, un panel a été consacré à « l’empowerment » au féminin. Objectif ? Convaincre les investisseurs de placer leur argent sur des projets portés par des femmes. Précision de taille ajoutée : les activités de celles-ci ont davantage d’impact sur le développement que celles des hommes. En effet, selon la Banque mondiale, leur taux de participation au marché du travail s’élève à 55 %, soit un niveau supérieur à celui observé dans les pays les plus avancés, 53 %, et à la moyenne mondiale, 48 %. Surtout, les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % de leurs revenus dans l’éducation, la santé et la nourriture de leur famille et de leur communauté, contre seulement 40 % pour les hommes, d’après la BAD. Logique donc que l’institution mette en avant les femmes pour être les dirigeantes de demain. À Abidjan, huit projets présentés dans les salles de transaction virtuelles étaient présentés par des femmes, pour une valeur potentielle d’environ 4,93 milliards de dollars.

Des freins qui coûtent très cher sur le plan économique

Si l’enthousiasme a été de mise, la présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, présente à l’événement, a tenu à nuancer. « Nous pouvons faire bien plus », a-t-elle déclaré. « Ce n’est pas facile car nous devons toujours, encore plus que les hommes, prouver que nous sommes compétentes. De nombreux secteurs de l’économie leur sont encore presque exclusivement réservés. Où que j’aille, dans les institutions comme dans les entreprises que je visite, je me pose toujours la même question : Où sont les femmes ? »

Véritable « colonne vertébrale » de l’économie, difficile pour les femmes en effet de percer le plafond de verre. Discriminations, manque de moyens, violences de genre et mariages précoces… : les freins perdurent, surtout dans les zones rurales. Et cette situation a un coût. Dans son rapport de 2016 sur le développement humain en Afrique, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) estime que les inégalités de genre génèrent un manque à gagner de 95 milliards de dollars par an en moyenne en Afrique subsaharienne.

L’entrepreneuriat féminin, un atout à exploiter…

Pour contourner les obstacles qui entravent leur accès à l’emploi, les femmes africaines ont une solution : l’entrepreneuriat. D’après une étude publiée par le cabinet Rolland Berger pour Women in Africa (WIA) en 2018, près de 24 % des Africaines en âge d’exercer un emploi sont impliquées dans la création d’entreprises. C’est bien plus que partout ailleurs. À titre de comparaison, ce taux est de 11 % en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, des régions pourtant parmi les plus pourvoyeuses d’entrepreneurs. Chefs d’État comme institutions, tous s’accordent désormais à faire de l’entrepreneuriat au féminin une clé de voûte du développement. En août 2022, la BAD, par l’intermédiaire du fonds AFAWA, a approuvé plus de 700 millions de dollars de prêts de rétrocession à 3 000 entrepreneures dans 23 pays différents, via 40 institutions financières. Globalement, l’initiative vise à débloquer 5 milliards de dollars sur 5 ans pour soutenir les petites et moyennes entreprises des femmes.

Outre les institutions, les États eux-mêmes commencent doucement à prendre en compte ce potentiel. Les efforts du Gabon, parti de loin, ont d’ailleurs été salués par le dernier rapport « Femmes, entreprises et droits » de la Banque mondiale qui évalue les efforts des pays africains pour l’égalité économique entre les hommes et les femmes. Ce pays d’Afrique centrale a, par exemple, atteint la note maximale de l’indicateur « Entrepreneuriat » en permettant aux femmes d’ouvrir un compte bancaire au même titre que les hommes et en facilitant leur accès au crédit grâce à l’interdiction des discriminations fondées sur le sexe dans les services financiers. Le Gabon affiche aussi la note de 100 de l’indicateur « Travail » puisqu’il permet désormais à une femme d’occuper un emploi sans l’autorisation de son mari.

… malgré des financements encore difficiles à trouver…

Malgré une dynamique bien lancée, les objectifs d’égalité sont encore loin d’être à bonne portée. D’après la BAD, le déficit de financement pour les femmes entrepreneures en Afrique s’élève aujourd’hui à 42 milliards de dollars. Pour Rajakumari Jandhyala, présidente de YAATRA Ventures, invitée à l’AIF, « le problème, c’est qu’il y a un fossé constant entre la volonté des politiques et celle des investisseurs privés. Ils ont du mal à accorder leurs violons », regrette-t-elle. Et de poursuivre : « C’est cet équilibre qu’il faut restaurer. »

Au Nigeria, « le gouvernement fait ce qu’il peut, il tente des choses », affirme Haowa Bello, fondatrice de la marque de maroquinerie Madame Coquette. « À mes débuts, les autorités m’ont versé une aide de 25 000 dollars. C’était une belle surprise et ça a permis au moins de se lancer. Si on cherche bien, on peut trouver des financements publics au Nigeria. Du côté des banques, en revanche, je n’ai pas reçu le même enthousiasme. » Selon l’entrepreneure, « leur confiance est difficile à gagner, cela a toujours été [s]on plus gros problème ». « En tant que femme, on doit travailler deux fois plus pour obtenir leur respect. Surtout en tant que femme célibataire. Quand il n’y a ni père ni mari, c’est difficile d’asseoir sa légitimité », a-t-elle ajouté. Cela dit, après 14 ans aux manettes de Madame Coquette, Haowa Bello est satisfaite. Son atelier fabrique 40 sacs par mois et les affaires « marchent bien » au Nigeria. Son prochain défi, désormais, c’est de s’agrandir. « Mais là encore, j’ai toujours le même problème qu’à mes débuts : l’accès aux financements. »

… et des initiatives tous azimuts

Ces difficultés, les femmes y sont confrontées en milieu urbain comme dans les zones les plus reculées. Dans le secteur agricole, le déficit de financement pour les femmes entrepreneures est, à lui seul, de 15,6 milliards de dollars. Pour parer à cette situation, des initiatives public-privé voient le jour. Le 10 mars 2022, ONU Femmes France a signé une convention de partenariat avec la Fondation Orange autour du projet « Buy From Women ». Ce dernier, qui vise à garantir l’autonomisation économique et l’amélioration des conditions de vie des femmes en milieu rural, existe depuis 2016. Mais avec le soutien d’une entreprise comme Orange, ONU Femmes France se pare « du bagage technique » qui lui manquait, assure Fanny Benedetti, sa directrice exécutive, à Paris. Formation, accès à une plateforme numérique dédiée aux cultures, service d’aide aux garanties et accompagnement vers la transition énergétique : le programme est « multidimensionnel ». « Orange nous aide à ce que notre initiative, implantée au Liberia et au Mali, soit utile aux femmes. Construire des projets avec le secteur privé permet de dépasser le caritatif, de construire un modèle qui perdure. Nous ne voulons pas d’une coquille vide », indique-t-elle.

Source: www.lepoint.fr/afrique

Fête de la Nativité : le message du Chef de l’État.

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« Je souhaite un joyeux Noël à la communauté chrétienne qui célèbre, ce jour 25 décembre 2022, la fête de la Nativité.

Je formule le vœu que la naissance du Christ renforce notre vivre ensemble et notre élan commun pour la reconquête, la refondation de notre Nation et la paix.

La patrie ou la mort, nous vaincrons! »

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président de la Transition, Chef de l’État